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Les Justes tourangeaux ces " héros ordinaires "

vendredi 21 juillet 2017

Du 17/07/2017

 

 

 

 

Les Goupille (avec Françoise Marchelidon à droite) devant la stèle où sont gravés les six noms de leurs parents reconnus « Justes parmi les nations ». Le 75 e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv a donné l’occasion d’honorer la mémoire des cinquante Tourangeaux reconnus “ Justes parmi les nations ”.

Jamais la place des Justes n'a aussi bien porté son nom. Hier matin, à Tours, devant la stèle qu'avait inaugurée Simone Veil en 2005, le sous-préfet Pierre Chauleur, élus et membres de la communauté juive ont commémoré le 75e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv. Ce dimanche était classé « Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites ».

La cérémonie a pris un relief particulier avec l'hommage appuyé aux cinquante Tourangeaux reconnus « Justes parmi les nations » et la présence de leurs familles comme Mireille Saint-Cricq, la fille de Jean Meunier, les Goupille, Pierre Louault. Les parents du maire de Chédigny et président de l'Association des maires d'Indre-et-Loire avaient en effet caché trois enfants juifs pendant la guerre au nez et à la barbe des nazis, tout en élevant leurs quatre petits.

" Nous ressentons tous une grande fierté "

Sur la stèle, six prénoms de la famille Goupille se suivent. : « Mon grand-père était vétérinaire à Descartes. Il avait le laissez-passer permettant de franchir la ligne de démarcation toute proche. Et il a aidé à faire passer des pilotes, des prisonniers, des résistants. Il a été dénoncé… », témoigne André-Louis, dont la grand-mère poursuivra les exfiltrations avec des membres de la famille. Au total, 2.000 juifs et résistants seront sauvés. « Nous ressentons tous une grande fierté d'appartenir à leur descendance, dira André-Louis dans une courte allocution prononcée avec son frère Frédéric. Ce sont des héros ordinaires qui défiaient tous les risques encourus. Leur bravoure leur vaudra la déportation, mais ils seront libérés in extremis en 1945 et rentreront à Descartes. Ils ne doivent pas être oubliés. Devenons à notre tour des Justes sans armes… »
Le maire de Descartes, Jacques Barbier, rapportera à son tour que sa commune compte neuf « Justes parmi les nations », ce qui est exceptionnel.
Au délégué régional du Crif, François Gugenheim, de rappeler quelques chiffres essentiels : « Le 16 juillet 1942, 334 juifs, dont 133 internés à Monts ont été arrêtés. Parmi eux, 282 seront déportés par le convoi n°8. Neuf en reviendront… » C'est jeudi 20 juillet (*), à 11 h 30, que sera commémoré leur départ à Angers.

 

Bruno Pille


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Ajaccio : Hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites et aux Justes de France

vendredi 21 juillet 2017

Du 18/07/2017

 

 

 

 

 

A l’occasion de la journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « justes » de France, une commémoration a été organisée sur Ajaccio. Lina Sillamy, représentante des israélites de Corse-du-Sud a rendu un vibrant hommage aux « justes » mais aussi à Simone Veil, récemment disparue.
«Après la shoah,  à son retour en France, c’est précisément parce qu’elle a été épargnée qu’elle pense qu’elle a un destin à accomplir, une mission à assumer. Avec courage, force et détermination, elle met sa vie au service des plus faibles. Elle mène également un combat pour l’émancipation des femmes, pour la construction de l’Europe. Et, contre toute attente, elle qui aura tant souffert dans les camps et qui a vu sa mère mourir d’épuisement, elle se bat pour la réconciliation franco-allemande dès 1945. Elle n’était pas obsédée par la collaboration mais, en revanche, elle attachait une très grande importance à l’attitude de ces français qui au péril de leur vie avaient caché des enfants et des familles juives ».


Parmi les « justes » de France un hommage a été rendu à Dolinda Luciani, originaire de Rospigliani qui a caché à son domicile une famille juive durant plus d’une année. Elle a pourtant toujours refusée de reconnaissance pour un geste humain qui lui semblait normal. Ce n’est qu’après que la petite Sarah, l’enfant qu’elle avait logé et qui, devenue adulte, lui a demandé d’accepter en souvenir de ses parents et pour ses enfants, que Dolinda Luciani a finalement consentie à recevoir le titre de juste parmi les nations.


