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Bressuire - Aimé et Jeanne rejoignent les Justes

dimanche 29 mai 2016

Du 19/05/2016

 

 

 

 

Janie Sochard a reçu la médaille des Justes parmi les nations pour Aimé et Jeanne Sochard. Elle a rencontré, hier, Françoise Baum, qui représentait Régine Goldblat.

Le couple Sochard vient d’être fait Juste parmi les nations. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces Bressuirais ont sauvé Régine Goldblat.

Elle s'appelait Régine, elle avait 16 ans. Ses voisins, Aimé et Jeanne Sochard, ont sauvé l'adolescente juive de la barbarie nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Ce couple de Bressuirais a été fait Justes parmi les nations (*). Hier, pour la remise de la médaille et du diplôme des Justes à Janie Sochard, leur petite-fille, la salle des mariages de l'hôtel de ville était comble.

En 1940, Binem et Liba Goldblat, accompagnés de leur fille Régine, fuient Paris, l'invasion nazie et la politique antisémite. Ils arrivent à Bressuire, où vit le frère de Liba, et louent un appartement rue Georges-Lorand. Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1942, date de la première rafle de Bressuire, les gendarmes arrêtent la famille Goldblat. Grâce à la persévérance de ses parents, Régine, née française, est relâchée. Eux sont déportés à Auschwitz. De sa famille, seul son cousin Léon Rotsztejn reviendra des camps.

Le geste le plus important

« Elle est rentrée seule chez elle », raconte Françoise Baum, petite-cousine de Régine. Cette dernière représente la nonagénaire qui n'a pu faire le déplacement de Lyon. « Spontanément, Mme Sochard est venue la voir, poursuit Françoise Baum. Elle lui a proposé de venir partager leur repas. C'est pour elle le geste qui reste le plus important. »
L'adolescente passe ses soirées chez les Sochard. Le 30 janvier 1944, le gendarme Compain prévient Aimé et Jeanne Sochard de l'éminence d'une nouvelle rafle. Une chaîne de solidarité se met en place pour sauver Régine. L'adolescente trouve refuge chez Mme Mennecé, une voisine, puis sous une couverture dans la voiture d'Aimé Sochard. Elle sera ensuite cachée à Montchamp, en Vendée, chez Berthe Guedon, une parente de Jeanne Sochard.
Aimé et Jeanne Sochard ont été fait Justes grâce à leur petite-fille, Janie. « Je l'ai fait pour eux, mais aussi pour mes petits-enfants, et pour mon père qui a parcouru 100 km à vélo pour aller jusqu'à Montchamp trouver un nouvel abri pour Régine. C'est notre devoir de mémoire. »
Après deux ans de démarches soutenues par l'historien Dominique Tantin, la nouvelle est tombée en mai. « J'étais très émue que cela ait abouti, confie Janie Sochard. J'en ai encore le cœur qui palpite à fond. »

Marion Michel
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Sur la trace des Justes du Puy-de-Dôme

samedi 28 mai 2016

Du 15/05/2016
Sabino Moustacchis, président du Centre culturel Jules-Isaac, et Julien Bouchet, historien, présentent et .? - photo pierre couble Sabino Moustacchis, président du Centre culturel Jules-Isaac, et Julien Bouchet, historien, présentent et .? - photo pierr
Ils sont anonymes ou reconnus comme Justes. Un travail d’historien est en cours pour retrouver ceux qui, dans le Puy-deDôme ont sauvé des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

Quand il a sorti son livre L'Auvergne des Justes, en novembre dernier, Julien Bouchet, historien à l'Université Blaise-Pascal, ne se doutait pas du succès qu'il rencontrerait.

Non seulement l'ouvrage était épuisé en un mois (il a été réédité depuis) mais il a reçu, aussi, « une cinquantaine de courriels et de lettres », des témoignages de personnes qui ont sauvé des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ou qui connaissent des personnes l'ayant fait.

Un site Internet mis en ligne  à l'automne

Aujourd'hui, avec le rectorat de Clermont, l'Université Clermont Auvergne, les archives départementales, le centre culturel Jules-Isaac, l'historien passe, comme il dit, à « l'Acte II des Justes d'Auvergne ». Une « collecte » de témoignages doit être entreprise et chacun est invité à se manifester (*). « Il s'agit, dans un premier temps, d'une démarche historique et mémorielle », précise Julien Bouchet. « Et ce sera organisé à l'échelle locale », ajoute Sabino Moustacchis, président du Centre culturel Jules-Isaac.

L'objectif de la démarche est de réunir de nouveaux documents, dans l'intérêt des familles mais aussi des passionnés d'histoire, des chercheurs, des enseignants…

Une partie des sources sera disponible, gratuitement, sur un site Internet qui sera mis en ligne à l'automne par Jean-Philippe Luis, directeur de la maison des sciences de l'Homme de l'Université Blaise-Pascal. Une « journée des témoins » devrait être organisée à l'automne et, pourquoi pas ?, de nouveaux dossiers de Justes parmi les Nations instruits.

