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Beaumont-de-Lomagne. Un couple sans histoires entre dans l'Histoire

mercredi 30 octobre 2019

Du 08/09/2019

 


 

 

Un couple sans histoires entre dans l'Histoire Jeanne, née Martel, et Jean-Marie Arquié sont, pendant l'Occupation, le couple tranquille qui tient entre ses mains le fonctionnement de l'école Sainte-Lucie, à Beaumont-de-Lomagne. Leur existence n'est ponctuée que par les aléas de la vie d'un établissement scolaire auquel s'ajoute l'éducation de leurs deux enfants nés en 1922 et 1924. En septembre et octobre 1943, les rafles à l'encontre des Juifs se multiplient, et la pression sur ces populations se fait de plus en plus pesante.

Des enfants juifs cachés jusqu'à la Libération

C'est dans ce contexte que Suzette et Daniel Fajnzang, Erna Ulmer et Rachel Raichman sont confiés aux époux Arquié. Un jour, la milice vient à l'école et interroge le directeur car ils ont des informations concernant des enfants juifs qui seraient dans cette école. Jean-Marie Arquié s'emporte et leur répond : «Comment ça, des Juifs chez moi ? Sachez que si j'avais la moindre connaissance qu'il y ait des Juifs ici, je n'attendrais pas la milice, je les aurais fait arrêter moi-même !» Le directeur a crié tellement fort que les enfants ont compris le danger et sont partis se cacher. La milice, impressionnée, quitte les lieux sans fouiller l'établissement. Ils protégeront les enfants jusqu'à la Libération. C'est pourquoi le couple Arquié a été élevé, le 8 mai 2018, à titre posthume, à la dignité de Justes parmi les nations par le comité Yad Vashem. Il s'agit de la plus haute distinction civile attribuée par Israël. La médaille des Justes parmi les nations est décernée par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs sous l'occupation nazie, au péril de leur vie.


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Inauguration d’un Jardin des Justes en Charente

mercredi 2 octobre 2019

du 05/09/2019

 

 

La commune de Lesterps. (Crédit : Jack ma / Wikimédia / CC BY-SA 3.0)

 

Le Jardin honorera la mémoire de sœur Saint-Cybard, qui a protégé et sauvé Josie Levy, alors âgée de 5 ans, pendant la guerre

Le 22 septembre prochain, un Jardin des Justes parmi les Nations sera inauguré dans la commune de Lesterps, en Charente, à proximité d’Angoulême, a rapporté le journal Sud-Ouest.

Aliza Bin Noun, ambassadrice d’Israël en France, devrait participer à la cérémonie, co-organisée par la mairie de Lesterps et par le comité français de Yad Vashem. L’évêque de la région et d’autres personnalités devraient également être présentes. 

Le Jardin honorera la mémoire de Marie-Elisabeth Lacalle, sœur Saint-Cybard, qui a protégé et sauvé Josie Levy, alors âgée de 5 ans, pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Dans un livre publié en 2007, intitulé Ne dis jamais ton nom, Josie Levy lui a rendu un émouvant hommage.

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Saint-Julien-d'Intres - Sur les pas des Justes du Vivarais-Lignon

mardi 24 septembre 2019

Du 08/08/2019

 

 

Depuis 2014, l'association des Amis du Lieu de Mémoire organise un pique-nique en mémoire de la journée du 10 août 1942.

 

La commune accueillera, samedi 10 août, une journée-souvenir organisée par l'association des Amis du Lieu de Mémoire du Chambon.

C'est parfois au cœur des épisodes les plus inhumains que se révèlent les plus belles expériences d'humanité. Depuis 1990, le plateau du Vivarais-Lignon a été reconnu "Justes parmi les nations" pour avoir collectivement caché et sauvé plusieurs milliers de Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un mémorial, Le Lieu de Mémoire, a été inauguré en 2013 au Chambon-sur-Lignon, et une association, Les Amis du Lieu de Mémoire, a vu le jour dans la foulée en janvier 2014.

Transmettre l'histoire des Justes du Plateau

"Le Lieu de Mémoire n'est pas un musée traditionnel. C'est un espace unique, lieu d'une mémoire collective et vivante qui raconte l'histoire singulière de la " Montagne Refuge " renvoyant autant à la Grande Histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale qu'à l'histoire intime et familiale de nombreux habitants du Plateau : l'histoire des Justes, celle des enfants et des adultes juifs accueillis et cachés, celle des familles réfugiées, raconte Denise Vallat, présidente des Amis du Lieu de Mémoire. L'association participe pleinement au rôle de " passeur de cette mémoire "entre les générations et entend tisser un lien privilégié entre toutes les personnes qui, sur le Plateau, mais aussi en France et dans le monde, se sentent concernées par cette histoire. Elle compte aujourd'hui une centaine d'adhérents."

