Actualités

Airvault - Les collégiens à la rencontre de la Shoah

samedi 10 juin 2017

Du 09/06/2017

 

 

 

 

Les élèves de 3e du collège Voltaire à l'exposition Yad Vashem au musée.

L'exposition intitulée « Ce ne sont pas des jouets d'enfants » installée au musée Jacques-Guidez durant tout le mois de mai a été la semaine passée l'objet d'une rencontre entre les élèves de 3e du collège Voltaire et François Guggenheim, vice-président du comité français pour Yad Vashem, institut commémoratif des martyrs et des héros de la Shoah. Celui-ci était venu en Airvaudais à l'occasion de l'inauguration de l'installation d'une plaque, le 1er octobre 2016 à Barroux, en l'honneur de Lucile-Marie Godrie, Juste parmi les Nations.

La commune d'Airvault ayant adhéré au réseau « Villes et villages des Justes parmi les Nations de France », c'est à ce titre qu'elle a bénéficié de cette exposition prêtée par l'institut Yad Vashem de Jérusalem. L'installation est une suite de visuels, quinze panneaux qui retracent les conditions de vie des enfants pendant la Shoah dont seuls quelques milliers ont survécu.
Le rendez-vous s'est déroulé en présence d'Olivier Fouillet, le maire, de Béatrice Nicolas, principale du collège, et de Philippe Hervé, professeur d'histoire des élèves. L'exposition relate des épisodes de la vie de quelques-uns des six millions de juifs qui avaient été déportés vers des camps de concentration durant la dernière guerre mondiale, dont fort peu survécurent, et aussi le sort d'enfants dont la Shoah les avaient dépouillé de leur enfance. L'antisémitisme répandu en Europe avait conduit nombre d'entre eux à trouver une activité pour participer à la survie de leur famille.
Olivier Fouillet à François Guggenheim : « Je vous remercie d'être là, de rappeler un passé où des citoyens ont permis à la démocratie d'avancer. »
François Guggenheim : « Notre fondation qualifie de Justes des personnes non juives qui ont contribué à sauver en les cachant ou en les exfiltrant des personnes juives qui ont été sauvées de la déportation, souvent au péril de leur vie car risquant d'être dénoncées. » Puis a insisté sur la nécessité absolue de faire preuve d'esprit critique avec la possibilité de recourir à la désobéissance en des périodes d'exception afin que l'Histoire ne se répète pas en ces termes.

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SAINT-PIERRE-DE-COLOMBIER - Quatre Justes parmi les nations à l’honneur

vendredi 9 juin 2017

Du 09/06/2017

 

 

 

C’est la plus haute distinction délivrée par Israël. Hier matin, la salle des fêtes de Saint-Pierre-de-Colombier, en Ardèche, était trop petite pour honorer à titre posthume la mémoire d’Édouard et Julia Vigne de Saint-Pierre-de-Colombier, ainsi qu’Henri et Noélie Martin de Labégude. Quatre Ardéchois qui ont sauvé, des griffes des nazis, Jean-Claude Picard et Francine Hirsch, respectivement 6 et 10 ans en 1943 (au centre sur notre photo). Une cérémonie émouvante où une large place a été laissée aux petits-enfants et descendants de ces trois familles réunies pour marquer la solidarité et l’amour de son prochain.

Stéphane BLANC

 

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Le Chambon-sur -Lignon - Daniel Milgram : « Ce spectacle est un acte de remerciement aux habitants »

vendredi 9 juin 2017

Du 26/05/2017

 

 

 

 

Le comédien, qui avait été caché dans une ferme à « La Bâtie de Cheyne » de 1943 à 1945, se produit gratuitement, samedi soir, à la maison des Bretchs avec Dieu, Brando et moi (hein papa !).

Daniel Milgram, ce Dieu, Brando et moi (hein papa !) , dans lequel vous vous adressez beaucoup à votre père, est autobiographique ?

« Cette pièce parle d’une situation réelle de ma vie. Le soir de la mort de mon père il y a douze ans, c’était le deuxième soir de Hanoucca (fête des lumières dans la religion juive, NDLR), je voulais encore dialoguer avec lui mais son état de santé ne le permettait pas. Et l’un de mes neveux très religieux, qui habite en Israël, m’a dit : “Comme il est toujours vivant, son âme est encore là, parle avec elle”. Ce spectacle, c’est 1 h 15 de seul-en-scène qui évoque cette situation pour aborder les sujets que sont Dieu, Marlon Brando et moi. C’est un dialogue avec mon père, avec le public et quelques réflexions intérieures que me procure cet instant. »

Vous avez choisi de vous produire gratuitement au Chambon-sur-Lignon où vous avez été caché en 1943…

« Ce spectacle que je vais jouer samedi à la maison des Bretchs, je ne le considère pas comme une représentation mais comme un acte de remerciement. Pendant la guerre, mes parents m’avaient déposé au Chambon-sur-Lignon dans une ferme du hameau de « La Bâtie de Cheyne ». J’y suis resté pendant les trois premières années de ma vie puisque j’avais 8 mois en 1943. »

Vous veniez alors de Paris où vous êtes né ?

