Dossier n°10217 - Juste(s)

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2004

Henri Christin

Année de nomination : 2004
Date de naissance : 20/11/1884
Date de décès : 07/05/1971
Profession : Maire
    Localisation Ville : Coubron (93470)
    Département : Seine-Saint-Denis
    Région : Île-de-France

    L'histoire

    Henri Christin en 1941
    Né à Lyon et élève de l’école des Frères, Henri Christin fit la connaissance de Marc Sangnier fondateur du Sillon, mouvement catholique social dont l’idéal guidera son action sa vie durant. Grièvement blessé à la guerre de 1914-1918 il perdit partiellement la vue et fut décoré de la Croix de Guerre avec  étoiles et palmes, de la Croix de la Légion d’Honneur et de la Médaille Militaire et de plusieurs décorations étrangères. Arrivé à Coubron (Seine Saint Denis) en 1934 et élu maire de la commune, il a participé au moment de la guerre à des chaînes d’évasion et au rapatriement d’aviateurs anglais et américains, ce qui lui vaudra l’honneur d’être nommé membre de la Royal Air Force Escape Society. Il fournit aide et assistance à des prisonniers évadés, des travailleurs du S.T.O. en leur procurant de faux papiers d’identité et des cartes d’alimentation. Aidé pour ce faire par ses employés de mairie, il essayait toutefois de les préserver de tout danger.

    Israël Rozenbaum et son épouse Ita, réfugiés à Coubron dès l’application des lois antisémites, avaient laissé à Paris leur fils Germain alors âgé de 13 ans avec sa grand-mère. Ces derniers furent arrêtés et internés à Drancy en décembre 1943. Madame Rozenbaum supplia Henri Christin d’intervenir et celui-ci se présenta aux autorités du camp de Drancy qui lui dirent de s’adresser directement à la Gestapo, ce qu’il fit en dépit des risques encourus. L’officier accepta de placer l’enfant dans l’orphelinat juif de la rue Lamarck dont il put s’échapper pour rejoindre ses parents et le maire leur trouva un logement.

    Serge Buium ainsi que toute sa famille ont bénéficié de fausses cartes d’identité fournies par Henri Christin sur recommandation de l’Abbé Briant, ce qui leur a permis de survivre.

    Adèle Joseph assure avoir reçu ainsi que sa famille la même aide de la mairie de Coubron commune dans laquelle, selon ses propres paroles, « le port de l’étoile jaune n’était pas permis! »

    Le couple Christin a hébergé un certain temps, selon ses proches, une fillette juive, fille de pharmaciens, dont il n’a pas été possible de retrouver la trace. Henri Christin est titulaire de la Médaille de la Résistance.

    Le 6 juin 2004 l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à  Henri Christin le titre de Juste parmi les Nations.

    Documents annexes

    Discours du Maire de Coubron - 04/09/2005Discours du Maire de Coubron – 04/09/2005
    16 décembre 2013 08:56:55
    Article de presse -  le Ptit Coubronnais Magazine 10/2005Article de presse – le Ptit Coubronnais Magazine 10/2005
    16 décembre 2013 08:55:48
    JournalJournal
    16 décembre 2013 08:54:27
    Invitation  cérémonie ChristinInvitation cérémonie Christin
    16 décembre 2013 08:51:47

    Articles annexes