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La LICRA organise ses 3e « Journées des Justes » au Chambon-sur-Lignon

jeudi 18 avril 2019

Du 14/04/2019

 

 

Une plaque commémorative du sauvetage des Juifs dans le village de Chambon-sur-Lignon. (Crédit photo : Wikipédia / CC BY-SA 4.0)

 

L’évènement sera organisé les 30 et 31 mai dans la commune dont les habitants ont été reconnus collectivement comme « Justes parmi les nations »

Seules deux communes peuvent se prévaloir d’avoir reçu collectivement le titre de « Justes parmi les nations ». Celle de Nieuwlande, aux Pays-Bas, et celle de Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire.

C’est dans cette ville de Chambon-sur-Lignon, 2251 habitants, située entre Le Puy-en-Velay et Valence, que seront organisées par la LICRA les troisième « Journées des Justes » les 30 et 31 mai prochains. Cette année, l’évènement aura pour problématique : « 75 ans après la Shoah, qu’est-ce qu’être Juste aujourd’hui ? » Le programme complet est disponible sur le site de la LICRA. 

Trois tables rondes seront organisées lors de l’évènement, à la maison des Bretchs. La première aura pour thème « La diffusion ou l’essaimage du concept de Juste en dehors du monde juif », à laquelle participeront notamment les historiens Marcel Kabanda et Yves Ternon et le philosophe Philippe Merlier. 

La deuxième sera animée par Abraham Bengio, et réunira les historiens Tal Bruttmann, Patrick Cabanel et Aziza Gril-Mariotte, le journaliste Robert Guinot, la sociologue Nathalie Heinich et Dominique Vidaud, directeur de la Maison d’Izieu.

 

La troisième aura pour sujet « Être juste aujourd’hui, est-ce pratiquer l’hospitalité inconditionnelle ? ».

 

Un bal-concert klezmer animé par les Marx Sisters clôturera l’évènement.

 

Ces journées seront précédées d’une autre, une « Journée des Jeunes », à l’intention d’adolescents de la région. Ils participeront notamment à un atelier sur la notion de « Justes ».

 

Depuis 1927, la LICRA lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, notamment en « intervenant auprès des pouvoirs publics, en alertant l’opinion et les médias, en apportant aide et soutien aux victimes, en participant à l’éducation citoyenne de la jeunesse », avance le site de l’association. Elle est présidée par l’avocat Mario Stasi.

 

Chambon-sur-Lignon – et les villages environnants – ont reçu le titre de « Justes parmi les nations » du gouvernement israélien en 1990 pour avoir sauvé environ 5 000 Juifs pendant la guerre. Depuis cette date, un jardin et une stèle rendent hommage à la région du Chambon au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem. Depuis 2006, la commune est jumelée avec celle de Meitar, située au nord-est de Beer-Sheva, en Israël.

 

La commune a notamment caché le futur mathématicien Alexandre Grothendieck et l’écrivain André Chouraqui. C’est également dans cette commune qu’est venu Albert Camus en 1942-1943 pour y faire soigner tuberculose. Il y a écrit le livre Le Malentendu et travaillé sur La Peste et L’Homme révolté. Un lieu de mémoire commémorant l’acte d’héroïsme des habitants de l’époque a été inauguré dans la commune en 2013.


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En mai, une conférence sur le thème "Les Justes parmi les Nations"

jeudi 18 avril 2019

Du 17/04/2019

 

 

Simon Massbaum

 

A l’invitation de la municipalité, dans le cadre de l’exposition Anne-Frank qui se déroule jusqu’au 17 mai, une conférence intitulée les "Justes parmi les Nations" en Aveyron sera animée par Simon Massbaum, délégué régional sud Massif-Central du comité français pour Yad Vashem. Cette conférence aura lieu mercredi 15 mai, à la salle du conseil de la mairie, à 18 h 30, (entrée gratuite).

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Aveyron n’a pas échappé à la traque puis à la déportation de femmes, d’hommes, de vieillards et d’enfants dont la seule raison fut d’être Juifs.

 

Mais dans cette nuit profonde qui avait obscurci le ciel de France et d’Europe, quelques lumières ont commencé à poindre.

Révoltés du traitement infligé par des êtres humains à d’autres humains, bravant le danger, des femmes et des hommes courageux se sont indignés. Au péril de leur vie et souvent de leurs proches, ils ont protégé et caché des Juifs, dont des enfants, d’une mort programmée.

