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Vence des Sources et des Fontaines

dimanche 8 mai 2016

Du 04/05/2016

 

 

 

« Après le décès de ma mère à Vence, j’ai ressenti le besoin de me ré-approprier mon héritage culturel, transmis par ma grand-mère Henriette. J’avais un lien affectif et spirituel très fort avec ma grand-mère vençoise. C’est elle qui m’a ancrée dans ce terroir du Moyen Pays, qui influence ma création artistique, en tant que peintre et en tant qu’auteur. Je lui avais demandé de me faire un signe. Je pense que ma prière a été entendue car j’ai écrit en une semaine, en décembre dernier, ce conte « Vence des Sources et des Fontaines ». J’avais tout cela en moi depuis si longtemps que cela coulait de source !

Dans ce conte, j’ai aussi tenu à pointer le courage de mes grands-parents, en parlant de la petite fille juive qu’ils avaient intégrée dans leur famille durant la guerre, cela à 300 m d’une Kommandantur. Tout le village savait qu’elle n’était pas la fille d’Henriette et Joseph Ordan. J’avais à cœur de rendre hommage aussi, aux Vençois car personne ne les a dénoncés. Toute mon enfance, j’ai été bercée par ces souvenirs de famille.

Il y a beaucoup d’autres choses dans ce conte, qui a plusieurs niveaux de lecture. Les contes initiatiques parlent à l’âme en profondeur, des voies de réalisation de l’âme et de valeurs vraies. À Vence, il y a toute cette eau des sources qui descendent des montagnes, jusque dans les fontaines au symbolisme puissant. L’eau, dont la science à l’échelle mondiale, découvre de plus en plus l’incroyable nature énergétique et spirituelle. Comme dit l’un de mes personnages, de Vence des Sources et des Fontaines : « Celui qui s’est tenu un jour, en conscience sur cette frontière de l’invisible, ne l’oublie jamais ».

J’espère qu’après avoir lu mon livre, les Vençois seront encore plus vigilants quant à leur patrimoine artistique, historique, humain, écologique et spirituel. Les liens des Vençois avec Vence La Jolie, cité des Arts et des Fleurs, sont de cet ordre. Je me suis attachée à l’illustrer en mots et en images, mêlant le réel et l’imaginaire, plusieurs époques, mes souvenirs. Le tout magnifié par les présences solaires et chaleureuses de Matisse et de Chagall, au cœur d’un conte de fée initiatique permettant une grande liberté d’expression artistique, intellectuelle et spirituelle ».
Un conte pour petits et grands, au cœur pur, à mettre entre toutes les mains !

© Christine Colonna-Cesari

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YomHashoa - De génération en génération

lundi 2 mai 2016

Yom Hashoa - De génértion en génération
Yom Hashoa - De génértion en génération
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Châteauroux. Une stèle commémore les 70 Justes de l'Indre

jeudi 28 avril 2016

Du 18/04/2016

 

 

 

 

Pour cette stèle en reconnaissance aux Justes de l'Indre, Paula Kerob (au centre) a fait appel à l'artiste Alain Kleinmann (à gauche). L’Indre a rendu hommage aux femmes et hommes, héros ordinaires qui ont accueilli des Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.

 Une cérémonie toute en émotion retenue. Les drapeaux tricolores des associations d'anciens combattants, mais aussi celui d'Israël, avec son étoile de David. L'État, la Région, le Département, Châteauroux Métrople, les forces de secours et de sécurité, pas un de leurs représentants ne manquant à l'appel. Une chanteuse, Anne Jeanjacques, professeur au Conservatoire, qui a interprété Le Kaddish, de Maurice Ravel, et Que serais-je sans toi, d'Aragon. Des jeunes du conseil municipal des enfants qui ont égrené les noms des Justes de l'Indre. Les familles de ces héros du quotidien, ordinaires et pourtant tellement extraordinaires.