Le souvenir du 10 août 1942

Depuis 2014, les Amis du Lieu de Mémoire organisent une journée-souvenir en mémoire du 10 août 1942. Ce jour-là, des jeunes à la sortie du temple, interpellèrent Georges Lamirand, secrétaire d'État à la jeunesse du gouvernement de Vichy en visite officielle au Chambon. Ils dénoncèrent la récente rafle du Vel d'Hiv à Paris et dirent au ministre, qu'ils soutiendraient leurs camarades juifs en cas de rafle sur le Plateau et qu'ils les aideraient à se cacher. Chaque 10 août, à 16 h, cette lettre des jeunes est lue au temple à l'issue d'une journée très conviviale de rencontres, de rappels historiques, de témoignages autour d'un pique-nique et d'une marche pour ceux qui le souhaitent. Cette journée est toujours organisée autour d'un thème ayant trait à l'histoire du Plateau pendant la guerre. En 2014, pour la première édition, les membres avaient refait l'itinéraire de la journée du 10 août 42 au Chambon. Plus récemment, l'an dernier, l'association avait pris le train "sur les pas des voyageurs du train à l'été 1942". Cette année, c'est Saint-Julien d'Intres qui accueillera ce rendez-vous annuel. La rencontre aura pour thème "Pasteurs et rabbin sur les chemins de la résistance spirituelle", pour évoquer les figures du pasteur Estoppey, du grand rabbin Isaïe Schwartz et des Justes Judith et Edouard Picot, Jean Brottes. "Nous serions très heureux que des habitants de Saint-Julien d'Intres nous fassent le plaisir et l'honneur de nous rejoindre et apportent leurs témoignages sur cette période de leur histoire", précise Denise Vallat.


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Hommages aux Justes : pour les martyrs et les sauveurs

mardi 10 septembre 2019

Du 22/07/2019

 

 

 

 

Le président de la communauté juive de Nancy, Alain Lefebvre, a célébré la mémoire des victimes et des héros, et appelé à continuer à faire passer le message aux jeunes générations. Photo ER /Élie GUCKERT La mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites commis par l’État français sous l’occupation, mais aussi celle des Justes de France qui leur sont venus en aide au péril de leur vie, ont été célébrés de concert ce 21 juillet 2019 devant le lycée Cyfflé où une place des Justes doit bientôt sortir de terre.

Ce 21 juillet les drapeaux tricolores et les uniformes ne sont pas tant là pour glorifier l’État que pour rappeler son rôle bien établi dans les atrocités antisémites commises en France et par la France, sous l’occupation. Si ce constat rassemble aujourd’hui l’immense majorité de la classe politique républicaine - comme en attestait ce dimanche la présence devant le lycée Cyfflé d’élus de la mairie, de la métropole et de la région venus de tous bords - le président de la communauté juive de Nancy, Alain Lefebvre, a tenu à rappeler que cela n’avait pas toujours été le cas. Jusqu’au discours du président Chirac du 16 juillet 1995, l’État français n’avait en effet jamais reconnu sa responsabilité propre dans la persécution des juifs.

« Flambeaux d’humanité »

« Dans un même mouvement, la Nation se souvient des Martyrs et des sauveurs […] Même dans la tragédie, il y eut des Justes, il y eut des flambeaux d’humanité », a écrit la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, dans sa lettre lue par Morgan Tanguy, le directeur de cabinet du préfet. « Certains ont été sauvés par leur voisin, leur boulanger, leur curé… Des gens qui encore aujourd’hui considèrent que ce qu’ils ont fait était normal et n’avait rien d’héroïque », raconte Alain Lefebvre avant de louer le courage des sept policiers nancéiens qui, lors de la rafle manquée du 19 juillet 42 , avaient sauvé près de 350 juifs. Cinq d’entre eux ont été reconnus Justes parmi les nations.

« Zahror » : souviens-toi

« Un à un s’éteignent les grands témoins de cette tragédie », a-t-il néanmoins prévenu, en parlant d’Élie Wiesel (mort en 2016), de Claude Lanzmann (mort en 2018) et de Simone Veil (morte en 2017). « Or la Torah nous fait injonction de nous souvenir » : « Zahror », « souviens-toi », dit-on en hébreu. Le président s’est ainsi félicité de la future présence d’une place des Justes devant un établissement scolaire , pour passer inlassablement ce message commun au Talmud et au Coran : « Qui sauve une vie sauve l’humanité toute entière ».

