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Un couple de Surgères reconnu comme "Justes parmi les nations"

jeudi 10 novembre 2016

 

 

Du 07/11/2016 Renée Kummerman entourée d'une partie des descendants de la famille Rippe © Radio France - Charlotte Jousserand

Arthur et Madeleine Rippe ont reçu ce dimanche à titre posthume la distinction de "Justes parmi les nations" décernée aux hommes et aux femmes qui ont aidé et caché des familles et des enfants juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

Arthur et Madeleine Rippe ont reçu ce dimanche à titre posthume la médaille et le certificat de "justes parmi les nations" remis par l'Etat d'Israël. Pendant la seconde guerre mondiale, ce couple de surgérien a hébergé et aidé une jeune fille juive, envoyée par ses parents dans la région pour échapper aux nazis. Cette jeune fille c'est Renée Kummerman. Aujourd'hui c'est une dame élégante de 89 ans.

Renée Kummerman n'oubliera jamais ce que les Rippe ont fait pour elle : "Je ne savais plus où aller et j'ai rencontré leurs filles dans la rue et elles m'ont dit : Viens chez nous". Renée Kummerman est tout de suite accueillie comme l'une des leurs chez les Rippe : "On m'a dit voilà ta place à table, voilà ta chambre, tout de suite c'était naturel". Renée Kummerman reste plusieurs mois chez les Rippe avant de retourner peu avant la fin de la guerre à Paris retrouver ses parents.

"C'est impossible d'oublier"

"Mes parents m'ont toujours dit de ne jamais oublier, c'est impossible d'oublier", raconte très émue Renée Kummerman. "Je voulais faire cette démarche depuis longtemps mais je ne savais pas comment m'y prendre. Une amie à Genève où je vis désormais m'a aidé et m'a dit qu'il fallait que je raconte ce qui s'était passé". Elle commence donc à constituer le dossier avec des témoignages pour qu'Arthur et Madeleine Rippe reçoivent cette distinction de "Justes parmi les nations", la plus haute distinction honorifique civile décernée par l'Etat d'Israël.

Madeleine et Arthur Rippe ont été reconnu "Justes parmi les nations" en 2015 et la cérémonie a eu lieu ce dimanche.

Des liens très forts entre les deux familles

Arthur et Madeleine Rippe ne sont plus là pour recevoir cette distinction mais toute leur famille, leurs petits-enfants et les arrières et arrières-arrières petits-enfants avaient fait le déplacement pour cette cérémonie. Depuis que la famille Rippe a rencontré Renée en 1943, les liens ne se sont jamais rompus entre les deux familles. Il y a beaucoup d'amour entre ces familles. Pour Renée Kummerman : "Avec mes parents, on a trouvé une seconde famille parce que les oncles, les tantes, les grands-pères et les grands-mères, tout le monde a disparu pendant la guerre". Pour les petits-enfant d'Arthur et Madeleine Rippe, Renée a toujours fait partie de la famille. Dominique, une des petites-filles raconte, "dans mon enfance j'ai toujours connue Renée, elle s'entendait très bien avec ma mère, elle fait partie de notre famille".

Céline, la fille de Dominique, a appris sur le tard l'histoire de Renée et ce qu'avait fait ses arrières grand-parents. Elle souhaite aujourd'hui la transmettre à ses enfants : "Pour moi c'est le début de l'histoire, maintenant que je suis adulte, que j'ai conscience de ce qui s'est passé, des atrocités qui ont été commises à cette période, qu'on a les traces de cette histoire, on a un message à dire, un message à faire passer".

Céline souhaite emmener bientôt ses enfants à Paris voir le nom de leurs arrières-arrières grand-parents gravés dans l'Allée des Justes, à côté du Mémorial de la Shoa.

Charlotte Jousserand

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Armand et Alice Fraysse “Justes parmi les Nations” et fondateurs de l’Auberge de Jeunesse de Saint-Antonin Noble-Val

mercredi 2 novembre 2016

Auberge jeunesse Saint-Antonin Relisant, il y a peu, des notes prises il y a 30 ans dans le dossier des « affaires juives » de la commune de Saint-Antonin  Noble-Val (Tarn-et-Garonne), en vue d’un travail d’historien, l’envie m’est venue de vous parler d’une femme exceptionnelle qui fut mon amie durant les 15 dernières années de sa vie : Alice Fraysse. Grâce au travail de mémoire d’un enfant qu’elle avait sauvé de la déportation (elle en protégea d’autres dans l’Auberge de Jeunesse qu’elle avait fondée), Jacques Bronstein, devenu médecin à Jérusalem, elle intégra en l’an 2000, à titre posthume, la communauté, si précieuse pour l’histoire, des « Justes parmi les Nations » en compagnie d’Armand son mari. Je n’ai pas connu Armand car j’ai connu Alice à un moment où il reposait déjà au petit cimetière protestant de Saint-Antonin.

