Actualités

Rivlin accueille la maison royale belge qui a sauvé des enfants pendant la Shoah

samedi 6 août 2016

Du 13/07/2016

Le président a reçu les descendants d'Eugène, 11e prince de la famille de Ligne, et de sa femme Philippine, qui ont sauvé des centaines d'enfants juifs pendant la guerre, le 13 juillet 2016 (Crédit : Mark Neiman (GPO))

 

 

 

Le président a rencontré des descendants d’Eugène, 11e prince de Ligne et de sa femme Philippine, ainsi que des Juifs qu’ils ont sauvés pendant l’Holocauste.

ercredi matin, le président Reuven Rivlin a organisé un rassemblement spécial et émotionnel à sa résidence, réunissant les descendants d’Eugène, 11e prince de Ligne et de sa femme Philippine, qui ont sauvé des centaines d’enfants juifs dans leur château (Beloeil) en Belgique pendant la Shoah, ainsi que quelques-uns des enfants qu’ils ont sauvés et leurs familles.

La Maison de Ligne est une famille européenne réputée, liée à un grand nombre de familles et dynasties royales en Europe et dans le monde.

La délégation était dirigée par le prince Michel de Ligne, qui a déclaré : « C’est un jour très important pour nous tous, un [jour] qui manquait à notre famille puisque nos grands-parents n’ont jamais saisi l’opportunité de planter un arbre dans la Forêt des Justes parmi les Nations. Commémorer ce qu’ils ont fait est un devoir pour chacun de nous. C’est la mémoire des moments terribles pour chacun des enfants qui ont été séparés de leurs parents, et ont dû s’habituer à un nouveau mode de vie ».

Il a noté : « Trois personnes connaissaient la présence des enfants juifs dans le château, et leur silence était une garantie pour la survie de ces enfants bien-aimés ».

Il a ajouté : « Sans mémoire, une culture ne peut exister, sans mémoire, il ne peut y avoir aucune civilisation, aucune vie sociale. Je dis : aimons ce qui doit être aimé, oublions ce qui devrait être oublié, mais il ne faut pas oublier ce qui ne doit être oublié ».

Et de conclure : « Au nom de ma famille, Monsieur le président, je tiens à vous dire combien nous sommes touchés par les marques de reconnaissance que nous avons reçues du peuple juif et de la Terre d’Israël. Vive Israël ».

Représentant les survivants, Avraham Kaputka a déclaré : « Face à la machine à tuer qui s’activait contre les Juifs d’Europe, les gens et les institutions ont travaillé pour sauver des vies humaines ».

Il a noté que lui ainsi que 44 autres enfants juifs ont été sauvés grâce à la famille de Ligne, et a ajouté, « Six de ces survivants sont ici aujourd’hui. Nous étions seuls, la séparation de nos parents était très difficile. Nous ne savions pas si, ni quand nous pourrions les revoir. Notre acclimatation, au moins au début, n’a pas été facile, mais à la fin nous nous sommes mêlés à notre environnement, grâce aux guides et aux enseignants de la maison des enfants. Nous étions dans un endroit sûr et calme tandis que tout autour de nous la guerre faisait rage. Certains des enfants ont été réunis avec leurs parents, d’autres ne les ont jamais retrouvés.

« Il n’y a pas de mots qui peuvent exprimer nos sentiments envers le prince Eugène et sa femme Philippine, et toutes les autres personnes qui ont aidé à nous sauver des menaces qui pesaient sur nos vies. Aujourd’hui, nous remercions le prince Michel de Ligne pour sa contribution à la préservation de la mémoire de l’histoire de notre sauvetage ».

Le président Rivlin a accueilli tous les participants à la réunion, la famille de Ligne, ainsi que les survivants et leurs familles. Il a dit : « Je suis honoré de vous accueillir à Jérusalem, la capitale d’Israël, et le cœur de tout le peuple juif à travers le monde ».

