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Rennes. Honorée pour avoir caché une petite fille juive âgée de 2 ans

mercredi 18 avril 2018

Du 13/04/2018

 

 

 

 

Rennes. Honorée pour avoir caché une petite fille juive âgée de 2 ans Pour avoir caché une petite fille juive entre 1942 et 1944, à Fougères, Angèle Breton, décédée en 1981, recevra à titre posthume la médaille et le diplôme de Justes parmi les Nations. La cérémonie aura lieu à l’hôte de ville de Rennes, mardi 24 avril, en présence d’Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France. Angèle Breton sera la seconde Bretillienne déclarée Juste parmi les nations.

L’Etat d’Israël remettra à titre posthume la médaille et le diplôme de Justes parmi les Nations à Angèle Breton. Entre 1942 et 1944, elle avait caché chez elle, à Fougères, Liliane Mazuras, une petite fille juive.

Honorée par l'Etat d'Israël

Angèle Breton est décédée en 1981, c’est son fils Raymond-Jean Breton qui la représentera pour recevoir la plus haute distinction honorifique civile de l’Etat d’Israël des mains d’Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France.

La cérémonie aura lieu à l’hôte de ville de Rennes, mardi 24 avril, en présence de la maire Nathalie Appéré et de Pierre-François Veil, président du comité français pour le mémorial de Yad Vashem.

Des jeunes invités à la cérémonie

Des élèves du collège Anne de Bretagne de Rennes et du collège Martin Luther-King de Liffré participeront à la cérémonie. Un épisode de la web-série documentaire les www.derniers.org de Sophie Nahum sera projeté en ouverture de la cérémonie.

Quinze Justes parmi les nations en Bretagne

« Quinze Justes parmi les nations ont été honorés à ce jour en Bretagne. Angèle Breton est la seconde Brétillienne après Marie-Louise Charpentier en 1990 », rappelle Catherine Korenbaum, délégué pour l’ouest de la France du comité français Yad Vashem.

Liliane Mazuras restera toujours en relation avec la famille Breton. Aujourd’hui installée en région parisienne, elle sera présente à la cérémonie du 24 avril, en mairie de Rennes.

Pascal Simon

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Israël rend hommage à des Justes de Libourne

mercredi 18 avril 2018

Du 11/04/2018

 

 

 

 

 

René et Thérèse Boussat, couple de coiffeurs libournais, reconnus Justes par Yad Vashem. Sud Ouest

La ville de Libourne est invitée cette semaine à participer aux cérémonies de la Journée du Souvenir pour la Shoah, célébrées au mémorial Yad Vashem à Jérusalem

 

A l’invitation du Comité Français pour Yad Vashem, la Ville de Libourne fait partie d’une délégation d’une dizaine de « Villes et villages des Justes parmi les Nations de France ». A ce titre, le maire de Libourne, Philippe Buisson, participera aux cérémonies de la Journée du Souvenir pour la Shoah et l’héroïsme, « Yom Hashoah », au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Cette présence en Israël est une manière de rendre hommage à Thérèse et René Boussat, et Henri Daigueperse. Ces trois Libournais reconnus comme "Justes parmi les Nations" pour avoir sauvé des familles juives pendant la 2nde Guerre Mondiale au péril de leur liberté et de leur vie.

"Au moment où la lutte contre toute forme de racisme et d’antisémitisme est plus que jamais une priorité pour notre pays et après l’ignoble assassinat de Mireille Knoll à Paris, il était opportun que la ville de Libourne s’associe à ce moment républicain" déclare Philippe Buisson.

 

Sylvain Petitjean
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La mémoire des Justes vue par les CM2

samedi 31 mars 2018

Du 26/03/2018

 

 

 

 

À l'école primaire les classes de CM2 étudient la Shoah. Ce terme désigne spécifiquement la mise à mort de près de 6 millions de Juifs d'Europe par l'Allemagne nazie et ses collaborateurs pendant la période de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd'hui les élèves ont pu découvrir le film «La mémoire des Justes» qui rend hommage aux Justes parmi les Nations et plus particulièrement aux Justes de Montréjeau. À l'occasion des Journées européennes du patrimoine 2016, Carole Pays et Céline Gras Baqué de l'office de tourisme de Montréjeau ont lancé l'idée de rendre hommage aux Justes de Montréjeau et alentours par le recueil de témoignages de descendants.

Un film sera réalisé par Florian Seube, Axel Marcial, Pierrick Fauroux, Andréa Le Foll, Quentin Lopez et Jean Beaufils, élèves du collège Bertrand Laralde de Montréjeau. On notera l'aide indispensable de Nathalie Salles leur professeur d'histoire géographie, de Jérôme Etchécopar (cinéaste bénévole), l'association des 3C et de la Communauté de communes et son office de tourisme intercommunal.