Dans ces valises des vies qui ont rencontré l'humanité

Et puis Paula Kerob, présidente de l'Alliance France Israël pour le département de l'Indre, avec, à ses côtés l'artiste Alain Kleinmann, auteur de l'œuvre insérée dans la stèle. Cette stèle justement, voulue par Paula Kerob, financée par des fonds publics (Châteauroux Métrople, conseil départemental, fonds parlementaires du député Jean-Paul Chanteguet) et privés, au centre de la cérémonie et plantée comme un phare, square du Général-de-Gaulle.
Soixante-dix. Ils sont 70 Indriens, 70 Français à avoir tendu la main à des Juifs pour les accueillir sous leur toit en 39-45, en bravant tous les risques, en faisant preuve d'humanité quand d'autres dénonçaient, prêtaient main-forte à l'envahisseur allemand ou renonçaient, tout simplement. Comme Émilia-Raymonde Mayeux, âgée de 101 ans, empêchée hier, et son mari Hubert, qui, en 1943, ont recueilli Ginette Korenbaum et sa fille Solange, à Ardentes, et David Orzeck et ses deux garçons, en les cachant des rafles et leur offrant gîte et couvert.
Ce sont ces personnes, reconnues Justes parmi les nations depuis 1968, à qui l'État et chacune des collectivités du département, donc chacun de nous, ont rendu hommage hier, en dévoilant cette stèle, lourde de sens, écrasante, oppressante.
Dans un carré, un bas-relief en bronze, des valises superposées. La lecture immédiate est sombre. Les valises résument une vie qui voyage jusqu'aux camps de concentration, jusqu'à une mort atroce.
Mais l'auteur, Alain Kleimann, a pensé autrement son œuvre. Les valises symbolisent l'errance du peuple juif du nord de la France et de Paris vers la zone libre. De façon symbolique, elles ont été ouvertes hier matin. A l'intérieur, un message d'espoir qui donne souffle à la reconnaissance. Tant qu'il y aura ces portes qui s'ouvrent malgré l'horreur et l'effroyable peur qui se jouent du temps et reviennent sans cesse sous des formes différentes, l'humanité pourra continuer à croire en elle.
Le message de Paula Kerob et Alain Kleinmann résonne singulièrement aujourd'hui.

La stèle de Paula Kerob

Cette femme-là est pugnace, déterminée, au-delà de ce qu'on peut imaginer. Bien sûr, d'autres personnes emploient des qualificatifs moins valorisants. Mais une chose est sûre, sans cette initiative de Paula Kerob, présidente de l'Alliance France-Israël pour le département de l'Indre, sans son acharnement, son réseau qu'elle tisse avec insistance, cette stèle n'aurait pas vu le jour, ces Justes n'auraient pas trouvé place au cœur de Châteauroux. Il y a les monuments aux morts des guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945, avec leur cortège de haine et de malheur. Et puis, désormais, à Châteauroux, il y a une stèle, symbolisant ce qu'il y a de meilleur en l'Homme, une fraternité qui dépasse les singularités. Merci Paula Kerob pour ce message d'espoir.

Jean-François Minot

 

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Sœur Louise, une «Juste parmi les nations»

mercredi 27 avril 2016

Du 24/01/2016

 

 

 

 

Edmond Martin, écrivain et historien./ Photo DDM, K. C.
A titre posthume, Yad Vashem, le mémorial central de la shoah à Israël, a accordé le titre de Juste parmi les nations à Sœur Louise. C'est par courrier qu'Edmond Martin, écrivain et historien de Lévignac et auteur du dossier, a été averti dans le courant du dernier trimestre 2015. Il revient sur la découverte de cette histoire.

Comment avez-vous découvert cette histoire ?

Je travaillais sur mon livre de témoignages lorsque Corinne-Sophie Batteux, la responsable de la médiathèque m'a fait part d'un email d'un certain Henri Bernard recherchant des anciens de l'orphelinat des filles de la charité, appelé aussi Maison d'accueil Saint Vincent. De son vrai nom Henri Wajncwajg transformé en Weinzweig, il s'est retrouvé en 1941 à l'orphelinat à la demande de ses parents afin de lui sauver la vie. C'est la Sœur Louise, de son vrai nom Gabrielle Sourguens, qui accueillait les enfants juifs.

Qu'avez-vous découvert ?

Les enfants juifs vivaient au milieu des orphelins. Les parents signaient une décharge pour donner l'autorité parentale et la garde de leur enfant à l'archevêque de Toulouse.

Vous avez enquêté longtemps pour monter un dossier pour la reconnaissance de la Sœur Louise comme Juste. Comment cela s'est-il passé ?

Cela a pris presque 2 ans. Les registres ne m'ont pas beaucoup aidé car il ne pouvait pas mentionner le vrai nom de ces enfants. J'ai donc rencontré de multiples personnes qui m'ont donné parfois un nom, une ville… ce fut long mais j'ai finalement retrouvé deux autres enfants juifs, en plus d'Henri Bernard, Lucien Prezes et Serge Potock. Avec ces témoignages, j'ai pu constituer le dossier mais il a fallu aussi que je prouve que la Sœur Louise avait pris des risques. Tel fut bien le cas puisqu'elle fut arrêtée par la Gestapo. Aucune information n'est jamais sortie de l'orphelinat, les Lévignacais devaient savoir mais personne n'en a jamais rien dit.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Une cérémonie devrait être organisée courant 2 016 pour remettre la médaille et le certificat d'honneur à titre posthume aux descendants de la Sœur Louise.


