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Une Berruyère inscrite au rang des Justes parmi les Nations

samedi 23 juin 2018

Du 20/06/2018

 

 

 

Au côté du maire, Pascal Blanc, Léna Badach était très touchée par cette reconnaissance pour sa grand-mère. © Droits réservés

La liaison douce qui mène de l'avenue du Général-de-Gaulle à la rue Jean-Moulin, entre les quartiers des Gibjoncs et de la Chancellerie, a été inaugurée dimanche matin.

Elle porte désormais, sur proposition du conseiller municipal Lylian Lasnier, le nom de Simone Pasquet, une Berruyère née rue Barbès il y a cent cinq ans et que l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a inscrite en 2012 au rang des Justes parmi les Nations.

Une vie exemplaire

« Il s'agit de la distinction honorifique la plus élevée décernée par l'État d'Israël aux civils qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie », a rappelé le maire, Pascal Blanc, après avoir dévoilé les plaques commémoratives et retracé la vie de cette femme exemplaire pour son humanité.

Léna Badach était très touchée par cette reconnaissance faite à sa grand-mère qu'elle a décrite comme « une femme discrète et humble sur les actions qu'elle a 

réalisées pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Justes sont des êtres de lumière, a-t-elle souligné, ils nous éclairent sur le chemin du courage, de la solidarité et de la dignité ».

Ces valeurs fondamentales sont portées, depuis le décès de Simone Pasquet, en 2013, par l'association Ipse Idem que Léna Badach préside pour faire vivre ce modèle de vie, afin qu'il constitue une source intarissable d'inspiration.

Didier Cerf, le délégué régional de Yad Vashem, a tenu également à rendre hommage à cette belle figure de la Résistance dont le nom est déjà gravé dans les allées des Justes de France à Perpignan, Paris et Jérusalem. 

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Justes parmi les Nations : La famille Weisz sauvée par la famille Moncet

samedi 23 juin 2018

Du 23/06/2018

 

 

 

Yvonne Moncet – 1947/1986
Yvonne, Marie-Thérèse et Jeanne Moncet, qui vivaient à Decazeville pendant la guerre,  recevront à titre posthume le diplôme et la médaille de Juste parmi les nations, le 24 Juin.

Alexandre Weisz est né en 1911 à Nusfalau en Roumanie. Il émigre en France pour chercher du travail à l’âge de 19 ans.
Czarna Karmazyn est née en 1912 à Pabianice en Pologne. Elle vient à Paris à l’âge de 17 ans. Ils se marient en 1933. Alexandre Weisz est tailleur apiéceur, son épouse l’aide. La famille Weisz habite Faubourg Saint-Denis à Paris 10ème. Deux enfants naissent de cette union, Céline en 1934 et Jacqueline en 1935.

Le 21 octobre 1939, Alexandre Weisz est engagé volontaire pour combattre pour la période de la guerre. Le 24 juin 1940, il est fait prisonnier à Allain (Meurthe et Moselle) et interné dans le stalag XII-E à Metz. Il programme son évasion avec un détenu politique, René Combes originaire de Mur-de-Barrez (Aveyron) et avec la complicité d’une famille allemande pour laquelle il travaillait comme tailleur. Après plusieurs jours de marche, de fatigue, de peur et de froid, ils parviennent à Mur-de-Barrez, petit village d’environ 800 habitants.
Le Maire prend contact avec la Résistance. Yvonne Moncet et ses sœurs Thérèse et Jeanne prennent en charge Alexandre Weisz. Elles lui louent une chambre dans un petit hôtel de Decazeville, rue Cayrade, lui procurent vêtements, ustensiles de cuisine et du travail dans les mines de charbon de Decazeville.

La vie à Paris devient très difficile et très dangereuse pour Madeleine Weisz et ses filles. Yvonne Moncet vient à Paris chercher Céline et Jacqueline et les ramène en train. Madeleine Weiszemprunte un autre train. La famille est enfin réunie. Les « trois Moncettes » obtiennent du curé de faux certificats de baptême.

Malgré toutes les précautions prises, fin 1942, la famille est dénoncée. La Gestapo vient arrêter Alexandre Weisz, fort heureusement absent, mais emmène Madeleine Weisz à Rodez pour un interrogatoire. Elle leur affirme que son époux est prisonnier et sera libérée au bout de quelques jours. Yvonne Moncet la récupère et la conduit chez elle pour lui donner des vêtements et la restaurer et se met en recherche de nouvelles caches. Les fillettes Weisz sont mises à l’abri dans un couvent. Les sœurs Moncet leur tricotent des vêtements chauds et leur apportent des friandises et des cartes de rationnement.
Les parents trouvent refuge à Campuac où le curé leur procure une vieille maison hors du village. Les villageois participent à l’installation de la famille.
Les fillettes rejoignent leurs parents. Elles iront à l’école et à la messe. La famille passe pour une famille de Parisiens en quête de calme et de nourriture. Ils vivent avec de faux papiers au nom de « Blanc », procurés par Yvonne Moncet.
Monsieur Esquieu, tailleur à Decazeville, recommande Alexandre Weisz à Monsieur Barrié, tailleur à Campuac.