Alice dans les années d’après guerre à Saint-Antonin Noble-Val

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Villers-Saint-Sépulcre : la place du village honore ses deux héroïnes de la guerre

mercredi 19 octobre 2016

Du 17/10/2016

 

 

 

 

Villers-Saint-Sépulcre, dimanche 16 octobre. Deux habitantes du village élevées au titre de « Justes parmi les Nations » ont désormais une place à leurs noms. Les trois enfants (ici en photo) qu’elles ont sauvés pendant la guerre étaient présents pour l’i

Intense émotion, dimanche matin, à Villers-Saint-Sépulcre. L’histoire avec un grand H s’est invitée pour l’inauguration d’une place aux noms d’Ernestine Desplanque et d’Amélie Mergoux, « Justes parmi les Nations ». Ces deux habitantes du village ont recueilli et éduqué trois enfants juifs en pleine Seconde Guerre mondiale, entre 1940 et 1944. Les deux femmes avaient reçu, à titre posthume, la distinction de Justes en 2014, à l’image de vingt autres bons samaritains du département.

En 1940, la mère de Danielle Zeldine, juive, habite à Paris avec sa fille lorsqu’elle est dénoncée par la concierge de l’immeuble. Elle envoie alors son enfant chez une connaissance de sa famille, Ernestine Desplanque, et sa mère, Amélie Mergoux. Les deux femmes habitent alors dans la rue du Moulin à Villers-Saint-Sépulcre. Elles accueillent la petite fille, qui sera rejointe par Jean Pleskoff et son frère, Michel, pour leur éviter la déportation à eux aussi. « Pour moi, cela restera toujours Mémé et mémé Tine », précise Danielle Zeldine.

Soixante-douze ans plus tard, les trois bambins de l’époque ont fait le déplacement dans le village. Ils y ont retrouvé les petits enfants de leurs bienfaitrices. Parmi eux figure Jean-Pierre Desplanque, qui se remémore cette époque si particulière. « Nous allions à l’école ensemble. On prenait le bain ensemble. Cela n’avait rien d’extraordinaire pour moi, ce n’est qu’après la guerre que j’ai compris. Avec cette place, vous offrez le cœur du village à Ernestine et Amélie. Ce n’est pas anodin pour moi. D’autant plus que c’est la commune qui a fait cette démarche. » De son côté, Jean Pleskoff déclare se sentir chez lui à Villers-Saint-Sépulcre : « J’y repense toujours avec émotion, pendant mes nuits d’insomnie. »

Patrick Caffin

 

 

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Rachel Roizès : "Tous les enfants juifs n'ont pas eu la chance de croiser des Justes"

dimanche 16 octobre 2016

Du 04/10/2016

Rachel Roizès

 

 

 

 

 

Rachel Roizès est un petit bout de femme aussi discret que tenace qui, depuis bientôt dix ans, mène un combat contre l'oubli, celui qui guette notre société amnésique. Présidente-fondatrice de l'association Mémoire des enfants juifs déportés (Toulouse-MEJD), elle se bat pour préserver la mémoire des enfants juifs réfugiés avec leurs familles en Haute-Garonne durant les années noires, arrêtés et déportés dans les camps de la mort et pour sensibiliser les jeunes générations au danger de l'antisémitisme et du racisme. Celle qui, enfant, a échappé à la mort grâce au courage d'un Juste veut aller au bout de la mission qu'elle s'est assignée : donner une sépulture symbolique aux enfants raflés en Haute-Garonne (la plupart à l'été 1942) et morts dans les camps. La première plaque a été inaugurée à Saint-Julia, petite commune du Lauragais, en avril 2010. Depuis, plusieurs autres ont été apposées à Bouloc, Sarrecave, Auriac-sur-Vendinelle, Cierp-Gaud, Aspet, Grenade et Trébons-sur-la-Grasse. Dans quelques semaines, elle se rendra à Labarthe-Inard et à Luchon. Elle espère aujourd'hui que les discussions engagées avec la Ville de Toulouse qui a donné son accord de principe vont se concrétiser rapidement.

