Actualités

Une stèle pour rendre hommage à Gaston et Lucienne

samedi 29 juin 2019

Du 26/06/2019

 

 

 

 

La stèle rendant hommage à Gaston et Lucienne Dupont, près du monument aux morts. © Photo NR Deux cérémonies ont rendu hommage à Gaston et Lucienne Dupont. L’une en décembre 2018 à Saint-Pardoux, où ils ont fini leur vie, et tout récemment à La Ferrière, où ils habitaient pendant la dernière guerre. Fermiers à La Milière, ils y accueillirent dans un premier temps la famille Chasklowicz pendant leur exode, Joseph, Rachel et leurs deux fillettes : Lisette et Margot. De retour à Paris, la mère et l’aînée seront déportées et exterminées à Auschwitz.

 
Lisette, malade, échappe au train de la mort. Son père et sa tante réussissent à l'extraire de l'hôpital et à la confier à la famille Dupont. Lesquels ont déjà quatre enfants. Scolarisée sous son vrai nom à l’école de La Ferrière, elle passera les deux dernières années de la guerre chez les Dupont. Gaston et Lucienne ont été reconnus Justes parmi les Nations par l'État d'Israël. Leurs noms seront inscrits sur le mont Herzl, au cœur du site Yad Vashem, qui honore les Justes, à Jérusalem.

 
“ Telle leur propre fille ”

Guillaume Clément, maire de La Ferrière, a tenu pour sa part à rendre hommage à la mémoire de ces gens et « à leur action bienveillante, évidente pour eux qui fut d'accueillir, telle leur propre fille, la jeune Lisette, enfant juive, au sein de leur famille ». Une stèle installée près du monument aux morts rappellera au promeneur ou au passant la générosité de ce couple. Mais ce sont également tous les Ferrariens de cette époque que le maire a voulu honorer, qui tous savaient, et se sont tus. Alors que la Kommandantur était installée dans le village. « Je voulais marquer ce geste d'humanité exemplaire, » a-t-il souligné. Un travail a été mené à l'école avec les enfants, qui se sont rendus à Niort, visiter une exposition sur la Shoah.


“ Lourde tâche ”

« Ainsi, les générations successives ont la lourde tâche d'assumer l'histoire telle qu'elle s'est passée et de la transmettre factuellement pour que ne récidive pas une pareille tragédie. A l'heure où l’individualisme et la peur de l'autre grandissent, la discrimination et l'indifférence s'installent, où les anciens démons ressurgissent, alors que nous pensions avoir tiré les leçons du passé, souvenons-nous de tous ceux qui on œuvré à sauver des vies, à freiner la barbarie. »

Lire la suite

François Hollande : "L’honneur de la France était en cause, les familles des Justes l’ont sauvé"

samedi 29 juin 2019

Du 27/06/2019

 

François Hollande est attendu à Montségur-sur-Lauzon ce 27 juin. Photo Le DL / Angélique SUREL

 

 

La médaille de Justes parmi les nations sera remise à titre posthume ce matin à Amédée Tena et son épouse Renée qui ont recueilli la jeune Anna Hilsberg pendant la Seconde Guerre mondiale. François Hollande assistera à cette cérémonie dans ce village du Sud-Drôme. Entretien.

Pourquoi avoir accepté d’assister à cette cérémonie ?

« Parce que j’y suis très sensible. J’avais fait un déplacement comme chef de l’État en Israël, je sais combien les familles dont l’un des membres a été sauvé sont attachées à cette reconnaissance et à ces cérémonies de remise de médaille des Justes parmi les nations à des personnes qui ont accueilli et protégé des juifs pendant la guerre ».

Ces médailles sont remises 75 ans après les faits, cela peut paraître long…

« Ce sont des procédures assez longues, il faut disposer des témoignages. En l’occurrence, la famille de M. et Mme Tena qui ont recueilli Anna Hilsberg sera représentée par leur petite-nièce, et c’est la petite-fille d’Anna Hilsberg qui la représentera. C’est bien que, longtemps après, on puisse continuer à saluer des actes d’héroïsme au service des autres. L’honneur de la France était en cause, ces familles l’ont sauvé »

Il y a un mois, le Rassemblement national est arrivé en tête des élections européennes en France. Lors des commémorations du 75e anniversaire de débarquement en Normandie, le rôle de l’Europe dans le maintien de la paix a été souvent souligné. Est-ce utile ?