Après la guerre, la famille Weisz regagne Decazeville où Alexandre Weisz est artisan tailleur. Céline et Jacqueline vont en pension à Rodez.

En 1954, la famille regagne Paris et récupère son logement vidé de tous ses biens. Des liens affectueux unissent à jamais ces deux familles.

Le 5 Juin 2017, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Yvonne Moncet, et a souhaité exprimer sa gratitude à ses sœurs, Thérèse et Jeanne Moncet pour leur assistance et leur générosité.


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Le village rend hommage aux Justes

samedi 23 juin 2018

Du 23/06/2018

 

 

 

 

Ce samedi 16 juin, au cours d'une cérémonie émouvante, le maire de Salviac Alain Faucon, entouré de son conseil et Francine Théodore Lévêque, déléguée régionale du Comité français pour Yad Vashem, ont inauguré un monument à la mémoire des Justes parmi les Nations : Berthe Fournier, Raymonde et Pierre Leglaive, tous trois de Salviac, Antonin et Pélagie Bargues de Marminiac, Louis Forestier de Lavercantière, enfin Adrienne et Elie Colombié, qui bien que non reconnus comme Justes faute de survivants, figurent sur ce monument pour honorer tous les anonymes qui, en véritables héros discrets, ont aidé des familles juives à survivre à la Deuxième Guerre mondiale : les Meynard qui ont permis à M. Lévy et sa fille d'échapper à la rafle de l'Hôtel de l'Univers, l'abbé Delbreil qui a apporté son aide pour le sauvetage de la famille Sirota, Louis et Marcelle Mommejat qui ont caché la famille Cymerman…

Le village des Justes

Les familles des Justes ont participé à la cérémonie, mais aussi les survivants des familles juives : Elisabeth Sirota sauvée par Berthe Fournier et la famille Bargues, la fille de Gisèle Cahen dont la mère a été sauvée par Berthe Fournier. Toutes les deux ont témoigné de leur attachement à Salviac «le village qui sauve» qui s'honore désormais du titre de village des Justes.

Cette cérémonie était présidée par le préfet du Lot Jérôme Filippini, en présence d'Aurélien Pradié député du Lot, de la sénatrice Angèle Préville, de la vice-présidente de la région Occitanie Marie Piqué, de Serge Rigal président du département et des deux conseillers départementaux Nathalie Denis et Robert Lacombe, du directeur de l'ONAC M. Parayre et du lieutenant-colonel Pierrard, délégué militaire départemental, des maires de la communauté de communes, des porte-drapeaux de Cazals et Salviac, des jeunes du conseil municipal jeunes.

 

 

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En mémoire de Simone Coqué-Stolze, Juste parmi les Nations

lundi 18 juin 2018

Du 09/06/2018

 

 

 

 

La commune de Laissac-Sévérac l'Église et le comité français pour Yad Vashem ont inauguré hier, au lieu-dit Grèzes, une plaque en mémoire de Simone Coqué-Stolze. Cette infirmière, reconnue «Juste parmi les nations», avait sauvé un enfant en 1943-1944.

«Qui sauve une vie, sauve l'humanité tout entière». Cette parole du Talmud a particulièrement résonné hier dans l'enceinte de l'ancien orphelinat de Grèzes, à Sévérac-l'Eglise. Devenu un institut thérapeutique éducatif et pédagogique, l'établissement a été le théâtre d'une cérémonie très émouvante. La commune et le comité français pour Yad Vashem -le mémorial de la Shoah à Jérusalem- ont inauguré une plaque en mémoire de Simone Coqué-Stolze, reconnue Juste parmi les Nations en 2003

Une infirmière chargée du suivi des enfants juifs

Cette infirmière, originaire de Moselle, était chargée, pendant la Seconde Guerre mondiale, d'assurer le suivi d'enfants juifs placés dans les institutions religieuses ou chez les particuliers du Sud Massif central, et de l'Aveyron notamment. Et c'est à l'occasion de l'une de ses visites au couvent de Grèzes qu'elle s'est prise d'affection pour un petit garçon juif de 7 ans, dont elle s'est occupée jusqu'à la Libération et les retrouvailles avec sa mère et sa sœur.