Il a poursuivi : « Vous êtes ici, comme une seule famille, les descendants de la Maison de Ligne, et les enfants juifs qu’ils ont sauvé. Vous êtes une famille. Vous et toutes les nombreuses autres familles qui sont encore en vie aujourd’hui grâce à la gentillesse d’Eugène le 11e prince de Ligne et de sa femme, Philippine. Leur héritage est porté par vous, leurs descendants, et par tous les enfants juifs qu’ils ont sauvés ».

Le président a déclaré : « Nous venons de dire adieu, au grand Elie Wiesel, peut-être le meilleur exemple de la force de l’esprit humain, un homme qui a donné à l’Holocauste un visage, et aux victimes une voix. De plus en plus, les gens qui ont vu les horreurs de la Shoah de leurs propres yeux ne sont plus parmi nous. Votre visite ici, comme celle de la nouvelle génération de votre famille et des familles qui ont été sauvées montrent que vous voulez garder les souvenirs vivants ; les souvenirs des victimes, la mémoire du mal le plus sombre, et la mémoire également d’une immense bravoure et survie ».

Il a conclu : « Nous parlons de six millions de Juifs qui sont morts dans l’Holocauste. Six millions est un nombre que nous ne pouvons pas comprendre. De temps en temps nous choisissons un homme, une histoire, un numéro sur le bras d’un prisonnier dans les camps ; pour nous, ce sont des nombres que nous ne pouvons comprendre. C’est la façon dont pour nous, la mort a un visage. Mais nous avons d’autres nombres ; le nombre d’enfants juifs que votre famille a sauvés. Ou un autre nombre, M-312530 le numéro du fichier à Yad Vashem, dédié à la description de l’action courageuse d’Eugène et Philippine comme Justes parmi les Nations. C’est un nombre d’espoir et de courage, le visage de la vie, le nombre dont vous pouvez tous être fiers. Je vous souhaite la bienvenue à nouveau, s’il vous plaît considérez-vous chez vous, et je sais que vous avez les remerciements durables de tout le peuple juif et du peuple d’Israël ». 


Lire la suite

Isère : le marquis et la marquise de Virieu, désormais, "Justes parmi les Nations"

samedi 6 août 2016

Du 15/07/2016

 

 

 

 

 

 

 

La Marquise Marie-Françoise de Virieu et le Marquis Xavier de Virieu devant leur château. - Archives Famille de Virieu

Ce 17 juillet, le Château de Virieu accueillera une cérémonie sans doute riche en émotions : Xavier de Virieu et son épouse Marie-Françoise de Virieu recevront à titre posthume la médaille des "Justes parmi les Nations". Certains Juifs qu'ils ont sauvés feront le déplacement depuis les USA.

A la fin 1942 et en 1943, pendant 6 mois environ, dans leur château de Virieu, le Marquis et la Marquise du même nom ont caché 2 mamans juives et leurs enfants. Les familles Schanzer et Ein venaient de Pologne, un pays qu'elles ont fui, persécutées, traquées comme de nombreux Juifs par l'Allemagne nazie, qui avait entamé son plan d'extermination. Les deux pères de famille avaient d'ailleurs été envoyés dans des camps, où ils mourront.

"Protéger des gens menacés de mort, c'était tout à fait normal pour eux"

73 ans après, c'est à titre posthume que le Marquis Xavier de Virieu (décédé en 1953) et son épouse Marie-Françoise (décédée en 2004) recevront le médaille des Justes parmi les Nations pour avoir sauvé la vie de ces deux familles. Leurs enfants, qui sont encore en vie, Isabelle, Wilfried et Antoine, seront présents. Pour Antoine, 10 ans à l'époque, "c'est un grand honneur de voir les parents reconnus comme Justes. Mais, mes parents auraient trouvé ça inutile. Protéger des gens? menacés de mort, c'était tout à fait normal pour eux".

