Actualités

Neuvy-en-Sullias : un couple de Justes reçoit les honneurs

vendredi 7 décembre 2018

Du 02/12/2018

 

 

 

 

Au cours de la cérémonie à Neuvy-en-Sullias (Loiret), Serge Vanry prononce quelques mots en mémoire de ceux qui l'ont sauvé de la barbarie Nazie. / © Antoine Morel / France 3 Centre-Val de Loire
A Neuvy-en-Sullias (Loiret) où ils résidaient, Marguerite et René Poignard ont reçu ce dimanche 2 décembre 2018, la médaille des Justes parmi les nations à titre posthume. Une distinction pour honorer ceux qui ont sauvé des juifs pendant la seconde guerre mondiale.

En 1942, ce couple d’agriculteurs a accueilli et caché le petit Serge Vanry, 11 ans, l’un des enfants d’une famille de juifs-polonais installée à Paris.

Serge avait pris un train pour Orléans et rejoint la ferme de René et Marguerite Poignard. Ils l'ont accueilli et caché pendant toute la durée de la guerre. 

Devenu grand, Serge s'est battu pour que les époux Poignard soient reconnus comme Justes parmi les nations. Présent à la cérémonie, il a vu son souhait se réaliser et une plaque être érigée en l'honneur de ses sauveurs.

C'est Robert Poignard (89 ans), le fils des époux, qui devait recevoir la médaille au nom de ses parents à titre posthume. Il n’a finalement pas pu être présent pour des raisons de santé.

En Centre-Val de Loire, 243 hommes et femmes ont été reconnus Justes parmi les nations.

Amélie Rigodanzo

Lire la suite

En souvenir des Justes parmi les nations

vendredi 7 décembre 2018

Du 28/11/2018  

 

 

 

Liliane Bidault et Michel Daubord, pour la Ville, et Denise Morissé, pendant la cérémonie. © Photo NR

A la demande de la famille Morissé, la mairie de Mézières-en-Brenne est dépositaire de la médaille et du diplôme déclarant Thérèse et Henri Morissé Justes parmi les nations.
A la fin du mois d’août 1942, avertis d’une rafle imminente de juifs, bravant le danger, le couple a caché, pendant trois semaines, Lore et Fritz Kroch et leurs enfants, dans un cabanon, au milieu des vignes.
La famille Kroch n’a pas oublié cet acte courageux, ni le soutien de la population de la commune. En 2012, Amatsia Kashti, petit-fils de Lore et Fritz Kroch, est venu à Mézières. Puis il a entrepris une démarche auprès du mémorial Yad Vashem, de Jérusalem, pour que Thérèse et Henri Morissé soient déclarés Justes parmi les nations. Désormais, leur nom est gravé sur le mur d’honneur du Jardin des Justes.
A l’initiative de Denise Morissé, belle-fille de Thérèse et Henri Morissé, la médaille et le diplôme des Justes ont été remis à la municipalité de Mézières. « Je ne voulais pas garder cette distinction pour moi, a expliqué Mme Morissé. Avec le temps, elle risquait d’être égarée»
La médaille est désormais accrochée à un mur de la salle v des mariages de la mairie, pour que les générations futures se souviennent. Un fascicule relatant l’histoire des familles Morissé et Kroch a été édité par la Ville.

Lire la suite

Saint-Aubin : Une plaque dans l'école pour honorer des Landais "Justes parmi les Nations"

vendredi 7 décembre 2018

Du 25/11/2018

 

 

 

 

 

 

 

Les descendants des familles Juste et Larrazet pose avec Alain Geller, le fils d'Esther, une jeune fille juive sauvée par leurs familles pendant la seconde Guerre Mondiale. © Radio France - François-Pierre Noel Une cérémonie a été organisée par la mairie de Saint-Aubin en l'honneur de deux familles, reconnues "Justes parmi les Nations", les Larrazet et les Juste. Elles ont aidé à cacher la famille juive Oehlgisser pendant la Seconde Guerre Mondiale, de 1942 jusqu'à la la Libération en 1945. 
Alain Geller ne peut retenir ses larmes quand il entend l'histoire de sa famille, racontée par deux jeunes enfants de l'école primaire de Saint-Aubin : "Ces enfants-là, ça aurait pu être ma mère et ma tante. Ils ont raconté l'histoire à la limite mieux que moi je la connaissais". Il est le fils d'Esther, toute jeune lors de la seconde Guerre Mondiale et qui a été sauvée par les familles Juste et Larrazet.  

