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Lédignan : hommage aux Justes parmi les Nations

jeudi 8 décembre 2016

Du 10/11/2016

 

 

 

Une émouvante cérémonie s’est tenue samedi 5 novembre en présence des familles et amis des quatre Justes de Lédignan.

À Lédignan, durant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs personnes ont hébergé des Juifs et obtenu, bien plus tard, le titre de Juste parmi les Nations. Samedi 5 novembre, Bernard Cauvin, maire du village, a inauguré un parvis pour leur rendre hommage, près du collège.

Les familles et amis des couples Miolan et Muller, Justes parmi les Nations, et amis et famille Lévita, Judkiewicz et Szwarcberg secourus à Lédignan pendant la Seconde Guerre mondiale ont pris la parole : « Cette célébration est d’abord une véritable cérémonie de famille entre ceux qui ont été sauvés, ceux qui ont sauvé des vies et l’ensemble des Lédignanais. En 2003, le pasteur Roger Muller et sa femme Esther ont reçu la médaille des Justes parmi les Nations en signe de gratitude pour l’accueil en 1941, d’Annette Lévita, qui fuyait la Gestapo. En 2014, l’institut Yad Vashem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Lucienne et Ismaël Miolan, ancien gérant de la cave coopérative, pour avoir hébergé en 1942 plusieurs membres des familles Judkiewicz et Szwarcberg. Alors que l’indifférence du temps qui passe aurait pu conduire à ce que ces actes s’effacent, le conseil municipal a choisi de leur donner la reconnaissance qu’ils méritent en leur attribuant ce lieu.  »

Les enfants du pasteur Muller prirent ensuite la parole : « Mme Lévita a souvent rencontré notre mère. Nous n’avons appris que 50 ans plus tard ce que nos parents avaient fait pendant la guerre. Ils n’en avaient jamais parlé. Ils avaient laissé s’exprimer leur coeur pour que dans la nuit noire de cette période, un peu d’espoir renaisse. » Le docteur Mickaël Iancu, délégué régional du comité français pour Yad Vashem, a rappelé la phrase gravée sur chaque médaille des Justes :  » “Quiconque sauve une vie, sauve l’humanité toute entière.” L’état d’Israël a rendu hommage à ces quatre personnes qui, au risque de leur propre vie, ont su défendre les valeurs de justice et de paix. Ils sont des lumières dans la Shoah. Lédignan vient de rejoindre les 1 017 communes de France qui ont honoré leurs Justes.  » La plaque portant leurs quatre noms fut ensuite dévoilée au public par les enfants Muller et Miolan.

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Espartignac, en Corrèze, un couple distingué à titre posthume

lundi 21 novembre 2016

Du 20/11/2016

André et Marie Grangeon ont caché une famille juive dans leur ferme d'Espartignac, pendant la guerre. Ce dimanche 20 novembre, ils ont reçu la médaille de "Justes parmi les Nations", la plus haute distinction délivrée par l'Etat d'Israël. 