 

 

Quand la folie criminelle de l'occupant était secondée par l'Etat français
 
Rachel Zylberberg voit le jour à Paris en 1938, quelques semaines avant la tristement célèbre Nuit de Cristal. Fuyant les pogroms anti-juifs, sa famille a quitté la Pologne pour la France, patrie des droits de l'homme. Mais le refuge se révèle fragile au lendemain de la défaite de juin 1940. Tandis qu'en zone libre, le gouvernement du maréchal Pétain procède à la dénaturalisation de 6.000 juifs (juillet), promulgue un statut qui interdit aux juifs l'accès et l'exercice de nombreuses professions (octobre), ordonne au même moment l'internement et l'assignation à résidence des "ressortissants étrangers de race juive" (40.000) puis crée un commissariat général aux questions juives chargé de l'aryanisation des biens confisqués (mars 1941), des mesures anti-juives sont imposées en zone occupée par l'Allemagne nazie (recensement, confiscation des biens...) et, bientôt, les premières rafles sont organisées (mai 1941). Elles ne vont plus cesser. Les 16 et 17 juillet 1942, quelques semaines après l'instauration du port obligatoire de l'étoile jaune, la funeste rafle du Vel d'Hiv conduite à Paris par les autorités françaises conduit à l'arrestation de 12.884 juifs étrangers et apatrides (dont 5.802 femmes et 4.051 enfants). Quelques semaines plus tard, en zone libre, les 26 et 28 août, ce sont près de 10.500 juifs qui sont arrêtés par la police et la gendarmerie françaises avant d'être livrés aux Allemands et déportés dans les camps de la mort. Il faudra attendre le discours prononcé par le président de la République Jacques Chirac le 16 juillet 1995 pour que la complicité de l'Etat français dans la déportation des juifs de France soit officiellement reconnue. Sur les 75.500 juifs déportés dans les camps de la mort (dont à peine 2.500 sont revenus), 11.400 étaient des enfants.
 
Rachel, petite enfant juive sauvée par un Juste
 
A l'automne 1942, le père de Rachel, Jacob, ancien engagé volontaire "pour la durée de la guerre" dans le régiment des volontaires étrangers, est arrêté à Paris. Déporté, il sera gazé à son arrivée à Auschwitz. Dès lors, Rachel et sa mère Laja traversent seules les années noires. Elles vivent à Poissy dans une ancienne buanderie désaffectée. Un soir de 1943, bravant le couvre-feu, Laja tente de soigner l'otite dont souffre Rachel à l'aide d'une bougie. Elles sont surprises par deux soldats allemands en patrouille qui, bien qu'ayant compris qu'elles étaient juives, leur laissent la vie sauve. La force du destin. Laja et Rachel sont, hélas, arrêtées quelques semaines plus tard. Cette fois-ci, c'est leur voisin qui leur sauve la vie. Marcel Loubeau est gardien de la prison de Poissy où elles sont incarcérées avant leur départ pour Drancy, l'antichambre française d'Auschwitz. Dans un mouvement d'humanité, il organise leur évasion avec la complicité d'amis résistants à la faveur de leur transfert en fourgonnette et les cache à son domicile. Elles vivront clandestinement jusqu'à la Libération. A la demande de Rachel, Marcel Loubeau et son épouse Antoinette recevront en 2013 à titre posthume la médaille des Justes parmi les Nations. La petite enfant cachée a ainsi payé sa dette à son sauveur. Après-guerre, grâce à la Croix-Rouge, Rachel fera de nombreux séjours au Danemark où elle se réconciliera avec les Allemands. Toulousaine depuis plus de 40 ans, elle a épousé Alain Roizès avec qui elle a eu trois enfants. Pendant très longtemps, Rachel a gardé enfouis au plus profond de sa mémoire les souvenirs d'errance, de souffrances et de clandestinité. Et puis, un jour, les souvenirs sont remontés à la surface avec un peu plus d'intensité. "La guerre nous avait jetés là, d'autres furent moins heureux, je crois, au temps joli de leur enfance", chantait Barbara. De retour de Paris où elle assistait à une cérémonie à la mémoire des enfants juifs déportés dans la capitale, Rachel Roizès se plonge dans le "Mémorial des enfants juifs déportés de France" établi par Serge Klarsfeld. Elle y découvre que 108 enfants (et près de 1.600 adultes) ont été déportés depuis les camps hauts-garonnais de Noé et du Récébébou. "Je voyais ces plaques quand il m'arrivait d'aller à Paris. A Toulouse, on me disait qu'il n'y avait pas eu de déportation d'enfants. Grâce au travail de Serge Klarsfeld, pour qui j'ai une profonde admiration, j'ai découvert le contraire". Dès lors, Rachel Roizès s'engage avec détermination dans le combat contre l'oubli. 
 
