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En mémoire de Louise et Marcel Drugy, «Justes parmi les nations»

mardi 6 novembre 2018

Du 05/11/2018

 

 

 

 

Ce mardi d'octobre, s'est déroulée une cérémonie commémorative en l'honneur de Marcel et Louise Drugy, Justes parmi les nations, organisé conjointement par le Souvenir français, la commune de Belvis et la famille Drugy.

Dans un premier temps, près de quatre-vingts personnes se sont rendues à pied, à la grotte du Coulet d'en Ségui, à proximité du village, lieu où se cachaient des Juifs pendant la guerre.

Le grand rabbin de Toulouse Occitanie Doron Naïm a dévoilé une plaque commémorative sur laquelle sont écrits ces mots : «Toi qui chemines librement, souviens-toi ! En ce lieu, pendant la guerre 1939-45, se cachait parfois une famille juive, protégée par la famille Drugy».

Cette grotte se situe sur un sentier karstique en voie de création.

Une famille courageuse

Au retour, en présence de Muriel Porteous, la sous-préfète de Limoux ; Annie Bohic-Cortes et Francis Savy, Jean-Louis Béziat, du Souvenir français ; Jean-Michel Michez, maire de Belvis ; la porte-drapeau, Mme Tailhan ; Nicole Lacroix, représentant la famille avec Sylvie Lion, ont eu lieu des discours mettant en relief les valeurs de liberté, fraternité et de solidarité, en soulignant l'humilité des vrais héros et l'engagement sans faille de cette famille.

L'hommage à cette famille courageuse met en lumière les passeurs de mémoire, ennemis de l'obscurantisme. Cette plaque, fixée sur un rocher à l'entrée de la grotte, prouve que la mémoire restera gravée et qu'il faut toujours croire en l'homme et le servir. Le randonneur qui cheminera librement s'en souviendra.

 


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Un musée polonais commémore 1 500 villes où les Polonais avaient sauvé des Juifs

mardi 6 novembre 2018

Du 23/10/2018

Le musée de la famille Ulma, consacré aux Polonais qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale (Crédit : CC BY-SA 4.0 Wikipedia/ Maciej Szczepanczyk)

 

 

 

Le musée du mémorial des Polonais ayant secouru des Juifs rend hommage aux villes dans lesquelles habitaient ceux qui ont été reconnus comme Justes parmi les nations par Yad Vashem.

VARSOVIE, Pologne – Le musée des Polonais ayant sauvé des Juifs a inauguré un verger qui commémore les 1 500 villes et villages où des Juifs avaient été sauvés par des Polonais pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le verger, qui a été inauguré dans la journée de vendredi à Markowa, dans le sud-est de la Pologne, ne comprend que les villes dans lesquelles habitaient les personnes qui ont été désignées après la guerre comme Justes parmi les nations par Yad Vashem, l’autorité israélienne de la Shoah.

Entre les arbres, ce sont presque 1 500 noms de villages et de villes qui apparaissent sur des plaques de verre illuminées – ces municipalités où des non-Juifs polonais avaient sauvé des Juifs pendant l’occupation allemande. Yad Vashem a distingué presque 7 000 Polonais, reconnus comme Justes.

« Tout comme ces arbres donneront des fruits, votre engagement et vos attitudes porteront des fruits chaque année qui passe, parce que les descendants de ceux que vous avez sauvés naissent au monde chaque année », a déclaré Szpytma pendant la cérémonie.

Ce verger est une nouvelle initiative polonaise qui vise à souligner les secours apportés par les Polonais aux Juifs dont les vies étaient en péril pendant la guerre.

La Pologne prévoit d’édifier deux autres monuments pour leur rendre hommage à Varsovie et d’ouvrir à musée à Torun.

Une crise diplomatique avait éclaté entre la Pologne et Israël, au début de l’année, après l’adoption par le gouvernement polonais d’une législation qui rendait passible de poursuites pénales toute implication de la responsabilité des Polonais dans les crimes commis par les nazis.


