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Grâce à vous, je suis en vie aujourd’hui !

lundi 18 juillet 2016

Du 05/07/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 3 juillet dernier, une émouvante cérémonie de remise de médaille de Juste a été organisée par le Comité français pour Yad Vashem et la municipalité de Saint Sauveur de Montagut en Ardèche.

La veille, le Prix Nobel de la Paix  Elie Wiesel  nous quittait. Il avait dit des Justes parmi les Nations : “Nous devons connaître ces gens bienveillants  qui ont aidé des Juifs pendant la Shoah. Nous devons apprendre d’eux, et avec gratitude et espoir, nous devons  nous souvenir d’eux”.

Pascal Terrasse, député de l’Ardèche était présent ainsi que Roger Mazat, Maire de Saint Sauveur de Montagut, Arielle Krief, déléguée régionale du Comité français pour Yad Vashem, Ido Bromberg, directeur des Relations publiques près l’Ambassade d’Israël.

Jean Baumel et Rachel Berkovitch Rajzman ont été enfants cachés et sauvés grâce à la famille Merland.

Rachel est née en 1931. Ses parents divorcent. La mère de Rachel, s’installe à Bruxelles.

Quand la guerre éclate et que la Belgique est envahie, la famille s’enfuit vers le sud de la France. Après avoir recherché longtemps un lieu pour se cacher, ils arrivent à Alba en Ardèche et y restent jusqu’en 1942.

Le père travaille comme coiffeur. Après l’armistice, la mère de Rachel repart à Bruxelles. Elle était en possession d’un passeport Roumain lui permettant de se déplacer.

Dans le village d’Alba, il y a de nombreux collaborateurs qui dénoncent la présence de Juifs.

Durant l’été 1942 le père est arrêté, envoyé au camp de Vénissieux, à Drancy puis à Auschwitz dont il ne reviendra pas.

Quelques jours suivant l’arrestation du père, Rachel âgée de 11 ans avec les autres femmes et enfants est aussi envoyée au camp de Vénissieux.

Dans la nuit du 29 juillet 1942, grâce à différents intervenants comme l’OSE, le Père Glasberg et le Cardinal Gerlier, les enfants quittent le camp et sont dispersés dans différentes familles. Rachel et 4 autres enfants arrive à Saint Sauveur. Rachel est accueillie par la famille Merland. Ce sont de solides protestants. Ils ont 4 garçons et ceux-ci sont ravis de recevoir Rachel qu’ils considèrent comme leur petite sœur.

Rachel va à l’école et porte le prénom de Rose. Elle apprend à jouer du violon et le dimanche va au temple. Elle rejoint les scouts protestants. Elle vit comme une enfant normale dans une famille qui prend soin d’elle et le choit.

Elle y reste jusqu’en 1944, quand sa mère naturelle vient la chercher. La séparation est très dure.

La famille Merland refuse de laisser partir Rachel tant qu’ils n’ont pas l’autorisation de l’OSE. Ils refusent toute compensation financière prétextant qu’il considère Rachel comme un membre de leur famille.

Rachel part vivre en Israël et y fonda une famille.

Dimanche dernier, ses enfants et  petits-enfants sont venus rendre hommage aux sauveurs de leur grand-mère. Faran Raz, la petite fille de Rachel s’est adressée à Jean-Claude Merland, le fils de Paul et Paule.

Voici la traduction de son texte poignant :

“Mon nom est Faran Raz , et je suis âgée de 17 ans . Je suis juive, je suis israélienne , et je suis ici devant vous parce que vous avez sauvé la vie de ma grand-mère .

Pas de mots, dans toutes les langues, peuvent décrire votre bravoure, et ma gratitude envers vous.

Merci à vous, ma grand-mère est en vie !

Merci à vous, je me tiens ici avec fierté, vivante,.

A l’endroit où a été surmontée la mauvaise volonté, l’amour- a surmonté la haine pendant la Shoah , et votre humanité- a sauvé des vies !

Vous étiez la lumière du phare, dans l’obscurité totale, pendant la guerre.

Nous vous remercions d’avoir risqué votre propre vie, pour sauver la vie de ma grand-mère.

Merci à vous, le monde est un meilleur endroit.

Jean- Jacques Rousseau disait que l’homme est bon par nature . Vous êtes un témoignage vivant de cela.

Merci pour tout.

Je souhaite que le lien entre nos familles reste fort parmi les générations futures.

Faran , petite-fille de Rachel .”


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À Rouen, un hommage rendu au CHU au professeur Georges Lauret

dimanche 26 juin 2016

Du 18/05/2016

 

 

 

Cérémonie. Une plaque a été dévoilée dans le hall de la maternité du CHU en mémoire du professeur Georges Lauret, élevé au rang de Juste.