Ancien officier, le Marquis, qui avait été fait prisonnier, revient en Isère fin 1940 en raison de son état de santé. Avec son épouse, ils acceptent de cacher au château des armes de l'armée secrète, des armes qui serviront ensuite à la Résistance. Ils accueillent aussi des Résistants, des Juifs. Comme les familles Ein et Schanzer donc. Dénoncée à l'été 1943, la famille de Virieu n'a pas d'autres choix que de quitter le château. Les familles juives feront de même, aidées par les Soeurs de Notre-Dame-de-Sion. La famille de Virieu se réfugie alors dans l'Ain, puis dans le Vercors, sur la commune de Chichilianne. La famille reviendra au château à la fin de la guerre.

Des nouvelles seulement en 2014

A ce moment-là, plus de nouvelle des familles Ein et Schanzer et ce n'est seulement qu'en 2014 que leurs enfants en sauront plus. Bernard Schanzer, l'un des enfants, écrit une lettre au château. Comme les autres rescapés, il vit aux Etats-Unis et regrette de ne pas s'être manifesté plus tôt. Il se tourne alors vers le Mémorial Yad Vashem, qui remet, au nom de l'Etat d'Israël, le titre de Justes parmi les Nations aux personnes qui par leurs actions ont sauvé la vie de Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Seuls les rescapés peuvent faire la démarche.

Et ce dimanche, pour la première fois, 73 ans après cette année 1943, Antoine de Virieu va retrouver certains des enfants, protégés par ses parents et avec qui il jouait. "Des enfants très réservés, marqués par leurs pérégrinations" selon ses mots. Il dit aussi se souvenir des deux mamans qu'il devait appeler Estelle et Berthe et non Esther et Bella. Pour lui, cette rencontre sera importante car il faut préciser certains aspects. Les détails varient en fonction des témoignages. Le fait d'échanger permettra alors d'être au plus près de la vérité historique. Essentiel pour parler de cette histoire dans l'Histoire et ne pas oublier l'action de ses parents.

Céline Loizeau

 

Lire la suite

Tallud-Sainte-Gemme : trois Justes parmi les nations médaillés

jeudi 4 août 2016

Du 09/07/2016

 

 

 

 

Pendant deux ans, de 1943 à 1945, Alice Moreau, Émile et Marie-Louise Rautureau ont contribué à cacher un enfant juif, le sauvant de la déportation. Ils recevront dimanche 10 juillet le titre de Justes parmi les nations, à titre posthume.

Jacques Salmona (au premier plan, dans l’herbe) était âgé de 13 ans lorsqu’il a été accueilli par Émile Rautureau (debout, à gauche), à la ferme de la Jaronnière. | Ouest-France

Ils se sont occupés de lui "comme un enfant de la famille". Lorsqu'en décembre 1943, Alice Moreau demande à Émile Rautureau de recueillir le garçon juif qu'elle cache depuis déjà quelques mois, il accepte immédiatement, malgré les passages fréquents de contingents allemands sur la route derrière sa ferme, à la Jaronnière. 

"Les parents n’ont pas vu le danger qu’ils encouraient, explique Dominique Rautureau, le fils d’Émile et Marie-Louise, qui vont, avec Alice Moreau, recevoir, ce dimanche 10 juillet, la médaille des Justes parmi les nations à titre posthume. Ils ne se sont pas posés de question. C’était juste un enfant de 13 ans qu’il fallait cacher."

Jusqu'en avril 1945, Jacques Salmona va vivre au sein de la famille Rautureau. Il les quittera après la fin de la guerre pour rentrer à Paris où il ne retrouvera jamais ses parents et sa soeur, déportés à Auschwitz. Pendant 44 ans, ils n'auront plus de nouvelles. Jusqu'à ce que l'achat d'un minitel, en 1989, leur permette de retrouver sa trace et finalement de le revoir, un an plus tard, pour les noces de diamant d'Émile et de Marie-Louise. 

 

Lire la suite

Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux Justes de France.

jeudi 28 juillet 2016

Chaque année, pour rappeler le souvenir de la rafle du Vel d'Hiv des 16 et 17 juillet 1942 au cours de laquelle 9037 adultes et 4115 enfants juifs ont été internés au Vélodrome d'hiver, puis transférés dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers, pour être ensuite déportés à Auschwitz, une cérémonie Co-organisée par le Ministère des anciens combattants et la commission du souvenir du CRIF, se déroule dans le square des Martyrs Juifs, quai de Grenelle et aussi partout en France où nos délégués ont représentés le Comité Français pour Yad Vashem.