Venu en support de l'étude faite de la Shoah, ce film a touché les spectateurs. À l'issue de la séance les élèves ont pu dialoguer avec deux des descendants de Juste, Gérard Dufor dont les parents ont hébergé un jeune juif ; ils ont été honorés officiellement en 1995. Jean Tornamorell dont les parents ont hébergé un vieux médecin juif. Le film «La mémoire des Justes» est un ouvrage de mémoire qui mérite d'être vu par le plus grand nombre. C'est un bel exemple d'action citoyenne.

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Le Schindler néerlandais, sauveur d’enfants juifs, meurt à 107 ans

samedi 31 mars 2018

Du 27/03/2018

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, rencontre Johan van Hulst, qui avait sauvé des enfants juifs pendant la Shoah lors d'un voyage d'état aux Pays-Bas en 2012 (Capture d'écran : YouTube)

 

 

 

Johan van Hulst, directeur du séminaire religieux protestant, avait fait s'échapper aux côtés de résistants des Juifs tombés entre les mains des nazis.

Johan van Hulst, responsable d’un séminaire néerlandais qui avait sauvé des centaines d’enfants Juifs pendant l’Holocauste et qui était devenu sénateur, est mort à l’âge de 107 ans.

Van Hulst et des résistants avaient placé des enfants en sécurité pendant plusieurs mois. Il était le directeur du séminaire religieux d’Amsterdam qui possédait une cour qui jouxtait la crèche installée dans une structure dans laquelle les nazis et les collaborateurs emprisonnaient les Juifs avant leur départ dans les camps de concentration. 

Feu le directeur, qui est mort jeudi, avait dissimulé dans son école des enfants sortis de la crèche de Hollandsche Schouwburg, que lui et ses camarades de lutte faisaient passer à travers la haie qui séparait les deux cours. De là, les résistants et les combattants emmenaient les enfants dans des maisons où ils étaient en sécurité, parfois dans des paniers de linge ou en bicyclette, en prétendant que ces enfants étaient les leurs.

Le mémorial et musée israélien de la Shoah de Yad Vashem avait reconnu en 1973 Van Hulst comme un Juste parmi les nations – un titre délivré aux non-Juifs qui ont risqué leurs vies pour sauver des Juifs pendant la Shoah.

En 2012, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait rendu hommage à Van Hulst au cours d’une visite d’Etat aux Pays-Bas. Cette année-là, l’héroïsme de Van Hulst avait été immortalisé dans un film intitulé « Sussman ».

« Nous le disons, ceux qui sauvent une vie sauvent tout l’univers. Vous avez sauvé des centaines d’univers. Je veux vous dire merci au nom du peuple Juif mais également au nom de l’humanité », avait dit Netanyahu à Van Hulst qui, après l’Holocauste, était devenu sénateur pour le parti de l’Appel démocratique chrétien.

En 1943, un responsable du ministère de l’Education appelé Fieringa avait découvert plusieurs enfants juifs à l’école Hervormde Kweekschool de Van Hulst et avait demandé ce que signifiait leur présence en ces lieux, et s’ils étaient juifs. Dans un entretien réalisé en 2012, Van Hulst s’était souvenu lui avoir dit après un long silence : « Vous n’attendez pas véritablement de moi que je vous réponde, n’est-ce pas ? »

Fieringa, un inspecteur, n’avait rien rapporté de ce qu’il avait vu

La cour du nouveau National Holocaust Museum à Amsterdam. C’est via cette cour que des centaines d’enfant s juifs ont été clandestinement confiés à des familles hollandaises durant la Shoah, le 15 janvier 2017 (Crédit : Matt Lebovic/Times of Israel)

 

Le terrain où se trouvait l’école Hervormde Kweekschool accueille dorénavant le musée national de l’Holocauste des Pays-Bas. Sur le mur conjoint, une exposition permanente en hommage à Van Hulst est à découvrir.

De plus, Yad Vashem a reconnu au début du mois comme Juste un policier de la ville de Beverwijk, près d’Amsterdam, et son épouse ainsi qu’un autre couple, Willem et Ali Bleeker, pour leur sauvetage d’une fillette juive, Dolly Drilsma. Le couple Bleeker avait caché la petite fille dont les parents vivaient dans la clandestinité, sans elle.

Quand la famille Bleeker avait soupçonné que les nazis les observaient, ils avaient confié Dolly au policier, Leo van der Hoorn. Quelques jours plus tard, ses parents avaient été découverts et envoyés à la mort. En tant qu’agent de police servant les forces d’occupation nazies, van der Hoorn risquait de dures sanctions, notamment une exécution sommaire.

Les Pays-Bas enregistrent plus de 5 000 Justes parmi les nations, le chiffre le plus important au monde après la Pologne.

Le pays présente également le taux de décès le plus élevé parmi les Juifs durant la Shoah de toute l’Europe occidentale occupée par les forces allemandes, en raison d’une partie de la population qui avait trahi les Juifs et de la collaboration des locaux avec les nazis. 