Élie GUCKERT 


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Les Justes mis à l’honneur

lundi 9 septembre 2019

Du 22/07/2019

 

 

 

 

C’est en présence de François Guguenheim, vice-président du Comité français pour Yad Vashem et des membres des familles concernées, que le maire, Jacques Barbier, a invité de nombreux élus et corps constitués, dont le sous-préfet d’Indre-et-Loire, Philippe François, les sénateurs Isabelle Raimond-Pavero et Pierre Louault, la députée Sophie Auconie, la conseillère départementale Geneviève Galland, le président de la communauté de communes Gérard Hénault, ainsi qu’Anne Degrieck, directrice de l’Onacvg (1), pour l’inauguration de la stèle « Les Justes de Descartes parmi les nations ». Dans son discours, François Guguenheim, en citant les noms de la famille Goupille, composée de Jean, Élisabeth, André, Jeanne, Pierre et Louis Goupille, Pierre et Denise Renard et Odette Marchelidon, a rappelé que la commune de Descartes est celle qui compte le plus de Justes de tout le département d’Indre-et-Loire. Il a tenu à honorer l’ancien maire Serge Petit, qui a œuvré pour que cette stèle soit érigée sur la place des Justes, située en bas de la rue René-Descartes. À cette occasion, le vice-président du Comité français pour Yad Vashem a émis une requête, en souhaitant que la commune rejoigne symboliquement le réseau « Villes et villages des Justes parmi les nations du Comité français pour Yad vashem ». Dans leurs différents discours, tous les élus n’ont pas manqué de rendre un hommage tout particulier à ces personnes d’exception, pourvues d’un don d’oblativité comme le précise la députée et qualifiés de « Soutiers de la gloire » par le sous-préfet, en citant Pierre Brossolette. Convives, familles et élus se sont ensuite retrouvés à la mairie où les membres de la famille Goupille ont remis à la municipalité quatre tableaux issus de leur propre réalisation tout en levant leur verre pour que cette France puisse ne jamais les oublier.
(1) Onacvg : Office national des anciens combattants et victimes de guerre. 

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Manche : un hommage aux Justes de France à Saint-Lô

lundi 9 septembre 2019

Du 21/07/2019

 

 

 

 

 

Dimanche 21 juillet 2019, une cérémonie d'homne cérémonie d'hommage aux Justes de France a eu lieu à Saint-Lô (Manche) à l'occasion de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français. - Florian Tiercin Ce dimanche 21 juillet 2019, la ville de Saint-Lô (Manche) a tenu une cérémonie d'hommage aux Justes de France, à l'occasion de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français.

Dimanche 21 juillet 2019, une cérémonie d'hommage aux Justes de France a eu lieu à Saint-Lô à l'occasion de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français.

En cette année du 75e anniversaire du Débarquement, Hélène Debiève, sous-préfète, a rappelé la tragédie de la rafle du Vél d'Hiv : "Elle demeure une plaie vive dans nos mémoires. Assurément, elle est une blessure à l'âme de la France. La réalité est là, implacable et douloureuse. 13 852 hommes, femmes et enfants ont été raflés. Pourquoi ? Parce ce qu'il était juif. [...] Depuis 1995, notre pays regarde son histoire avec clarté et vérité."

Et d'ajouter : "alors que les idéaux de la France et de la République étaient bafoués, des héros anonymes ont maintenu la flamme de l'honneur et de la dignité [...] pour sauveur d'une mort certaine des milliers d'innocents".

David Deshayes, de l'association saint-loise L'étoile de la mémoire, a fait écho aux derniers cas d'antisémitisme : "L'ombre de l'antisémitisme est toujours présente. Nous nous devons plus que jamais d'être vigilants face à ces vieux démons. [...] Tirons les leçons du passé et restons vigilants. Et plus que tout, restons unis."

Trois Saint-Lois "Juste parmi les nations"

À Saint-Lô, trois personnes ont reçu le titre de "Juste parmi les nations" pour avoir protégé les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale : Ernest Lepileur, Renée Lepileur, Denise Levallois (née Lepileur).

René Lebrun, petit-fils de Marthe Lebrun (née Jamard) et Pierre Lebrun de Notre-Dame-de-Cenilly, était présent à cette cérémonie. Marthe et Pierre Lebrun ont reçu le titre de "Justes" en 2010.

"Justes parmi les nations" est la plus haute distinction honorifique donnée par l'État d'Israël à des civils pour ceux qui ont sauvé des juifs.


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