« Oui bien sûr, surtout quand la guerre n’est jamais loin. Regardez ce qui se passe en ce moment en Syrie, au Yémen, les menaces qui pèsent sur cette région avec les tensions entre l’Iran et les États-Unis, les événements à l’est de l’Ukraine… La paix est toujours fragile. Des massacres, il y en a eu bien après la barbarie de la Seconde Guerre mondiale, au Rwanda et plus récemment en Syrie et en Irak. Nous-mêmes en France avons eu à subir des actes terroristes de grande ampleur. J’étais président à ce moment-là. Le fait que la France ait tenu bon, qu’elle ait fait bloc, est un sujet de fierté. Si nous avons été capables de le faire, c’est aussi parce que l’Europe nous a apporté sa solidarité. »


 

Lire la suite

Ils ont témoigné de la grandeur de l’humanité

mardi 18 juin 2019

Du 13/06/2019

 

 

 

 

François Guggenheim, Franck Hidalgo, Rodolphe Blanchet et Véronique Vio. © Photo NR Ils étaient quatre-vingts, hier matin. Réunis à La Guerche autour de quatre enfants de la commune aujourd’hui disparus, dont le courage force l’admiration. Georgette Blanchet et ses trois frères, André, René et Henri, ont aidé des Juifs et tous ceux qui étaient traqués par l’occupant nazi et ses affidés français. Pour cela, ils ont été faits « Justes parmi les nations » en 1991. En particulier pour avoir fait traverser la Creuse, qui marquait la ligne de démarcation, à Serge Kochman et trois membres de sa famille, Charles, Jeanine et Alfred Swiatly.

Ce dimanche, La Guerche a gravé la famille Blanchet dans sa mémoire au travers d’une plaque commémorative. « Je suis fier que mes ancêtres aient agi de la sorte. J’aime mieux être de ce côté-là de l’histoire que de l’autre », indique le fils d’André Blanchet, Rodolphe Blanchet. « Ils savaient bien les risques qu’ils encouraient. Mais leur aide était sincère, sans recherche de récompense. En sauvant tel ou tel individu, ils ont témoigné de la grandeur de l’humanité », a souligné sa sœur Véronique Vio dans son discours.
“ Le peuple juif n’oubliera jamais ” François Guggenheim, vice-président du Comité français pour Yad Vashem (*), était présent, hier. Pour lui, « il est clair que le peuple juif n’oubliera jamais. Nous devons transmettre le rôle exceptionnel de ces héros pendant la guerre. Le temps n’efface rien. Il n’efface pas le rôle scandaleux des collaborateurs. Il n’efface pas non plus le rôle des responsables politiques de la France de l’époque. Mais nous devons rappeler que des femmes et des hommes n’ont écouté que leur cœur, au péril de leur vie ».
(*) L’Institut commémoratif des martyrs et des héros de la Shoah, basé à Jérusalem. Une rue de La Guerche, dans le hameau de « Ville plate », porte désormais le nom de Georgette André, René et Henri Blanchet. 

Lire la suite

Justes parmi les nations pour avoir sauvé des juifs en 1944 à Champvoisy

mardi 18 juin 2019

Du 11/06/2019

 

 

 

 

Auguste Héry et Marcel Burak devant la stèle en hommage aux familles juives réfugiées à Champvoisy. La maison prêtée par les Héry à la famille Burak. Les Justes, Louise et Auguste Héry. Pour avoir, au péril de leur vie, caché une famille juive pendant la Seconde Guerre mondiale, Louise et Auguste Héry reçoivent la plus haute distinction civile de l’état hébreu.

