Maxime Sarlat était l’instituteur et le secrétaire de mairie de Villamblard (Dordogne). Lorsque la guerre éclata, un certain nombre de familles évacuées d’Alsace, dont plusieurs familles juives, vinrent s’installer dans cette localité. Maxime Sarlat et sa femme Eléonore étaient tout à fait hostiles à la politique anti-juive de Vichy. C’est pourquoi le secrétaire de mairie décida d’aider de nombreux Juifs à échapper à l’arrestation et la déportation, en leur donnant de faux papiers, exempts de la mention « Juif ». C’est ainsi qu’Alfred Uhry et sa famille, le personnel d’organisations juives de Périgueux et même des enfants pris en charge par l’OSE à Montintin, près de Limoges, reçurent une nouvelle identité. Résistant, Maxime fut dénoncé par un mouchard et arrêté le 16 décembre 1943. Torturé au quartier-général de la Gestapo à Limoges, il fut déporté à Buchenwald. Il survécut, mais rentra à Villamblard malade et infirme. Restée seule, Eléonore demeura active au service de la Résistance et procura de faux papiers d’identité à des Juifs. C’est grâce à elle que Marguerite Marx, une assistante sociale, put échapper à la Gestapo et fuir Périgueux pour se réfugier à Paris en avril 1944.
Le 19 mai 1989, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Maxime et à Eléonore Sarlat le titre de Juste parmi les Nations.
Documents annexes
Aucun document