Les Puderbeutel, des Juifs allemands immigrés en France avec leur fille Ina, née en 1924, se réfugièrent en juin 1940 à Cahors (Lot) où ils se firent enregistrer à la préfecture conformément à la loi. Ils trouvèrent à se loger dans un studio dépendant du domicile de Julien et Marie Vertut. Ce couple d’octogénaires vivait avec sa fille Maria, elle-même alors âgée de 36 ans, dans une maison au milieu des champs, à la lisière de la ville. Lorsque les Allemands occupèrent le sud de la France en novembre 1942, les Puderbeutel se trouvèrent en péril : ils risquaient à tout moment l’arrestation et la déportation. Les Vertut, qui les hébergeaient, étaient eux mêmes en danger. Toutefois, comme les deux familles avaient sympathisé, ce couple âgé cacha M. Puderbeutel dans le grenier de la maison pendant de nombreux mois. Aidés de leur fille, ils échafaudèrent un tas de rondins derrière la maison, afin que le fugitif puisse se sauver par la fenêtre et se cacher dans les champs en cas d’urgence. Les Vertut possédaient un hangar, à quatre kilomètres de chez eux, qui pouvait servir de cachette. Marie Vertut ou sa fille venait chaque jour porter à manger à M. Puderbeutel, lui donnait des nouvelles de sa femme et sa fille, toujours dans le même studio, et lui racontait les dernières informations entendues à radio Londres. La police vint plus d’une fois, à la recherche de M. Puderbeutel, mais ne le trouva jamais.

Le 31 janvier 1993, Yad Vashem a décerné à Julien-Antoine et Marie Vertut et à leur fille Maria-Marguerite, le titre de Juste parmi les Nations. 

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