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Juste parmi les Nations. Alexandre Dubos honoré à titre posthume

mardi 6 novembre 2018

Du 14/10/2018

 

 

Shimon Mercer Wood, porte-parole de l’ambassade d’Israël a remis aux petits-enfants d’Alexandre Dubos, Paul, Catherine et Alexandre, la médaille et le diplôme du titre de Juste parmi les Nations. © Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/ga

 

70 ans plus tard, Alexandre Dubos, décédé en 1957, qui fut maire de Gausson de 1941 à 1944, a été honoré du titre « Juste parmi les Nations », la plus haute distinction décernée par l’État d’Israël à des personnes non juives, lors d’une cérémonie teintée d’émotion, organisée ce dimanche dans sa commune. Une belle reconnaissance pour cet homme qui a sauvé la famille juive Rubin, de la barbarie nazie. 

1941, Alexandre Dubos, le nouveau maire de Gausson, signe de faux papiers d’identité à Fanny Rubin pour la protéger elle et ses enfants. Elle devient Fernande Rubin, née à Bayeux, ville dont les archives administratives ont été bombardées. Ça lui évite de porter l’étoile de David.

Fanny Rubin, vient de s’installer à Cargo, en Gausson, avec ses deux enfants, Rachel, né en 1934, et Simon, né en 1939, pour fuir les rafles qui s’intensifient à Paris où ils vivent. Son mari, Jacques, était alors prisonnier. Par chance, ses voisins de palier, Victorine et Gino Monti lui proposent de partir en Bretagne, vivre dans une maison appartenant à Thérèse Rochard (qui s’appellera ensuite Durandet), la belle-sœur de Victorine. Sans attendre Fanny s’y installe.


Un secret bien gardé

« Le maire savait ce qu’il risquait », a souligné Shimon Mercer Wood, le porte-parole de l’ambassade d’Israël en France, présent à la cérémonie en l’honneur d’Alexandre Dubos. Mais il ne douta pas. Plus surprenant, il gardera le secret toute sa vie, sans même le révéler à sa propre famille. « Si les Allemands avaient appris que Fanny Rubin se cachait là avec ses enfants, nous n’aurions pas les familles de Rachel et de Simon, là, aujourd’hui », a rappelé Shimon Mercer Wood.

« Cet acte héroïque de notre aïeul, nous ne l’avons appris qu’en 2015, lorsque Simon Rubin a constitué le dossier de demande du titre de Juste pour l’honorer », livre un arrière-petit-fils d’Alexandre Dubos, qui porte son nom et s’exprime de la part de toute la famille. Lui-même, Simon Rubin, l’apprit tard. « Après la mort de maman, j’ai trouvé la fausse carte d’identité signée de ce maire, dans une malle », raconte-t-il.

Un membre de chacune des deux familles, Rubin et Dubos, que l’histoire a lié, s’est exprimé lors de la cérémonie.


Un homme humble

« Alexandre Dubos était un homme discret, simple, il était agriculteur, le décrit sa famille. Il avait une certaine culture et aurait aimé faire d’autres études ». Ses petits-enfants se souviennent d’un homme qui était proche d’eux, qui leur offraient des friandises le dimanche.

Et surtout, c’est grâce à lui que les enfants de Fanny ont eu une enfance normale, tous deux ont été scolarisés à Gausson. La famille Rubin a pu y vivre tranquillement jusqu’en 1946. Lorsque Jacques Rubin a été libéré, ils ont pu rentrer à Paris.

L’ancien maire a même fait plus que de signer des papiers. Quand Mme Gicquel, préposée à la Poste, apprend que Jacques Rubin se trouve dans le même stalag qu’Henri Fourchon, un des fils du village, Alexandre Dubos la prie de lui envoyer des colis de nourriture, comme elle le fait pour Henri tous les mois.


Tous les Gaussonnais ont gardé le silence

« On remercie aussi tous les Gaussonnais », ajoute Simon Rubin. Grâce à leur silence, parfois leur aide, la famille Rubin a pu continuer de vivre. Il pense plus particulièrement à Thérèse Durandet, qui avait prêté sa maison. Il a offert des fleurs à sa fille Nicole Aquaviva lors de la cérémonie. Il n’oublie pas la famille Philippe et bien d’autres.

