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Les Zyk de Soissons, 2 Justes parmi les Nations

mercredi 15 février 2017

Du 27/01/2017

 


 

 

Durant 3 années, ce couple de fermiers a gardé deux enfants juifs au secret. Yad Vashem a honoré leurs mémoires

A titre posthume, Marianne et Joseph Zyk se sont vus décernés le titre de « Juste parmi les Nations » par le Comité français de Yad Vashem pour avoir sauvé Armand Azjenberg et Annette Glance.

Le site de Yad Vashem raconte l’histoire de ce sauvetage : « 14 mai 1941, Rafael Ajzenberg est arrêté sur convocation et interné dans le camp de Pithiviers. Il est déporté par le convoi N° 4 le 25 juin 1942 et assassiné à Auschwitz Birkenau. Début juillet 1942, Armand est envoyé pour un mois à la campagne chez un couple catholique d’origine polonaise, Monsieur et Madame Zyk, très certainement placé par une organisation dénommée « l’Entraide temporaire ».

La solidarité dans ce coin fonctionne à plein régime : « La jeune institutrice, Eliane Altier, âgée de 19 ans, francise le nom d’Ajzenberg en Agembert. Les Zyk ont trois enfants : Stéphanie, Wanda et Tadzui. Ils exploitent une petite ferme dans un hameau près du village de Rozières-sur-Crise dans l’Aisne. Armand est considéré comme un enfant de la famille par Marianne et Joseph Zyk et les rapports avec leurs enfants sont fraternels ».

Alors que tout le petit village de Rozières-sur-Crise, où s’est tenue une cérémonie le 21 janvier dernier en présence des enfants des Zyk, Thadéï Zyk, et Wanda Kornat en présence d’Armand Ajzenberg, était au courant, personne n’a fait connaître la présence des enfants.

La cousine d’Armand, Annette Fuks, a été hébergée dans la même maison.

 

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Médaille et diplôme de "Justes parmi les Nations"

mercredi 18 janvier 2017

Du 16/01/2017

 

 

 

 

Les Vicois Marie et Casimir Garette et Lucie et Ferdinand Durban ont été désignés Justes parmi les Nations à titre posthume, hier.Durant le deuxième conflit mondial, ils avaient caché une famille de juifs. Et aucun des habitants de la commune ne les avait dénoncés.

Raphaël Schreiber n'a pas oublié : sans Marie et Casimir Garette, sans Lucie et Ferdinand Durban, sans tous les habitants de Vic, sa vie et celle de ses trois frères et sœur Joseph, Benjamin et Myriam, de sa mère Fanny et de ses grands-parents Léon et Sarah aurait tourné à l'horreur. Juifs réfugiés à Vic Fezensac dès décembre 1942, ils ont été sauvés grâce à Marie et Casimir Garette, Lucie et Ferdinand Durban, qui les cachaient lorsque l'alerte était donnée, que la milice rôdait. Grâce aussi au silence des Vicois. «Vicois d'aujourd'hui, soyez fiers de vos parents», a déclaré Raphaël Schreiber, hier. Le couple Garette et le couple Durban ont été faits Justes parmi les Nations, la plus haute distinction civile de l'État d'Israël, à la demande de la famille Schreiber. Autour des trois familles - Schreiber, Garette et Durban - de nombreuses personnalités politiques, civiles, militaires et associatives, avaient tenu à être présentes.

Des «héros anonymes»