« Non, nous étions déjà à Lyon. Mon père avait voulu installer la famille en zone libre. Nous avons pu nous en sortir mais six personnes de ma famille ne sont pas revenues des camps de la mort. Ce genre d’histoires est, hélas, très commun dans les familles d’Ashkénazes. »

Étant donné votre jeune âge au moment d’arriver en Haute-Loire, vous n’avez pas dû garder beaucoup de souvenirs de votre vie sur le Plateau…

« C’est là que j’ai appris à marcher, à parler, à avoir mes premiers gestes de sociabilité. J’ai pu reconstituer quelques souvenirs avec l’aide de la psychanalyse, mais j’ai surtout eu une chance énorme puisque la famille Kittler (Charles-André et Berthe, qui ont été décorés au titre de Justes parmi les nations en 1989, NDLR) qui m’avait accueilli était une fratrie de cinq frères. L’un d’eux, qui a aujourd’hui 85 ans, se souvient très bien de ma présence. Dans le même hameau, d’autres Justes ont accueilli des membres de ma famille : les Ollivier (Jean et Nancy) ont caché ma tante Hélène et mon frère Claude et la famille Cros a accueilli mon oncle Léo. Je ne suis pas un moraliste, mais notre famille a tenu à garder des liens très forts avec les gens qui nous avaient aidés. De nombreuses personnes ont accueilli des Juifs et n’ont pas la médaille des Justes parce que les familles de ceux qui étaient cachés n’ont pas fait faire les enquêtes. »

Vous avez, dès la fin de la guerre, gardé des liens avec ces familles d’accueil ?

« C’est mon frère qui a gardé le lien dans un premier temps. Dans la famille Ollivier, une jeune fille s’occupait de lui, elle s’appelait Berthe. Il a eu une relation fusionnelle avec elle et dans son esprit elle a été une mère de substitution. Quant à Mme Kittler, mes parents lui avaient proposé de me garder à Lyon en babysitting après la guerre. »

C’est l’OSE (Œuvre de secours aux enfants, une association destinée au secours des enfants et à l’assistance médicale aux Juifs persécutés, NDLR) qui vous avait permis de vous cacher dans le Plateau ?

« Oui, mes parents avaient pris contact avec eux. D’ailleurs, j’ai une anecdote à ce sujet. Cette organisation avait proposé que j’aille au Chambon-sur-Lignon et que mon oncle, ma tante et mon frère soient accueillis à Izieu… (dans la colonie de vacances de l’Ain qui cachait des enfants juifs avant que 44 d’entre eux et 7 adultes ne soient arrêtés le 6 avril 1944 par la Gestapo de Klaus Barbie, puis déportés. Aucun enfant n’a survécu, NDLR). C’est ma grand-mère qui avait refusé cette option pour qu’on reste ensemble… »

Dans ce spectacle, il est également beaucoup question de votre judaïté…

« Dans le judaïsme, on tutoie Dieu. Quand j’ai besoin de lui parler, je m’adresse directement à lui, je n’ai pas besoin d’un intermédiaire. Néanmoins, mon rapport à Dieu est un peu tumultueux. En fait, je ne crois plus en lui après Auschwitz. Par contre, je suis viscéralement juif. Mais athée. »

Au milieu de ces questions d’identité, vous avez choisi d’évoquer Marlon Brando dans ce spectacle. Pourquoi lui ?

« Je l’avais vu sur scène jeune et je l’ai suivi jusqu’à la fin de sa vie dans ses chefs-d’œuvre, mais aussi dans tous ses bides pour lesquels je prenais quand même sa défense. Brando était un acteur engagé. Il luttait contre la guerre au Vietnam, aidait les Black Panthers et avait même envoyé une actrice indienne récupérer son oscar (pour Le Parrain en 1973 afin de défendre la cause de l’American Indian Movement, en révolte contre l’État fédéral, NDLR). Il avait aussi donné son cachet du tournage d’ Une saison blanche et sèche à une association anti-Apartheid. »

Dans votre carrière, on compte aussi une soixantaine d’apparitions au cinéma. Vous avez de nombreux amis dans ce milieu ?

« Le seul avec qui j’avais un lien amical, c’était le réalisateur Michel Drach. Il me disait toujours “toi, je te donnerai un grand rôle un jour”. Et puis il est mort. C’est ça aussi qui fait la carrière d’un acteur : être là au bon moment et rencontrer les bonnes personnes. Je dis souvent en m’amusant qu’il faut coucher dans ce métier pour réussir et je rétorque que je n’ai jamais couché. Ce n’est pas par vertu, mais parce qu’on me l’a jamais proposé. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sinon (rires). »

J’ai eu l’occasion de rencontrer Magda Trocmé (la femme du pasteur André Trocmé) lors de la remise de la plaque apposée en 1979 en souvenir des Justes.