Le dimanche 16 juin, Champvoisy, commune du canton de Dormans de 272 habitants, sera le théâtre de la cérémonie de reconnaissance du titre de Juste parmi les nations, attribué à Louise Héry à titre posthume et à son fils Auguste, 94 ans. Une distinction attribuée par Israël à ceux qui sont venus en aide aux Juifs, pendant l’occupation nazie

Une suite logique à une autre cérémonie, qui s’est tenue à côté du monument aux morts de la commune l’an passé, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation. Ce 29 avril 2018, une stèle était dévoilée. Elle porte les noms de sept victimes juives de la déportation, qui avaient fui la capitale en 1943 et pensaient avoir trouvé refuge dans ce petit coin de Champagne : Joseph, Dora, Raymonde, Madeleine et Claudine Leska, Ginendla et Isaac Burak.

Une stèle voulue par Auguste Héry, mais qui ne fait pas l’unanimité, car elle rappelle des moments sombres de la commune.  « La rafle des deux familles juives ne pouvait découler que d’une dénonciation, déshonorante pour Champvoisy » , estime-t-il

Elle souligne aussi que le meilleur existe. Les noms de Salomon et Marcel Burak n’y figurent pas, car le père et son fils de 10 ans ont échappé à la rafle du 22 février 1944, grâce à la mobilisation de quelques villageois.  « Une gamine qui fait le tour du village pour prévenir de la présence des Allemands, ce qui permet au père de s’enfuir , raconte Auguste Héry.  Le buraliste, qui met Marcel à l’abri à la ferme de la Défense. »

Le 22 février 1944, le grand-père et la mère d’Auguste Héry, sont aussi arrêtés par les Allemands. Depuis six mois ils hébergeaient chez eux la famille Burak. Auguste a même prêté son identité à Isaac pour qu’il puisse se faire opérer de l’appendicite. L’affaire n’ira pas plus loin. La police allemande les libère le lendemain. Les Leska et les Burak, eux, font partie du convoi 69 pour Auschwitz,  « sans doute gazés dès leur arrivée. La date retenue pour leur décès est le 12 mars 1944 » , indique Auguste Héry.

Rempart contre l’oubli

« Monsieur Horvilleur, le président de la communauté juive d’Épernay était à Champvoisy en avril dernier pour l’inauguration de la stèle. C’est lui qui a fait la demande d’attribution du titre de Juste » , croit savoir Auguste Héry.

« Je ne l’aurais pas faite de moi-même, mais je ressens de la fierté, bien sûr,  reconnaît-il.  Mais le plus important à mon sens, est que ce pan de l’histoire ne tombe pas dans l’oubli comme je tenais à ce que la stèle soit installée pour qu’il ne disparaisse pas des mémoires de Champvoisy. »  Le récit d’Auguste Héry, témoin direct des faits, est désormais enregistré dans la base de données du Mémorial de la Shoah. Cela rassure le vieil homme mais n’efface pas le regret.  « Nous avons sauvé deux personnes, mais sept autres sont mortes dans les chambres à gaz et parmi elles des gamines de 8, 10 et 12 ans ! »

La cérémonie

La cérémonie de reconnaissance du titre de Juste parmi les nations attribué à Auguste Héry et à sa mère Louise, à titre posthume, se déroulera le dimanche 16 juin, à Champvoisy, à 14 h 30, devant la stèle dédiée aux sept juifs qui ont trouvé refuge dans la commune, avant d’être raflés et déportés.

À 15 heures, place de la fontaine, discours et récit des événements qui valent à Louise et Auguste Héry le titre de Juste. De nombreuses personnalités sont attendue, ainsi que Marcel Burak, seul rescapé des deux familles juives qui s’étaient installées à Champvoisy en 1943.

Juste parmi les nations

« Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier« . Cette phrase du Talmud est gravée sur la médaille qui est remise, en plus d’un diplôme d’honneur, aux personnes reconnues « Juste parmi les Nations » la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Elle est attribuée par le mémorial de Yad Vashem à des personnes non juives qui, au péril de leur vie, ont aidé des Juifs persécutés par l’occupant nazi durant la seconde guerre mondiale. Leur nom est aussi gravé sur le mur des Justes de Paris et de Jérusalem.