La commune d’Espartignac a vécu hier matin, un événement rare et hautement symbolique, la remise de médaille «Justes parmi les Nations».
Cette cérémonie, à l’initiative du comité français Yad Vashem, honorait l’action de Marie et André Grangeon qui ont caché une famille juive, Herman Merkin, sa femme, Marjema, leur fils William et un ami de la famille, David Sheinberg à partir de l’été 1942 dans leur ferme du Bois Lafage sur la commune d’Espartignac.
La cérémonie a débuté par la chanson «Nuit et brouillard» de Jean Ferrat, interprétée a capella par Hélène et Raymond Lauxire. L’émotion était déjà palpable et est allée crescendo. «La route a été longue pour arriver à cette cérémonie. Nous n’oublions rien de notre passé, nous avons le devoir de transmettre notre mémoire» soulignait Françoise Chategnier, maire d’Espartignac avant de rappeler le contexte des années 42-43 et de donner lecture du message d’Aimée Pouget, fille d’Antoine Pouget, résistant qui sera arrêté par les allemands. «En cette période troublée, il faut redire qu’il est toujours possible d’agir contre la barbarie» insistait Françoise Chategnier.
Délégué régional du comité français Yad Vashem, Gérard Benguigui précisait la signification de cette cérémonie en hommage aux «Justes parmi les Nations» et le rôle du mémorial Yad Vashem:   perpétuer le souvenir des 6 millions de juifs assassinés par les Nazis et leurs collaborateurs de 1933 à 1945, honorer tous les actes d’héroïsme et de sauvetage se rapportant à l’holocauste de la deuxième guerre mondiale, enseigner aux générations suivantes cette histoire comme «une balise d’avertissement contre l’antisémitisme, la haine et les génocides à travers le monde». Ce mémorial est également le lieu où l’on rend hommage aux «Justes parmi les Nations», la plus haute distinction civile de l’état d’Israël pour qualifier «les non juifs vertueux œuvrant avec compassion et justice», «des personnes non juives qui choisirent de sauver des juifs en danger au péril de leur vie».
Gérard Benguigui indiquait qu’au 1er janvier 2016, 26.119 «Justes parmi les Nations» ont été recensés dans le monde et parmi eux on compte 3.295 Justes de France dont 53 dans notre département. «A Espartignac, ces héros ont un nom : André et Marie Grangeon. Ils ont bravé tous les périls, méprisé le danger et n’ont écouté que ce que leur dictait leur conscience. Ils ont donné au mot fraternité son sens le plus noble et le plus profond» soulignait-il pour rendre hommage «à ces héros anonymes ]...[ qui ont su dire non à la barbarie, à cette indigne chasse à l’homme et à l’enfant, aux lois d’exception et de l’arbitraire».
Evoquant le contexte actuel marqué par le retour de la haine antisémite, il interrogeait «sommes-nous de nouveau entrés dans une ère où les juifs devront se cacher et appeler à leur secours les «Justes» du XXIe siècle». Gérard Benguigui invitait la commune d’Espartignac à rejoindre le réseau des «villes et villages des Justes de France» afin de témoigner du devoir et du droit à la mémoire «afin que les jeunes générations soient averties du danger de l’intolérance, du racisme, de l'antisémitisme, du négationisme».
Après la lecture du poème «Le badge» par la jeune Pauline, David et Serge Merkin, fils de William (Willy) et Myrian Merkin représentant les petits enfants, venus des Etats-Unis où ils résident, ont témoigné de l’engagement de Marie et André Grangeon. «Notre père a toujours admiré la façon dont la famille Grangeon a agi».
Avant de remettre le diplôme et la médaille de «Justes parmi les Nations» à Michel Demonjean, Gérard Benguigi précisait «ça ne se fait pas à la légère, c’est un tribunal qui le décide sur la base de témoignages fiables».  Emu, Michel Demonjean expliquait sa démarche avec Willy Merkin, pour faire reconnaître l’acte honorable de Marie et André Grangeon. «S’il n’y avait pas eu tes grands parents, je ne serais pas ici» lui avait confié Willy Merkin en racontant le courage du couple.
La lecture du poème «Les Justes» par Esteban, la version chantée du Chant des partisans, les allocutions d’Alain Ballay, député de la circonscription Tulle-Ussel, de Cédric Verline secrétaire général de la préfecture, rendant hommage au couple Grangeon, «des gens qui au péril de leur vie ont montré toute l’humanité de la France» ont conclu cette très émouvante cérémonie qui s’est achevée par une minute de silence, suivie de l’interprétation des hymnes nationaux «l’Hatikva» et «La Marseillaise» entonnée par la nombreuse assistance.

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André et Marie ont caché, en 1942, une famille juive parisienne

mercredi 16 novembre 2016

Du 03/11/2016

André (à droite) a sauvé la famille Merkin (en haut) et David (en bas). © photo agnes gaudin

Michel Demonjean raconte le courage de ses grands-parents. En 1942, ils ont caché une famille juive. Ils sont déclarés Justes parmi les nations depuis 2014 et recevront leur distinction à titre posthume le 20 novembre.

«Willy », c'est le surnom que donne Michel Demonjean à celui qu'il a connu tout petit : William Merkin.

