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Se battre pour maintenir l’histoire juive polonaise vivante

vendredi 13 mai 2016

Du 30/04/2016

 

 

 

 

A l’occasion de l’ouverture du nouveau musée en l’honneur des Polonais ayant sauvé des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, Sebastian Rejak affirme que son pays travaille dur pour montrer une autre image de la Pologne occupée par les nazis à la prochaine génération

Sebastian Rejak, envoyé spécial de la Pologne pour les relations avec la diaspora juive

Bien qu’il n’ait pas rencontré de Juifs jusqu’à la fin des années 1990, Sebastian Rejak, dans son rôle d’envoyé du ministère polonais des Affaires étrangères auprès de la diaspora juive a passé les deux dernières années et demie à cultiver assidûment ses relations avec les communautés juives en Europe et en Amérique du Nord, afin d’améliorer les liens de son pays avec le monde juif.

Avant sa prise de poste diplomatique, Rejak, qui vient d’une famille catholique traditionnelle de Lublin, a étudié le judaïsme et l’histoire juive et a acquis une connaissance pratique de l’hébreu.

Il est membre de la Société polonaise d’études juives et est également l’auteur de deux livres « Identités juives en Pologne et en Amérique : L’impact de la Shoah sur la religion et l’ethnie » et « L’enfer du choix : les Polonais et l’Holocauste. »

Aujourd’hui, après avoir passé des décennies à étudier la riche histoire juive polonaise, Rejak a déclaré dans une récente interview au Times of Israel qu’il ne peut pas imaginer une situation dans laquelle la Pologne serait dépourvue de Juifs. Comme il le dit : « Il est impossible pour moi d’imaginer la Pologne sans Juifs. Ce serait une énorme perte pour la Pologne ».

Plus récemment, il a travaillé sans relâche afin de mieux faire connaître le nouveau Musée Ulma pour les polonais ayant sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a été officiellement ouvert à Markowa, un village du sud-est de la Pologne, le 17 mars dernier, en présence du président Polonais Andrzej Duda et du grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich.

Comme l’a reconnu Rejak dans une interview à Varsovie, le jour précédant l’ouverture, ce musée représente une étape importante pour la Pologne, une chance d’améliorer son image aux yeux des juifs et de la communauté internationale. À son avis, le nouveau musée, financé par le village de Markowa et le ministère polonais de la Culture et du Patrimoine national, servira de modèle positif aux jeunes Polonais.

Monument en mémoire de la famille Ulma, exécuté par les nazis en 1944 pour avoir accueilli des Juifs dans le village polonais de Markowa (Crédit : Wojciech Pisz)

Monument en mémoire de la famille Ulma, exécuté par les nazis en 1944 pour avoir accueilli des Juifs dans le village polonais de Markowa (Crédit : Wojciech Pisz)

La jeune génération, il a noté, apprécie la richesse de la culture juive et la considère comme faisant partie intégrante de l’histoire polonaise. « Elle fait inextricablement partie de ce que nous sommes en tant que Polonais, » dit-il. « Mais à mon grand regret, il y a encore un certain degré d’antisémitisme en Pologne. »

Le musée, qui a mis près de huit ans à ouvrir ses portes, honore les polonais ayant sauvé des Juifs, mais se concentre particulièrement sur Jozef et Wiktoria Ulma, un couple d’âge mûr de Markowa. En 1942, quand la chasse aux Juifs s’est intensifiée, huit Juifs demandèrent aux Ulmas leur aide, et ceux-ci ont accepté de les abriter. En échange, ces Juifs ont travaillé dans leur ferme.

Le couple polonais Jozef et Wiktoria Ulma, des Justes parmi les Nation (Crédit : Domaine public)

Le couple polonais Jozef et Wiktoria Ulma, des Justes parmi les Nation (Crédit : Domaine public)

Le 24 mars 1944, la police allemande, agissant sur les dires d’un informateur polonais, a mortellement tiré sur les Ulmas, leurs six enfants et les Juifs qu’ils abritaient. En 1941, le gouverneur allemand de la Pologne occupée, Hans Frank, avait émis une ordonnance interdisant aux Polonais d’aider les Juifs sous peine de mort.