Désormais, le nom d’Alexandre Dubos apparaîtra sur le mur d’honneur du jardin des Justes parmi les Nations, à Yad Vashem, à Jérusalem et à Paris, dans l’allée des Justes, près du Mémorial de La Shoah, rue Geoffrey-l’Asnier. Un nom que la famille Rubin n’oubliera jamais.




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Sarthe : sauvé à 6 ans de la déportation, il rend hommage à la famille de Justes qui l'a caché

mardi 6 novembre 2018

Du 12/10/2018

 

 

 

 

 

 

 

20 fleurs et 20 bougies ont été déposées devant la plaque commémorative © Radio France - Jérôme Collin Henri Joinovici a rendu hommage à Louise et Édouard Cartier, vendredi 12 octobre. 76 ans après l'arrestation de sa famille. Lui seul avait pu échapper à la déportation. Il avait été caché par le couple à Château-du-Loir.

Château-du-Loir, France

Le 12 octobre 1942, Henri Joinovici échappait de justesse à l'arrestation de sa famille juive à Château-du-Loir.

"Ma mère, sentant le danger, m'a mis quelques guenilles et m'a dit de me réfugier chez les Cartier"

, a-t-il témoigné 76 ans après, le vendredi 12 octobre 2018. Au péril de leur vie, Louise et Édouard Cartier ont caché plusieurs enfants juifs pendant quelques semaines. Ils ont été nommés Justes parmi les Nations en 1990. Pour Henri Joinovici, cet hommage annuel est un moment fort et important. C'est aussi un devoir de mémoire et de transmission auprès des plus jeunes.

Un devoir de mémoire

 

Des élèves en primaire et des lycéens sarthois ont assisté à la cérémonie. Ils ont également lu des textes, récité des poèmes racontant l'horreur de la Shoah. Ils ont tous écouté, en silence, le témoignage de Henri Joinovici. "Quand je pense à Monsieur et Madame Cartier, qui n'ont pas hésité une seconde à recueillir des gens dans la détresse, _c'est leur cœur qui a parlé avant leur raison_", explique-t-il. 

Ce sont des gens extraordinaires. Il faut absolument parler des Justes

"Ils avaient une culture de bonté. Ils ne savaient pas écrire "méchanceté", ce n'était pas dans leur vocabulaire. Voilà le fond de ces gens. C'est un exemple parmi tant d'autres. Il faut absolument reconnaître ces gens là. _Ils m'ont donné beaucoup d'amour et ça a adouci un peu l'état dans lequel je me trouvais_", poursuit Henri Joinovici. Car la mère, la sœur et le frère d'Henri sont morts dans le camp de déportation et d'extermination d’Auschwitz. 

Après vingt minutes de témoignage, Henri Joinovici est longuement applaudi par les jeunes. Louise, élève en terminale littéraire au lycée Racan à Château-du-Loir, est émue. "Le fait de nous raconter quelque chose qui se passe dans notre ville, à travers son témoignage, on réalise ce qui s'est passé. Je trouve ça important pour que les générations futures s'en souviennent", explique-t-elle.

Jérôme Collin
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Versailles : les lycéens honorent les Justes parmi les nations

mardi 6 novembre 2018

Du 12/10/2018

 

 

 

 

Versailles, vendredi 12 octobre. Six lycéens du lycée Marie Curie, avec leurs professeurs - Caroline Grenier et Alexandre Millet (à gauche) - ont travaillé sur un épisode de la guerre qui s’est déroulé à côté de leur établissement. LP/L.M. Six élèves du lycée Marie Curie ont travaillé sur la mémoire de deux sœurs catholiques qui ont caché des enfants juives entre 1942 et 1945.

Ils seront aux premières loges. Six élèves de terminale ES du lycée Marie Curie de Versailles prononceront chacun, ce dimanche 14 octobre, un discours lors de l’apposition de la plaque des « Justes parmi les nations » au sein du Couvent du Sacré-Cœur de Jésus.