Isabelle Lesage, directrice générale du CHU-Hôpitaux de Rouen et le professeur Loïc Marpeau, président de la Commission médicale de l’établissement ont dernièrement dévoilé une plaque commémorative dans le hall du pavillon maternité en hommage au professeur Georges Lauret, ancien chef du service obstétrique des hospices de Rouen, grâce à qui, durant la Seconde Guerre mondiale, une mère et ses deux filles eurent la vie sauve.

« Fierté et admiration »

Jamais Georges Lauret n’a raconté son histoire. Ses enfants n’ont découvert son action que lorsque le médecin fut nommé Juste parmi les Nations, en 2004. « Il avait juste dit qu’il avait roulé des médecins allemands ! », raconte son fils, le professeur Philippe Lauret, ancien Doyen de la faculté de médecine et pharmacie, ancien chef de service de dermatologie au CHU-Hôpitaux de Rouen. « Sentiment de fierté et d’admiration pour cet homme qui au péril de sa vie, fit en sorte de soustraire une mère et ses deux filles aux vils desseins de l’occupant en direction des juifs. En janvier 1943, il fut appelé au chevet d’une malade, amenée du commissariat de police accompagnée de ses enfants. Linda Ganon lui confia qu’elle était juive et qu’elle voulait sauver ses deux fillettes, Pauline et Gaby. » Il la rassura et les fit hospitaliser. Il diagnostiqua pour la mère une maladie indécelable et fit admettre les deux fillettes au service des contagieux. Durant quinze mois, le professeur Lauret prit des risques considérables, sous le nez des Allemands et du personnel qui comptait aussi des collaborateurs.

Linda et ses filles quittèrent l’hôpital à la Libération. Le courage et la détermination du médecin les avaient sauvées.

 

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Un Juste, un homme de bien

samedi 25 juin 2016

Du 23/06/2016

 

 

 

 

Une reconnaissance tardive, celle d’un couple qui a, pendant la guerre, caché et sauvé une famille juive, évitant arrestation et déportation. Dans Un Juste, histoire bien sûr authentique, Patrice Guillon et David Cénou reviennent sur le destin des Lévy que vont prendre en charge Fernand et Aurélie, héros sans médaille, qui n’ont pas pu accepter que l’on traite des êtres humains comme du bétail envoyé à l’abattoir. Une histoire de courage au quotidien pour faire acte de mémoire.

Myrian Lévy voudra après la guerre oublier les années passées à se cacher, à craindre à chaque instant d’être arrêtée avec les siens et envoyé dans un camp de la mort. C’est un peu par hasard qu’elle arrive chez les Cénou. Fernand n’est pas pour Pétain et son état français. Avec sa femme Aurélie, il vit comme il peu, forgeron. Son gendre est dans la résistance. Policier il a laissé s’évader deux Français retenus dans son commissariat. Il a été limogé. La jeune Myriam est amoureuse d’Henri qui se moque bien qu’elle soit juive. Henri rencontre la famille de Myriam. Tous doivent porter l’étoile jaune. Il faut qu’ils passent en zone libre près d’Agen pour échapper aux rafles et trouve une maison ou soient abrité, c’est plus sûr, par une famille de confiance.

Une histoire malheureusement trop vécu par des milliers de Français. Il fallait beaucoup de courage, d’honneur, d’acceptation des risques pour sa propre famille en mettant sa vie au service de celles et de ceux qui étaient persécutés aussi bien par les Français qui ont été plus jusqu’au boutistes parfois que les Allemands. Sans oublier la délation de ses voisins parfois. Myriam ne parlera que longtemps après, se démenant pour que le couple Cénou soit reconnu comme Justes parmi les nations. Ce sera à titre posthume mais ils auront droit à ce très beau titre. Avec la description au quotidien de leur vie jusqu’à la Libération, Patrice Guillon et David Cénou, au trait clair et noir et blanc, rendent justice pour le dernier à son aïeul mais surtout à un homme de bien.

Un Juste, La Boîte à Bulles, 18 €


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Gargenville : deux Justes honorés à titre posthume

vendredi 24 juin 2016

Du 19/06/2016

 

 

 

 

Gargenville, ce dimanche. Didier Charpentier (à droite) a reçu la médaille de « Justes parmi les nations » décernée à titre posthume à ses grands-parents Emile et Germaine pour avoir caché deux enfants juifs en 1942-1943. (LP/H.D.)

