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La médaille de « Justes » pour la famille d’un couple parisien

mercredi 6 juin 2018

Du 17/05/2018

 

 

 

Rafle du Vel d'Hiv plaque en face de la station de métro Bir-Hakeim (Crédit : CC BY SA 4.0) Un descendant d'une famille juive hébergée par le couple a loué "une aide généreuse et miraculeuse. Dans l'ombre, les Peyrabout ont personnifié la résistance de l'humanisme" 

 

Les descendants d’un couple parisien ont reçu mercredi à l’Hôtel de Lassay la médaille de Juste parmi les Nations décernée à Jean-Baptiste et Berthe Peyrabout, pour avoir caché plusieurs familles juives pendant la Deuxième Guerre mondiale, a constaté l’AFP.

Sous les ors de son logement de fonction, attenant à l’Assemblée nationale, le président de l’hémicycle François de Rugy a jugé qu’honorer les Peyrabout, « qui surent maintenir une flamme d’humanité et de dignité », était « un devoir ». 

Les descendants du couple parisien ainsi que ceux de plusieurs familles hébergées à l’atelier, au domicile ou dans la villa des Peyrabout à Esbly (Seine-et-Marne) étaient présents, tout comme Pierre-François Veil, président du Comité français pour Yad Vashem, qui « œuvre pour la reconnaissance des ‘Justes’ en France ».

L’ambassadrice d’Israël en France Aliza Bin-Noun et le président de la Knesset Yuli-Yoel Edelstein, actuellement en visite en France, ont remis la distinction aux descendants des Peyrabout pour qui cette médaille « illustre les valeurs morales auxquelles ils [le couple Peyrabout] étaient attachés ».

Serge Kohn, le fils de Leja Wajnberg, cachée par Berthe Peyrabout après la rafle du Vél d’Hiv en 1942, a salué la « bienveillance » de cette dernière, sans qui « les efforts de maman auraient été vains. »

Un autre descendant d’une famille juive hébergée par le couple parisien a loué « une aide généreuse et miraculeuse. Dans l’ombre, les Peyrabout ont personnifié la résistance de l’humanisme », a-t-il ajouté.

Le titre de Juste parmi les Nations avait été décerné aux Peyrabout par Yad Vashem, l’Institut international pour la mémoire de la Shoah, le 26 juillet 2017.

La distinction accordée au couple parisien succède à celles décernées en 2013 et en 2015 à un couple limougeaud et trois Bordelais.

 

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Les Lilas : la ville rend hommage à deux Justes

jeudi 31 mai 2018

Du 29/05/2018

 

 

 

 

Les Lilas, ce mardi 29 mai. Le maire (PS), Daniel Guiraud, a rappelé l’héroïsme de Maurice et Jacques Ségaux, qui n’ont pas hésité à mettre leur vie en jeu pour sauver des enfants juifs. LP/ED La mairie et des écoliers ont rendu hommage, ce mardi 29 mai, à Maurice et Jacques Ségaux, reconnus « Justes parmi les Nations » en 1987.

La pelouse du parc d’Anglemont des Lilas était pleine ce mardi 29 mai pour rendre hommage à Maurice et Jacques Ségaux et inaugurer une plaque commémorative en leur honneur. Il faut revenir 75 ans en arrière pour comprendre la conduite héroïque de ces deux habitants des Lilas, qui ont reçu le titre de « Justes parmi les Nations » en 1987.

Sous l’Occupation, Maurice Ségaux, père de Jacques, était le directeur de l’école privée du même nom, située à l’actuel 23, rue Jean-Moulin. Pendant des années, tous deux ont dissimulé la véritable identité d’enfants juifs qui étaient dans cet établissement, au péril de leur vie. C’est ainsi que dix enfants ont été sauvés et ont évité la déportation.

« Vous avez su dire non à la barbarie »

« Maurice et Jacques, vous êtes des héros. Vous avez su dire non à la barbarie, non à la chasse d’enfants », lance une représentante de Yad Vashem, l’institut qui décerne le titre honorifique de « Juste parmi les Nations », devant l’unique représentant de la famille, Pierre Ségaux, le fils de Jacques, très ému.

Les enfants des classes de CM 2 des écoles Waldeck-Rousseau et Romain-Rolland, ont eux aussi voulu témoigner leur reconnaissance aux deux hommes, en lisant des témoignages d’enfants juifs, puis en chantant le Chant des Partisans, tous de blanc vêtus, couleur de la paix et de la pureté. La cérémonie s’est terminée avec l’inauguration d’une plaque commémorative.

