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Rome : ces couvents qui ont sauvé des juifs de la Shoah

dimanche 10 février 2019

Du 31/01/2019

Rome : ces couvents qui ont sauvé des juifs de la Shoah

« Justes parmi les nations » : 30 prêtres, 12 religieuses, 15 religieux et 4 évêques

Pendant la persécution nazie, plus de 220 couvents, églises et maisons appartenant à divers ordres religieux catholiques hébergeaient environ 4500 juifs à Rome, soit près de la moitié de l’ensemble de la communauté juive de la capitale, alors composée de 10 000 à 12 000 personnes.

C’est Vatican News en italien du 29 janvier 2019 qui indique ces chiffres, notant qu’ « il est impossible de quantifier avec précision le nombre total de Juifs cachés et sauvés par l’Église catholique » à cause du « manque presque complet de documentation écrite ». L’article se base, entre autres, sur des témoignages oraux de Graziano Sonnino, sauvé par les jésuites du Collège de Mondragone; du cardinal Prosper Grech, qui était témoin de l’accueil des juifs par les pères augustins à Rome, et de la sœur Grazia Loparco, religieuse des Filles de Marie Auxiliatrice et professeur d’histoire de l’Église à la Faculté pontificale des sciences de l’éducation « Auxilium » de Rome.

L’accueil des Juifs, raconte Sœur Grazia Loparco, s’est déroulé dans le contexte plus large de l’accueil réservé aux hommes politiques recherchés, aux personnes déplacées et aux orphelins.

Le p. Robert Leiber SJ, alors secrétaire particulier du pape Pie XII, a confirmé en 1961 à la revue « Civiltà Cattolica » que le pape avait fait savoir que les maisons religieuses « pourraient et devraient » offrir un abri aux juifs.

Parmi les premières maisons religieuses à offrir l’hospitalité aux Juifs après le bombardement du 19 juillet 1943 : celle des Sœurs de Maria Bambina, à deux pas du Vatican. Le Collège international des pères augustins Santa Monica, situé à proximité, a également accueilli de nombreux réfugiés.

Les familles juives arrivaient dans des maisons religieuses souvent par le biais de relations directes ou par le biais de listes de couvents livrés clandestinement par les évêques aux comités d’assistance juifs. Certains étaient recommandés, d’autres ont frappé à la porte d’églises et de monastères dans une tentative désespérée de trouver un abri.

Dans de nombreux cas, pour des raisons de sécurité, les juifs cachés ont dû apprendre les prières chrétiennes. Il y avait aussi ceux qui portaient la soutane lors d »annonce de raids des nazis. Pourtant, la plupart des témoignages parlent du respect total des croyances juives par des religieux et des prêtres.

Sur les 468 Italiens proclamés « Justes parmi les nations » par Yad Vashem, le mémorial israélien de l’Holocauste qui examine depuis 1962 les archives des non-juifs qui ont sauvé des juifs pendant la Shoah, environ un huitième appartient au clergé catholique : 30 prêtres diocésains, 12 religieuses, 15 religieux et 4 évêques.

Marina Droujinina

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Lisette, miraculée de la Shoah : "Cette famille est le miracle de ma vie, avec la varicelle !"

dimanche 10 février 2019

Du 30/01/2019

 

 

 

Ce lundi (28 janvier), Lisette Jovignot a raconté son histoire, bouleversante, aux élèves du collège Jeanne-d'Arc d'Orléans. Ce lundi (28 janvier), Lisette Jovignot a raconté son histoire, bouleversante, aux élèves du collège Jeanne-d'Arc d'Orléans. 

Lundi 28 janvier, Lisette Jovignot, 83 ans, était dans les murs du collège Jeanne-d'Arc d'Orléans, après avoir quitté ceux du Cercil-Musée mémorial des enfants du Vel d’hiv, où se tenait, le midi, une cérémonie en hommage aux victimes de la Shoah.