C’est ensuite le Préfet de Corse qui a lu la lettre de Geneviève Darrieussecq, en charge du secrétariat d'État auprès de la ministre des Armées. A été évoquée la rafle du Vel d’hiv qui est devenue le symbole de l’atrocité commise envers les juifs de France avec la complicité du gouvernement de Vichy. En moins de 48 heures 13 152 juifs dont plus de 4000 mineurs furent arrêtés, enfermés et déportés. « Cette journée est aussi la journée dédiée à l’espérance et à la dignité humaine. En effet, des français refusèrent ces comportements barbares, ceux que l’on nomment les justes parmi les nations. Plus de 4000 justes de France sont actuellement reconnus. Ils ont prouvé que la Résistance est toujours possible même dans les moments les plus extrêmes. Cette armée de l’ombre a rendu son honneur au Pays des Droits de l’Homme. En 2007, un plaque leur rendant hommage a été apposée dans la crypte du Panthéon leur rendant ainsi la place qui leur revient de droit aux côtés de grands hommes de la République ». 

Pierre BERETTI

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Toucy - La gendarmerie portera désormais le nom de Pierre André

jeudi 6 juillet 2017

Du 28/06/2017

 

 

 

Yvette Weisbecker, entourée d’une petite-fille de Pierre André, du colonel William de Meyer, et de la secrétaire générale de la préfecture de l’Yonne, Françoise Fugier © . Pierre André était brigadier à Toucy entre 1941 et 1946, période pendant laquelle il avait aidé à sauver des Juifs et des Résistants.

Elle porte désormais le nom de Pierre André, brigadier à Toucy entre 1941 et 1946, période pendant laquelle il avait aidé à sauver des Juifs et des Résistants, avec Michel Martiret, alors secrétaire général de la mairie toucycoise. Les deux hommes ont été reconnus Justes parmi les nations en 2009.

Yvette Weisbecker, clandestine juive et sauvée d'une mort certaine par ces deux hommes en 1943, est venue à Toucy leur rendre hommage. « Je suis très émue de pouvoir assister à cette cérémonie et je remercie la vie de pouvoir exprimer ma gratitude envers Pierre André », a-t-elle témoigné, du haut de ses 98 ans.

« Ce sont mes frères, leur rencontre est un élément vital de mon existence. À vous, les gendarmes de 2017, pensez à Pierre André qui a refusé d'obéir à l'État du moment et a choisi entre désobéir ou sauver des vies. »

Les familles des deux hommes étaient également représentées.

C. F.


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Une « place des Justes » pour les Rigazio

jeudi 6 juillet 2017

Du 28/06/2017

 

 

 

Les petits-enfants de Jean-Charles et Marie-Thérèse Rigazio étaient une nouvelle fois réunis pour honorer la mémoire et le courage de leurs grands-parents. © DROSSON Thierry Il s'agit à la fois d'un « devoir de mémoire et un droit à la mémoire », pour le nouveau député André Villiers. « Le choix des époux Rigazio a redonné son sens et l'honneur à la République française dans cette période difficile », a-t-il évalué.

Une place des Justes parmi les nations a été inaugurée, dimanche après-midi. Une cérémonie très émouvante à laquelle ont participé, les petits-enfants de Jean-Charles et Marie-Thérèse Rigazio, Pierre Osowiechi, vice-président du comité français de l'institut Yad Vashem de Jérusalem. Ainsi qu'André Villiers, encore président du conseil départemental, Henri de Raincourt, sénateur, Abdelmajid Tkoub, sous-préfet d'Avallon, tous reçus par Jacques Bayol et son conseil municipal.

Ils secourent Laja Fajerman et ses filles

Cette inauguration fait suite à la « médaille de Juste parmi les nations », décernée en mai 2016 à titre posthume à Jean-Charles et Marie-Thérèse Rigazio. Ce couple a sauvé, pendant la Seconde Guerre mondiale, Laja Fajerman et ses filles, Fernande, Suzanne et Évelyne. Un acte qui a marqué les deux familles et les a unis à jamais.

La famille Fajerman, d'origine polonaise, vivait à Paris. Engagé volontaire, Kuszel, le mari, est arrêté par la police française le 16 juillet 1942. Déporté et assassiné le 24 juillet à Auschwitz. Seule avec ses trois filles, Laja décide de les mettre en nourrice à Stigny sur les conseils d'une voisine.

De retour dans la capitale, elle échappe à une rafle et s'enfuit à Stigny pour rejoindre ses enfants. Émus par la détresse de la famille, les Rigazio décident de l'héberger dans le grenier d'un bâtiment de leur exploitation. Ils entourent et aident la mère et ses filles. Laja travaille à la ferme et est rémunérée. Le village adopte au fil des semaines cette famille juive qui va à l'église et à l'école.

C'est face à « la planque », au centre du village, que la plaque, où est inscrite une citation de Simone Veil, a été inaugurée.