La cérémonie honorera Marthe Delesalle et Marguerite Olivier, respectivement Mère supérieure et Sœur de ce couvent durant la guerre. La première, décédée depuis, et la seconde, à la santé fragile, ont caché une dizaine d’enfants juifs sous l’Occupation. Les deux religieuses ont été reconnues « Justes parmi les nations », un titre remis par le comité Yad Vashem en 2001.

Samuel Sandler, président de la communauté juive de Versailles, Latifa Ibn Ziaten, mère d’un soldat assassiné par Mohammed Merah en 2012 à Toulouse et Pierre-François Veil, fils de Simone Veil et président du comité Yad Vashem en France, seront présents.

Véra, 85 ans, à l’origine de la distinction de ses sauveuses

L’événement a déclenché le besoin d’un travail de mémoire auprès des lycéens versaillais. « Il m’a semblé très important de les impliquer pour que la jeunesse s’approprie l’histoire afin que l’inacceptable, quelle que soit sa forme, ne se reproduise plus », explique Annick Bouquet, cheville ouvrière de cette commémoration.

L’appel de cette adjointe au Maire, déléguée à la Petite Enfance, a été entendu par le lycée Marie Curie, le plus proche du couvent où les deux Sœurs ont agi, au risque de leur vie, pour protéger Vera Goldmann, une citoyenne américaine aujourd’hui âgée de 85 ans, à l’origine de la distinction. Cette octogénaire a perdu ses parents et sa sœur, citoyens versaillais à l’époque, qui furent raflés en 1944 avant de quitter Drancy pour Auschwitz par le dernier convoi.

Tout est allé très vite pour les lycéens, saisis en juillet 2018 pour plancher sur ce sujet. Caroline Grenier, professeur d’histoire-géo, et Alexandre Millet, enseignant de philosophie, ont sauté sur l’occasion. « Le choix des terminales s’imposait car la mémoire de la 2e guerre mondiale est au programme. D’autre part, certains d’entre eux ont des choses à dire », suggère Caroline Grenier.

« Force, courage et générosité »

C’est le moins que l’on puisse dire. Cet épisode fait écho aux interrogations de ces ados âgés de 17 ans. Surtout lorsque Samuel Sandler est venu les rencontrer, le 28 septembre au lycée. « C’était très poignant. Il a parlé de la guerre mais aussi de son fils et ses petits-enfants morts sous les balles dans un attentat à Toulouse », lâche Alice Julou. « Moi, je l’avais déjà vu car j’ai assisté au procès Merah en 2017 à Paris », souligne Gabriel Dandel qui se verrait bien avocat plus tard.

Tous ont réfléchi au sens de ces faits. « Cela s’est passé à 1 km de chez nous en 1944, près géographiquement et loin dans nos mémoires. Mais l’attentat de Toulouse, c’est notre époque », résume Maureen Dujon. Dans les mots qu’elle prononcera dimanche, Marguerite Castanet dira qu’elle aurait voulu « être à côté » des sœurs à l’époque pour leur dire qu’elles avaient « raison ». La timide Amandine Vivet n’hésitera pas à souffler qu’elle veut « comprendre » et se sent « concernée » par ce drame. Enfin, Alix Etienne martèlera que Mère Annette et Sœur Marguerite ont fait preuve de « force, courage et générosité ».

Laurent Mauron


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A Versailles, deux religieuses reconnues Justes parmi les nations

dimanche 4 novembre 2018

 

 

 

 

 

soeur Marguerite (au centre) était présente lors de la cérémonie. photos LP/ C.L. Le 14 octobre, une plaque a été apposée en mémoire de l’action de deux religieuses de la congrégation des Soeurs Servantes du Sacré Coeur de Jésus. L’institut Yad Vashem de Jérusalem leur a décerné le titre de « Juste parmi les nations ».

Le 14 octobre a eu lieu la cérémonie de dévoilement de la plaque apposée au sein du Couvent du Sacré Coeur de Jésus à Versailles commémorant l’action  de deux religieuses : Mère Annette (Marthe Delesalle, décédée en 1988) et Soeur Marguerite Olivier. La plaque rappelle qu’elles sont reconnues Justes parmi les nations. En effet, ces soeurs ont caché des enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale au sein du couvent.