L'octogénaire a ainsi conté sa vie face à une cinquantaine d'élèves, accrochés à ses lèvres. Il leur revient, aujourd'hui, "de faire passer le message" suivant : celui "de toujours demeurer dans la compréhension humaine, et dans la bienveillance". Le contraire de ce que devait connaître Lisette, quand survint la Guerre 1939-45. Elle n'avait alors pas cinq ans.

Face à la progression de l'armée allemande, "ma famille part en exode, quand j'ai cinq ans". On est alors en 1940, quand celui-ci les conduit dans le département des Deux-Sèvres, "où l'on fait la connaissance d'une famille qui va jouer un rôle déterminant dans ma vie". La famille Dupont. 

"Moi, j'étais heureuse de prendre l'autobus..."

1942. La guerre est bien entamée et la famille Haskowiez, celle de Lisette, est revenue vivre dans cet immeuble parisien se trouvant au-dessus "du commissariat de quartier, dit de la Goutte-d'Or. La veille de la rafle du 16 juillet (1942), mon père est informé que celle-ci va avoir lieu. Avec mon oncle, ils partent se cacher, ne s'imaginant pas un instant que la rafle concernerait toute la famille".

C'est ainsi que, depuis sa cachette, l'oncle de Lisette assiste au départ pour le Vel d'Hiv de toute sa famille. "Mon père s'est alors précipité chez nous, mais nous avions été emmenés le matin. Je ne garde que peu de souvenirs de cet épisode. Je me rappelle cependant que, dans l'autobus nous conduisant au Vel d'Hiv, ma mère pleurait. Je me demandais bien pourquoi, moi, j'étais heureuse de prendre l'autobus."

La taille de l'équipement, le bruit, la lumière dans le Vel d'Hiv..., tout est conté aux collégiens par Lisette, qui va très vite tomber malade, alors enfermée dedans, avec sa mère Rachel et sa grande soeur Margot. La varicelle s'avèrera "être le miracle de ma vie. Car ils ont eu peur de la contagion..." 

La petite fille est donc transférée à l'hôpital Rothschild. Une information qui arrive aux oreilles de sa tante "ayant obtenu la naturalisation pour elle et ses deux fils. Elle n'a donc pas été inquiétée par la rafle".

Avec son père, se croyant sous protection du commissariat de la Goutte-d'Or, ils se précipitent alors à l'hôpital. Ma tante parvient à convaincre le médecin de me laisser sortir." Lisette précise aux élèves que, dans le livre Blouses blanches et étoiles jaunes (paru en 2000), il est fait état d'une cinquantaine d'enfants juifs conduits à l'hôpital Rothschild depuis le Vel d'Hiv. Seuls 26 en auraient finalement été exfiltrés.

"Jamais ma famille d'adoption n'a caché que j'étais juive"

"Une fois sortie de l'hôpital, ma tante m'envoie en train dans les Deux-Sèvres, où vivaient les Dupont qui avaient quatre enfants. J'ai passé deux ans dans leur ferme. Et le plus étonnant, c'est que, jamais, ma famille d'adoption n'a caché que j'étais juive. Dans cette ville, je suis allée à l'école sous mon vrai nom. J'ai d'ailleurs retrouvé récemment le registre scolaire dans lequel figure mon nom, à côté de celui du fils de la famille, Yves Dupont. Durant ces deux années, je vais aussi à la messe. Je suis au sein d'une famille aimante. Gaston et Lucienne Dupont me considèrent comme leur fille. Protégée par eux, je n'ai ni froid, ni jamais faim."

Un rayon de soleil perce par la baie vitrée de la salle polyvalente du collège orléanais. Il tombe sur la joue de Lisette. "Vous savez, j'ai longtemps hésité à raconter mon histoire, mes souvenirs. Car je n'ai pas souffert physiquement à cette époque." 

Son père ne reviendra jamais de Drancy

Arrive 1944. Et la Libération. "Ma tante, qui s'était repliée dans l'Aveyron, où elle était Résistante, vient me chercher dans les Deux-Sèvres". Quelques mois plus tôt, le père de Lisette (qui avait échappé à la rafle) est envoyé au camp de Drancy. Il n'en reviendra jamais.

