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Bulgarie: Rivlin salue la mémoire des Justes pendant la Shoah

lundi 18 juillet 2016

Du 07/07/2016

 

 

 

 

 

crédits/photos : Haim Zach/ GPO Le président israélien Reuven Rivlin et le président bulgare Rosen Plevneliev lors de la cérémonie d'inauguration d'un mémorial aux Justes Bulgares qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale

Une déclaration du Parlement bulgare avait bloqué la déportation de 48.000 Juifs

 

Le président israélien Reuven Rivlin a salué jeudi le peuple bulgare qui a agi comme des "chevaliers solitaires" au cours de la Seconde Guerre mondiale pour aider à sauver les Juifs.

 "Le peuple juif était seul et désavoué dans les jours sombres de la Shoah. Ils ont été les jours les plus sombres de l'histoire juive, et le point le plus sombre dans l'Histoire humaine," a déclaré Rivlin lors de la cérémonie.

"Nous ne pourrons jamais oublier les Justes qui ont agi contre la haine et l'obscurité. Ceux qui sont restés les bras croisés ont tendu une main hors de la morale et de l'humanité", a-t-il poursuivi.

"Il y a une place d'honneur dans l'histoire juive, réservé pour le peuple bulgare qui a prouvé que des personnes ont le pouvoir de changer le cours de l'histoire, et qui ont contribué à sauver la grande majorité des Juifs de Bulgarie des nazis." a-t-il ajouté.

Plus de 11.000 Juifs bulgare ont été déportés dans des camps de concentration nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

"Ce mémorial met en lumière les histoires de ceux qui ont sauvé, et déplore les victimes qui ont péri", a rappelé Rivlin.

"Ce monument symbolise la victoire de l'esprit humain sur le mal. Il commémore l'amour du prochain qui a surmonté la profanation de la dignité humaine. Il commémore également les histoires extraordinaires de la Bulgarie, et la façon dont son gouvernement a fait des alliances avec le Troisième Reich, mais qui a combattu de toutes sa force pour empêcher la destruction des Juifs"

"En mon nom, au nom de l'Etat d'Israël et du peuple juif, je vous remercie peuple de Bulgarie."

Yad Vashem le musée mémorial d'Israël reconnaît 20 Bulgares comme "Justes parmi les Nations", y compris le vice-président du Parlement bulgare Dimitar Peshev pour sa protestation contre la déportation des Juifs.

"En mai 1943, le plan d'expulser les Juifs de Bulgarie a été aboli - 48.000 Juifs bulgares ont été sauvés de la destruction, dont la plupart ont immigré plus tard en Israël", a déclaré Rivlin.

Plevneliev a suivi son homologue israélien, soulignant l'importance de l'enseignement de l'Histoire afin qu'"elle ne se répète pas."

"Maintenant, nous perdons la génération qui a vécu la Shoah, nous devons, plus que jamais, raconter les histoires des Justes qui ont sauvé des Juifs bulgares", a déclaré Plevneliev.

Le mémorial situé dans la ville de Sofia, a été conçu par l'architecte Yitzhak Lipovitsky et sera dévoilé à Tel-Aviv dans un avenir proche.

 

 

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Grâce à vous, je suis en vie aujourd’hui !

lundi 18 juillet 2016

Du 05/07/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 3 juillet dernier, une émouvante cérémonie de remise de médaille de Juste a été organisée par le Comité français pour Yad Vashem et la municipalité de Saint Sauveur de Montagut en Ardèche.

La veille, le Prix Nobel de la Paix  Elie Wiesel  nous quittait. Il avait dit des Justes parmi les Nations : “Nous devons connaître ces gens bienveillants  qui ont aidé des Juifs pendant la Shoah. Nous devons apprendre d’eux, et avec gratitude et espoir, nous devons  nous souvenir d’eux”.

Pascal Terrasse, député de l’Ardèche était présent ainsi que Roger Mazat, Maire de Saint Sauveur de Montagut, Arielle Krief, déléguée régionale du Comité français pour Yad Vashem, Ido Bromberg, directeur des Relations publiques près l’Ambassade d’Israël.

