Dossier n°17174 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Robert Dumesnil

Année de nomination : 2022
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession :

Gilberte Dumesnil

Année de nomination : 2022
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Bobineuse

Localisation Ville : Paris (75015)
Département : Paris
Région : Ile-de-France

Lieu de mémoire

L'histoire

Gilberte Dumesnil

Sulim Ghinsburg est né en 1906 en Bessarabie, son épouse Dvora née Benderschi en 1910 à Bessarabie. Ils avaient tout deux francisés leurs noms. Sulim était donc Alexandre Guimbert et Dvora, Denise Guimbert ; Ils avaient tous deux émigré en France pour faire leurs études à Grenoble. Ils se marient à la synagogue Chasseloup-Laubat dans le 15ième arrondissement de Paris le 17 avril 1932. Leur fille Monique née le 15 avril 1935.

Ils habitent dans le 15ième à Paris dans un petit appartement de deux pièces. Un soir un policier qui habite l’immeuble mitoyen vient les avertir d’une rafle imminente. Alexandre qui travaille chez Alsthom/Thomon connaît une des bobineuse de l’entreprise, Gilberte Dumesnil.

Ils s’enfuient donc le soir même et vont se réfugier chez Robert et Gilberte Dumesnil. Monique se rappelle qu’un jour où elle était à la fenêtre avec Gilberte, un officier allemand est passé dans la rue et que Gilberte a craché sur lui.

Robert et Gilberte mus par leur patriotisme et leur générosité ont sauvé d’une mort certaine ce couple avec leur petite fille et risquaient la déportation ou au moins la prison.Monique a toujours gardé des liens avec ces sauveurs et Gilberte a assisté à son mariage le 17 septembre 1957.

Monique est envoyée très vite de juillet 1942 à juillet 1944 dans un pensionnat à Viroflay dirigé par Jeanne Jaegger d’origine Suisse. Jeanne y héberge des enfants de résistants et des enfants juifs. Monique raconte qu’il y avait environ une vingtaine d’enfants clandestins et qu’ils vivaient quasi normalement. La maison d’à côte dans un grand jardin était une maison de repos pour les officiers allemands.

Jeanne leur donnait des cours comme à l’école. Les parents venaient rarement rendre visite à leurs enfants compte tenu des risques et des contrôles fréquents de police.

Fin juillet 1944 Alexandre et Denise sont venus chercher leur fille.

 




Mis à jour il y a 3 mois.