"J'ai appris plus tard qu'il avait été arrêté par le commissaire de La Goutte-d'Or, qui nous avait promis sa protection", explique l'octogénaire. Lisette a donc vécu un an à Rodez (Aveyron) avec sa tante, avant de revenir à Paris, en 1945. Elle a alors dix ans. "Là, on retrouve l'appartement de mes parents. Vide."

"Les Dupont étaient très aimés au village, à tel point que personne n'aurait jamais pu les dénoncer."

Lisette Jovignot

La guerre est maintenant totalement achevée. Lisette vit avec sa tante, "qui finance mes études et me donne tout son amour. Jusqu'à ce que je la quitte, au moment de me marier. J'ai bien entendu présenté mon mari à la famille Dupont. Une famille que je n'ai jamais quittée. Mon enfant allait même chez elle en vacances. Cette famille est extraordinaire et c'est ce qui explique qu'elle n'a jamais cherché à cacher mon nom, ni mes origines juives. Et, surtout, qu'elle n'a jamais été inquiétée. Vous savez pourquoi ?"

"Non", disent les collégiens. "Car ces gens-là, les Dupont, étaient très aimés au village, à tel point que personne n'aurait jamais pu les dénoncer." Les Dupont avaient le coeur bon à ce point qu'il eut été un sacrilège de leur faire du mal, en déduit Lisette, encore dans l'émotion et le rayon de soleil. 

Leur bonté, leur immense humanité, voilà ce qui poussa, en 2017, Lisette Jovignot à demander à ce que Gaston et Lucette soient fait Justes parmi les nations, à titre postume. Ils le devinrent en décembre 2018.

"Cette famille est le miracle de ma vie, avec la varicelle", aime répéter Lisette, qui semble presque s'excuser, quand elle précise aux élèves "ne pas avoir d'histoire de camps de concentration à vous raconter. Je vous apporte juste le témoignage d'une enfant qui a traversé la guerre. Mais, vous savez, c'est plus tard, quand on est en âge de réaliser que l'on est orpheline, que la souffrance se fait sentir".A-t-elle jamais quitté Lisette depuis ? Rien de moins sûr... Ce lundi après-midi, un nuage passe. Le rayon de soleil sur sa joue disparaît. Lisette adresse le plus beau de tous les sourires aux adolescents venus l'écouter. Merci.

David Creff

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Montauban intègre le réseau des villes "Justes parmi les Nations"

mercredi 30 janvier 2019

Du 25/01/2019

 

 

 

 

 

Marie-Rose Gineste, Juste parmi les Nations était de Montauban

 

Montauban intègre le réseau Villes et Villages des « Justes parmi les Nations ».  Attachée à perpétuer le souvenir de ceux qui ont, au péril de leur vie, sauvé des juifs durant la seconde guerre mondiale, en s’opposant aux persécutions antisémites nazies et à l’État français de Vichy, Montauban adhère au réseau des villes et villages des « Justes parmi les Nations » de France.
Au cours de la seconde guerre mondiale, une vingtaine de Montalbanaises et Montalbanais, parmi lesquels Monseigneur Pierre-Marie Théas, Marie-Rose Gineste (Photo DDM), Jean-François Labro, Simone Schmidt, Marguerite Dulaut…, se sont héroïquement distingués par leurs actes de courage et ont été reconnus « Justes parmi les Nations ».
Afin de perpétuer leur souvenir et de préserver les valeurs portées par les « Justes » que sont la fraternité, l’humanisme, l’héroïsme, la justice et la paix, la ville de Montauban a décidé d’adhérer au réseau des Villes et Villages des « Justes parmi les Nations » de France.
Initié en 2010 par le Comité Français pour Yad Vashem, ce réseau a pour vocation de transmettre cette mémoire aux générations futures au travers de différentes actions et initiatives pédagogiques, culturelles et mémorielles. 