Il est important aujourd’hui de se souvenir des risques pris par ces "Justes parmi les Nations". Le département de l’Aveyron peut être fier de compter aujourd’hui tant de braves dans ses rangs. D’autres Justes, non encore reconnus tant ils ont été discrets dans leurs actes héroïques méritent également une reconnaissance. Ils sont désormais et pour toujours dans notre histoire collective.

C’est pour honorer ces sauveurs de vies que le 17 septembre prochain avec le soutien du conseil départemental et l’Office nationale des anciens combattants et victimes de guerres (ONACVG) de l’Aveyron seront dévoilés cinq autres noms de "Justes parmi les Nations" sur le site Mémoriel à Sainte-Radegonde.

Les récipiendaires accompagneront les 41 "résistants sans armes" déjà gravés depuis 2012 sur la plaque des Justes du département, reconnus par l’Institut Yad vashem de Jérusalem. 

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Montbrison: la famille Muron, Justes parmi les Nations

mercredi 10 avril 2019

DU 08/04/2019

 

 

 

Daniel Gameroff et sa sœur, Muriel, devant la tombe du couple Muron. Photo Anne-Laure NEGRO La ville de Montbrison a organisé, ce lundi, une cérémonie en l’honneur d’Antonia et Jacques Muron. Ce couple d’agriculteurs du hameau de Curraize a sauvé une famille juive des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’instant était solennel, ce lundi matin, au cimetière de Montbrison, devant la tombe où reposent Antonia et Jacques Muron. Le maire montbrisonnais, Christophe Bazile, a dévoilé une plaque commémorative pour saluer la mémoire de ces deux Foréziens, reconnus comme Justes parmi les nations. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce couple d’agriculteurs a sauvé une famille juive, les Gameroff, des nazis.

Présent à la cérémonie, Daniel Gameroff, enfant à l’époque, n’a pas oublié les Muron : « Ils ont ouvert la porte de leur ferme, mais aussi de leur cœur. Ils ont su dire non à la barbarie. Ils resteront un exemple pour l’humanité. »

Un jour, « des gendarmes sont venus voir le père Muron en lui demandant : “Il paraît que des Juifs sont venus ?” Il a répondu avec colère : “Vous croyez me faire peur ? J’ai été enterré vivant à Verdun ! Ce sont des Français !”Il leur a offert un verre de vin et ils sont partis sans rien dire », raconte encore Daniel. Chaque année, lui et sa famille se rendent à Montbrison sur la tombe d’Antonia et Jacques Muron et y déposent des fleurs. Des fleurs pour leurs sauveurs, des Justes parmi les Nations.


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Des héros de guerre reconnus comme Justes parmi les Nations grâce à Facebook

mercredi 10 avril 2019

Du 11/03/2019

 

Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir de la gauche: L'église que Renate aurait fréquenté pendant la guerre; Aad et Fie Versnel avec Renate, vers 1945; Renate réunie en 2015 avec Cobi et Els après plus de 50 ans. (Crédit : Autorisation de Nadin Une famille qui a caché un bébé juif durant la Shoah le retrouve 50 ans plus tard, et les parents ont été distingués par Yad Vashem à titre posthume

WORMERVEER, Pays-Bas — Soixante-quinze ans et quatre jours après que ma mère a été cachée en Hollande en temps de guerre, ses sauveteurs Aad et Fie Versnel ont finalement été reconnus à titre posthume par Yad Vashem comme des membres de ce groupe, les Justes parmi les Nations.

Cela a pris du temps, mais s’il n’y avait pas eu un message sur Facebook qui a permis miraculeusement de retrouver la famille en seulement quatre jours, cette histoire n’aurait peut-être jamais pu être racontée.

Il y a trois ans, j’ai publié Deux prières avant le coucher, un mémoire sur ma grand-mère Cilla Bitterman, qui a envoyé sa fille (ma mère) Renate dans la clandestinité pendant la guerre. 

En l’absence de documents d’archive, nous avons estimé qu’elle avait été obligée de se cacher à l’âge de 19 mois, à la mi-septembre 1942, exactement 75 ans plus tôt.

La bravoure de mes grands-parents qui ont pris la décision déchirante d’envoyer leur fils et leur fille vers un destin inconnu n’a été possible que grâce à ces gens qui vivaient dans cette Hollande occupée par les nazis et qui étaient prêts à faire face aux plus grands risques et sacrifices, mettant en danger leurs propres vies pour en sauver une autre.