Ce petit garçon était présent hier au moment de dévoiler la plaque en hommage à Simone Coqué-Stolze. Salomon Jassy a parcouru spécialement les 4 000 kilomètres qui séparent Israël de l'Aveyron, pour raconter, «cette femme digne, d'une grande conscience ; une âme rare et précieuse».

«À partir de maintenant, je suis ta maman Simone»

Au micro, des larmes dans la voix, cet homme de 83 ans aujourd'hui s'est souvenu de sa rencontre avec celle qui l'a sauvé. «En 1942, mon père avait été arrêté et déporté à Auschwitz. Pour que ma mère puisse se cacher, nous avons été placés, ma sœur et moi par l'Ose -Oeuvre de secours aux enfants- dans la Creuse. Avant d'être séparés et dispersés pour éviter d'être pris au piège par les Allemands… J'ai été transféré à Grèzes, où je suivais la messe deux fois par jour jusqu'à ce que cette infirmière découvre que j'étais circoncis. Elle m'a alors dit : à partir maintenant, je suis ta maman Simone. Son vœu, son idéal, c'était de sauver des enfants. Et quel destin ! Quelle bravoure !».

Un jugement et des sentiments, que Salomon Jassy partage avec Pierre Stolze, «Pierrot», le fils de Simone né en 1952. Hier au pupitre, cet écrivain est lui aussi revenu sur le parcours méritant de sa mère, qui lui avait demandé d'écrire un livre sur sa vie. «Il faudrait des tomes et des tomes !».

44 Justes en Aveyron

76 000 personnes en France, dont 11 000 enfants, ont été déportées pendant la Seconde Guerre mondiale. «Mais à partir de 1942, des hommes et des femmes ont choisi de les aider et de les cacher, risquant eux-aussi la déportation, l'infortune ou l'extermination», raconte Simon Massbaum, délégué régional du Comité français pour Yad Vashem. L'organisme contribue à la mémoire de la Shoah et œuvre pour la reconnaissance des Justes de France. Un titre que Simone Coqué-Stolze a reçu en 2003 au titre de son engagement pour les enfants juifs entre 1943 et 1944. «Les Justes sont des non-Juifs vertueux qui œuvrent avec compassion et justice», précise Simon Massbaum, «Ils sont 27 000 dans le monde entier et 44 en Aveyron».

M.G.

 



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“La vallée des Justes”, un documentaire sur le sort des Juifs dans le Tarn durant l'Occupation

lundi 18 juin 2018

Du 07/06/2018

 

 

 

 

 

Entre 1940 et 1945, les deux villages tarnais, Vabre et Lacaune, situés à une trentaine de kilomètres l'un de l'autre,ont connu des histoires bien différentes . / © Crestar Production Entre 1940 et 1945, le Tarn a connu les heures les plus sombres comme les plus glorieuses. Le petit village de Vabre a caché de nombreux juifs qui ne furent jamais dénoncé. A quelques kilomètres de là, à Lacaune, 648 juifs furent assignés. Un documentaire aborde cette histoire méconnue.

  "On aurait pu choisir d'autres territoires mais l'histoire de Vabre et celle de Lacaune étaient particulièrement intéressantes" La réalisation d'un documentaire a été une évidence pour le producteur, Jean-Charles Tartière.
D'un côté, Vabre. La commune tarnaise a rejoint en 2015 le réseau Villes et villages des Justes de France qui a pour ambition de réunir les communes perpétuant le souvenir et les valeurs portées par les  « Justes parmi les nations », "ces femmes et ces hommes qui, avec courage et au péril de leur vie, ont, au cours de la seconde guerre mondiale, sauvé des Juifs en s’opposant aux persécutions antisémites nazies et à l'Etat français de Vichy", selon le site du réseau porté par l'association Yad Vashem. 
De l'autre, à une trentaine de kilomètres, Lacaune a connu un tout autre sort. De 1940 à 1945, 648 juifs, originaires de Belgique, de Pologne et de nombreux autres pays, furent assignés dans cette commune de montagne par le gouvernement de Vichy. 118 d'entre eux seront déportés et périront dans les camps de concentrations. 



A travers son documentaire "La vallée des Justes", l'équipe de Jean-Charles Tartière a pu recueillir de nombreux témoignages de juifs cachés durant cette époque mais aussi de Tarnais qui ont pu les aider. "On parle beaucoup de la résistance militaire mais on s'intéresse beaucoup moins à la résistance civile, explique le producteur. Parler de ces gens, des agriculteurs, des instituteurs, de simples gens, qui sont restés dans l'ombre, qui ont sauvé des personnes au péril de leur vie et parfois sans savoir qu'elles étaient juives. C'est une façon de mettre en avant des valeurs qui ne sont pas toujours connues du grand public. La partie émergée de l'Iceberg c'est le "Juste" mais il y aussi tous les réseaux souterrains méconnus qui ont permis que des actions soient menées. Il était important de recueillir cette mémoire avant qu'elle ne disparaisse. 
"La vallée des Justes" sera prochainement diffusé sur la chaine Toute l'histoire.