Reconnues Justes parmi les nations en 2001, les deux religieuses voient leurs gestes désormais gravés sur cette plaque commémorative dévoilée en présence de soeur Marguerite, très émue, François de Mazières, maire de Versailles, Soeur Danièle, supérieure générale des soeurs Servantes du Sacré Coeur de Jésus, Samuel Sandler, auteur du livre bouleversant : « Souviens-toi de nos enfants« , publié chez Grasset.

Cette congrégation était un orphelinat accueillant des petites filles jusqu’à l’adolescence. Attentives aux plus démunies, les soeurs ont été alertées par le sort réservé aux familles juives pendant l’occupation. Mère Annette, extraordinaire femme d’action, assistée de soeur Marguerite, a organisé pendant toute cette période un accueil secret à une dizaine de petites filles juives au sein de la communauté. Ces fillettes ont été sauvées et rendues à leurs familles dès septembre 1944 pour celles qui en avaient une. Les autres ont été confiées à des organismes comme l’OSE.

Pierre-François Veil, Président du Comité français pour Yad Vashem, n’a pu être présent mais a tenu à manifester sa reconnaissance à travers un texte lu par Mme Viviane Saül, Déléguée Régionale du Comité Français pour Yad Vashem :

« C’est en 2001, il y a 17 ans déjà, que Yad Vashem a, au nom de l’Etat d’Israël, décerné le titre de « Juste parmi les Nations » à Marthe Delesalle, Mère Annette, et à Sœur Marguerite Olivier, pour avoir logé, nourri, caché, et sauvé de la mort deux enfants, Vera et Amélie Goldman, coupables d’être nées juives. Nous n’oublierons jamais que dans notre pays, pendant la dernière guerre, des hommes et des femmes se sont comportés comme des collaborateurs racistes et haineux et, pour certains, aussi barbares que le furent les nazis. Mais nous n’oublierons jamais non plus que dans le même temps, nombre de nos concitoyens, n’écoutant que leur conscience, ont, avec courage, au péril de leur vie et parfois de celle des leurs, choisi de porter secours et assistance aux proscrits.

Parmi eux, se sont trouvés nombre de femmes et d’hommes d’Eglise qui, de leur propre initiative ou écoutant les injonctions d’humanité et de fraternité de Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse,  ont pris, avec d’autres, la décision de refuser l’innommable, la haine d’autrui, en cachant un enfant, un adulte, un vieillard, une famille, dont le seule crime était d’être nés juif. Ces héros de l’ombre ont été reconnus comme tels par Yad Vashem qui a ainsi décidé de leur attribuer la médaille de « Juste parmi les Nations », c’est à dire la plus haute distinction civile de l’Etat d’Israël spécialement décerné à des non juifs qui ont, au péril de leur vie, sauvé des Juifs pendant la dernière guerre mondiale. Parmi eux, Mère Annette et Sœur Marguerite. Je vous suis très reconnaissant, Monsieur le Maire, d’avoir souhaité, aujourd’hui, rappeler à tous vos concitoyens le rôle exceptionnel de ces deux religieuses et l’exemple qu’elles incarnent. Cette initiative est d’autant plus importante qu’elle intervient à une époque où le danger de l’intolérance du racisme et de l’antisémitisme refait surface, parfois sous ses formes les plus violentes, non seulement dans plusieurs pays européens mais également en France, terre des Droits de l’homme, au point que certains de nos concitoyens, craignant pour leur vie ou celle de leur enfants en viennent  à quitter leur quartier, leur ville, voire leur pays, la France, parce que leur judéité en fait des cibles. Au-delà de nos convictions personnelles, il nous appartient à tous, de transmettre, de protéger et de défendre les valeurs d’humanisme et de tolérance qui  sont le socle de notre démocratie.

Sœur Danièle, merci à vous de votre engagement. Vous pouvez être fière de Mère Marthe et Sœur Marguerite que personne ne doit oublier. »


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