Plus de cent mille hommes, femmes et enfants juifs hollandais ont été rassemblés dans les rues de Hollande et mis dans des camions à bétail et déportés dans des camps de concentration — Auschwitz, Bergen-Belsen, Sobibor et Theresienstadt, où ils ont été brutalement et abominablement massacrés. Seuls les deux-septièmes des 140 000 Juifs néerlandais ont survécu.

Comme le disait si bien le grand homme d’État du 18e siècle Edmund Burke : « la seule chose nécessaire pour le triomphe du mal est que les hommes de bien ne fassent rien. »

Mes grands-parents, Cilla et Eugen Bitterman, ont eu la chance inimaginable de trouver un couple altruiste et sans enfants, dans la trentaine, certainement pas prêt à rester sans rien faire.

Aad et Fie Versnel, qui vivaient dans le village de Wormerveer, à un peu plus de 16 km d’Amsterdam, ont sauvé la vie de ma mère. Ma grand-mère a remis son bébé en 1942. En juin 1945, elle a retrouvé une petite fille de quatre ans qu’elle ne reconnaissait plus.

Pour les Versnel, rendre Renate, la seule enfant de leur vie, avait été si douloureux. En reprenant sa fille, ma grand-mère Cilla a promis qu’elle prierait pour qu’ils soient bénis et qu’ils aient leur propre enfant. Exactement un an plus tard, en juin 1946 naissait une petite fille, Els Renate, suivie de Cobi en 1948.

Quand j’ai écrit le livre, je l’ai dédié à Aad et Fie Versnel et à la Résistance hollandaise.

L’une des dernières fois que ma mère a vu les Versnel, c’était en 1962, lors de son mariage avec mon père Arthur à l’Hôtel Kraznapolski à Amsterdam, auquel a assisté le couple et leurs filles, alors adolescentes.

Une image vintage en noir et blanc de Fie, Aad, Els et Cobi saluant la mariée Renate, 17 ans après la fin de la guerre, témoigne du lien impérissable d’amour entre les Bitterman et les Versnel que le temps ne pouvait pas obscurcir. Leur cadeau de mariage : une plaque d’argent, sur le dos de laquelle était gravé « Pour notre fille adoptive. »

Après que mes parents se soient mariés, ils ont quitté Amsterdam et ont finalement construit une maison et une vie à Londres. Au fil des années, mes grands-parents et les Versnel sont décédés et ma mère a perdu contact avec la famille. Ses tentatives pour les retrouver ont été infructueuses.

Après la publication de mon livre, nous avons redoublé d’efforts pour trouver les descendants des Versnel.

Une bonne utilisation des réseaux sociaux

Le 29 décembre 2014, ma soeur a posté une seule photo des Versnel sur Facebook, avec le message : « À la recherche des enfants et petits-enfants de Fie et Aad Versnel en Hollande vers 1945. Veuillez partagez s’il vous plaît. »

Quatre jours plus tard, le message a atteint un certain Hans Versnel, qui s’est avéré être le grand neveu d’Aad Versnel. Nous étions ravis.

Peu après, nous avons demandé à Yad Vashem de faire reconnaître les Versnel comme « Justes parmi les Nations ». Le titre, décerné par une commission spéciale et présidée par un juge à la retraite de la Cour suprême, ne peut être accordé que si des témoignages des survivants peuvent être réunis.

Bien que nous ayons quelqu’un qui travaillait sur notre cas, Ruth Joaquin, qui s’occupait efficacement des dossiers néerlandais, le processus a été long. D’abord et avant tout le témoignage de ma mère, les souvenirs, ses impressions, les pensées et les sentiments d’un petit enfant ont été rassemblés.

« Je me souviens m’être cachée derrière un rideau quand les nazis patrouillaient, et je me souviens être allée à l’église et avoir mis de l’argent dans la boîte de collecte », a-t-elle décrit.

« J’étais aussi très proche de leur chien Kesje. Les Versnel étaient très bons avec moi et m’ont traitée comme si j’appartenais 100 % à leur famille. »

Les filles Versnel, Els et Cobi, ont également été contactées et ont fourni du matériel primaire fascinant et émouvant.

Un document publié par le bureau des réclamations le 11 mai 1945 confirmait que Renate Bitterman avait effectivement été cachée à Weverstraat 3, Wormerveer.

Un autre document, fourni par le Food Distribution Office, a déclaré qu’ « en raison de circonstances particulières » Renate Bitterman, âgée de quatre ans, n’était pas en possession d’un coupon de base et pouvait donc recevoir 800 g de pain et 100 g de pommes de terre séchées.