Reportage Sylvain Duchampt et Véronique Galy



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Trois questions à Thierry Vinçon

jeudi 7 juin 2018

  Thierry Vinçon Thierry VINÇON est, depuis 2008, maire de la ville de Saint-Amand-Montrond, et président de la communauté de communes Cœur de France.

Haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, il est diplômé de l’université d’Assas et de la Sorbonne en langues orientales.

Après une courte carrière militaire, il travaille auprès du Premier ministre, à partir de 1989. Il effectue, de 1995 à 1997, un passage au cabinet du ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. En 2004, il intègre le corps préfectoral, et travaille dans le Tarn et en Eure-et-Loir.

De 2006 à 2012, il occupe les fonctions de conseiller technique pour la sécurité à la Présidence de la République.

Il réintègre le ministère de l’Intérieur. En 2014, il participe à la création de la délégation ministérielle aux industries de sécurité, et il est chargé de son organisation. Il devient conseiller du délégué ministériel.

 

1) Des Justes de France ont habité dans votre commune. Pouvez-vous nous donner quelques informations sur leur histoire ?

Saint-Amand-Montrond a été le théâtre d’événements douloureux, tout particulièrement peu avant la fin de la guerre. Plusieurs personnes ont été reconnues « Justes parmi les Nations ». Ainsi, Pierre-Aimé LANEURIE vivait avec Juliette, son épouse, à Saint-Amand-Montrond, où il dirigeait une entreprise de matériels agricoles. Le couple, qui ne pouvait avoir d’enfant, avait décidé – malgré les difficultés et les privations de la guerre – d’avoir recours à l’adoption. Leurs convictions personnelles et leur grande générosité les incitèrent à sauver un enfant en péril. Leur recherche les conduisit dans une maison de Montauban qui, depuis 1940, accueillait des enfants dont les parents avaient disparu (ayant été faits prisonniers, ou ayant été déportés). Ils réussirent, en pleine occupation, à adopter légalement un petit garçon qui devait avoir environ 3 ans, de santé fragile, très éveillé bien que parlant peu et dont on pouvait deviner les origines, du fait qu’il était circoncis. Ils le prénommèrent Jean-Yves. Juliette et Pierre –Aimé LANEURIE reçurent la médaille des Justes en 1992. Pierre –Aimé LANEURIE est décédé le 19 juin 1971, et Juliette LANEURIE le 24 octobre 1993.

 

2) Quelle place doit, d’après vous, être donnée à la mémoire des Justes dans la politique mémorielle française ?

J’ai choisi d’honorer les « Justes parmi les Nations » du Cher et de Saint-Amand-Montrond afin de redonner à notre ville la fierté de son passé.

Ils ont sauvé, au péril de leur propre vie, des enfants, des femmes et des hommes juifs, afin de les soustraire à une mort décidée par le régime nazi. Ces Justes ont redonné à la France son honneur et sa dignité.

Saint-Amand-Montrond a désormais une esplanade et une stèle pour leur témoigner sa reconnaissance et son admiration.

 

 3) Vous présidez le réseau des « Villes et Villages des Justes de France ». Comment est constitué ce réseau et comment fonctionne-t-il ?

Le réseau « Villes et Villages des Justes de France » regroupe 54 communes, il a été créé en 2010 par Paul SCHAFFER, président du Comité Français pour Yad Vashem, et moi-même. Ce réseau a pour ambition de réunir les communes ayant nommé un lieu en hommage des Justes, afin de perpétuer leur souvenir et de promouvoir leurs valeurs. J’en suis le président depuis 2012.

Les villes et villages membres du réseau s’efforcent, avec l’aide du Comité Français pour Yad Vashem, de transmettre cette mémoire, en développant des initiatives pédagogiques, culturelles et mémorielles, avec un éclairage particulier sur les « Justes parmi les Nations », honorés localement ou collectivement – expositions, conférences… -, en documentant l’histoire des Justes de la commune, racontée sur le livret d’accueil et le site internet. A ce jour, 191 communes de France sont concernées.

La présence d’un lieu mémoriel dans une commune donne l’opportunité de réunir les habitants autour de ce symbole, à l’occasion des cérémonies nationales de commémoration ou de tout autre événement associé à l’histoire des Justes de la région.

Dans ce cadre, les villes et villages de France membres du réseau invitent les communes ayant déjà nommé un lieu en l’hommage des « Justes parmi les Nations » à les rejoindre. De plus, ils encouragent les communes dont les habitants ont été reconnus Justes à leur rendre hommage, de façon individuelle ou collective.

 

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