Une histoire qui marque les esprits

En 1942, la pression s'intensifie sur les juifs français qui vivent sous l'occupation allemande. La famille Oehlgisser vit à Paris et avait comme voisin, Jules-Henri et Simone Juste qui décide de proposer à leurs voisins de fuir dans les Landes, là où l'armée allemande est moins présente et où ils ont plus de chances de ne pas se faire déporter. Ils arrivent sur la commune de Saint-Aubin en mars 1942, dans la ferme des Larrazet.  Les deux filles et leur mère seront ensuite hébergées par les sœurs au couvent de Saint-Vincent-de-Paul. Le père Oehlgisser sera quand à lui exfiltré par Pierre Larrazet à travers les lignes ennemies pour qu'ils puissent se réfugier dans un endroit proche de Vichy. 

Des retrouvailles touchantes

Jacqueline Juste, belle-fille de ceux qui ont aidé les Oehlgisser à fuir, était pressé de revoir Alain Geller : "Il y avait ici, une secrétaire de mairie qui avait avertit la famille Juste en disant, vous risquez la vie de toute la population là". Alain se sent avec les descendants des Juste et Larrazet, comme "en famille". 

Une plaque inaugurée à l'école de Saint-Aubin

Les deux petites filles sauvées à l'époque, Esther et Charlotte n'ont pas pu être présentes lors de l'inauguration de cette plaque qui rend hommage à Julien-Henri, Simone, Marthe-Agnès Juste et Cécile et Pierre Larrazet. Mais Alain, le fils d'Esther a pris en vidéo tous les descendants pour les montrer aux deux rescapés, qui vivent aujourd'hui dans le Nord de la France. 

La plaque qui rend hommage aux familles Larrazet et Juste pour leurs actes héroïques © Radio France - François-Pierre Noel
Dans les Landes, le comité Yad Vashem, qui honore et fait reconnaître les Justes parmi les Nations, compte 18 familles landaises ayant aidé les juifs à se cacher lors de la seconde Guerre Mondiale. Les familles Juste et Larrazet ont été reconnues "Justes parmi les Nations" en 1992. 

François-Pierre Noël
Lire la suite

Sœur Cecylia, religieuse polonaise et Juste parmi les nations, est décédée

vendredi 7 décembre 2018

Du 24/11/2018

 

 

 

 

Sœur Cecylia Maria Roszak / Piotr Jantos/AFP Elle était la religieuse la plus âgée au monde. Née en 1908, Sœur Cecylia Maria Roszak avait obtenu le titre de « Juste parmi les Nations » pour avoir protégé une dizaine de juifs durant la guerre.

 

La religieuse la plus âgée du monde, une dominicaine polonaise, qui avait aidé des résistants juifs à échapper aux nazis, est décédée à Cracovie à l’âge de 110 ans. Sœur Cecylia Maria Roszak avait reçu le titre de Juste parmi les Nations du monde décerné par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem.

Née en 1908 dans la région de Poznan (ouest), elle est entrée en 1929 au couvent Na Grodku à Cracovie, après avoir étudié le commerce. Elle y a prononcé ses vœux perpétuels cinq ans plus tard. En 1938, elle est envoyée avec d’autres de ses sœurs à Vilnius (à l’époque ville polonaise, aujourd’hui capitale de la Lituanie) pour participer à la fondation d’un second couvent. Cependant, le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale les en a empêchées.