Avec ses parents, Herman et Marjema Merkin et un ami de son père, David Sheinberg, ils se sont réfugiés à Espartignac, en 1942. Les grands-parents de Michel, André et Marie Grangeon les ont cachés pendant plus d'un an.

André et Marie, juste des héros

Ils vont recevoir, le 20 novembre, la médaille des Justes parmi les nations, à titre posthume, par l'institut Yad Vashem.

La rafle de 1942,
la fuite vers la zone libre et Espartignac

L'ancienne ferme. En 1942, la partie centrale n’existait pas et permettait de rejoindre la forêt rapidement. Michel reste le seul témoin de cet épisode de l'histoire familiale, de l'Histoire. « Je croyais que Willy était juste un ami de la famille. Tous les ans, on recevait une carte de vœux et des friandises, se souvient Michel. Il est venu deux fois avec son épouse, en 1958 et en 1992… David aussi, venait deux à trois fois par an. Ma mère disait : "Monsieur David est là !" ».

Ce n'est qu'au décès de sa mère, il y a quinze ans qu'il apprend la vérité. Willy, vivant alors aux Etats-Unis, lui raconte tout. « Il avait une reconnaissance infinie. Il disait qu'ils devaient être parmi les Justes », explique-t-il. Les deux hommes ont alors entrepris les démarches pour faire reconnaître l'acte honorable de Marie et André Grangeon, en 2014.

William est décédé au mois de juillet 2016. Il avait 87 ans. Quelques mois auparavant, Michel avait enregistré son témoignage.

De Paris à Bois Lafage

Herman et Marjema Merkin se sont enfuis de Paris durant l'été 1942, suite à la rafle du Vel d'hiv, avec leur ami David Sheinberg. William a alors 13 ans. Avec l'aide de passeurs et après plusieurs frayeurs, la petite troupe réussit à passer en zone libre.

A Uzerche, on leur propose d'aller travailler dans la ferme des Grangeon, au lieu-dit Bois-Lafage, à Espartignac. Ils y resteront dix-huit mois.

« Mon grand-père aimait bien plaisanter, raconte Michel. Il avait fait 14-18 et avait gardé une balle dans le poumon. C'était un dur à cuire. Pourtant, on l'avait menacé de faire brûler sa ferme ». De 1942 à 1943, André et Marie restent sans cesse sur leurs gardes. Ils s'étaient parés au pire, une « descente de collabo ». « Mon grand-père avait réalisé une trappe dans la chambre qui menait dehors. Un jour, un cousin des Merkin a voulu les faire partir en Espagne. Le grand-père a répondu : "ils sont plus en sécurité chez moi" ».

La voix de « Willy » à la mémoire des Grangeon

Sur les enregistrements réalisés par Michel, William se souvient des nuits passées dans la grange, lorsqu'ils avaient peur de rentrer dans la maison. « Il y avait pas mal de rat ». Un jour « où ça tirait de tous les côtés, j'ai couru dans les bois. Ta mère est venue me chercher ».

La journée, le garçon allait à l'école d'Espartignac, où il a passé son certificat d'étude avec Marguerite Noilletas, sa maîtresse d'école, « une femme admirable ».

Herman et son ami, David, aidaient André à la ferme : « Ils travaillaient la nuit. La journée, ce n'était pas possible de sortir ».

Willy évoque aussi les « collabos », avec rancœur : « Je ne pardonnerai jamais à ces salauds de mouchards ». En revanche, William fait preuve d'une grande reconnaissance envers « ceux qui lui ont sauvé la vie ».

Lise Chastang


 

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Marcelle Porte-Bonnamour va recevoir dimanche la médaille de Juste parmi les Nations

dimanche 13 novembre 2016

Du 12/11/2016

 

La décoration a été remise à une petite-cousine de Marcelle Porte-Bonnamour.? © bruno barlier

 

À la demande de l’une de ses anciennes élèves, qu’elle avait cachée avec dix autres jeunes filles juives en 1944, l’ancienne directrice de l’école primaire supérieure de Bourganeuf, aujourd’hui disparue, sera honorée ce dimanche.