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Juste quelques notes pour un peu d'humanisme

mercredi 30 janvier 2019

Du 29/11/2019

 

 

 

 

Une initiative d'élèves du lycée Alain-Fournier

Manuel Nérée, professeur d'Histoire Géographie au lycée Alain-Fournier de Mirande, travaille avec ses élèves depuis la rentrée de 2017 sur un vaste projet mis en place dans le cadre de l'Accompagnement Personnalisé et baptisé « Juste Humains ». 

L'an passé, vingt de ses élèves de première du lycée ont pu interviewer Simone Susskind, députée belge très engagée pour la paix dans le conflit Israélo-Palestinien, lors d'une voyage entrant dans le cadre des échanges entre la sous-préfecture et ses villes jumelles. Aujourd'hui sénatrice, Simone Susskind, a mené plusieurs actions sur le terrain pour favoriser le dialogue entre ces deux peuples. 
 
Le projet mirandais

La première étape du projet concerne d'abord une action qui s'est déroulée à Mirande, plus exactement au lieu-dit Valentées, durant la Seconde Guerre mondiale. Les époux Lacave ont caché des juifs dans leur maison. Cette action leur vaut aujourd’hui le titre de "Justes parmi les Nations". Les élèves engagés ont effectué des recherches afin d’en apprendre plus sur cette famille et la famille Suganas qu’ils ont hébergée. En janvier 2019, ils partiront à Jérusalem, en Israël et en Palestine. Ce voyage a pour but de rendre hommage aux époux Lacave mais aussi de découvrir la vie des jeunes Palestiniens et Israéliens. 

Une famille exemplaire

Gaston et Marie Lacave avaient une ferme à Valentées, près de Mirande. En juin 1942, ils furent contactés par Albert Suganas, un réfugié juif qui s'était enfui de Rouen avec toute sa famille. Ce monsieur leur demanda de loger dans leur étable la vache qu'il avait achetée pour donner du lait à sa fillette de deux ans. Non contents d'accepter, Gaston et Marie Lacave offrirent d'héberger Liuba Suganas et la petite Odile. Les deux grands enfants du couple étaient en pension dans une école religieuse de la région. Liuba et sa fille vécurent chez les Lacave jusqu'à la Libération en août 1944. Albert Suganas venait les voir tous les jours et les grands enfants venaient passer les vacances à la ferme. Lorsque des étrangers arrivaient, les réfugiées se cachaient dans la cave à vins dont la porte avait été camouflée. Pendant toute cette période, les fermiers refusèrent d'accepter tout autre dédommagement que le lait de la vache. Pourtant ils couraient un immense danger en hébergeant des Juifs, d’autant que Mirande comptait de nombreux collaborateurs. Les Lacave et leurs quatre enfants traitèrent Liuba et Odile comme des membres de leur famille. Après la guerre, Liuba raconta que sa fille appelait Marie Lacave "Mémé" et que, arrivée menue et chétive, elle était devenue à la ferme une enfant robuste et pleine de santé. Lubia Suganas et sa fille restèrent en contact pendant de longues années avec les fermiers qui accueillaient chaleureusement leurs fréquentes visites.

 

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« Les Allemands devenaient méchants »

jeudi 17 janvier 2019

Du 28/09/2013

 

 

 

 

Mme Bochereau : « Après les moments de peur, ce 31 août 1944, la joie l'emporte. » | Henriette Bochereau vit aussi à Ragon. Pendant la guerre, elle était jeune ouvrière maroquinière dans le Choletais. Avec sa mère, Henriette également, à Saint-André-la-Marche, elle a hébergé la petite juive Edith Prymak pendant un an, en 1939 et 1940, puis pendant plus de deux ans de juillet 1942 à août 1944.

Les Allemands devenaient méchants. C'est à ce signe que j'ai senti que la Libération était proche. Pour moi, leur réaction violente était une réaction de peur. Le jour même de la libération de Cholet, ils sont entrés dans notre maison et ont tiré des coups de feu. Ils n'ont trouvé que mon frère, très malade. Nous avions caché Edith.