Jean Baumel et Rachel Berkovitch Rajzman ont été enfants cachés et sauvés grâce à la famille Merland.

Rachel est née en 1931. Ses parents divorcent. La mère de Rachel, s’installe à Bruxelles.

Quand la guerre éclate et que la Belgique est envahie, la famille s’enfuit vers le sud de la France. Après avoir recherché longtemps un lieu pour se cacher, ils arrivent à Alba en Ardèche et y restent jusqu’en 1942.

Le père travaille comme coiffeur. Après l’armistice, la mère de Rachel repart à Bruxelles. Elle était en possession d’un passeport Roumain lui permettant de se déplacer.

Dans le village d’Alba, il y a de nombreux collaborateurs qui dénoncent la présence de Juifs.

Durant l’été 1942 le père est arrêté, envoyé au camp de Vénissieux, à Drancy puis à Auschwitz dont il ne reviendra pas.

Quelques jours suivant l’arrestation du père, Rachel âgée de 11 ans avec les autres femmes et enfants est aussi envoyée au camp de Vénissieux.

Dans la nuit du 29 juillet 1942, grâce à différents intervenants comme l’OSE, le Père Glasberg et le Cardinal Gerlier, les enfants quittent le camp et sont dispersés dans différentes familles. Rachel et 4 autres enfants arrive à Saint Sauveur. Rachel est accueillie par la famille Merland. Ce sont de solides protestants. Ils ont 4 garçons et ceux-ci sont ravis de recevoir Rachel qu’ils considèrent comme leur petite sœur.

Rachel va à l’école et porte le prénom de Rose. Elle apprend à jouer du violon et le dimanche va au temple. Elle rejoint les scouts protestants. Elle vit comme une enfant normale dans une famille qui prend soin d’elle et le choit.

Elle y reste jusqu’en 1944, quand sa mère naturelle vient la chercher. La séparation est très dure.

La famille Merland refuse de laisser partir Rachel tant qu’ils n’ont pas l’autorisation de l’OSE. Ils refusent toute compensation financière prétextant qu’il considère Rachel comme un membre de leur famille.

Rachel part vivre en Israël et y fonda une famille.

Dimanche dernier, ses enfants et  petits-enfants sont venus rendre hommage aux sauveurs de leur grand-mère. Faran Raz, la petite fille de Rachel s’est adressée à Jean-Claude Merland, le fils de Paul et Paule.

Voici la traduction de son texte poignant :

“Mon nom est Faran Raz , et je suis âgée de 17 ans . Je suis juive, je suis israélienne , et je suis ici devant vous parce que vous avez sauvé la vie de ma grand-mère .

Pas de mots, dans toutes les langues, peuvent décrire votre bravoure, et ma gratitude envers vous.

Merci à vous, ma grand-mère est en vie !

Merci à vous, je me tiens ici avec fierté, vivante,.

A l’endroit où a été surmontée la mauvaise volonté, l’amour- a surmonté la haine pendant la Shoah , et votre humanité- a sauvé des vies !

Vous étiez la lumière du phare, dans l’obscurité totale, pendant la guerre.

Nous vous remercions d’avoir risqué votre propre vie, pour sauver la vie de ma grand-mère.

Merci à vous, le monde est un meilleur endroit.

Jean- Jacques Rousseau disait que l’homme est bon par nature . Vous êtes un témoignage vivant de cela.

Merci pour tout.

Je souhaite que le lien entre nos familles reste fort parmi les générations futures.

Faran , petite-fille de Rachel .”


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À Rouen, un hommage rendu au CHU au professeur Georges Lauret

dimanche 26 juin 2016

Du 18/05/2016

 

 

 

Cérémonie. Une plaque a été dévoilée dans le hall de la maternité du CHU en mémoire du professeur Georges Lauret, élevé au rang de Juste.

Isabelle Lesage, directrice générale du CHU-Hôpitaux de Rouen et le professeur Loïc Marpeau, président de la Commission médicale de l’établissement ont dernièrement dévoilé une plaque commémorative dans le hall du pavillon maternité en hommage au professeur Georges Lauret, ancien chef du service obstétrique des hospices de Rouen, grâce à qui, durant la Seconde Guerre mondiale, une mère et ses deux filles eurent la vie sauve.