 Eglantine Despres

 


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Montpellier: Le parvis de la fac de médecine va porter le nom de Simone Veil

jeudi 17 mai 2018

Du 15/05/2018

 

 

 

 

 

 

Simone Veil, photographiée chez elle en 1974. — DUROY STEPHAN/SIPA HOMMAGE Le parvis de la nouvelle faculté de médecine de Montpellier sera baptisé vendredi du nom de celle qui s’était battue pour la légalisation de l’avortement en France...

C’est une décision symbolique. Le parvis de la nouvelle faculté de médecine de Montpellier, inaugurée le 13 octobre 2017, sera baptisée du nom de Simone Veil. Ministre de la santé sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing, elle avait défendu la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, devenue la loi Veil, entrée en vigueur le 17 janvier 1975.

Décédée le 30 juin 2017, Simone Veil sera intronisée au Panthéon le 1er juillet. A Montpellier se trouve la plus ancienne faculté de médecine d’Europe en activité. Le parvis de la nouvelle fac de médecine, sera inauguré vendredi en présence de Pierre-François Veil, le fils de l’ancienne ministre de la santé, par ailleurs président du Comité Français pour Yad Vashem (le mémorial construit en mémoire des victimes juives pour la Shoah, situé à Jérusalem).

 

Déjà un collège en 2016

 

En octobre 2016, le collège Las Cazes situé dans le quartier des Cévennes à Montpellier, avait déjà été rebaptisé du nom de Simone Veil, « un symbole de résistance, de justice, de féminisme et d’avancée sociale pour toutes les femmes », soulignait Kléber Mesquida, président du conseil départemental de l’Hérault (la collectivité en charge des collèges).

Jerome Diesnis

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La Prévière. Jean et Joséphine avaient accueilli François, enfant juif

lundi 14 mai 2018

Du 09/05/2018

 

 

 

 

Au centre, Yvonne Gaultier-Dersoir, à sa droite François Rosenthal, sa femme et son frère André, et Roland Korenbaum, entourés des autorités

Il était « le petit dernier de la famille ». François Rosenthal avait 9 ans, en 1942. D’abord confié à un cafetier de La Prévière, dans le Haut-Anjou, il trouva refuge chez des agriculteurs, la famille Gaultier. En 1996, à titre posthume, le couple fut reconnu Justes parmi les Nations. Et, désormais, une plaque est scellée sur le mur de leur maison, à la Gautrie.

Après l’arrestation de son père, en août 1942, la mère de François Rosenthal l’avait confié, ainsi que sa sœur Marthe et son frère André, à une association juive qui se chargeait de trouver des familles d’accueil pour les éloigner du danger.

Il confie sa peur à Yvonne, sa nouvelle "grande sœur"

André et François furent d’abord hébergés chez un cafetier de La Prévière, près de Pouancé. Ils allaient chercher du lait dans une ferme toute proche, à la Gautrie. C’est là que François s’est confié à Yvonne Gaultier, 14 ans à l’époque.

Il était très effrayé par les soldats allemands qui fréquentaient le café. C’est Yvonne qui a convaincu ses parents, Jean et Joséphine, de prendre François à la maison. Pendant trois ans, il fut choyé comme s’il était le quatrième enfant de famille.

Le retour de François à la Gautrie

La guerre terminée, François retrouvera son père, son frère et ses deux sœurs. Mais sa mère, déportée en 1943, n’est jamais revenue.

Le 27 mars 1996, Jean et Joséphine Gaultier recevaient, à titre posthume, le titre de Justes parmi les Nations. Mais François Rosenthal tenait à remercier plus personnellement cette famille pour sa générosité.

« Pendant trois ans, j’ai été heureux »

Samedi 5 mai, une cérémonie officielle, familiale et émouvante, s’est déroulée à La Prévière. Une plaque a été dévoilée sur le mur de la Gautrie, en présence de nombreux descendants du couple.

L’émotion était palpable quand François a pris la parole : « Je me souviendrais toujours de Joséphine, répondant à un officier allemand que j’étais « le petit dernier de la famille ». Pendant trois ans, j’ai été heureux ici : je participais avec fierté aux travaux de la ferme et, le dimanche, nous allions à la Blisière. »

L’hommage des enfants à Jean et Joséphine

Claudine, la fille d’Yvonne, a retracé un portrait sensible de son grand-père Jean Gaultier. Né en 1894, deux fois blessé pendant la Grande Guerre, il n’avait pas hésité à accueillir, au péril de sa vie, ce petit garçon juif.