Le maire Michel Espié a souligné : «Nous conservons à l'égard des familles Garette et Durban une dette indescriptible. Quand la règle devient illégitime, il est légitime de la transgresser.» «Dans l'obscurantisme qui a envahi l'Europe, des petites étincelles d'espoir se sont allumées, s'est réjouit Anita Mazor, ministre auprès de l'Ambassade d'Israël en France pour la région sud. Des héros anonymes ont agi et fait le choix de la solidarité.» «Héros anonymes», l'expression est d'ailleurs revenue à de nombreuses reprises, dans la bouche du secrétaire général de la préfecture Guy Fitzer, de la députée Gisèle Biémouret ou encore du conseiller départemental Robert Frairet. «Quand la majorité gardait le silence, quand d'autres collaboraient, des personnes non-juives décidèrent de sauver des juifs au péril de leur vie», s'est félicité Pierre Osowiechi, vice-président du comité français pour Yad Vashem. Non sans questionner le présent : «Les juifs de France, à l'instar des chrétiens d'Orient et de bien d'autres, auront-ils encore besoin de Justes parmi les nations, au XXIè siècle ?» La jeune génération a d'ailleurs été associée à cette cérémonie : les conseillers municipaux jeunes Lorine et Titouan ont lu les touchants poèmes «Le badge» et «Les Justes.»

Les noms de Lucie et Ferdinand Durban et Marie et Casimir Garette seront gravés sur le mur d'honneur du jardin des Justes parmi les Nations à Yad Vashem, à Jérusalem ainsi qu'au mémorial de la Shoah, à Paris. Ils rejoignent 29 autres Gersois, eux aussi Justes parmi les Nations.

«Le cœur sur la main»

«Mes grands-parents, ils étaient très gentils avec tout le monde… Ils avaient le cœur sur la main, se souvient Pierre Escoubet, petit-fils de Marie et Casimir Garette. Je remercie mes grands-parents pour les valeurs morales qu'ils nous ont inculquées.»

Jean-Pierre Durban, petit-fils de Lucie et Ferdinand, témoigne : «Ferdinand était un Gascon au caractère bien trempé. Sur sa barque, il avait sauvé plusieurs Vicois des inondations. Lucie, ma grand-mère, était plus effacée, mais elle avait un grand cœur.»

«On ne se rend pas bien compte, aujourd'hui, du danger qu'ils ont encouru, le remercie encore Raphaël Schreiber. En nous cachant, ils ont dû trembler pour leur propre famille».

 

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73 ans après, deux prêtres de l'Orne enfin reconnus Justes parmi les Nations

mercredi 11 janvier 2017

Du 02/01/2017

 

 

 

 

 

C'est sous cette chapelle de l'Institut (ancien Lycée de Mécanique) que le prêtre Lucien Leconte a caché 5 israélites pendant quelques jours en juin 1944, avant de les envoyer se refiguer dans des fermes voisines. Le nom de deux prêtres de Tinchebray, petite commune du bocage Ornais, vont rejoindre  le mur d'honneur du jardin des Justes à Jérusalem en mai prochain. 73 ans après la guerre, on se souvient enfin de leurs actes courageux face à la terreur nazie. Une histoire qui a failli tomber dans l'oubli. 

Peu de gens à Tinchebray se souviennent de l'Héroïsme de ces deux prêtres : Fernand Prével et Lucien Leconte. Pourtant ils n'ont pas agi seul : des agriculteurs les ont aidé et d'autres comme le gendarme Marcel. Mais ce "réseau" partait à priori bien de Paris où le Père Prével résidait pour ses nouvelles fontions, en 1944. 
En tous les cas c'est bien lui qui a envoyé dans l'Orne 5 israélites en qui venaient d'échapper aux nazis.

Poursuivis par la Gestapo ils avaient besoin de se cacher : à Tinchebray, le père Leconte qui dirige alors l'Institut les reçoit sans tergiverser.

On est alors en pleine bataille de Normandie, les américains ont débarqué quelques jours avant et les allemands, dans l'orne sont très tendus, voire hargneux. Mais il prend le risque, malgré les fouilles.
Il sauvera ces 5 hommes, d'une mort certaine, en leur assurant pendant de longues semaines le gîte, le couvert et la protection d'une nouvelle identité.

A priori, un aviateur anglais en 1939 aurait reçu lui aussi la protection du père Leconte, alors qu'il était perdu, en pleine Campagne. Des passages en zone libre étaient aussi organisés. On peut parler d'un petit réseau de résistance à Tinchebray.