T. D.


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Le geste exceptionnel d'un couple ordinaire

jeudi 6 juillet 2017

Du 25/06/2017

 

 

 

 

Mézières-en-Brenne. Henri et Thérèse Morissé ont été honorés à titre posthume pour avoir aidé une famille juive en 1942.

Les familles Kroch et Goldschmidt étaient présentes.

Un jeune habitant de la commune aligne avec application les vers d'un poème écrit par un collégien de retour d'Auschwitz. Le message est poignant et l'assistance peine à retenir son émotion au cours d'une longue cérémonie marquée par la diffusion du succès de Jean Ferrat, Nuit et Brouillard, du Chant des partisans, de la Marseillaise et de l'hymne d'Israël.

Tous les ingrédients étaient réunis, vendredi matin à Mézières-en-Brenne, pour célébrer le courage d'un couple de l'ombre face à une barbarie, face à l'intolérable.

" L'homme peut toujours refuser l'inacceptable "

En 1942, Henri et Thérèse Morissé, modestes cultivateurs installés à « La Maison-Neuve », avaient caché et ravitaillé pendant trois semaines la famille juive des Kroch, menacée par les rafles. L'inauguration de la fontaine de la Liberté fut l'occasion de leur rendre hommage par la remise à titre posthume de la médaille des Justes. Plusieurs de leurs descendants, mais aussi des représentants de la famille Goldschmidt, elle aussi secourue à Mézières, étaient présents aux côtes d'Ido Bromber, attaché de l'ambassade d'Israël, et de François Guguenheim, vice-président du comité français Yad Vashem.
Après un dépôt de gerbe sur la tombe du couple Morissé, le maire de Mézières-en-Brenne, Jean-Louis Camus, invitait ses hôtes à dévoiler la plaque commémorative située près de la fontaine, sur un fond de drapeaux français et israéliens enlacés. Si François Guguenheim vantait « le comportement d'êtres exceptionnels qui, au péril de leurs vies, ont su montrer à l'humanité tout entière que l'homme, s'il veut, peut toujours dire non et refuser l'inacceptable », Jean-Louis Camus ajoutait : « Avec cette page que nous écrivons ensemble aujourd'hui, nous accomplissons le devoir de mémoire, mais bien au-delà encore, nous mettons en exergue la liberté qui doit demeurer la valeur fondamentale de notre humanité ». Jean-Luc Gillard, secrétaire général de la sous-préfecture du Blanc, précisait : « Lorsque l'État n'est plus fondé sur le droit mais sur la violence, la loi du plus fort, alors il est un devoir de ne plus respecter la règle imposée ». La petite fille du couple Morissé rappelait enfin : « Ce titre prestigieux de Justes parmi les Nations est le résultat d'une démarche entreprise par les descendants de Fritz et Léonore Kroch ». Avec « une pensée très émue » pour Judith, seule survivante de cette famille.

Jean-Michel Bonnin


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Sous l'Occupation, Marie et Guillaume furent leur bonne étoile

dimanche 2 juillet 2017

Du 25/06/2017

 

 

 

Ce dimanche, à la mairie de Trémel (22), Marie et Guillaume Le Quéré seront reconnus Justes parmi les Nations, à titre posthume, pour avoir caché une famille juive durant la Seconde Guerre mondiale. Le comité Yad Vashem, institut international pour la mémoire de la Shoah, met ainsi en lumière une histoire d’amitié restée jusque-là sous silence.

Marie et Guillaume Le Quéré

Un fil. Tout n’a tenu qu’à un fil. Le fil du rasoir. Le fil de l’histoire. Le fil blanc qu’on utilise pour coudre des vies entre elles. C’était l’automne 1943. Lundi 11 octobre, au matin. La police nazie se rend au nº 95 de la rue Gambetta, à Morlaix (29), au domicile de la famille Levy, réfugiée en France depuis 18 ans. Un seul objectif : arrêter tous les membres de cette famille juive et les envoyer en déportation. Presque par chance, peu sont présents à ce moment-là. Chacun vaque à ses occupations en ville. Les grands-parents, peu vaillants, sont épargnés. La jeune tante, Esther, 22 ans, est, quant à elle, conduite à Drancy, puis envoyée au camp d’Auschwitz par le convoi nº 66. Elle y sera gazée peu après son arrivée.

Le temps presse. L’angoisse a laissé place à la terreur. Les parents, Prossiadi et Bohor, et leur fils Jacques, se mettent alors en quête d’un nouveau havre. Des fermiers des environs les hébergent quelques jours. Par crainte d’être eux aussi dénoncés et arrêtés, la famille est sommée de partir. Son salut viendra de la communauté protestante de Trémel, située à une vingtaine de kilomètres de là, dans le département voisin des Côtes-du-Nord. Parmi ses membres, un certain Guillaume Le Quéré, surnommé « Tonton Tom », colporteur-évangéliste. 