(*) contact. justes@gmail.com

Véronique lacoste-Mettey

 

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VIRIEU-SUR-BOURBRE - Xavier et Marie-Françoise de Virieu élevés au rang de “Justes parmi les Nations”

samedi 28 mai 2016

Du 09/05/2016

 

 

 

Les Nord-Isérois Xavier et Marie-Françoise de Virieu seront élevés, à titre posthume, au rang de “Justes parmi les Nations”. Une cérémonie exceptionnelle et historique sera organisée le 17 juillet au château de Virieu, là même où, de 1942 à 1943, deux familles juives polonaises ont été cachées. C’est d’ailleurs l’un des descendants d’une de ces familles, 70 ans après, qui, depuis les États-Unis, a repris contact avec les enfants de ces sauveurs viriaquois. C’est grâce à cette démarche que la reconnaissance honorifique a pu être possible. La présence de ces Américains, lors de cette cérémonie, n’a pas encore été confirmée. Il s’agit de la plus haute distinction décernée par l’État d’Israël à des étrangers.

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Vire - À Jérusalem, un hommage rendu à la Viroise Madeleine Herbert

dimanche 22 mai 2016

Du 17/05/2016

 

 

 

 

La fille de Madeleine Herbert, Monique-Marie Rivoallan, avec la photo de sa mère, nommée Juste en 2011. -
Le maire de Vire était en Israël la semaine dernière pour rendre hommage à Madeleine Herbert-Lacroix.

Recueilli comme son propre fils

Plusieurs maires des villes et villages des Justes étaient du voyage. Les Justes désignent les personnes qui ont mis leur vie en danger pour sauver des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

À Vire, Madeleine Herbert a sauvé le jeune Jacques Goldnadel, alors qu’elle était vendeuse de prêt-à-porter dans la boutique « Au chic de Paris », rue Chaussée. Alors que le père de Jacques était dans un sanatorium à Dreux, sa mère, Rivka, tenait encore la boutique.

Un soir de printemps 1942, les gendarmes de Vire et la Gestapo demandent le lieu de résidence du père de famille. Mais Rivka Goldnadel refuse. Elle est arrêtée par les autorités allemandes le lendemain, avant d’être déportée vers Auschwitz où elle mourra à l’âge de 35 ans.

Quant au petit Jacques, Rivka Goldnadel l’avait confié à Madeleine Herbert la veille de son arrestation. Il restera deux ans à Mortrée, dans l’Orne, recueilli chez la sœur de Madeleine. Après des dénonciations, Madeleine Herbert a décidé d’emmener Jacques en zone libre, en 1944, « le faisant passer pour son fils ». Aujourd’hui, il vit en Israël.

Le maire de Vire à Jérusalem la semaine dernière devant un monument du mémorial de Yad Vashem avec (à droite) la fille de Jacques Goldnadel, Sabine Soussan.

Une plaque à Vire

 

À Jérusalem, une cérémonie était organisée au jardin de Yad Vashem où Marc Andreu Sabater et la fille de Jacques Goldnadel ont apposé un œillet blanc devant le nom de Madeleine Herbert, qui figure sur un monument. « Ma mère me parlait toujours de Jacques », note aujourd’hui sa fille Monique-Marie Rivoallan.


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Se battre pour maintenir l’histoire juive polonaise vivante

vendredi 13 mai 2016

Du 30/04/2016

 

 

 

 

A l’occasion de l’ouverture du nouveau musée en l’honneur des Polonais ayant sauvé des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, Sebastian Rejak affirme que son pays travaille dur pour montrer une autre image de la Pologne occupée par les nazis à la prochaine génération

Sebastian Rejak, envoyé spécial de la Pologne pour les relations avec la diaspora juive

Bien qu’il n’ait pas rencontré de Juifs jusqu’à la fin des années 1990, Sebastian Rejak, dans son rôle d’envoyé du ministère polonais des Affaires étrangères auprès de la diaspora juive a passé les deux dernières années et demie à cultiver assidûment ses relations avec les communautés juives en Europe et en Amérique du Nord, afin d’améliorer les liens de son pays avec le monde juif.

Avant sa prise de poste diplomatique, Rejak, qui vient d’une famille catholique traditionnelle de Lublin, a étudié le judaïsme et l’histoire juive et a acquis une connaissance pratique de l’hébreu.