 

Alexandra Huctin


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Slavko Zaffani honoré de la médaille des Justes

lundi 12 décembre 2016

Hier, la famille Zaffani réunie a reçu à titre posthume la médaille des Justes parmi les Nations. Hier, à l’Eden Parc de Mandelieu, la médaille des Justes parmi les Nations a été décernée à titre posthume à Slavko Zaffani, pour avoir sauvé une famille juive d’une rafle

Hier matin, à onze heures, la salle du centre d’animation Eden Parc était comble. Et pleine d’émotions. Georges Zaffani, Mandolocien d’adoption, est venu avec sa famille pour une cérémonie un peu spéciale. Il a reçu au nom de son père, Slavko, la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations. «La plus haute des distinctions civiles», d’après le Consul général d’Israël à Paris, Anita Mazor. Son père a caché en 1942, à Sevran, une famille juive originaire de Pologne, les Gersztenkorn. Abraham, Shava et leurs cinq enfants: Annette, Rosette, Rachel, Daniel et Jeanine. Hier, les deux derniers étaient présents.

Besoin de vérité

C’est à Daniel que Georges Zaffani doit cette récompense à titre posthume. «Mon père ne voulait pas entendre parler de cette histoire, mais moi, j’avais besoin de retrouver la famille qui nous a sauvés», confie Daniel Gersztenkorn, très ému. Et d’ajouter: «C’est à la retraite que j’ai commencé à chercher la trace des Zaffani, je ne pouvais pas partir sans leur dire merci.» Pendant dix ans, Daniel Gersztenkorn cherche la trace des Zaffani. «J’ai trouvé un salon de coiffure et petit à petit, je suis remonté jusqu’à Georges. Quand je l’ai appelé, je lui ai demandé: “Vous êtes bien Georges Zaffani, le fils de Slavko? Je suis Daniel ”. Et il a tout de suite compris de quoi il s’agissait», raconte Daniel Gersztenkorn, des trémolos dans la voix. « Sans Slavko, ma famille serait morte», ajoute-t-il. Le 19 janvier 2016, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Slavko Zaffani. Hier, en compagnie de Daniel Wancier, président du comité Yad Vashem Nice Côte d’Azur et du Consul général d’Israël, le maire, Henri Leroy a remis la médaille d’or de la Ville à Georges Zaffani, Mandolocien depuis plus de vingt ans. Un mémorial portant le nom de son père devrait voir le jour dans la commune. En attendant, le nomde Slavko Zaffani sera inscrit sur le mur des Justes à Jérusalem et à Paris. Très touché par ces décorations, Georges Zaffani n’a pas cessé de remercier l’assistance, les larmes aux yeux.

 

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À Lyon, La France des Justes a sauvé Jacob et David Bitton

lundi 12 décembre 2016

Du 03/12/2016

 

Epoux Gubian

 

 

“ Juste parmi les Nations ” : les époux Gubian honorés à titre posthume pour avoir sauvé Jacob Bitton pendant la Shoah, dans la région de Lyon.

Jacob Bitton, 83 ans, est le dernier témoin de cette histoire. Printemps 1944 : il a dix ans et habite à Saint-Fons avec ses parents. Les rafles sont plus fréquentes, la pression s’accentue. Jacob et son frère David sont “exfiltrés” par un réseau et accueillis à Grézieu-le-Marché. Jacob se retrouve dans cette ferme des Monts du Lyonnais, chez Joannès et Marie-Hélène Gubian. Des agriculteurs modestes qui vont cacher cet enfant juif durant plusieurs mois, lui évitant le pire, tandis que sa mère, Esther était arrêtée et déportée à Auschwitz, d’où elle ne reviendra pas.

72 ans plus tard, alors que les époux Gubian sont décédés il y a plus de 30 ans, la distinction de “Juste parmi les Nations” leur a été remise à titre posthume ce jeudi soir en mairie de Vénissieux.