Mais le plus déchirant fut une lettre envoyée par Cilla Bitterman à Fie Versnel le 10 février 1948, juste quelques jours après le septième anniversaire de Renate. Dans ce document, Cilla, 35 ans, a écrit : « nous avons reçu votre lettre et nous sommes très heureux que vous arriviez samedi. Vous nous manquez aussi beaucoup. La petite Renée dansait d’excitation quand elle a appris que tu venais. »

Enfin, environ un an après le début de l’enquête, nous avons reçu une lettre nous informant que la Commission avait approuvé la remise du titre et que l’ambassade d’Israël à La Haye organiserait la cérémonie.

Une réunion de « famille »

Les membres de la famille venant d’Israël et d’Angleterre ont fait le voyage tant attendu en Hollande. Nous nous sommes arrêtés pour la première fois dans le village de Wormerveer, à un peu plus de 16 km d’Amsterdam, où Els et Cobi et leurs maris nous ont accueillis.

Je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer comment en 1942, ma mère, qui n’avait encore qu’un an, a probablement été emmenée d’Amsterdam à Wormerveer en train. Cela me fait froid dans le dos de penser qu’en moins d’une heure elle a été séparée de ses parents biologiques et remise à ses parents adoptifs. Sa vie a été transformée pour toujours.

Sur Weverstraat, à deux pas de la gare, nous étions à l’endroit exact où les Versnel avaient abrité ma mère dans leur maison, aujourd’hui une place vide dans un parking. Juste au coin de la rue, il y avait l’église, aujourd’hui un bloc d’appartements, probablement l’église que ma mère avait fréquentée.

Els, qui vit à Wormerveer, nous a invités chez elle pour prendre un café. Sereins, nous nous sommes remémorés le passé, nous avons évoqué des moments heureux comme la visite d’Els et Cobi à la souccah de mes grands-parents dans leur maison d’Amsterdam.

Le lendemain, dans l’auditorium bondé de la bibliothèque de Rotterdam, six familles courageuses ont été reconnues et honorées. Invité à faire un discours, j’ai eu le privilège d’avoir l’opportunité de partager fièrement l’histoire que je connais maintenant très bien et de rendre justice à l’immense courage des frères d’Aad.

Aad est originaire d’une famille protestante religieuse exceptionnelle. Il était le plus jeune des quatre frères, les autres étant Johannes, Klaas et Leonardus.

Johannes, l’aîné, a également caché un enfant juif, une adolescente, en disant à tout le monde qu’elle avait été adoptée.

Le grand-père de Hans, Klaas, travaillait pour la Résistance hollandaise. Il possédait un studio de lithographie et falsifiait des cartes d’identité et des bons d’alimentation. Il fut arrêté en 1944 pour ses actes courageux de résistance et mourut tragiquement dans une prison allemande, quelques semaines avant la fin de la guerre.

Cobi et Els, au centre, avec la famille, à la cérémonie de Yad Vashem à Rotterdam en l’honneur d’Aad et de Fie Versnel (Crédit : Robert Woord)

À la fin de mon discours, j’ai appelé ma mère sur scène pour qu’elle présente à Els et Cobi leur cadeau, une plaque d’argent symbolique. L’inscription derrière la plaque indiquait : « En mémoire d’Aad et de Fie Versnel, tes parents bien-aimés, mes parents adoptifs, des Justes parmi les Nations. Je leur suis éternellement redevable pour avoir risqué leur vie afin de sauver ma vie pendant l’Holocauste »

Les spectateurs ont regardé ému, les yeux pleins de larmes, Els et Cobi accepter leur cadeau, avant de recevoir plus tard les médailles en l’honneur de leurs parents bien-aimés. Et à Yad Vashem, à Jérusalem, les noms de leurs parents ont finalement été gravés sur un mur, honorant leur courage, pour que tout le monde puisse les voir.