C'est une des rares journées de cette période de guerre où elle n'a pas eu le droit de sortir. Les Allemands étaient peu nombreux à Saint-André-des-Bois. Ils étaient surtout à Saint-Macaire. En fait, on les ignorait et Edith allait à l'école comme les autres enfants. Je la faisais passer pour ma nièce. Mais les 900 habitants du village, très familial, n'étaient pas dupes. Le maire lui-même avait répondu favorablement à une demande de ma mère. Il a fait ce qu'il fallait pour la petite car ma mère était très respectée dans le village. Elle avait par exemple sermonné le boulanger qui avait refusé du pain à un jeune couple avec deux petits enfants qui vivaient dans la plus grande misère.

Pendant le séjour d'Edith chez nous, tout s'est bien passé. Edith n'a jamais manqué de rien. Mais je m'étais attachée à cette enfant. Alors quand sa mère, restée seule après la disparition de son époux dans les camps de la mort, est venue deux ou trois jours après chercher Edith, ce fut un moment douloureux. Mais nous sommes restées très liées. La mèred'Edith est décédée il y a cinq ans. Je suis allée voir Edith en Israël et elle m'a promis de venir ici l'an prochain fêter mes 95 ans. Alors, oui, ce 31 août 1944, après des moments de peur, c'est la joie qui l'emporte. »
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Maria et Joseph, «Justes parmi les nations», se font une place

jeudi 17 janvier 2019

Du 17/01/2018

 

 

 

 

«Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, nus et maigres tremblants dans ces wagons plombés…» : comme ce mercredi 11 octobre 2017, lors de la cérémonie de remise de médaille et diplôme de «Justes parmi les nations» à titre posthume à Joseph Martinez et son épouse Maria, les paroles de «Nuit et Brouillard» par la voix de Jean Ferrat ont envahi les cœurs de l'assistance. Son émotion était déjà palpable quelques instants auparavant, lors du couper de ruban et du dévoilage de la plaque au nom du couple de héros, à la place située devant l'hôtel de ville.

Lavelanet a rejoint le réseau «Villes et Villages des Justes de France» ainsi, le souvenir de José et Maria peut désormais être perpétué. «Nous rendons hommage à «Pépé» José et Maria Martinez, qui ont recueilli et pris, a deux reprises, sous leur protection Sarah et Lucie Waiter en ces temps si troublés qu'a connu notre pays, mais aussi le monde tout entier, a souligné Marc Sanchez, le maire, nous, Lavelanétiens, nous leur disons la fierté et la reconnaissance de notre commune et de notre département, rendre hommage à José et Maria Martinez, auteurs d'un acte extraordinaire, généreux, dont ils ne se sont jamais vantés, c'est se souvenir que les Justes incarnent l'esprit de la résistance, l'héroïsme». Francine Théodore Levèque, comité français Yad Vashem, a retracé l'historique de l'Institut et recommandé la vigilance sur le retour de l'antisémitisme. Jean-Michel Caux, ex-maire de Lavelanet, était très proche de «Pépé». «C'était un homme du peuple, discret, simple, un héros tranquille, ce sont ces gens qui nous permettent d'espérer dans la race humaine». La reconnaissance de Lucie Waiter est touchante. «J'ai de la famille qui n'a pas eu la chance de venir à Lavelanet, ils sont morts à Auschwitz, merci Pépé et Maria». Dominique Martinez-Chenet, la fille de Joseph et Maria, est gagnée par l'émotion, les mots restent dans sa gorge. «Je suis fière de mes parents». Pour Agnès Bonjean, la sous-préfète «Héros, ils le sont aujourd'hui, mais quand ils ont accompli leur action, ils ne le savaient pas, leur mérite est immense». Dans le salon d'honneur, La Marseillaise a retenti. Désormais, à l'extérieur, toute proche, une place au nom de «Maria et Joseph Martinez, Justes parmi les Nations» permettra de se souvenir.

 

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