Nicole et Sylvie, les petites filles de Joannès et Marie-Hélène, ont reçu avec émotion cette médaille, en pensant à Marie-Thérèse, empêchée, qui a œuvré avec Jacob pour que le geste des Gubian ne soit pas oublié. « Il y a cette France qui est restée fidèle à l’esprit de tolérance, une France discrète, souvent modeste : la France des Justes. Une France qui n’a pas fait de bruit mais qui n’a pas plié, qui n’a pas cédé à la peur », a rappelé Michèle Picard, maire de Vénissieux.

Le nom des époux Gubian sera bientôt gravé au mémorial Yad Vashem, à Jérusalem. À côté des victimes de la Shoah. Et de ceux qui, Justes parmi les Nations, ont sauvé des vies en préférant la solidarité à l’indifférence, la résistance à la compromission.

 

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SAINT-OFFENGE - Honorés pour avoir sauvé des enfants juifs durant la guerre

samedi 10 décembre 2016

Du 29/11/2016

 

 

 

“Quiconque sauve une vie sauve l’humanité”. Cette phrase, extraite du Talmud, est gravée sur chaque médaille que remet l’État d’Israël en reconnaissance des actions d’humanité et de courage des “Justes parmi les Nations” qu’il honore. Des actes de bravoure dont ont fait preuve Séraphine et Louis Darvey ainsi que Marthe et Jean-Claude Burnat pendant la Seconde Guerre mondiale. Installés à Saint-Offenge et au Montcel, ces quatre Savoyards, aujourd’hui disparus, avaient accueilli chez eux deux enfants juifs de 1943 à 1945 : Rachel et David Tropper.

Une cérémonie pour ne pas oublier

En l’honneur de ces familles, une cérémonie d’une grande dignité et empreinte d’une vive émotion s’est déroulée dimanche dans la salle polyvalente de Saint-Offenge, en présence des descendants, d‘élus, de nombreux habitants et de Rachel Tropper, aujourd’hui âgée de 77 ans. Un moment solennel, débuté avec la chanson “Nuit et brouillard” de Jean Ferrat, durant lequel la médaille et le diplôme des “Juste parmi les Nations” ont été remis aux époux Burnat et Darvey à titre posthume.

« Plus de 70 ans après la fin de la guerre, il est important de ne pas oublier tous ceux qui ont participé aux actes quotidiens de résistance contre l’occupant, de ne pas oublier tous ces Français qui discrètement, dans leur coin et sans rien dire, ont sauvé de la barbarie nazie des millions de familles juives et caché des milliers d’enfants au péril de leur vie sans attendre aucune gloire de leur action, aucune reconnaissance », a évoqué le maire de Saint-Offenge, Bernard Gelloz.

Des familles qui ont risqué leur vie, à l’image des époux Burnat et Darvey, pour cacher, loger, nourrir et soutenir tous ces enfants par pure solidarité humaine. « Tout le monde savait mais personne ne disait rien… Aujourd’hui, il est important que le courage de ces familles soit honoré », a poursuivi le maire. « Les époux Burnat et Darvey sont allés bien au-delà du sauvetage de Rachel et David. Ils leur ont assuré, malgré les dangers de l’occupation allemande, un quotidien affectueux, leur ont donné un foyer. Et surtout, ils leur ont permis de fonder une famille », a rappelé Joseph Banon, délégué régional du comité français pour Yad Vashem.

« La victoire de l’héroïsme ordinaire »

Pour sa part, Dominique Dord, député-maire d’Aix-les-Bains, a salué « la victoire de l’héroïsme ordinaire », tout en rappelant que ces actes d’humanité « font la fierté des villages de Saint-Offenge et du Montcel mais aussi de chacune et chacun d’entre nous ».

Dans un témoignage plus personnel, Nathalie Schmitt, conseillère départementale, a narré, avec émotion, l’histoire de son père et de son oncle, eux aussi accueillis et protégés dans un petit village de la Creuse pour échapper aux Allemands : « Sans des personnes comme vos parents et vos grands-parents, je ne serais sûrement pas là aujourd’hui ».

 

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