« Fierté et admiration »

Jamais Georges Lauret n’a raconté son histoire. Ses enfants n’ont découvert son action que lorsque le médecin fut nommé Juste parmi les Nations, en 2004. « Il avait juste dit qu’il avait roulé des médecins allemands ! », raconte son fils, le professeur Philippe Lauret, ancien Doyen de la faculté de médecine et pharmacie, ancien chef de service de dermatologie au CHU-Hôpitaux de Rouen. « Sentiment de fierté et d’admiration pour cet homme qui au péril de sa vie, fit en sorte de soustraire une mère et ses deux filles aux vils desseins de l’occupant en direction des juifs. En janvier 1943, il fut appelé au chevet d’une malade, amenée du commissariat de police accompagnée de ses enfants. Linda Ganon lui confia qu’elle était juive et qu’elle voulait sauver ses deux fillettes, Pauline et Gaby. » Il la rassura et les fit hospitaliser. Il diagnostiqua pour la mère une maladie indécelable et fit admettre les deux fillettes au service des contagieux. Durant quinze mois, le professeur Lauret prit des risques considérables, sous le nez des Allemands et du personnel qui comptait aussi des collaborateurs.

Linda et ses filles quittèrent l’hôpital à la Libération. Le courage et la détermination du médecin les avaient sauvées.

 

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Un Juste, un homme de bien

samedi 25 juin 2016

Du 23/06/2016

 

 

 

 

Une reconnaissance tardive, celle d’un couple qui a, pendant la guerre, caché et sauvé une famille juive, évitant arrestation et déportation. Dans Un Juste, histoire bien sûr authentique, Patrice Guillon et David Cénou reviennent sur le destin des Lévy que vont prendre en charge Fernand et Aurélie, héros sans médaille, qui n’ont pas pu accepter que l’on traite des êtres humains comme du bétail envoyé à l’abattoir. Une histoire de courage au quotidien pour faire acte de mémoire.

Myrian Lévy voudra après la guerre oublier les années passées à se cacher, à craindre à chaque instant d’être arrêtée avec les siens et envoyé dans un camp de la mort. C’est un peu par hasard qu’elle arrive chez les Cénou. Fernand n’est pas pour Pétain et son état français. Avec sa femme Aurélie, il vit comme il peu, forgeron. Son gendre est dans la résistance. Policier il a laissé s’évader deux Français retenus dans son commissariat. Il a été limogé. La jeune Myriam est amoureuse d’Henri qui se moque bien qu’elle soit juive. Henri rencontre la famille de Myriam. Tous doivent porter l’étoile jaune. Il faut qu’ils passent en zone libre près d’Agen pour échapper aux rafles et trouve une maison ou soient abrité, c’est plus sûr, par une famille de confiance.

Une histoire malheureusement trop vécu par des milliers de Français. Il fallait beaucoup de courage, d’honneur, d’acceptation des risques pour sa propre famille en mettant sa vie au service de celles et de ceux qui étaient persécutés aussi bien par les Français qui ont été plus jusqu’au boutistes parfois que les Allemands. Sans oublier la délation de ses voisins parfois. Myriam ne parlera que longtemps après, se démenant pour que le couple Cénou soit reconnu comme Justes parmi les nations. Ce sera à titre posthume mais ils auront droit à ce très beau titre. Avec la description au quotidien de leur vie jusqu’à la Libération, Patrice Guillon et David Cénou, au trait clair et noir et blanc, rendent justice pour le dernier à son aïeul mais surtout à un homme de bien.

Un Juste, La Boîte à Bulles, 18 €


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Gargenville : deux Justes honorés à titre posthume

vendredi 24 juin 2016

Du 19/06/2016

 

 

 

 

Gargenville, ce dimanche. Didier Charpentier (à droite) a reçu la médaille de « Justes parmi les nations » décernée à titre posthume à ses grands-parents Emile et Germaine pour avoir caché deux enfants juifs en 1942-1943. (LP/H.D.)