JTA

 


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Le témoignage de Jacques Bachmann, juif de 10 ans en 1939 à Châlons-en-Champagne

mardi 20 février 2018

Champagne-Ardenne du 22/02/2018

 

 

 

 

 

 

 


Jacques Bachmann devant les collégiens © Radio France - Philippe Rey-Gorez Jacques Bachmann a rencontré ce lundi des élèves du collège Duruy de Châlons-en-Champagne. Il connait bien la ville, où sa famille vivait en 1939. Grace au courage de ceux qu’on appelle les Justes, elle a échappé à la déportation.

Châlons-en-Champagne, France

Le témoignage d'un homme de 89 ans, ce lundi, devant des élèves de 3° du collège Duruy de Châlons-en-Champagne : Jacques Bachmann, de confession juive, avait 10 ans en 1939. Il habitait à Châlons avec ses parents et ses 3 frères et sœurs.  C'est avec l'aide d'hommes et des femmes qui ont pris des risques que la famille a pu échapper à l'horreur de la déportation. Certains ont même reçu le titre de "Justes parmi les nations", plus haute distinction honorifique décernée par l'état d'Israël à ceux qui ont sauvé des juifs.  Aujourd'hui Jacques Bachmann se fait un devoir de témoigner auprès des jeunes générations. 

En 1939, les parents de Jacques Bachmannn tiennent un commerce rue d’Orfeuil. Son père est fourreur. 

Le petit Jacques a deux grands frères, Jean et Pierre, et une sœur cadette, Nicole. Dès la victoire de l’Allemagne, les choses se gâtent. Les juifs doivent se déclarer, ils n’ont plus le droit d’être propriétaires. Henry Bachmann doit même vendre fictivement son magasin à son comptable. Il le récupérera après la guerre. 

Parce que la famille Bachmann s’en est sortie. Des gens l’ont aidée, au péril de leur vie. Les Bachmann ont réussi à se cacher le jour même où les Allemands venaient les arrêter, en sa cachant chez des amis à Epernay.  Ce sera ensuite la fuite, en train, et après tout un périple, ils parviennent à passer en zone libre, à Villeneuve-sur-Lot. 

Mais en 1942, toute la France devient occupée. La relative tranquillité de la famille se transforme en peur de tous les instants. La milice de Darlan, la police et la gendarmerie françaises traquent les juifs, les communistes, les résistants. Un couple de résistants, justement, a un réseau, ce qui permet aux réfugiés de se cacher quand il le faut, dans des fermes. C’est grâce à Marie et Bertrand Fabre que la famille Bachmann échappe aux grandes rafles de 1944. A l’initiative de Jacques Bachmann, le couple a reçu le titre de « Justes parmi les nations » en 2013.   

Ce récit, Jacques Bachmann l'a déjà consigné dans un livre, "être juif à 10 ans en 1939, sauvé par mes Justes », mais il veut aussi rencontrer les jeunes. La venue de jacques Bachmann au collège Duruy était dans le cadre d'un enseignement pratique interdisciplinaire ( EPI).  Réalisé sur l'année, il s'appelle "chemins de mémoire". C’est au pluriel, puisque le parcours d'une autre jeune juive chalonnaise est étudié. Solange Ast, elle, est morte en camp de concentration. Une salle porte aujourd'hui son nom, au Palais des sports Pierre de Coubertin de Châlons-en-Champagne.

Bien après la guerre, Jacques Bachmann a suivi des études  à Paris, avant de devenir journaliste-photographe pour les magazines Maison et Jardin et Vogue Déco. Il vit à Niort depuis une vingtaine d'années.

Philippe Rey-Gorez


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Eure-et-Loir : hommage aux justes de la nation à Lormaye

mardi 6 février 2018

Du 04/02/2018

 

 


 

Une centaine de personnes étaient réunies à la salle des fêtes de Lormaye en Eure-et-Loir / © Didier Le Pape Une centaine de personnes étaient réunies à la salle des fêtes de Lormaye en Eure-et-Loir ce dimanche pour la remise de la médaille des justes à titre posthume à Albert et Lucienne Jouvelin.

Solange Lehman était présente à cette cérémonie c'est à sa demande que le comité Yad Vashem a décerné le titre de justes parmi les nations aux époux Jouvelin. Solange, enfant, a en effet été hébergée, nourrie et protégée par le couple de 1942 à la Libération.

Tout commence en juillet 1942 : Solange est envoyée par sa mère en Eure-et-Loir à Lormaye après la rafle du Vel d'Hiv.
A 11 ans elle est adoptée par les six enfants de la ferme des Jouvelin. La petite Juive parisienne va même prendre leur nom. Elle intègre ainsi l'école du village située non loin de la Kommandantur.

Romain Lehman est le petit fils de Solange, présent ce dimanche à la cérémonie. Il insiste sur le devoir de mémoire vis-à-vis des justes qui ont sauvé de précieuses vies pendant la guerre.

Bientôt, un arbre sera planté au sein du village de Lormaye à la mémoire des époux  Jouvelin et une rue leur sera dédiée.

Arnaud Moreau

 

Reportage de Didier Le Pape



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