Yad Vashem, le centre de recherche et d’éducation sur l’Holocauste à Jérusalem, a reconnu les Ulmas comme Justes parmi les nations en 1995. Une dizaine d’années plus tard, le Vatican a lancé un processus de béatification pour conférer le statut de Saints à la famille Ulma.

Rejak a suggéré que la Pologne contemporaine a puisé dans l’héroïsme des Ulmas afin de compenser le désastre, en termes de relations publiques, provoqué par la publication en 2001 du livre de Jan Tomasz Gross, « Voisins ».

Historien américain et polonais ayant quitté la Pologne en 1969, Gross a étudié le pogrom de 1941 dans la ville de Jedwabne au nord de la Pologne, au cours duquel une foule de Polonais antisémites, encouragée par les Allemands, a brûlé une grange avec plusieurs centaines de Juifs confinés à l’intérieur.

Un historien juif américain Jan Tomasz Gross, d’origine polonaise, parlant aux médias polonais, le 28 août 2015 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le livre a suscité un débat passionné en Pologne car il a terni l’idée chère à ce pays selon laquelle les Polonais ont été les victimes de l’agression nazie. Dans le livre « Voisins », ils sont apparus sous une lumière bien différente, comme les oppresseurs haineux des Juifs.

Pour les Juifs de la Diaspora, Jedwabne semblait confirmer leurs pires soupçons sur les Polonais, l’antisémitisme ayant été un phénomène répandu dans la Pologne d’avant-guerre. Pendant l’Holocauste, un groupe de collaborateurs et d’informateurs polonais ont pourchassé les Juifs. Apres la Seconde Guerre mondiale, en 1946, un pogrom a éclaté dans la ville de Kielce. Et dans le sillage de la campagne antisémite de 1968 – présentée comme une réponse antisioniste au soi-disant bellicisme israélien durant la guerre des Six Jours en 1967 – plus de 10 000 Juifs ont été chassés de Pologne.

Cependant, l’histoire de la famille Ulma a donné l’occasion au gouvernement polonais de contrer les conceptions négatives des juifs au sujet de la Pologne, où 3,3 millions de Juifs vivaient à la veille de la guerre. Rejak a convenu que les événements de Markowa peuvent avoir une influence positive pour l’image de la Pologne.

La Pologne est obligée de « faire face » à son passé

« Il existe un sentiment général parmi les Polonais que la Pologne a été perçue à travers le prisme de l’antisémitisme d’avant-guerre et de la guerre, comme ayant trahi les Juifs. Cette image a, en général, dominé le discours sur la Pologne », a-t-il dit. « Nous voulons équilibrer ce tableau mais j’espère que le musée ne sera pas utilisé pour clamer qu’il n’y avait que des bons Polonais. »

La Pologne est obligée de « faire face » à son passé, a-t-il ajouté. « C’est une histoire complexe. Nous devons tenir compte des extrêmes ».

Les Juifs du ghetto de Varsovie conduits par des soldats allemands à un point de rassemblement pour la déportation vers les camps de la mort, en 1943 (Crédit : Domaine public)

Les Juifs du ghetto de Varsovie conduits par des soldats allemands à un point de rassemblement pour la déportation vers les camps de la mort, en 1943 (Crédit : Domaine public)

Rejak a admis que l’église catholique n’a pas toujours joué un rôle positif dans la promotion des bonnes relations entre juifs et polonais, mais il a souligné que Jean-Paul II, le défunt pape d’origine polonaise, a réussi à réduire l’antisémitisme en Pologne. Néanmoins, il y a des prêtres qui n’ont pas accepté ses enseignements œcuméniques. « Dans l’église, le changement survient lentement, » dit-il.