 Au nom de l’Etat d’Israël je vous remets la médaille des Justes parmi les nations pour avoir sauvé la vie de deux enfants juifs, nous vous sommes à jamais reconnaissants ! » C’est par ces mots que Marc Attali, ministre auprès de l’ambassade d’Israël a décerné à titre posthume la médaille de justes parmi les nations à Emile et Germaine Charpentier, ce dimanche à Gargenville. La décoration a été remise à titre posthume à leur petit-fils en présence d’Henri Konsens et de sa cousine Madeleine, les deux enfants soustraits aux rafles nazies, désormais âgés de 80 ans, et très émus. Les noms d’Emile et Germaine figurent désormais sur la stèle du Jardin des justes de Yad Vashem à Jérusalem. « Une place sera rebaptisée à Gargenville », a assuré Jean Lemaire, le maire (UDI).

S’ils avaient été surpris avec un enfant Juif dans leur maison de Gargenville, en 1942, Emile et Germaine Charpentier auraient été exécutés en compagnie de leur fils unique, Roger. Et 74 ans après, Didier Charpentier, leur petit-fils, ne pourrait pas raconter l’histoire méconnue de ce couple de Gargenvillois qui deviendront officiellement, ce dimanche, « Justes parmi les Nations ». Cette distinction permet d’honorer tous ceux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, en pleine Occupation, ont hébergé des Juifs chez eux au péril de leur vie.

Emile, plombier couvreur, et son épouse Geneviève, femme au foyer, ont accueilli en 1942 le petit Henri Konsens. L’enfant, alors âgé de 5 ans, y est placé grâce à un réseau de juifs communistes parisiens qui étaient en contact avec des communistes locaux. Son père avait été déporté à Auschwitz et sa mère, victime de la rafle du vel d’Hiv. « Il allait à l’école communale, comme tout le monde. Mais après l’école, contrairement, à ses petits camarades, il rentrait directement à la maison », confie Didier Charpentier. Le curé de Gargenville lui apprend les prières catholiques afin de ne pas être distingué des autres enfants. « On se méfiait de tous, se souvient Henri Konsens. C’était un pays occupé où tout le monde se dénonçait. »

Gargenville, vendredi 17 juin et 1943. Henri et sa cousine Madeleine (ci-dessous) ont vécu deux ans chez les Charpentier. « Je suis fier de mon grand-père », confie aujourd’hui leur petit-fils Didier (ci-dessus). (LP/MG et DR.)

La maison du 24, rue de la Division-Leclerc accueillera ensuite la cousine d’Henri, Madeleine. Les enfants y vivront deux ans sous la protection de leurs bienfaiteurs, héros anonymes, avant de retrouver leur destin, errant de ville en ville pour échapper aux rafles : Grenoble, Saint-Etienne… Une fuite qui cesse dès la fin de la guerre. Henri poursuivra alors des études de médecine à Paris. Le couple Charpentier, lui, reprendra sa routine gargenvilloise. « Ils n’ont jamais parlé de ce qu’ils ont fait, explique aujourd’hui leur petit-fils. Quand j’ai appris leur histoire, je suis tombé de l’armoire. Je suis fier de mon grand-père. »

Devenu médecin, Henri vit aujourd’hui en Normandie. 74 ans après avoir dû s’y cacher, il va retrouver Gargenville.

 



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Quatre Cantaliens reconnus « Justes parmi les nations »

mercredi 15 juin 2016

Du 14/06/2016

 

 

 

 

Blanche et Laurent Danguiral, Andrée et Jean-Louis Boissières ont caché des Juifs à Boisset sous l’occupation. Ils reçoivent ce mardi, à Aurillac, le titre de Justes parmi les Nations.

Georges Zilberstein et Marcelle, la fille de Blanche et Laurent Danguiral, sur une moto de maquisard - fonds famille Zilberstein

Le moulin de Luc aujourd’hui. C’est là que la famille Danguiral a hébergé Georges Zilberstein et ses deux enfants - fonds famille Zilberstein

En 1943, Olga Zilberstein rejoint son père, Georges, à Boisset. Elle a 3 ans - fonds famille Zilberstein

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Béthune : ils sont reconnus Justes depuis 1991, une plaque porte enfin leurs noms

mercredi 15 juin 2016

Du 13/06/2016

 

 

 

 

En 1991, autour de Jacques Mellick, les parents sont faits Justes parmi les nations. Fanny a grandi, elle est tout à droite de la photo. Patrick Delestrez, c’est celui qui porte la moustache. Grâce aux anciens combattants, à la Ville de Béthune et au comité Yad-Vashem, un hommage a été rendu jeudi aux familles Delestrez et Legras. Une plaque commémorative a été inaugurée rue des Martyrs. Elle grave dans le marbre les noms des cinq Justes de Béthune. Leurs ancêtres courageux.