Les Levy deviennent les Leroy

« Le trajet qui mène la petite famille vers la mission baptiste est épique », écrit Jean-Yves Carluer, historien spécialiste du protestantisme en Bretagne, auteur de plusieurs articles sur « Les Justes de Trémel ». « Ils sont véhiculés par François Le Lay, boulanger à Plourin (29), cachés dans sa carriole à cheval sous une fournée de gros pains. Ils sont arrêtés en chemin par un barrage allemand. Le boulanger tend en souriant un pain à la patrouille qui remercie et les laisse passer ».

Sains et saufs, les Leroy (nom qui figure sur les faux papiers d’identité qu’on leur a attribués) sont mis à l’abri dans une dépendance du temple, au lieu-dit Uzel. Ils y resteront un an. Un an d’incertitudes, de privations et de solidarité absolue. « La mission évangélique était pauvre », se souvient Jacques Levy, âgé de 15 ans à l’époque. « Pour aider, mon père s’occupait des vaches, ma mère était à la cantine, et moi, je suis devenu moniteur pour les enfants de l’orphelinat ». À Paris, les rafles se multiplient. La situation est devenue intenable pour les réfugiés toujours plus nombreux. Au printemps 1944, Mazalto, sœur aînée de Jacques, accompagnée de sa tante Lucie et de son oncle Maurice, parviennent à rejoindre la mission protestante de Trémel. 

"Dans la famille, ce n’était ni une histoire cachée, ni une histoire honteuse. On en parlait, sans plus."

Au cours des mois qui suivent, le danger est permanent. Trémel abrite des groupes actifs de maquisards. Les collabos sont aux aguets. Des opérations militaires s’y déroulent, avec leur lot de répressions et de représailles. La tension est extrême. Sous la protection bienveillante de Marie et Guillaume Le Quéré, et des sœurs de ce dernier, Anna et Émilie, la famille Levy dort dans un grenier. En cas d’urgence, le refuge ultime est une pièce inhospitalière située entre le plafond et la toiture du temple. Jean-Yves Carluer rapporte cette scène surréaliste décrite par Jacques : « Le dimanche, il n’était pas rare de voir des Allemands venir prier au temple. On les voyait par les interstices du plancher pendant l’office. Il ne fallait faire aucun bruit et se préparer à fuir ».

Octobre 1944, la France est sur la voie de la Libération. Les Lévy quittent Trémel et reprennent peu à peu leur commerce de tissu sur les marchés de la région. Cette petite histoire qui rejoint la grande, Marie-Emilie Charlot la connaissait depuis son enfance. 

Marie Emilie Charlot la petite fille

 

« Ça faisait partie de la saga familiale. On en parlait de temps en temps, mais sans plus », témoigne la petite-fille des époux Le Quéré, née en 1948. Jusqu’au jour où, en 2007, elle découvre un document d’archives de la mission évangélique de Trémel (livre d’or des visiteurs) sur lequel on peut lire des remerciements très appuyés à l’endroit de ses grands-parents, datés du 10 octobre 1944. Marie-Emilie est débordée par l’émotion. Elle hésite. Elle ne fait rien. Le déclic interviendra le 9 janvier 2015, jour de la prise d’otages au magasin Hyper Cacher, porte de Vincennes, à Paris. Un acte à caractère antisémite qui fait cinq victimes. « Je me suis dit qu’il fallait parler des belles choses, des belles actions ».

 

Elle contacte alors le comité Yad Vashem France, lequel dépend de l’institut international pour la mémoire de la Shoah établi à Jérusalem, en Israël. En parallèle, elle réussit à renouer le contact avec Jacques Levy. La rencontre se fait. Chacune des deux familles apporte témoignages écrits et oraux de cet épisode ineffable qui les a unies. L’enquête menée par Yad Vashem dure un an. Son verdict est sans appel : Marie et Guillaume Le Quéré sont déclarés Justes parmi les Nations pour avoir sauvé des juifs sous l’Occupation au péril de leur vie.

Une plaque portant leurs noms sera bientôt apposée au Jardin des Justes, à Jérusalem, ainsi qu’au mémorial de la Shoah à Paris. Comblée, Marie-Emilie Charlot veut surtout retenir le message délivré par ses grands-parents : « Ce ne sont pas des héros. Ce sont des chrétiens qui ont mis leur foi en application, par des actes ».




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