 

«C'était une femme toute jeune, très droite, qui demandait une grande discipline au collège. On ne l'aurait jamais imaginé autant impliquée dans la Résistance. Elle ne disait rien mais faisait beaucoup et on a compris très tôt qu'elle y était ». Quand Suzanne Parot évoque « Mlle Porte », à qui l'on va remettre à titre posthume dimanche la médaille des Justes parmi les Nations, les mots lui reviennent comme si c'était hier.

Une dizaine de jeunes filles sauvées

Nous sommes en octobre 1943. Suzanne est collégienne à l'école primaire supérieure de Bourganeuf. Un jour, elle voit arriver une dizaine de jeunes filles juives en provenance de divers lieux, placées en Creuse par l'Oeuvre de secours aux enfants (OSE). « Je me souviens très bien de ce qu'elle nous a dit : "vos compagnes sont dans une mauvaise passe et compte sur vous pour leur rendre la vie plus agréable" », raconte cette Bourganiaude aujourd'hui âgée de 87 ans.

Elle se souvient notamment de Régine, « une élève très brillante », assise à côté d'elle en classe. Un jour, elle la trouve en train de pleurer. « Elle m'a dit que ce n'était rien. Je n'ai rien demandé de plus. On n'abordait pas ce sujet-là ».

« Je regrette que cet hommage arrive beaucoup trop tard »

Dans ses mémoires, l'une des jeunes filles, Micheline Wolanowski, raconte d'ailleurs qu'elles avaient été installées dans une chambre à part, afin qu'elles ne laissent pas échapper leur identité, « les nuits dans les dortoirs étant propices à la confidence ».

Au retour des vacances de Pâques, au printemps 44, tandis que la pression nazie se fait de plus en plus forte, Mademoiselle Porte est contrainte de prendre une décision. « Ces filles, elle voulait les garder mais elles n'étaient plus en sécurité », note Suzanne Parot.

Micheline Wolanowski, encore : « La directrice me fait passer dans son bureau. Ces quelques jours ont l'air de l'avoir beaucoup marquée. "Écoute Micheline, tes compagnes et toi, vous n'allez pas pouvoir rester ici, c'est trop risqué maintenant. Demain, Monsieur le maire viendra vous chercher pour vous emmener chez des gens à la campagne" ». Le lendemain, le maire de Bourganeuf, François Graux, emmène toutes les jeunes filles à Soubrebost, chacune dans une famille différente, leur sauvant sans aucun doute la vie, une rafle ayant eu lieu quelques semaines plus tard.

Parmi elles se trouvait Micheline Wolanowski. C'est cette femme, aujourd'hui en Argentine, qui a fait la demande auprès de l'institut Yad Vashem pour que son ancienne directrice, décédée en 2005, soit reconnue comme Juste parmi les Nations. Si cette dernière est trop âgée – elle a 91 ans – pour faire le déplacement, Suzanne Parot, elle, sera présente. « Je viendrai avec ma fille car elle sait à quel point c'est important pour moi, insiste l'octogénaire. Et je vais inciter mes amies à venir pour rendre hommage à Mademoiselle Porte, même si je regrette que cela arrive beaucoup trop tard. Je l'aimais beaucoup ».

Maxime Escot


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Un couple de Surgères reconnu comme "Justes parmi les nations"

jeudi 10 novembre 2016

 

 

Du 07/11/2016 Renée Kummerman entourée d'une partie des descendants de la famille Rippe © Radio France - Charlotte Jousserand

Arthur et Madeleine Rippe ont reçu ce dimanche à titre posthume la distinction de "Justes parmi les nations" décernée aux hommes et aux femmes qui ont aidé et caché des familles et des enfants juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

Arthur et Madeleine Rippe ont reçu ce dimanche à titre posthume la médaille et le certificat de "justes parmi les nations" remis par l'Etat d'Israël. Pendant la seconde guerre mondiale, ce couple de surgérien a hébergé et aidé une jeune fille juive, envoyée par ses parents dans la région pour échapper aux nazis. Cette jeune fille c'est Renée Kummerman. Aujourd'hui c'est une dame élégante de 89 ans.