 Mouvements clandestins sionistes

Pendant deux ans, Vilnius est sous occupation soviétique, puis sous occupation allemande après l’invasion des nazis. C’est alors que Sœur Roszak et ses sœurs, dirigées par leur supérieure, Mère Bertranda, cachent 17 membres de la résistance juive dans leur couvent, risquant ainsi leur vie. Selon le Centre mondial de la mémoire de la Shoah de Yad Vashem, les Juifs qui ont trouvé refuge dans le couvent appartenaient à des mouvements clandestins sionistes illégaux.

« Malgré l’énorme différence entre les deux groupes, des relations très étroites se sont nouées entre les religieuses chrétiennes et les juifs laïcs de gauche », indique le Centre dans une page biographique consacrée à Mère Bertranda. « Les résistants ont trouvé refuge derrière les murs du couvent ; ils ont travaillé avec les religieuses dans les champs et ont poursuivi leur activité politique. Ils ont appelé la mère supérieure du couvent Ima (mère en hébreu). »

Peu après, cette dernière a finalement quitté le couvent, reprenant son nom civil d’Anna Borkowska.

Justes parmi les Nations

En 1941, les réfugiés juifs décident de quitter le couvent pour retourner dans le ghetto juif et aider à y établir la résistance. La supérieure continua alors à les aider

« à faire passer des armes et des fournitures à l’intérieur ». En septembre 1943, Mère Bertranda est arrêtée, le couvent de Vilnius est fermé et les religieuses sont dispersées. Sœur Roszak rentree à Cracovie. Mais là encore, le couvent a été fermé et les sœurs expulsées.

Ce n’est qu’en 1947, que les dominicaines reprennent la vie communautaire au couvent Na Grodku où Sœur Roszak a exercé les fonctions de concierge, d’organiste et de chantre au fil des ans et plusieurs fois comme prieure.

Toutes les religieuses du couvent de Vilnius ont reçu la distinction de « Justes parmi les nations » décernée par le Mémorial de Yad Vashem.

Le 25 mars 2018, pour son 110e anniversaire, elle a reçu la visite de l’archevêque de Cracovie, Mgr Marek Jedraszewski. Il y a quelques années, déjà largement centenaire, elle avait confié à d’autres religieuses que « la vie est belle, mais bien trop courte ».

Anne-Bénédicte Hoffner 

 

Lire la suite

Après 70 ans, le fils d’une Juste rencontre l’enfant que sa famille avait cachéee

samedi 24 novembre 2018

Du 21/11/2018

 

 

 

La rencontre entre Alain Quatreville et Charlotte Ademan (Crédit: capture d'écran JDD/Dailymotion)
Charlotte Adelman, qui vit aujourd'hui en Arizona, a été contactée par le fils de celle qui l'avait cachée durant 9 mois en 1940.

Âgée de 86 ans, Charlotte Adelman, née Rozencwajg, a rencontré il y a quelques jours le fils de Lea Quatreville qui l’avait cachée durant 9 mois, en 1940 à Beaumont en Argonne.

C’est lui, Alain Quatreville, 78 ans, qui ne l’avait pas revu depuis la libération qui a retrouvé sa trace sur Facebook, après « plus de soixante-dix ans sans nouvelles, » regrette-t-il dans le JDD qui a participé à la rencontre. 

Il le regrette car sa mère est restée longtemps dans « l’angoisse » de ne pas savoir ce qu’était devenue « Lotte » comme elle l’a surnommée, se souvient-il.juste

« Dans ses Mémoires, maman écrivait qu’elle l’aurait adoptée après la guerre s’il avait fallu, » raconte Alain, professeur de mathématiques à la retraite.

« À partir de 1942, de nombreux juifs ont été envoyés dans les Ardennes pour travailler aux champs. Parmi eux, le père de Charlotte, un Polonais réfugié à Paris avant-guerre, qui est arrivé à Beaumont-sur-Argonne avec ses enfants, Max et Charlotte, mais sans son épouse, prise dans la rafle du Vél d’Hiv et déportée à Auschwitz, » rappelle le journal.