"Tuer un enfant, c'est tuer l'humanité"
 

Son combat contre l'oubli

 

Elle identifie les 108 enfants raflés et recense les 21 lieux de déportation en Haute-Garonne. Ils s'appelaient Charles et Ida, Elie, Mariette et Jules, Jeanne, Gunther, Jean, Susi et Max, Sarah, Rachel, Nina et Joseph, Sylvain, Suzy et Eliane, Jacob et Sarah... Ils venaient de Belgique, d'Autriche, de Pologne ou d'Allemagne. Avec leurs familles, ils avaient trouvé refuge en zone libre où ils pensaient être en sécurité. Ils ont été arrêtés à Bouloc, Grenade, Bruguières, Pibrac, Léguevin, Saint-Lys, Muret, Toulouse, Cessales, Luchon, Auriac-sur-Vendinelle, Saint-Julia, Revel, Vaudreuille, Trébons-sur-la-Grasse, Rieumes, Sarrecave, Labarthe-Inard, Aspet, Cierp-Gaud et Saint-Mamet. Pour une majorité d'entre eux lors de la rafle du 26 août 1942. De Noé, ils ont partis pour Drancy et, de là, pour Auschwitz par le convoi n° 28 du 4 septembre 1942. Pour ne plus revenir. Une fois la MEJD créée, Rachel Roizès se lance dans un intense travail de documentation et de recherche. "J'ai envoyé des lettres partout, dans les services d'archives, en France et à l'étranger. J'ai contacté l'association des Fils et Filles de déportés. J'ai écrit au Mémorial de la Shoah, dans les mairies, pour essayer de retracer la vie de ces pauvres enfants, pour retrouver des témoins. Dans les villages, 9 fois sur 10, les maires n'étaient pas au courant. Mon rôle n'est pas facile. Je suis un peu la mauvaise conscience". Mais, à chaque fois, Rachel Roizès convainc. Depuis le printemps 2010, des plaques commémoratives ont été inaugurées à Saint-Julia, Bouloc, Sarrecave, Auriac-sur-Vendinelle, Cierp-Gaud, Aspet, Grenade, Trébons-sur-la-Grasse et au lycée Pierre de Fermat de Toulouse. Au programme des prochains mois figurent Luchon et Labarthe-Inard.

 

L'engagement du maire de Toulouse

 

Rachel Roizès ne lâche rien. La Ville Rose a elle aussi été le théâtre de l'arrestation de plus de cinquante enfants juifs. Alors, pour elle, c'est une évidence : une plaque doit y honorer leur mémoire. Rachel Roizès s'en était ouverte auprès de Pierre Cohen lorsqu'il était maire. Ce dernier s'était montré attentif à sa démarche. Au printemps 2015, elle a adressé un courrier à son successeur Jean-Luc Moudenc. Dans une lettre datée du 7 juillet, le nouveau maire de Toulouse lui a répondu favorablement ("je partage votre point de vue sur la nécessité de préserver la mémoire") donnant son "accord de principe" pour qu'une "stèle de taille modeste" soit édifiée au Jardin des Plantes à proximité du mémorial des Justes. Depuis cet échange, le dossier fait du surplace et Rachel Roizès ronge son frein. Pour Rachel Roizès, la plaque à la mémoire des enfants juifs arrêtés à Toulouse doit être apposée quelques dizaines de mètres après le mémorial des Justes édifié à l'entrée du parc. "Dans cet endroit du Jardin des Plantes dédié à la mémoire, il y a une logique à installer la stèle après le mémorial. C'est une façon de rappeler aux passants que tous les enfants juifs n'ont malheureusement pas eu la chance de croiser le chemin de Justes". Le 19 août dernier à l'occasion des cérémonies commémoratives de la Libération, Rachel Roizès a rencontré le maire de Toulouse, accompagné de Jean-Baptiste de Scorraille, conseiller municipal délégué à la mémoire et au monde combattant. Elle est aujourd'hui rassurée sur la volonté du maire de tenir son engagement mais elle s'impatiente. Dans quelques jours, accompagnée d'Alain, elle se rendra à Poissy pour honorer la mémoire d'Antoinette et Marcel Loubeau. A son retour, elle espère que le projet toulousain aura avancé. C'est que d'autres communes l'attendent. Celle qui veut "achever le travail entamé en Haute-Garonne" et pour qui "tuer un enfant, c'est tuer l'humanité" s'est fixé un objectif : donner une sépulture symbolique à tous les enfants juifs réfugiés dans notre département et victimes de la barbarie nazie dont l'Etat français s'est fait le complice. 