Lire la suite

Boulogne : cérémonie en l’hommage d’un fermier devenu Juste parmi les nations

mardi 18 juin 2019

Du 11/06/2019

 

Pierre-Christophe Baguet, le maire de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), lors de la cérémonie à la mémoire de Pierre Delbos, qui s’est vu décerner le titre de Juste parmi les nations, le 6 juin 2019. (Crédit photo : YadVashemFrance / Twitter)

 

 

Pierre Delbos, agriculteur du Cantal, a sauvé quatre Juifs lors de la Seconde guerre mondiale

Ce jeudi 6 juin, une cérémonie était organisée à la mairie de Boulogne-Billancourt à la mémoire de Pierre Delbos, qui s’est vu décerner à titre posthume le titre de Juste parmi les nations par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem l’année dernière, a annoncé sur Twitter le Comité français de Yad Vashem.

Né en 1900, décédé en 1971, Pierre Delbos, agriculteur du Cantal, a sauvé quatre Juifs lors de la Seconde guerre mondiale. 

En 1942, Ruchla Apfelbaum trouve un passeur afin d’envoyer sa fille en zone non occupée. L’année précédente, son mari avait été déporté au camp de Pithiviers, avant d’être envoyé et assassiné à Auschwitz.

Pour son voyage, la jeune Raymonde, 3 ans, est accompagnée de sa tante Léa Konski, 16 ans. Après un passage par Dijon, elles se retrouvent à Niac, un hameau d’une dizaine de maisons de la commune de Ayrens, en Auvergne. Selon le site de Yad Vashem France, Pierre Delbos, 42 ans, divorcé, les a accueillies chaleureusement, leur laissant même son lit et allait dormir dans la grange.

 

« Il n’avait grand-chose, quatre vaches et un cochon », explique aujourd’hui au Parisien René Delbos, le neveu de Pierre Delbos. « Il s’est débrouillé, il a été très généreux. »

Etta Konski, la grand-mère maternelle de Raymonde, les rejoindront peu après accompagnée de son fils, l’oncle Maurice Konski.

 

« Pierre Delbos a tout fait pour rendre la vie le plus agréable possible pour ces quatre personnes », explique le site de Yad Vashem France. « Raymonde se souvient qu’elle restait le plus souvent dans la ferme sans sortir pour ne pas être vue des voisins. Il n’a pas été question de compensation financière pour leur séjour. Les quatre personnes sont restées à la ferme jusqu’au mois d’août 1944. »

 

Elles ont ensuite rejoint une tante, Sarah Konska, une sœur de la mère de Raymonde qui était cachée à Aurillac, à une quinzaine de kilomètres de la commune d’Ayrens. Ruchia Apfelbaum a finalement retrouvé sa fille – qu’elle n’avait pas vue pendant près de trois ans – à Aurillac. Le 27 mai dernier, cette même ville d’Aurillac a inauguré sa « rue des Justes ».

 

Après la guerre, les contacts se sont poursuivis entre Pierre Delbos et les familles Apfelbaum et Konski qu’il a permis de sauver. Le fermier leur a d’ailleurs rendu visite à plusieurs reprises à Paris.

 

Raymonde Kalma (née Apfelbaum) était présente à la cérémonie d’hommage à la mairie de Boulogne-Billancourt – ville où elle réside. Pierre Delbos est devenu Juste parmi les nations grâce aux efforts de la fille de Raymonde, Laurence Scebat.

 

Interrogée par Le Parisien sur les raisons pour lesquelles sa mère et ses proches se sont retrouvés dans la ferme de Pierre Delbos, dans le Cantal, Laurence Scebat répond : « Une des sœurs de ma grand-mère est allée en Auvergne à la recherche d’un lieu où faire héberger sa famille. Faisait-elle partie d’un réseau de résistance ? Je ne sais pas. Toujours est-il que son rendez-vous ne vient pas. À la place, elle rencontre un certain André. Il possédait une distillerie à Paris, dans laquelle Pierre Delbos a travaillé avant la guerre. Je pense que c’est comme ça qu’il se retrouve mêlé à l’histoire et voit arriver chez lui, quelques mois plus tard, ma mère et sa tante. »

 

« Personne ne les voyait [dans la commune]. Une dame âgée de 97 ans m’a raconté qu’elle voyait de temps en temps Maurice, l’oncle de ma mère, alors âgé d’une vingtaine d’années. Peut-être qu’il aidait Pierre Delbos à la ferme », ajoute Laurence Scebat.