Daniel Milgram

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Bar-le-Duc - L’histoire apprise autrement

vendredi 9 juin 2017

Du 08/06/2017

 

 

 

 

Parmi les tableaux interprétés par les élèves, l’asile que des familles proposent à des juifs qui viennent de sauter des wagons pour échapper aux camps de concentration et à la mort.  Photos K.D.

« Quiconque sauve une vie, sauve l’humanité ». Il y a quelques mois encore, cette phrase était inconnue des élèves de la classe de 1re bac pro Commerce du lycée Zola. Jusqu’à ce que leurs profs de lettres et d’histoire, Ghyslaine Schweizer et Audrey Claude, décident de les immerger dans la Seconde Guerre mondiale.

Les élèves ont découvert l’histoire des évadés de Drancy, ce groupe de détenus juifs surpris en train de creuser un tunnel d’évasion dans les caves du camp. Ces évadés ont été mis dans le convoi n° 62 le 20 novembre 1943, direction Auschwitz. Ils ont profité de ce que le train ralentissait dans la côte de Lérouville pour sauter en marche. Certains ont été recueillis par la population locale, comme Joseph Cajgfinger et Roger Gerschel. Les familles qui les ont recueillis à Longeville-en-Barrois deviendront des « Justes parmi les Nations ».

De cette histoire vraie, les élèves ont tiré une pièce de théâtre et leur projet (le seul en Meuse) a été retenu par le Mémorial de la Shoah. « Le projet devait être lié directement à l’histoire de la déportation des juifs et si possible à l’histoire locale », rappelle Ghyslaine Schweizer.

Après avoir visité le Mémorial de la Shoah, puis participé à un voyage d’études au camp d’Auschwitz en Pologne en mars dernier, les lycéens sont montés sur les planches devant leurs camarades et professeurs. Jean Manchette, déporté meusien, était aussi présent : il a salué le travail des élèves « qui se sont souvenus de comment ça se passait dans le train. »

Si les lycéens ont ainsi rendu un hommage aux déportés, de son côté Olivier Wambecke, directeur académique des services de l’Education nationale, qui assistait à la représentation, a souligné « la qualité du travail des élèves, de l’interprétation. » Il met aussi en avant « la dimension collective du projet avec des élèves qui n’étaient pas sur scène. Par ce collectif, ils ont montré que la guerre révèle peut-être le pire de l’homme, mais aussi le meilleur ».

Les enseignantes en sont convaincues : « Cette expérience remplace tous les cours théoriques. »

K.D. 

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Médaille des justes décernée à Joséphine et Léo Vieu Suivant >> 23-05-2017

mercredi 24 mai 2017

 

 

Sur la photo on reconnait Mme BARTHELEMY, Mr Robert MIZRAHI, Dominique TIAN 1er Adjoint et Guy TESSIER. C'est une cérémonie d'hommage émouvante qui a rassemblé jeudi soir un grand nombre de personnes à l'hôtel de ville à la mémoire de Joséphine et Léo Vieu, qui ont reçu la médaille et le diplôme d'honneur des "Justes parmi les nations" remise à leur petite-fille, Nicole Rivière.

Les descendants de la famille Paoli, aidée pendant la guerre par leurs voisins, étaient présents en nombre pour témoigner de leur gratitude

Joséphine et Léo Vieu avaient caché six membres de la famille PAOLI dans leur maison de 1943 à 1944.

 

 

 

 

 

Discours de Serge Coen

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Deux classes de 3e du collège Voltaire ont visité l'exposition "Ce ne sont pas des jeux d'enfants"

mercredi 24 mai 2017

 

 

 

Après avoir érigé une stèle le 1er octobre 2016 à Barroux en l’honneur de Lucile Marie Godrie, Juste parmi les Nations, la commune d’Airvault a adhéré au réseau « Villes et Villages des Justes parmi les Nations de France ». A ce titre elle a bénéficié d’une exposition « Ce ne sont pas des jouets d’enfants » prêtée par l’institut Yad Vashem de Jérusalem. Installés dans le musée Jacques Guidez jusqu’au 29 mai, 15 panneaux retracent les conditions de vie des enfants pendant la Shoah dont seuls quelques milliers ont survécu.

Monsieur Guggenheim, vice-président du comité français pour Yad Vashem, invité par Olivier Fouillet, maire d’Airvault, présent à cette occasion aux côtés de madame Nicolas, principale du collège et des professeurs d’histoire du collège Voltaire, s’est adressé aux élèves de deux classes de 3e s’étant déplacées tout spécialement pour cette rencontre. Il a replacé les événements dans leur contexte historique et social.

 Nul doute que les élèves n’oublieront pas l’émouvant hommage rendu à ceux qui, par pure générosité, ont sauvé des vies au péril de la leur, ces combattants du silence dont il convient d’honorer le courage et l’humanité. Monsieur Guggenheim a insisté sur la nécessité absolue de faire preuve d’esprit critique et la possibilité de recourir à la désobéissance en des périodes d’exception afin que l’Histoire ne se répète pas en ces termes !

L’oubli, c’est l’exil, mais la mémoire est le secret de la délivrance,
est en effet un des messages forts de l’institut Yad Vashem.

 

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