Les enfants Agathe et David ont interprété au violon l’Hymne à la joie, Lucie a lu un poème de Paul Rozenberg, intitulé Les Justes. Quentin et Clara ont, quant à eux, interprété à deux voix Le badge, d’Albert Pesses : « On m’a donné un badge quand j’étais enfant… On avait marqué « juif » sur mon cœur de 7 ans. »

Enfin, Margaux et Émilie ont raconté comment elles ont présenté devant leur classe, captivée par cette histoire, le livre de François Rosenthal, Itinéraire d’un enfant caché.

« Cette armée du cœur et des bras ouverts »

Désormais, la mémoire de Jean et Joséphine Gaultier, et de tous les habitants de La Prévière qui savaient et n’ont rien dit, restera ancrée comme un exemple de courage et de générosité. Car, comme l’a affirmé Roland Korenbaum, « ils ont incarné l’honneur de la France, cette armée du cœur et des bras ouverts ».

 

 

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Un square des Justes parmi les Nations

lundi 14 mai 2018

Du 09/05/2018

 

 

 

 

André Bonafé coupe le ruban Dimanche matin, André Bonafé, le maire par intérim, a inauguré le square des Justes parmi les Nations en présence de Jean-Yves Chiaro, sous-préfet du Tarn, et de Francine Théodore Levêque, déléguée régionale du comité français pour Yad Vashem qui a rendu hommage à deux anciens maires. «Une inauguration qui fait suite à la cérémonie de remise de la médaille des Justes à Laurent Escribe en mai 2016 et qui correspond à ce devoir de transmission auquel Bernard Bacabe était très attaché». Jean Ferrat interprétant «Nuit et Brouillard», le jeune Clément récitant Paul Rosemberg ont ouvert avec solennité les discours. «Nous honorons aujourd'hui tous ensemble cet admirable courage, cette sublime générosité que nous ne devons jamais oublier. La fraternité n'est pas qu'un mot, c'est une exigence que nous devons toujours garder à l'esprit», a lancé André Bonafé. Jean-Yves Chiaro a rappelé ces actes de courage exemplaires répondant à une effroyable idéologie nazie. «Ce supplément d'âme qui permit de mettre en place des chaînes de solidarité qui ont sauvé des vies». C'est Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée tarnaise, qui a dévoilé la plaque du comité français pour Yad Vashem. Briatexte rejoint les 107 communes en France ayant honoré par un nom de rue ou de place ces Justes parmi les Nations.

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Gino Bartali citoyen d’honneur israélien avant le lancement du Giro

samedi 5 mai 2018

Du 02/05/2018

 

 

 

Le Giro commencera par un contre-la-montre vendredi à Jérusalem avant deux étapes samedi et dimanche dans le nord et le sud d’Israël. C’est la première fois qu’Israël organise un événement sportif de cette ampleur.

Le mémorial de la Shoah à Jérusalem Yad Vashem a fait mercredi citoyen d’honneur à titre posthume le champion cycliste italien Gino Bartali pour avoir sauvé des juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

La cérémonie a été organisée à deux jours du lancement du tour d’Italie cycliste, qui commence cette année à Jérusalem, une première dans l’histoire des « grands tours » qui n’ont jamais fait d’incursion hors d’Europe.

Gino Bartali, décédé en 2000, et qui avait déjà reçu à titre posthume le titre de « Juste parmi les Nations » en 2013, était un des grands coureurs cyclistes italiens de son temps, vainqueur trois fois du Giro et deux fois du tour de France entre 1936 et 1948.

Pendant la guerre il a utilisé sa notoriété, prétendant effectuer des entraînements alors qu’il faisait passer messages et faux-papiers, « risquant sa vie pour sauver des juifs » de la déportation, selon Yad Vashem.

Des coureurs de l’équipe israélienne de cyclisme ont parcouru le site escarpé de Yad Vashem en l’honneur de Bartali, avant d’assister à une cérémonie organisée dans le jardin des « Justes parmi les Nations », où sont inscrits les noms de non-juifs ayant sauvé des juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

La petite-fille du coureur cycliste a reçu le titre pour Gino Bartali des mains du président de Yad Vashem, Avner Shalev.

Dans un bref discours, Gioia Bartali, très émue, a salué la mémoire de son grand-père, un « homme de paix qui a risqué sa vie pour sauver non pas seulement des vies juives mais des vies humaines ».

Le titre de « Juste parmi les nations » est décerné depuis 1963 aux personnes ayant aidé des juifs au péril de leur vie durant la Shoah.

À ce jour, plus de 26.500 personnes ont reçu ce titre honorifique, dont plus de 680 Italiens.

 

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