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Cérémonie en l'honneur d'une Juste parmi les Nations à Barroux

dimanche 16 octobre 2016

Madame Psaltis, fille de madame Godrie, entourée de sa famille et d’Olivier Fouillet Personnalités civiles et militaires, élus, porte-drapeaux, présidents d’associations mémorielles, sympathisants et amis étaient réunis ce samedi matin 1er octobre au monument aux morts de Barroux autour des descendants de Marie Lucile GODRIE : ils avaient répondu à l’invitation rédigée conjointement par le Comité Yad Vashem, représenté par François GUGUENHEIM et par la mairie d’Airvault, représentée par Olivier FOUILLET.

En effet, depuis le mois de mars dernier, date d'une rencontre particulièrement constructive entre la famille et Olivier FOUILLET qui venait de prendre connaissance officiellement de ses souhaits, il avait été convenu qu’une commémoration officielle aurait lieu localement en l’honneur de Lucile Marie GODRIE, nommé Juste parmi les Nations le 22 mars 2011.

Plusieurs mois de préparation ont été nécessaires pour que cette cérémonie pleine de respect, d’émotion et de rappels historiques prenne toute sa mesure. Plutôt que le nom d’une rue, le souvenir de madame GODRIE sera inscrit durablement sur une stèle dans l’enclos du Monument aux morts.

Les allocutions du Maire d’Airvault, celle de François GUGUENHEIM, la lecture de témoignages d’une jeune fille juive ont insisté sur le rôle essentiel qu’ont joué les Justes parmi les Nations pendant un des pires moments de l’Histoire du XXe siècle ; le courage, la résistance, l’humanité de madame GODRIE ont été rappelés et portés en exemple à l’adresse des jeunes générations afin qu’elles puissent choisir entre honneur et déshonneur, clarté et obscurantisme.

Le rappel de ces valeurs et l’attention portée à l’une des leurs est un véritable honneur pour les habitants du Grand Airvault dont s’est réjoui Olivier FOUILLET, à l’initiative de cet événement qui restera gravé dans les mémoires.

 

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Barroux-À la mémoire de Lucile Huteau-Godrie, Juste parmi les Nations

samedi 15 octobre 2016

Du 01/10/2016

 

 

 

 

 

Luce Godrie-Psaltis, avec ses enfants Frédéric et Élisabeth. Photo Le Courrier de l'Ouest

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lucile Huteau-Godrie a caché sous son toit une famille juive. Elle a été reconnue Juste parmi les Nations et une plaque en son honneur a été dévoilée hier, à Barroux.

En mars, la municipalité avait refusé que son nom soit celui d’une rue. Hier, une plaque commémorative a tout de même été dévoilée, à côté du monument aux Morts de Barroux, en l’honneur de Lucile Huteau-Godrie, née dans le village en 1894 et déclarée Juste parmi les Nations en 2011, à titre posthume.

En février 1943, Lucile Huteau-Godrie avait accueilli chez elle, à Niort, la famille Bondenheimer. De confession juive, le couple et ses deux enfants avaient échappé à la rafle du Vel d’Hiv (juillet 1942). « Ma mère participait à des réunions avec d’autres familles chrétiennes, se souvient Luce Godrie-Psaltis, 91 ans. Elle n’a pas hésité, elle a dit oui tout de suite pour cacher une famille. »

 François Guguenheim, vice-président du comité français pour Yad Vashem, a souligné que « dire non à l’innommable est source d’avenir. C’était valable hier, ça l’est encore aujourd’hui. Nous inaugurons un monument qui va perdurer dans le temps et il est fondamental pour nous que la population, nos enfants et descendants, sachent que des héros ont su dire non aux nazis, se sont dressés contre des politiques. »

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