Interrogé sur le nombre de Juifs vivant aujourd’hui en Pologne, Rejak a indiqué que 7 353 citoyens polonais se sont déclarés juifs dans le recensement national de 2011.

« Le nombre réel est peut être bien plus élevé, » a-t-il ajouté. « Il y a une population juive de base et une population de Polonais non-pratiquants d’origine juive. »

Rejak a exprimé l’espoir que la communauté juive polonaise, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était, va continuer à croître et à prospérer et que la société polonaise dans son ensemble sera réceptive à une présence juive en Pologne.

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Vence des Sources et des Fontaines

dimanche 8 mai 2016

Du 04/05/2016

 

 

 

« Après le décès de ma mère à Vence, j’ai ressenti le besoin de me ré-approprier mon héritage culturel, transmis par ma grand-mère Henriette. J’avais un lien affectif et spirituel très fort avec ma grand-mère vençoise. C’est elle qui m’a ancrée dans ce terroir du Moyen Pays, qui influence ma création artistique, en tant que peintre et en tant qu’auteur. Je lui avais demandé de me faire un signe. Je pense que ma prière a été entendue car j’ai écrit en une semaine, en décembre dernier, ce conte « Vence des Sources et des Fontaines ». J’avais tout cela en moi depuis si longtemps que cela coulait de source !

Dans ce conte, j’ai aussi tenu à pointer le courage de mes grands-parents, en parlant de la petite fille juive qu’ils avaient intégrée dans leur famille durant la guerre, cela à 300 m d’une Kommandantur. Tout le village savait qu’elle n’était pas la fille d’Henriette et Joseph Ordan. J’avais à cœur de rendre hommage aussi, aux Vençois car personne ne les a dénoncés. Toute mon enfance, j’ai été bercée par ces souvenirs de famille.

Il y a beaucoup d’autres choses dans ce conte, qui a plusieurs niveaux de lecture. Les contes initiatiques parlent à l’âme en profondeur, des voies de réalisation de l’âme et de valeurs vraies. À Vence, il y a toute cette eau des sources qui descendent des montagnes, jusque dans les fontaines au symbolisme puissant. L’eau, dont la science à l’échelle mondiale, découvre de plus en plus l’incroyable nature énergétique et spirituelle. Comme dit l’un de mes personnages, de Vence des Sources et des Fontaines : « Celui qui s’est tenu un jour, en conscience sur cette frontière de l’invisible, ne l’oublie jamais ».

J’espère qu’après avoir lu mon livre, les Vençois seront encore plus vigilants quant à leur patrimoine artistique, historique, humain, écologique et spirituel. Les liens des Vençois avec Vence La Jolie, cité des Arts et des Fleurs, sont de cet ordre. Je me suis attachée à l’illustrer en mots et en images, mêlant le réel et l’imaginaire, plusieurs époques, mes souvenirs. Le tout magnifié par les présences solaires et chaleureuses de Matisse et de Chagall, au cœur d’un conte de fée initiatique permettant une grande liberté d’expression artistique, intellectuelle et spirituelle ».
Un conte pour petits et grands, au cœur pur, à mettre entre toutes les mains !

© Christine Colonna-Cesari

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YomHashoa - De génération en génération

lundi 2 mai 2016

Yom Hashoa - De génértion en génération
Yom Hashoa - De génértion en génération
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Châteauroux. Une stèle commémore les 70 Justes de l'Indre

jeudi 28 avril 2016

Du 18/04/2016

 

 

 

 

Pour cette stèle en reconnaissance aux Justes de l'Indre, Paula Kerob (au centre) a fait appel à l'artiste Alain Kleinmann (à gauche). L’Indre a rendu hommage aux femmes et hommes, héros ordinaires qui ont accueilli des Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.