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500 lyceens italiens au Camp des Milles

mercredi 27 avril 2016

Du 22/04/2016

 

 

 

 

 

"Ces mercredi 20 et jeudi 21 avril, 500 élèves italiens de la province de Crémone (Italie du Nord) se sont rendus au Site-mémorial du Camp des Milles dans le cadre d’un « Voyage de la mémoire » leur permettant de découvrir sur trois ans des lieux incontournables de l’histoire de l’Europe et de comprendre les événements politiques et historiques qui menèrent jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Les élèves ont été particulièrement sensibles à la dimension citoyenne du parcours de visite qui présente les mécanismes sociétaux et individuels – racismes, antisémitisme, xénophobie, extrémismes – ayant mené, comme le montre l’histoire du lieu, et pouvant encore mener au pire, ainsi que la capacité de chacun à y résister.
Ces deux journées ont été l’occasion pour les élèves de commémorer le souvenir des victimes de cette barbarie lors d’une cérémonie devant le Wagon du Souvenir. Des représentants de l’Etat français et du maire d’Aix-en-Provence, le Consul général d’Italie ainsi que les maires de Crémone et Créma ont ainsi pu assister à la présentation du travail pédagogique des élèves.

Un temps de recueillement avec la lecture des noms des enfants juifs déportés du Camp des Milles et des « Justes parmi les Nations » a permis de se souvenir de l’horreur de l’histoire mais aussi des actes de courage et de résistance d’hommes et de femmes qui ont écouté leur cœur et leur courage.

A l’issue de cette cérémonie, un violon fabriqué dans les ateliers « A. Stradivari » de Crémone a été remis à la Fondation du Camp des Milles rendant ainsi hommage aux victimes du « camp des artistes » et à leur résistance par la création...."

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Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II, prince héritier de Monaco, reçoit le Prix « Friend of Zion » des mains de Shimon Peres, 9e Président d'Israël

mercredi 20 avril 2016

En remettant le prix, M. Peres a déclaré : « Rien n'est plus grand que la cause de l'amitié parmi les êtres humains. »   

Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II, prince héritier de Monaco, s'est vu décerner le Prix « Friend of Zion » vendredi des mains de Shimon Peres, 9e Président d'Israël. Ce prix représente l'un des principaux objectifs du Friends of Zion Heritage Center, qui exploite un musée à Jérusalem et dont l'initiative à l'échelle mondiale consiste à bâtir un pont pour des millions d'amis dans le monde afin de lutter contre l'antisémitisme et les campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS).

Le Prince Albert, qui joue un rôle majeur dans la promotion du renforcement du soutien mondial en faveur d'Israël et du peuple juif, a commenté : « Je parle au nom de la maison Grimaldi lorsque je dis ici à quel point je me sens fier et privilégié d'accepter ce prix en tant que symbole des relations étroites qui existent entre Israël et Monaco. C'est un honneur pour nous de vous avoir en tant qu'invités. »

L'ancien Président Peres a également affirmé qu'il se sentait encore plus reconnaissant pour cette occasion juste avant le « Passover », la fête juive qui commémore la libération de l'esclavage et l'une des fêtes les plus importantes pour le peuple juif à travers le monde : « Les relations entre Israël et l'Europe sont extrêmement importantes pour l'ensemble de la communauté internationale. Nous considérons notre amitié avec Monaco, ainsi qu'avec le reste des États européens, comme une alliance stratégique qui guidera le monde sur une meilleure voie et apportera un avenir plus radieux. »

Le Friends of Zion Museum a ouvert ses portes à Jérusalem en septembre dernier et s'est fixé comme objectif de servir de passerelle, en connectant les personnes du monde entier et en motivant davantage de communautés à s'exprimer en faveur d'Israël.

Le musée contient des expositions et présentations à la pointe de la technologie, parmi lesquelles des présentations en 3D et une innovation audiovisuelle unique développée exclusivement pour le musée.

Le Friends of Zion Museum met l'accent sur le sauvetage des Juifs pendant l'Holocauste et la contribution apportée par les Justes parmi les Nations. Ce musée met en relief le rapport au sionisme et salue le travail de ceux et celles qui sont venus en aide au peuple juif au cours des dernières décennies, du Mandat britannique à l'Holocauste et jusqu'à l'établissement de l'État d'Israël.

Le musée est le résultat du dur labeur de milliers de partisans d'Israël dans le monde entier, montrant la contribution d'amis d'Israël tels que l'ancien Président des États-Unis Harry Truman, l'ancien Premier ministre britannique Sir Winston Churchill, le Prof. George Bush, qui était un parent de l'ancien Président américain George Bush, Orde Wingate, ainsi que les Justes parmi les Nations, des individus comme Oskar Schindler, Raoul Wallenberg et les membres de la famille ten Boom, qui ont risqué leur vie pour sauver celle de Juifs qui étaient persécutés à travers le monde.

 

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