La commémoration qui s'est tenue dimanche 17 juillet 2016 revêtait une intensité particulière, car chacun avait en tête le terrible attentat terroriste perpétré 3 jours auparavant.

 

Lire la suite

Bulgarie: Rivlin salue la mémoire des Justes pendant la Shoah

lundi 18 juillet 2016

Du 07/07/2016

 

 

 

 

 

crédits/photos : Haim Zach/ GPO Le président israélien Reuven Rivlin et le président bulgare Rosen Plevneliev lors de la cérémonie d'inauguration d'un mémorial aux Justes Bulgares qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale

Une déclaration du Parlement bulgare avait bloqué la déportation de 48.000 Juifs

 

Le président israélien Reuven Rivlin a salué jeudi le peuple bulgare qui a agi comme des "chevaliers solitaires" au cours de la Seconde Guerre mondiale pour aider à sauver les Juifs.

 "Le peuple juif était seul et désavoué dans les jours sombres de la Shoah. Ils ont été les jours les plus sombres de l'histoire juive, et le point le plus sombre dans l'Histoire humaine," a déclaré Rivlin lors de la cérémonie.

"Nous ne pourrons jamais oublier les Justes qui ont agi contre la haine et l'obscurité. Ceux qui sont restés les bras croisés ont tendu une main hors de la morale et de l'humanité", a-t-il poursuivi.

"Il y a une place d'honneur dans l'histoire juive, réservé pour le peuple bulgare qui a prouvé que des personnes ont le pouvoir de changer le cours de l'histoire, et qui ont contribué à sauver la grande majorité des Juifs de Bulgarie des nazis." a-t-il ajouté.

Plus de 11.000 Juifs bulgare ont été déportés dans des camps de concentration nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

"Ce mémorial met en lumière les histoires de ceux qui ont sauvé, et déplore les victimes qui ont péri", a rappelé Rivlin.

"Ce monument symbolise la victoire de l'esprit humain sur le mal. Il commémore l'amour du prochain qui a surmonté la profanation de la dignité humaine. Il commémore également les histoires extraordinaires de la Bulgarie, et la façon dont son gouvernement a fait des alliances avec le Troisième Reich, mais qui a combattu de toutes sa force pour empêcher la destruction des Juifs"

"En mon nom, au nom de l'Etat d'Israël et du peuple juif, je vous remercie peuple de Bulgarie."

Yad Vashem le musée mémorial d'Israël reconnaît 20 Bulgares comme "Justes parmi les Nations", y compris le vice-président du Parlement bulgare Dimitar Peshev pour sa protestation contre la déportation des Juifs.

"En mai 1943, le plan d'expulser les Juifs de Bulgarie a été aboli - 48.000 Juifs bulgares ont été sauvés de la destruction, dont la plupart ont immigré plus tard en Israël", a déclaré Rivlin.

Plevneliev a suivi son homologue israélien, soulignant l'importance de l'enseignement de l'Histoire afin qu'"elle ne se répète pas."

"Maintenant, nous perdons la génération qui a vécu la Shoah, nous devons, plus que jamais, raconter les histoires des Justes qui ont sauvé des Juifs bulgares", a déclaré Plevneliev.

Le mémorial situé dans la ville de Sofia, a été conçu par l'architecte Yitzhak Lipovitsky et sera dévoilé à Tel-Aviv dans un avenir proche.

 

 

Lire la suite

Grâce à vous, je suis en vie aujourd’hui !

lundi 18 juillet 2016

Du 05/07/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 3 juillet dernier, une émouvante cérémonie de remise de médaille de Juste a été organisée par le Comité français pour Yad Vashem et la municipalité de Saint Sauveur de Montagut en Ardèche.