 Au nom de l’Etat d’Israël je vous remets la médaille des Justes parmi les nations pour avoir sauvé la vie de deux enfants juifs, nous vous sommes à jamais reconnaissants ! » C’est par ces mots que Marc Attali, ministre auprès de l’ambassade d’Israël a décerné à titre posthume la médaille de justes parmi les nations à Emile et Germaine Charpentier, ce dimanche à Gargenville. La décoration a été remise à titre posthume à leur petit-fils en présence d’Henri Konsens et de sa cousine Madeleine, les deux enfants soustraits aux rafles nazies, désormais âgés de 80 ans, et très émus. Les noms d’Emile et Germaine figurent désormais sur la stèle du Jardin des justes de Yad Vashem à Jérusalem. « Une place sera rebaptisée à Gargenville », a assuré Jean Lemaire, le maire (UDI).

S’ils avaient été surpris avec un enfant Juif dans leur maison de Gargenville, en 1942, Emile et Germaine Charpentier auraient été exécutés en compagnie de leur fils unique, Roger. Et 74 ans après, Didier Charpentier, leur petit-fils, ne pourrait pas raconter l’histoire méconnue de ce couple de Gargenvillois qui deviendront officiellement, ce dimanche, « Justes parmi les Nations ». Cette distinction permet d’honorer tous ceux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, en pleine Occupation, ont hébergé des Juifs chez eux au péril de leur vie.

Emile, plombier couvreur, et son épouse Geneviève, femme au foyer, ont accueilli en 1942 le petit Henri Konsens. L’enfant, alors âgé de 5 ans, y est placé grâce à un réseau de juifs communistes parisiens qui étaient en contact avec des communistes locaux. Son père avait été déporté à Auschwitz et sa mère, victime de la rafle du vel d’Hiv. « Il allait à l’école communale, comme tout le monde. Mais après l’école, contrairement, à ses petits camarades, il rentrait directement à la maison », confie Didier Charpentier. Le curé de Gargenville lui apprend les prières catholiques afin de ne pas être distingué des autres enfants. « On se méfiait de tous, se souvient Henri Konsens. C’était un pays occupé où tout le monde se dénonçait. »

Gargenville, vendredi 17 juin et 1943. Henri et sa cousine Madeleine (ci-dessous) ont vécu deux ans chez les Charpentier. « Je suis fier de mon grand-père », confie aujourd’hui leur petit-fils Didier (ci-dessus). (LP/MG et DR.)

La maison du 24, rue de la Division-Leclerc accueillera ensuite la cousine d’Henri, Madeleine. Les enfants y vivront deux ans sous la protection de leurs bienfaiteurs, héros anonymes, avant de retrouver leur destin, errant de ville en ville pour échapper aux rafles : Grenoble, Saint-Etienne… Une fuite qui cesse dès la fin de la guerre. Henri poursuivra alors des études de médecine à Paris. Le couple Charpentier, lui, reprendra sa routine gargenvilloise. « Ils n’ont jamais parlé de ce qu’ils ont fait, explique aujourd’hui leur petit-fils. Quand j’ai appris leur histoire, je suis tombé de l’armoire. Je suis fier de mon grand-père. »

Devenu médecin, Henri vit aujourd’hui en Normandie. 74 ans après avoir dû s’y cacher, il va retrouver Gargenville.

 



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Quatre Cantaliens reconnus « Justes parmi les nations »

mercredi 15 juin 2016

Du 14/06/2016

 

 

 

 

Blanche et Laurent Danguiral, Andrée et Jean-Louis Boissières ont caché des Juifs à Boisset sous l’occupation. Ils reçoivent ce mardi, à Aurillac, le titre de Justes parmi les Nations.

Georges Zilberstein et Marcelle, la fille de Blanche et Laurent Danguiral, sur une moto de maquisard - fonds famille Zilberstein

Le moulin de Luc aujourd’hui. C’est là que la famille Danguiral a hébergé Georges Zilberstein et ses deux enfants - fonds famille Zilberstein

En 1943, Olga Zilberstein rejoint son père, Georges, à Boisset. Elle a 3 ans - fonds famille Zilberstein

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