Actualités

L'hommage à un couple de Périgourdins qui avait recueilli deux enfants juifs pendant la guerre

mercredi 12 octobre 2016

Du 18/09/2016

 

 

 

 

 

© France 3 Aquitaine Enfants, Liliane et Jean Wecksler avaient été confiés aux Lamargie pendant la guerre.
L'institut Yad Vashem a décoré, à titre posthume, un couple de périgourdins, Les Lamargie. Ils avaient fait passer deux enfants juifs pour leurs propres enfants pendant l'occupation allemande. C'est leur fille adoptive qui a reçu la décoration ce dimanche dans le village de Sorges. 

Abraham Wecksler, artisan fourreur d'origine polonaise, quitte Paris avec sa femme et ses deux enfants pendant l’exode de 1940. La famille se réfugie en Dordogne à Thiviers. Leur fille, Liliane, est alors âgée de 7 ans, leur fils, Jean de 3 ans.  

Les enfants Wecksler sont confiés aux Lamargie qui habitent le village de Sorges, à quelques kilomètres de Thiviers. Jean Lamargie est plombier zingueur. Blessé lors de la Première guerre mondiale, il ne travaille pratiquement plus. Son épouse Rachel est sans profession. Ils ont élevé les enfants Weckler comme s’ils avaient été leurs propres enfants. Et ils les ont inscrits sous leur nom à l’école de Sorges. Les habitants étaient tous au courant de leur existence et aucun ne les a dénoncés.  Liliane et Jean resteront chez les Lamargie jusqu’à la Libération. Pour des raisons de sécurité, leurs parents ne les ont quasiment pas vus pendant cette période.

"Car Abraham Wecksler a été un résistant actif dans les réseaux en Dordogne. Sa connaissance de la langue allemande a été très utile pour renseigner le réseau et interroger les Allemands faits prisonniers par la Résistance. Suite à une dénonciation, Abraham a été arrêté en 1943 et sévèrement torturé par la Gestapo, mais a réussi à leur échapper. Irène a également participé à la Résistance" rapporte le comité français pour Yad Vashem. 

A la Libération les parents Wecksler ont récupéré leurs enfants et la famille a retrouvé son appartement à Paris. Ils sont restés en contact avec Madame Lamargie, devenue veuve en 1946, bien après la période de la guerre. Et Rachel Lamargie est venue à Paris assister au mariage de Liliane Wecksler.

Le 26 mai 2015, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Justes parmi les Nations à Monsieur Jean Lamargie et à son épouse Madame Rachel Lamargie.

Présents à l'hommage rendu au couple, Liliane et Jean Wecksler témoignent de l'amour qu'ils ont reçu en Dordogne.
Hélène Chauwin
Lire la suite

Marcq-en-barœul Une plaque en l’honneur de l’abbé Stahl, sauveur d’enfants juifs

vendredi 7 octobre 2016

Du 14/09/2016

 

 

 

 

la plaque a été dévoilée par des Éclaireuses et Éclaireurs de France Dimanche, sous le porche d’entrée de l’association marcquoise SPReNe (Société de protection et de réinsertion du Nord), une plaque commémorative en mémoire de l’abbé Robert Stalh a été dévoilée.

Cette plaque a été offerte par l’association cultuelle israélite de Lille (présidée par Guy Bensoussan) en remerciement à l’homme qui a caché dans les foyers de son association lors de la rafle de septembre 1942 des enfants juifs. Cette demande émane de plusieurs de ses membres dont la vie a été sauvée par l’action de l’abbé Stahl, notamment Edgar Leser et David Bugajski.

Le président de la SPReNe, Ronan Lagadec, a précisé : «  Cette plaque n’est pas la première. Une plaque en son honneur a déjà été posée dans l’allée des Justes parmi les Nations près de Tel-Aviv au pied d’un arbre que l’abbé planta lui-même en 1967.  »

Contre l’avis de sa hiérarchie

Il y a 74 ans, le pasteur Nick (protestant) et Léo Leser (responsable du comité clandestin local d’aide aux juifs) ne pouvant garder tous les enfants (extraits de la gare de Lille lors de la rafle de septembre 1942 principalement par des cheminots), font appel à l’évêché de la ville mais leur demande est rejetée. Léo Leser va alors solliciter l’abbé Robert Stalh qui dirige la Société de protection des enfants moralement abandonnés (aujourd’hui SPReNe). Celui-ci, contre l’avis de sa hiérarchie, décide d’accueillir 

une vingtaine d’enfants juifs et les deux enfants de Léo Leser (Edgar et Charles-Henri).

Né en 1893, Robert Stahl est avocat au barreau de Lille et devient secrétaire général de la Société de patronage des enfants moralement abandonnés en 1926. Il entre au séminaire et en ressort prêtre en 1933.

« L’abbé Stahl nous a légué une éthique : celle de ne jamais renoncer et de toujours rester fidèle aux valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. »

De nombreuses personnalités ont été conviées à la cérémonie, comme le maire de Marcq, Bernard Gérard. Lors de la cérémonie, l’élu a rappelé que «  peu peuvent s’enorgueillir d’être reconnu Juste parmi les Nations. L’abbé Stahl fut de ceux-là. Il est indissociable de l’histoire de Marcq et de la SPReNe. En dévoilant cette plaque, nous voulons transmettre un message de paix  ».

Le maire, Bernard Gérard, a estimé également que «  l’abbé Stahl nous a légué une éthique : celle de ne jamais renoncer et de toujours rester fidèle aux valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité ; des valeurs encore trop souvent aujourd’hui mises en danger  ».