Renée Kummerman n'oubliera jamais ce que les Rippe ont fait pour elle : "Je ne savais plus où aller et j'ai rencontré leurs filles dans la rue et elles m'ont dit : Viens chez nous". Renée Kummerman est tout de suite accueillie comme l'une des leurs chez les Rippe : "On m'a dit voilà ta place à table, voilà ta chambre, tout de suite c'était naturel". Renée Kummerman reste plusieurs mois chez les Rippe avant de retourner peu avant la fin de la guerre à Paris retrouver ses parents.

"C'est impossible d'oublier"

"Mes parents m'ont toujours dit de ne jamais oublier, c'est impossible d'oublier", raconte très émue Renée Kummerman. "Je voulais faire cette démarche depuis longtemps mais je ne savais pas comment m'y prendre. Une amie à Genève où je vis désormais m'a aidé et m'a dit qu'il fallait que je raconte ce qui s'était passé". Elle commence donc à constituer le dossier avec des témoignages pour qu'Arthur et Madeleine Rippe reçoivent cette distinction de "Justes parmi les nations", la plus haute distinction honorifique civile décernée par l'Etat d'Israël.

Madeleine et Arthur Rippe ont été reconnu "Justes parmi les nations" en 2015 et la cérémonie a eu lieu ce dimanche.

Des liens très forts entre les deux familles

Arthur et Madeleine Rippe ne sont plus là pour recevoir cette distinction mais toute leur famille, leurs petits-enfants et les arrières et arrières-arrières petits-enfants avaient fait le déplacement pour cette cérémonie. Depuis que la famille Rippe a rencontré Renée en 1943, les liens ne se sont jamais rompus entre les deux familles. Il y a beaucoup d'amour entre ces familles. Pour Renée Kummerman : "Avec mes parents, on a trouvé une seconde famille parce que les oncles, les tantes, les grands-pères et les grands-mères, tout le monde a disparu pendant la guerre". Pour les petits-enfant d'Arthur et Madeleine Rippe, Renée a toujours fait partie de la famille. Dominique, une des petites-filles raconte, "dans mon enfance j'ai toujours connue Renée, elle s'entendait très bien avec ma mère, elle fait partie de notre famille".

Céline, la fille de Dominique, a appris sur le tard l'histoire de Renée et ce qu'avait fait ses arrières grand-parents. Elle souhaite aujourd'hui la transmettre à ses enfants : "Pour moi c'est le début de l'histoire, maintenant que je suis adulte, que j'ai conscience de ce qui s'est passé, des atrocités qui ont été commises à cette période, qu'on a les traces de cette histoire, on a un message à dire, un message à faire passer".

Céline souhaite emmener bientôt ses enfants à Paris voir le nom de leurs arrières-arrières grand-parents gravés dans l'Allée des Justes, à côté du Mémorial de la Shoa.

Charlotte Jousserand

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Armand et Alice Fraysse “Justes parmi les Nations” et fondateurs de l’Auberge de Jeunesse de Saint-Antonin Noble-Val

mercredi 2 novembre 2016

Auberge jeunesse Saint-Antonin Relisant, il y a peu, des notes prises il y a 30 ans dans le dossier des « affaires juives » de la commune de Saint-Antonin  Noble-Val (Tarn-et-Garonne), en vue d’un travail d’historien, l’envie m’est venue de vous parler d’une femme exceptionnelle qui fut mon amie durant les 15 dernières années de sa vie : Alice Fraysse. Grâce au travail de mémoire d’un enfant qu’elle avait sauvé de la déportation (elle en protégea d’autres dans l’Auberge de Jeunesse qu’elle avait fondée), Jacques Bronstein, devenu médecin à Jérusalem, elle intégra en l’an 2000, à titre posthume, la communauté, si précieuse pour l’histoire, des « Justes parmi les Nations » en compagnie d’Armand son mari. Je n’ai pas connu Armand car j’ai connu Alice à un moment où il reposait déjà au petit cimetière protestant de Saint-Antonin.

Alice dans les années d’après guerre à Saint-Antonin Noble-Val

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