Il est membre de la Société polonaise d’études juives et est également l’auteur de deux livres « Identités juives en Pologne et en Amérique : L’impact de la Shoah sur la religion et l’ethnie » et « L’enfer du choix : les Polonais et l’Holocauste. »

Aujourd’hui, après avoir passé des décennies à étudier la riche histoire juive polonaise, Rejak a déclaré dans une récente interview au Times of Israel qu’il ne peut pas imaginer une situation dans laquelle la Pologne serait dépourvue de Juifs. Comme il le dit : « Il est impossible pour moi d’imaginer la Pologne sans Juifs. Ce serait une énorme perte pour la Pologne ».

Plus récemment, il a travaillé sans relâche afin de mieux faire connaître le nouveau Musée Ulma pour les polonais ayant sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a été officiellement ouvert à Markowa, un village du sud-est de la Pologne, le 17 mars dernier, en présence du président Polonais Andrzej Duda et du grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich.

Comme l’a reconnu Rejak dans une interview à Varsovie, le jour précédant l’ouverture, ce musée représente une étape importante pour la Pologne, une chance d’améliorer son image aux yeux des juifs et de la communauté internationale. À son avis, le nouveau musée, financé par le village de Markowa et le ministère polonais de la Culture et du Patrimoine national, servira de modèle positif aux jeunes Polonais.

Monument en mémoire de la famille Ulma, exécuté par les nazis en 1944 pour avoir accueilli des Juifs dans le village polonais de Markowa (Crédit : Wojciech Pisz)

Monument en mémoire de la famille Ulma, exécuté par les nazis en 1944 pour avoir accueilli des Juifs dans le village polonais de Markowa (Crédit : Wojciech Pisz)

La jeune génération, il a noté, apprécie la richesse de la culture juive et la considère comme faisant partie intégrante de l’histoire polonaise. « Elle fait inextricablement partie de ce que nous sommes en tant que Polonais, » dit-il. « Mais à mon grand regret, il y a encore un certain degré d’antisémitisme en Pologne. »

Le musée, qui a mis près de huit ans à ouvrir ses portes, honore les polonais ayant sauvé des Juifs, mais se concentre particulièrement sur Jozef et Wiktoria Ulma, un couple d’âge mûr de Markowa. En 1942, quand la chasse aux Juifs s’est intensifiée, huit Juifs demandèrent aux Ulmas leur aide, et ceux-ci ont accepté de les abriter. En échange, ces Juifs ont travaillé dans leur ferme.

Le couple polonais Jozef et Wiktoria Ulma, des Justes parmi les Nation (Crédit : Domaine public)

Le couple polonais Jozef et Wiktoria Ulma, des Justes parmi les Nation (Crédit : Domaine public)

Le 24 mars 1944, la police allemande, agissant sur les dires d’un informateur polonais, a mortellement tiré sur les Ulmas, leurs six enfants et les Juifs qu’ils abritaient. En 1941, le gouverneur allemand de la Pologne occupée, Hans Frank, avait émis une ordonnance interdisant aux Polonais d’aider les Juifs sous peine de mort.

Yad Vashem, le centre de recherche et d’éducation sur l’Holocauste à Jérusalem, a reconnu les Ulmas comme Justes parmi les nations en 1995. Une dizaine d’années plus tard, le Vatican a lancé un processus de béatification pour conférer le statut de Saints à la famille Ulma.

Rejak a suggéré que la Pologne contemporaine a puisé dans l’héroïsme des Ulmas afin de compenser le désastre, en termes de relations publiques, provoqué par la publication en 2001 du livre de Jan Tomasz Gross, « Voisins ».

Historien américain et polonais ayant quitté la Pologne en 1969, Gross a étudié le pogrom de 1941 dans la ville de Jedwabne au nord de la Pologne, au cours duquel une foule de Polonais antisémites, encouragée par les Allemands, a brûlé une grange avec plusieurs centaines de Juifs confinés à l’intérieur.

Un historien juif américain Jan Tomasz Gross, d’origine polonaise, parlant aux médias polonais, le 28 août 2015 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le livre a suscité un débat passionné en Pologne car il a terni l’idée chère à ce pays selon laquelle les Polonais ont été les victimes de l’agression nazie. Dans le livre « Voisins », ils sont apparus sous une lumière bien différente, comme les oppresseurs haineux des Juifs.

Pour les Juifs de la Diaspora, Jedwabne semblait confirmer leurs pires soupçons sur les Polonais, l’antisémitisme ayant été un phénomène répandu dans la Pologne d’avant-guerre. Pendant l’Holocauste, un groupe de collaborateurs et d’informateurs polonais ont pourchassé les Juifs. Apres la Seconde Guerre mondiale, en 1946, un pogrom a éclaté dans la ville de Kielce. Et dans le sillage de la campagne antisémite de 1968 – présentée comme une réponse antisioniste au soi-disant bellicisme israélien durant la guerre des Six Jours en 1967 – plus de 10 000 Juifs ont été chassés de Pologne.