Dans un émouvant hommage à ses parents, Cobi a déclaré : « nous pensons que nos parents le trouveraient [le prix] inutile parce que c’était juste la bonne chose à faire. Les quelques fois où nous en avons parlé, ils nous ont dit, quand ils viennent à votre porte avec une petite fille, vous faites juste ce qui est nécessaire. »

Photo de groupe à la cérémonie de Yad Vashem à Rotterdam en l’honneur d’Aad et de Fie Versnel. (Crédit : Autorisation Robert Woord)

 

 

 


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Rezé. Henriette, 100 ans, a sauvé Édith pendant l’occupation allemande

mercredi 10 avril 2019

Du 11/03/2019

 

 

 


 

Mme Bochereau et Édith Frydman, venue d’Israël, se souviennent de la vieà Saint-André-de-la-Marche pendant la Seconde guerre mondiale. | OUEST-FRANCE Ouest-France Publié le 11/03/2019 à 19h15 Lire le journal numérique Écouter Recherchez Samedi, Hen Samedi, Henriette Bochereau a fêté ses 100 ans, avec 120 proches. Parmi eux, Édith, la « petite » juive sauvée par la centenaire, en 1939, à Saint-André-de-la-Marche.

 

 

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Femmes et héroïnes : Yad Vashem met à l’honneur les sauveuses de la Shoah

mercredi 10 avril 2019

Du 05/03/2019

 

 

 

 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale des Femmes 2019, le site en français de Yad Vashem met à l’honneur les sauveuses de la Shoah, à travers deux expositions

La résistance n’est pas une affaire de genre. L’héroïsme non plus. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des femmes n’ont pas hésité à mettre leur vie en danger pour sauver des Juifs. Elles constituent d’ailleurs plus de la moitié des Justes parmi les Nations reconnus par Yad Vashem. Certaines ont agi en famille, d’autres de manière totalement indépendante, mais toutes ont fait preuve d’un courage exemplaire.

En 1940, Irena Sandler, est une assistante sociale polonaise de 29 ans. Au prix d’énormes sacrifices personnels, elle mettra au point des stratagèmes pour pénétrer dans le ghetto et aider les Juifs mourants. Andrée Geulen-Herscovici est une jeune maîtresse d’école bruxelloise. Alors qu’un matin, elle voit arriver certains enfants affublés de l’étoile jaune, elle ordonne à tous ses élèves de porter un tablier, pour dissimuler l’humiliante marque distinctive imposée aux Juifs. « Une paysanne voûtée, qui marchait les mains derrière le dos, dotée d’une intelligence instinctive et surtout d’un grand cœur » : c’est ainsi que Berthe Badehi (née Elzon) décrit celle qui lui a sauvé la vie, Marie Massonnat, en la cachant chez elle, en Savoie, pendant la Shoah. Adélaïde Hautval, elle, est médecin psychiatre. En 1942, alors que commencent les déportations, elle s’écrit : « les Juifs sont des gens comme les autres ». En représailles, elle est envoyée à Auschwitz où elle met en pratique ses connaissances médicales pour soigner les prisonnières juives.

D’autres s’appellent Anna, Gertruda, Suzanne ou Marie-Louise. Originaires de France, de Pologne, de Russie ou d’Italie. Autant de femmes courageuses, initiatrices de sauvetage périlleux qui ont risqué leurs vies pour sauver leurs prochains juifs.

Découvrez leurs parcours dans le cadre d’une mini-exposition préparée par Yad vashem à l’occasion de la Journée internationale des Femmes : Histoires de femmes qui ont sauvé des Juifs pendant la Shoah Mila Racine, résistante exemplaire

Souvent mésestimée, la résistance féminine juive a elle aussi connu ses faits d’armes. Mila Racine, dite Marie-Anne Richemond, s’y est illustrée pendant près de deux ans, de janvier 1942 à octobre 1943, via différents réseaux clandestins juifs.

Née à Moscou, issue de la bourgeoisie russe, Mila Racine arrive à Paris, avec ses parents en 1926. Quand les Allemands envahissent la France en juin 1940, la famille fuit vers le Sud. Mila n’aura alors de cesse de porter secours aux Juifs des camps de Gurs et Rivesaltes, puis de se lancer dans le secours aux plus jeunes. A son actif, entre autres : le sauvetage de 236 enfants, qu’elle a fait passer clandestinement, en Suisse. Au péril de sa vie.

Arrêtée par la Gestapo, elle sera incarcérée à la prison d’Annemasse et à Compiègne, avant d’être déportée à Ravensbrück, puis Mauthausen, où elle trouvera la mort, quelques semaines avant la libération du camp.

A l’occasion de la Journée internationale des Femmes 2019, Yad Vashem a choisi de mettre à l’honneur cette combattante héroïque, unanimement saluée par ses camarades de l’ombre pour son amour d‘autrui, son courage et son dévouement sans limite. Pour découvrir son parcours hors-du-commun : Mila Racine, de la cellule 127 à Annemasse au matricule 27918 à Ravensbrück 


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