Le père de Charlotte a aussi été sauvé, par François Pelzer de la ferme de Maugré à Carignan rappelle l’Association française des Justes parmi les Nations.

Lea et André son mari ont été reconnus par Israël comme Justes parmi les Nations.




Lire la suite

Pontault-Combault : Jean Zylber a échappé à Drancy et Auschwitz grâce aux Nadaud

mardi 20 novembre 2018

Du 18/11/2018

 

 

 

 

Pontault-Combault, ce dimanche matin. Jean Zylber embrasse Françoise, l’une des trois petites-filles (à dr.) de Marcel et Maximilienne Nadaud, un couple de Pontault qui l’a sauvé des nazis en le cachant lorsqu’il était enfant. LP/Marine Legrand Jean Zylber, 86 ans, a témoigné lors de la remise du titre de « Justes » à Marcel et Maximilienne Nadaud, qui l’ont caché de 1942 à 1947 à Pontault pour le sauver des nazis.

Des sanglots qui déchirent la salle. De chaudes larmes qui roulent sur les joues du public. L’émotion était terriblement intense, dimanche matin, à Pontault-Combault, lors de la cérémonie au cours de laquelle le titre de « Justes parmi les nations » a été remis à un couple de la ville, à titre posthume, via leurs trois petites-filles.

Marcel et Maximilienne Nadaud ont caché des nazis le petit Jean Zylber, un enfant juif de 10 ans, entre 1942 et 1947. Les parents de Jean avaient prévu de revenir le chercher après leur fuite. Mais Jean ne les reverra jamais : ils furent arrêtés à la frontière italienne, déportés à Drancy puis à Auschwitz où ils sont morts en 1943.

Aujourd’hui, Jean a 86 ans. C’est lui qui a tenu à honorer la mémoire de ses parents adoptifs qui lui ont sauvé la vie grâce à ces cinq années de purs amour et altruisme.

Au micro, devant les petites-filles Nadaud, sa voix se brise. Il s’écroule, trop ému. Puis l’homme se ressaisit et passe la parole à son fils Benjamin, qu’il a chargé de lire ses souvenirs de l’époque.

Jean y décrit l’armoire dans l’appartement familial parisien où son père avait aménagé une planque si besoin, « la rafle du Vel d’Hiv et le scellé posé sur notre porte », ses parents « qui demandent aux Nadaud de me garder chez eux, à Pontault-Combault, rue du Bois-Saint-Martin ».

Pontault-Combault, ce dimanche. Jean Zylber a eu la voix brisée par l’émotion en prenant la parole. LP/Marine Legrand

« Marcel et Maximilienne ont pu se procurer une carte d’alimentation pour moi grâce à une complicité, c’est comme si cela m’avait donné une existence. Et j’allais à l’école Emile-Pajot avec mon vrai nom, Zylber. » Jean vivait dans la maison des Nadaud, coupait du bois, nourrissait leur cochon… Un quotidien simple et rempli d’affection.

« Nos voisins connaissaient sans doute mes origines mais personne ne m’a dénoncé, souligne-t-il. Les Nadaud m’ont gardé jusqu’à la fin de la guerre avec cet esprit de générosité particulièrement marqué, comme souvent chez les gens de condition modeste. Grâce à eux, je n’ai pas connu Auschwitz et ses fours crématoires. » Puis Jean partira à Chicago (Etats-Unis) chez sa tante Ruth, qui s’occupera de lui « comme de son propre fils » durant douze ans.

Dimanche, le « comportement exemplaire, discret et efficace » du couple Nadaud est entré dans l’histoire, se réjouit le Pontellois Patrick Barone, fils et petit-fils de Justes : « Nous avons inauguré une stèle des Justes dans le parc de la mairie où leur nom est désormais gravé à tout jamais », annonce Gilles Bord (PS), le maire.

Marine Legrand

Lire la suite