 Une cérémonie toute en émotion retenue. Les drapeaux tricolores des associations d'anciens combattants, mais aussi celui d'Israël, avec son étoile de David. L'État, la Région, le Département, Châteauroux Métrople, les forces de secours et de sécurité, pas un de leurs représentants ne manquant à l'appel. Une chanteuse, Anne Jeanjacques, professeur au Conservatoire, qui a interprété Le Kaddish, de Maurice Ravel, et Que serais-je sans toi, d'Aragon. Des jeunes du conseil municipal des enfants qui ont égrené les noms des Justes de l'Indre. Les familles de ces héros du quotidien, ordinaires et pourtant tellement extraordinaires.

Dans ces valises des vies qui ont rencontré l'humanité

Et puis Paula Kerob, présidente de l'Alliance France Israël pour le département de l'Indre, avec, à ses côtés l'artiste Alain Kleinmann, auteur de l'œuvre insérée dans la stèle. Cette stèle justement, voulue par Paula Kerob, financée par des fonds publics (Châteauroux Métrople, conseil départemental, fonds parlementaires du député Jean-Paul Chanteguet) et privés, au centre de la cérémonie et plantée comme un phare, square du Général-de-Gaulle.
Soixante-dix. Ils sont 70 Indriens, 70 Français à avoir tendu la main à des Juifs pour les accueillir sous leur toit en 39-45, en bravant tous les risques, en faisant preuve d'humanité quand d'autres dénonçaient, prêtaient main-forte à l'envahisseur allemand ou renonçaient, tout simplement. Comme Émilia-Raymonde Mayeux, âgée de 101 ans, empêchée hier, et son mari Hubert, qui, en 1943, ont recueilli Ginette Korenbaum et sa fille Solange, à Ardentes, et David Orzeck et ses deux garçons, en les cachant des rafles et leur offrant gîte et couvert.
Ce sont ces personnes, reconnues Justes parmi les nations depuis 1968, à qui l'État et chacune des collectivités du département, donc chacun de nous, ont rendu hommage hier, en dévoilant cette stèle, lourde de sens, écrasante, oppressante.
Dans un carré, un bas-relief en bronze, des valises superposées. La lecture immédiate est sombre. Les valises résument une vie qui voyage jusqu'aux camps de concentration, jusqu'à une mort atroce.
Mais l'auteur, Alain Kleimann, a pensé autrement son œuvre. Les valises symbolisent l'errance du peuple juif du nord de la France et de Paris vers la zone libre. De façon symbolique, elles ont été ouvertes hier matin. A l'intérieur, un message d'espoir qui donne souffle à la reconnaissance. Tant qu'il y aura ces portes qui s'ouvrent malgré l'horreur et l'effroyable peur qui se jouent du temps et reviennent sans cesse sous des formes différentes, l'humanité pourra continuer à croire en elle.
Le message de Paula Kerob et Alain Kleinmann résonne singulièrement aujourd'hui.

La stèle de Paula Kerob

Cette femme-là est pugnace, déterminée, au-delà de ce qu'on peut imaginer. Bien sûr, d'autres personnes emploient des qualificatifs moins valorisants. Mais une chose est sûre, sans cette initiative de Paula Kerob, présidente de l'Alliance France-Israël pour le département de l'Indre, sans son acharnement, son réseau qu'elle tisse avec insistance, cette stèle n'aurait pas vu le jour, ces Justes n'auraient pas trouvé place au cœur de Châteauroux. Il y a les monuments aux morts des guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945, avec leur cortège de haine et de malheur. Et puis, désormais, à Châteauroux, il y a une stèle, symbolisant ce qu'il y a de meilleur en l'Homme, une fraternité qui dépasse les singularités. Merci Paula Kerob pour ce message d'espoir.

Jean-François Minot

 

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Sœur Louise, une «Juste parmi les nations»

mercredi 27 avril 2016

Du 24/01/2016

 

 

 

 

Edmond Martin, écrivain et historien./ Photo DDM, K. C.
A titre posthume, Yad Vashem, le mémorial central de la shoah à Israël, a accordé le titre de Juste parmi les nations à Sœur Louise. C'est par courrier qu'Edmond Martin, écrivain et historien de Lévignac et auteur du dossier, a été averti dans le courant du dernier trimestre 2015. Il revient sur la découverte de cette histoire.