La veille, le Prix Nobel de la Paix  Elie Wiesel  nous quittait. Il avait dit des Justes parmi les Nations : “Nous devons connaître ces gens bienveillants  qui ont aidé des Juifs pendant la Shoah. Nous devons apprendre d’eux, et avec gratitude et espoir, nous devons  nous souvenir d’eux”.

Pascal Terrasse, député de l’Ardèche était présent ainsi que Roger Mazat, Maire de Saint Sauveur de Montagut, Arielle Krief, déléguée régionale du Comité français pour Yad Vashem, Ido Bromberg, directeur des Relations publiques près l’Ambassade d’Israël.

Jean Baumel et Rachel Berkovitch Rajzman ont été enfants cachés et sauvés grâce à la famille Merland.

Rachel est née en 1931. Ses parents divorcent. La mère de Rachel, s’installe à Bruxelles.

Quand la guerre éclate et que la Belgique est envahie, la famille s’enfuit vers le sud de la France. Après avoir recherché longtemps un lieu pour se cacher, ils arrivent à Alba en Ardèche et y restent jusqu’en 1942.

Le père travaille comme coiffeur. Après l’armistice, la mère de Rachel repart à Bruxelles. Elle était en possession d’un passeport Roumain lui permettant de se déplacer.

Dans le village d’Alba, il y a de nombreux collaborateurs qui dénoncent la présence de Juifs.

Durant l’été 1942 le père est arrêté, envoyé au camp de Vénissieux, à Drancy puis à Auschwitz dont il ne reviendra pas.

Quelques jours suivant l’arrestation du père, Rachel âgée de 11 ans avec les autres femmes et enfants est aussi envoyée au camp de Vénissieux.

Dans la nuit du 29 juillet 1942, grâce à différents intervenants comme l’OSE, le Père Glasberg et le Cardinal Gerlier, les enfants quittent le camp et sont dispersés dans différentes familles. Rachel et 4 autres enfants arrive à Saint Sauveur. Rachel est accueillie par la famille Merland. Ce sont de solides protestants. Ils ont 4 garçons et ceux-ci sont ravis de recevoir Rachel qu’ils considèrent comme leur petite sœur.

Rachel va à l’école et porte le prénom de Rose. Elle apprend à jouer du violon et le dimanche va au temple. Elle rejoint les scouts protestants. Elle vit comme une enfant normale dans une famille qui prend soin d’elle et le choit.

Elle y reste jusqu’en 1944, quand sa mère naturelle vient la chercher. La séparation est très dure.

La famille Merland refuse de laisser partir Rachel tant qu’ils n’ont pas l’autorisation de l’OSE. Ils refusent toute compensation financière prétextant qu’il considère Rachel comme un membre de leur famille.

Rachel part vivre en Israël et y fonda une famille.

Dimanche dernier, ses enfants et  petits-enfants sont venus rendre hommage aux sauveurs de leur grand-mère. Faran Raz, la petite fille de Rachel s’est adressée à Jean-Claude Merland, le fils de Paul et Paule.

Voici la traduction de son texte poignant :

“Mon nom est Faran Raz , et je suis âgée de 17 ans . Je suis juive, je suis israélienne , et je suis ici devant vous parce que vous avez sauvé la vie de ma grand-mère .

Pas de mots, dans toutes les langues, peuvent décrire votre bravoure, et ma gratitude envers vous.

Merci à vous, ma grand-mère est en vie !

Merci à vous, je me tiens ici avec fierté, vivante,.

A l’endroit où a été surmontée la mauvaise volonté, l’amour- a surmonté la haine pendant la Shoah , et votre humanité- a sauvé des vies !

Vous étiez la lumière du phare, dans l’obscurité totale, pendant la guerre.

Nous vous remercions d’avoir risqué votre propre vie, pour sauver la vie de ma grand-mère.

Merci à vous, le monde est un meilleur endroit.

Jean- Jacques Rousseau disait que l’homme est bon par nature . Vous êtes un témoignage vivant de cela.

Merci pour tout.

Je souhaite que le lien entre nos familles reste fort parmi les générations futures.

Faran , petite-fille de Rachel .”


Lire la suite