Cependant, l’histoire de la famille Ulma a donné l’occasion au gouvernement polonais de contrer les conceptions négatives des juifs au sujet de la Pologne, où 3,3 millions de Juifs vivaient à la veille de la guerre. Rejak a convenu que les événements de Markowa peuvent avoir une influence positive pour l’image de la Pologne.

La Pologne est obligée de « faire face » à son passé

« Il existe un sentiment général parmi les Polonais que la Pologne a été perçue à travers le prisme de l’antisémitisme d’avant-guerre et de la guerre, comme ayant trahi les Juifs. Cette image a, en général, dominé le discours sur la Pologne », a-t-il dit. « Nous voulons équilibrer ce tableau mais j’espère que le musée ne sera pas utilisé pour clamer qu’il n’y avait que des bons Polonais. »

La Pologne est obligée de « faire face » à son passé, a-t-il ajouté. « C’est une histoire complexe. Nous devons tenir compte des extrêmes ».

Les Juifs du ghetto de Varsovie conduits par des soldats allemands à un point de rassemblement pour la déportation vers les camps de la mort, en 1943 (Crédit : Domaine public)

Les Juifs du ghetto de Varsovie conduits par des soldats allemands à un point de rassemblement pour la déportation vers les camps de la mort, en 1943 (Crédit : Domaine public)

Rejak a admis que l’église catholique n’a pas toujours joué un rôle positif dans la promotion des bonnes relations entre juifs et polonais, mais il a souligné que Jean-Paul II, le défunt pape d’origine polonaise, a réussi à réduire l’antisémitisme en Pologne. Néanmoins, il y a des prêtres qui n’ont pas accepté ses enseignements œcuméniques. « Dans l’église, le changement survient lentement, » dit-il.

Interrogé sur le nombre de Juifs vivant aujourd’hui en Pologne, Rejak a indiqué que 7 353 citoyens polonais se sont déclarés juifs dans le recensement national de 2011.

« Le nombre réel est peut être bien plus élevé, » a-t-il ajouté. « Il y a une population juive de base et une population de Polonais non-pratiquants d’origine juive. »

Rejak a exprimé l’espoir que la communauté juive polonaise, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était, va continuer à croître et à prospérer et que la société polonaise dans son ensemble sera réceptive à une présence juive en Pologne.

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Vence des Sources et des Fontaines

dimanche 8 mai 2016

Du 04/05/2016

 

 

 

« Après le décès de ma mère à Vence, j’ai ressenti le besoin de me ré-approprier mon héritage culturel, transmis par ma grand-mère Henriette. J’avais un lien affectif et spirituel très fort avec ma grand-mère vençoise. C’est elle qui m’a ancrée dans ce terroir du Moyen Pays, qui influence ma création artistique, en tant que peintre et en tant qu’auteur. Je lui avais demandé de me faire un signe. Je pense que ma prière a été entendue car j’ai écrit en une semaine, en décembre dernier, ce conte « Vence des Sources et des Fontaines ». J’avais tout cela en moi depuis si longtemps que cela coulait de source !

Dans ce conte, j’ai aussi tenu à pointer le courage de mes grands-parents, en parlant de la petite fille juive qu’ils avaient intégrée dans leur famille durant la guerre, cela à 300 m d’une Kommandantur. Tout le village savait qu’elle n’était pas la fille d’Henriette et Joseph Ordan. J’avais à cœur de rendre hommage aussi, aux Vençois car personne ne les a dénoncés. Toute mon enfance, j’ai été bercée par ces souvenirs de famille.

Il y a beaucoup d’autres choses dans ce conte, qui a plusieurs niveaux de lecture. Les contes initiatiques parlent à l’âme en profondeur, des voies de réalisation de l’âme et de valeurs vraies. À Vence, il y a toute cette eau des sources qui descendent des montagnes, jusque dans les fontaines au symbolisme puissant. L’eau, dont la science à l’échelle mondiale, découvre de plus en plus l’incroyable nature énergétique et spirituelle. Comme dit l’un de mes personnages, de Vence des Sources et des Fontaines : « Celui qui s’est tenu un jour, en conscience sur cette frontière de l’invisible, ne l’oublie jamais ».

J’espère qu’après avoir lu mon livre, les Vençois seront encore plus vigilants quant à leur patrimoine artistique, historique, humain, écologique et spirituel. Les liens des Vençois avec Vence La Jolie, cité des Arts et des Fleurs, sont de cet ordre. Je me suis attachée à l’illustrer en mots et en images, mêlant le réel et l’imaginaire, plusieurs époques, mes souvenirs. Le tout magnifié par les présences solaires et chaleureuses de Matisse et de Chagall, au cœur d’un conte de fée initiatique permettant une grande liberté d’expression artistique, intellectuelle et spirituelle ».
Un conte pour petits et grands, au cœur pur, à mettre entre toutes les mains !

© Christine Colonna-Cesari

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