Comment avez-vous découvert cette histoire ?

Je travaillais sur mon livre de témoignages lorsque Corinne-Sophie Batteux, la responsable de la médiathèque m'a fait part d'un email d'un certain Henri Bernard recherchant des anciens de l'orphelinat des filles de la charité, appelé aussi Maison d'accueil Saint Vincent. De son vrai nom Henri Wajncwajg transformé en Weinzweig, il s'est retrouvé en 1941 à l'orphelinat à la demande de ses parents afin de lui sauver la vie. C'est la Sœur Louise, de son vrai nom Gabrielle Sourguens, qui accueillait les enfants juifs.

Qu'avez-vous découvert ?

Les enfants juifs vivaient au milieu des orphelins. Les parents signaient une décharge pour donner l'autorité parentale et la garde de leur enfant à l'archevêque de Toulouse.

Vous avez enquêté longtemps pour monter un dossier pour la reconnaissance de la Sœur Louise comme Juste. Comment cela s'est-il passé ?

Cela a pris presque 2 ans. Les registres ne m'ont pas beaucoup aidé car il ne pouvait pas mentionner le vrai nom de ces enfants. J'ai donc rencontré de multiples personnes qui m'ont donné parfois un nom, une ville… ce fut long mais j'ai finalement retrouvé deux autres enfants juifs, en plus d'Henri Bernard, Lucien Prezes et Serge Potock. Avec ces témoignages, j'ai pu constituer le dossier mais il a fallu aussi que je prouve que la Sœur Louise avait pris des risques. Tel fut bien le cas puisqu'elle fut arrêtée par la Gestapo. Aucune information n'est jamais sortie de l'orphelinat, les Lévignacais devaient savoir mais personne n'en a jamais rien dit.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Une cérémonie devrait être organisée courant 2 016 pour remettre la médaille et le certificat d'honneur à titre posthume aux descendants de la Sœur Louise.


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500 lyceens italiens au Camp des Milles

mercredi 27 avril 2016

Du 22/04/2016

 

 

 

 

 

"Ces mercredi 20 et jeudi 21 avril, 500 élèves italiens de la province de Crémone (Italie du Nord) se sont rendus au Site-mémorial du Camp des Milles dans le cadre d’un « Voyage de la mémoire » leur permettant de découvrir sur trois ans des lieux incontournables de l’histoire de l’Europe et de comprendre les événements politiques et historiques qui menèrent jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Les élèves ont été particulièrement sensibles à la dimension citoyenne du parcours de visite qui présente les mécanismes sociétaux et individuels – racismes, antisémitisme, xénophobie, extrémismes – ayant mené, comme le montre l’histoire du lieu, et pouvant encore mener au pire, ainsi que la capacité de chacun à y résister.
Ces deux journées ont été l’occasion pour les élèves de commémorer le souvenir des victimes de cette barbarie lors d’une cérémonie devant le Wagon du Souvenir. Des représentants de l’Etat français et du maire d’Aix-en-Provence, le Consul général d’Italie ainsi que les maires de Crémone et Créma ont ainsi pu assister à la présentation du travail pédagogique des élèves.

Un temps de recueillement avec la lecture des noms des enfants juifs déportés du Camp des Milles et des « Justes parmi les Nations » a permis de se souvenir de l’horreur de l’histoire mais aussi des actes de courage et de résistance d’hommes et de femmes qui ont écouté leur cœur et leur courage.

A l’issue de cette cérémonie, un violon fabriqué dans les ateliers « A. Stradivari » de Crémone a été remis à la Fondation du Camp des Milles rendant ainsi hommage aux victimes du « camp des artistes » et à leur résistance par la création...."

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