 

Le titre de Juste parmi les nations est la plus haute distinction civile de l’Etat d’Israël. Il est décerné à ceux qui, par leurs actions et malgré le danger, ont permis de sauver la vie de Juifs durant la Seconde guerre mondiale. Au 1er janvier 2018, 27 362 personnes à travers le monde s’étaient vus décerner le titre, dont 4 099 en France.

 


Lire la suite

Un « Square des Justes » inauguré dans le Cantal

dimanche 9 juin 2019

Du 06/06/2019

 

 

Marcelle Tarrié, au centre, lors de la cérémonie d’inauguration du square des Justes dans la ville d’Aurillac, dans le Cantal, le 27 mai 2019. (Crédit photo : Préfet du Cantal / Twitter)

 

A cette occasion, Marcelle Tarrié a raconté l’histoire de sa famille et des Juifs qu’elle a cachés dans un moulin durant la guerre

Dans la ville d’Aurillac, dans le Cantal, un square a été renommé « square des Justes » le 27 mai dernier, en hommage aux citoyens qui ont sauvé des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, a rapporté le site de France 3 Régions, qui a rencontré Marcelle Tarrié, fille d’une Juste qui a, avec son mari, protégé un père et ses deux enfants dans la commune de Boisset.

A cette occasion, la femme a raconté l’histoire de sa famille et des Juifs qu’elle a protégés. 

Fuyant un Paris occupé, Georges Zylbertsein est arrivé là à l’été 1942 – ses enfants Michel et Olga le rejoindraient plus tard. Musicien juif, il avait rejoint le Cantal grâce à un réseau de la résistance et des faux papiers. La famille sera protégée par Blanche et Laurent Danguiral – son deuxième mari – qui les cachent dans un moulin qui leur appartient afin d’échapper aux Nazis. 

Marcelle Tarrié, alors âgée de 11 ans, explique aujourd’hui : « Il y avait un village au-dessus, et on allait chercher le lait là-haut. Il y avait une solidarité. Lui, le pauvre, il venait de la ville mais il essayait de rendre service aux gens. Il ramassait du bois, il le sciait. C’était une autre vie que l’on a du mal à comprendre aujourd’hui. »

Sous son nouveau nom, Georges Gilbert, le musicien juif parisien tente ainsi de se fondre dans le paysage de la campagne.

Grâce au couple, mais aussi au fils de Blanche, Jean-Louis Boissières, les trois Juifs survivront à la guerre – ce qui ne sera pas le cas de leur femme et mère, Betty, ainsi que de l’autre enfant de la famille, Harvey, restés à Paris, puis déportés à Auschwitz.

Après la guerre, Georges, Michel et Olga Zylbertsein reviendront à Paris et quitteront la France pour s’installer aux Etats-Unis en 1948. Georges y est décédé en 1990.

En 2016, Blanche et Laurent Danguiral et Andrée et Jean-Louis Boissières ont reçu le titre de Justes parmi les Nations, grâce aux efforts d’Olga Zilberstein, qui a réussi à les retrouver grâce à Internet. Elle avait contacté un certain Michel Danguiral, qui l’aiderait à retrouver la famille au même patronyme, et qui écrirait en 2018 un ouvrage sur leur histoire, intitulé Rescapé et s’appuyant sur les mémoires de Michel Zilberstein et de Marcelle Tarrié.

Durant la Seconde Guerre mondiale, en Auvergne, 197 Justes auraient sauvé 377 Juifs, explique Julien Bouchet, universitaire et auteur de Les Justes d’Auvergne. 28 Cantaliens comptent actuellement leur nom sur le mur des Justes, à Jérusalem.


Lire la suite