MARYSE CASTELEYN


Lire la suite

Marie Phal « Juste parmi les Nations »

lundi 26 septembre 2016

Du 19/09/2016

 

 

 

Dimanche dernier, une commération pleine d’émotion a reconnu officiellement Marie Phal comme « Juste parmi les Nations ».

 

Par courrier officiel en date du 13 décembre 2015, le comité Yad Vashem, reconnaît officiellement Anne Marie Phal « Juste parmi les Nations » puisque durant l’occupation Nazie, elle a hébergé une petite juive Rachel Schmeiz et l’a considérée comme sa fille à partir de février 1943.

Après que Floralore Katz ait relaté l’histoire de son arrière-grand-tante Rachel, le nouveau sous préfet d’Autun Eric Boucourt préféra orienter son intervention en évoquant les héros ordinaires, telle « la Mémaine » comme l’appelaient amicalement ses neveux, confrontés à des circonstances extraordinaires. « En faisant entrer cette femme ordinaire, une héroïne du quotidien dans ce cercle très fermé des « Justes », le comité Yad Vashem fait entrer Anne Marie Phal dans la grande Histoire  » poursuit le représentant de l’État.

Après son départ de Cheilly, Rachel a entretenu le contact pendant quelques années et les relations se sont ensuite estompées et les 2 femmes ne se sont plus jamais revues. À présent, son nom sera inscrit sur le Monument de Jérusalem et fait partie de la liste des 32 personnes reconnues dans le département de Saône-et-Loire A la suite de la réception à titre posthume du Diplôme et de la médaille commémorative par le représentant de l’ambassade d’Israël, Jean Pierre Poulleau au nom de tous les neveux de Anne Phal, confia ceux-ci à Marc Labulle, Maire qui en sera le garant pour la postérité.

 

Lire la suite

A 90 ans, elle reçoit la Médaille des Justes parmi les Nations

lundi 26 septembre 2016

Du 26/09/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

Yvette Dugast (veste noire) aux côtés de Monique Covrigaru, l'ancienne enfant juive accueillie au Cellier pendant la seconde guerre mondiale. © Radio France - Pascale Boucherie

Une habitante du Cellier (44) a reçu ce dimanche la médaille des Justes parmi les Nations, la plus haute distinction civile de l'état d'Israël. Pendant la seconde guerre mondiale sa famille a accueilli une enfant juive dans le plus grand secret : Monique Covrigaru, présente à la cérémonie.

Monique Covrigaru a aujourd'hui 79 ans. Elle vit à Houston aux Etats-Unis. Mais ce dimanche elle était au Cellier en Loire-Atlantique pour assister devant quelques 500 personnes réunies à la salle des fêtes, à la cérémonie de remise de la médaille des Justes à Yvette Dugast, ainsi qu'à sa soeur et à ses parents aujourd'hui décédés. Pendant la seconde guerre mondiale, cette famille l'a accueilli dans le plus grand secret.

Tout le village était en danger à cette époque. Lorsque la famille a ouvert sa maison et son coeur, c'était du bonheur. On m'avait dit à l'époque on sait que tu es juive, mais tu ne peux le dire à personne- Monique Corvigaru.

Pascale Boucherie,



Lire la suite

Casseneuil (47) : un mémorial en hommage aux déportés juifs inauguré dimanche

lundi 26 septembre 2016

Du 01/09/2016

 

 

 

 

 

Le mémorial de la déportation des juifs de Lot-et-Garonne, en projet depuis 2009, voit enfin le jour © Julien Pellicier

Les stèles de marbre portent le nom des 473 personnes déportées après les rafles du 19 et du 26 août 1942 et rendent hommages aux 33 Justes parmi les nations du département

Le lieu n'a pas été choisi par hasard. La Voie verte, qui passe non loin, aurait pu offrir un cadre plus bucolique. L'association pour le mémorial du camp de Casseneuil a préféré que ce dernier se situe précisément là où le camp se dressait.

Les plaques de marbre ont donc été scellées au rond-point de Sauvaud, dans un zone d'activité, devant l'entreprise France Prune. 

Seulement 37 rescapés

Elles sont gravées des noms des 473 personnes, dont 38 enfants, déportées après les rafles du 19 et du 26 août 1942. La majorité d'entre eux sera transférée à Drancy avant d'être envoyée à Auschwitz-Birkenau pour y être assassinée. À la libération des camps, on ne comptera que 37 rescapés. Une stèle est également dédiée aux 33 Justes parmi les Nations recensés dans le département.

Le mémorial a été érigé avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de nombreuses collectivités locales comme les municipalité de Casseneuil, Agen, Villeneuve-sur-Lot, le Département, la Région ou encore la réserve parlementaire du député Jean-Louis Coste.

 

Lire la suite

Deux nouveaux Justes parmi les Nations aux Abrets-en-Dauphiné

samedi 17 septembre 2016

Du 11/09/2016

 

 

 

Ruth Krell est venue des Etats-Unis, ce dimanche 11 septembre, pour la remise de médaille des Justes parmi les Nations aux descendants de ses sauveurs.

Pendant la guerre, Jean-Marie et Louise Chapot l’ont cachée ainsi que sa sœur Léa, deux enfants juives dont les parents ont été exécutés par les nazis. Voici le résumé en images d’une cérémonie de trois heures très émouvante: l’arrivée de Ruth, 83 ans.Puis Nuit et brouillard de Jean Ferrat ainsi que le Chant des partisans ont résonné.

Grande émotion quand dans l’assemblée les enfants de Ruth et Léa se sont levés. Sans le couple Chapot, ils ne seraient pas là. Puis remise officielle de la médaille avant que l’assemblée reprenne les hymnes nationales israéliennes et françaises. En fin de vidéo retrouvez le témoignage de Ruth.



Lire la suite