Au lendemain de la cérémonie officielle, jeudi au coin de la rue des Martyrs, Patrick Delestrez (1) a décroché son téléphone. Au bout du fil, Fanny. À 87 ans, elle vit près de Bordeaux et n’avait pas la force de faire le voyage. Alors, il lui a raconté l’hommage, la plaque, l’émotion… Fanny, c’est cette petite-fille sauvée par les grands-parents Fortuné et Louise et leurs fils Zénobe et Roger, Justes parmi les nations depuis le 4 septembre 1991. Fanny n’a jamais perdu le contact avec eux.

Les concierges de la mairie

Patrick, avec son neveu Thibault Savary, sont deux des gardiens de la mémoire familiale. « Les Davidowicz, qui étaient béthunois depuis 1936, tenaient le magasin La Femme Chic, sur l’actuelle place du 4-Septembre. Nos aïeux, Fortuné et Louise Delestrez, logeaient en voisins au 4e étage de la mairie, parce qu’ils étaient concierges. »

En 1940, Béthune est occupée par les Allemands. Une visite du Fürher programmée dans le Dunkerquois entraîne l’arrestation préventive des familles juives de la région. Ordre est donné à la police française de passer à l’action le 16 décembre à 13 heures. « Des policiers avertissent le matin la petite dizaine de familles béthunoises. Anna Davidowicz fait revenir, Fanny, 11 ans, et Simon, 10 ans, de l’école. Fanny arrive la première au magasin. Sa maman lui dit : Fanny, on vient nous arrêter ! Es-tu d’accord pour te cacher chez M. Delestrez ? Elle acquiesce de suite, heureuse d’y retrouver son amie et voisine Marie-Louise. »

Les enfants apprennent qu’ils sont Juifs

Simon arrive à son tour, bien décidé à suivre sa sœur. L’heure de la révélation pour deux gosses innocents. « C’est en demandant pourquoi à leur mère, qu’ils apprennent qu’ils sont Juifs. Fortuné quitte le magasin, suivi à distance par Fanny et Simon. Ils rentrent dans la mairie par une porte dérobée et accèdent à l’appartement réservé à la conciergerie. Une courte distance pleine de dangers, la Kommandantur et la police française occupaient les locaux actuels de l’état civil. »

Les parents Davidowicz, accompagnés de leur autre fille Jenny, 14 ans, sont de leur côté hébergés quelque temps à Nœux-les-Mines dans la famille Caine, également reconnue dans la liste des Justes. Jean, 19 ans, l’ainé de la fratrie prend le train pour Paris.

À Béthune, le frère et la sœur entament trois longs mois sans sortir de l’appartement. Avec deux frayeurs (lire aussi ci-dessous). L’escalier menant au 4e étage craque et annonce les visiteurs. « À la première perquisition, Louise cache Fanny et son frère sous la table de cuisine. » Pas de fuite possible, l’appartement est en cul-de-sac. « Les Allemands fouillent… mais ne soulèvent pas la nappe cirée et s’installent à la table. Louise leur propose le café ! Fanny dit qu’elle se souvient encore de l’odeur du cuir des bottes… »

Les gosses cachés dans un sac de jute

Une 2e perquisition va suivre la première dans l’appartement de la mairie de Béthune. La famille Delestrez a juste le temps de dissimuler les enfants derrière une lourde armoire, pieds posés sur des caisses à bière retournées… Les Allemands sont à nouveau bredouilles mais la décision est prise de sortir les enfants au plus vite.

C’est Roger (le papa de Patrick), 17 ans, qui trouve la ruse ; il accompagne quotidiennement son père au jardin familial rue de Fouquereuil. Les deux hommes décident de camoufler Fanny et Simon dans des sacs de jute. Ils passent au nez et à la barbe de la Gestapo en plein jour, Simon sur les épaules de Fortuné, Fanny sur celles de Roger ; puis traversent la Grand-Place vers la rue Carnot, lieu de jonction avec des résistants. Les enfants montent à bord d’une camionnette et retrouvent Jean, leur grand frère. Suivront pour la famille Davidowicz de longues années d’errance, mais ils seront tous réunis en 1944.

Zoom : 18 Justes dans le Pas-de-Calais

L’ONAC a offert la plaque de la rue des Martyrs. Elle porte 5 noms mais dans le Pas-de-Calais, 18 Justes sont reconnus à ce jour : 5 à Béthune, 2 à Hersin, 3 à Nœux, 1 à Outreau, 2 à Ostreville, 2 à Saint-Pol et 3 à Loos-en-Gohelle.

(1) Patrick Delestrez est connu comme président du père Noël chante le blues.

Alice Legras, Juste parmi les Nations depuis août 1999

La famille lilloise d’Alter Kurzbart, prise dans la grande rafle du 11 septembre 1942, est déportée de la gare de Fives vers Auschwitz. Des cheminots sauvent in extremis quelques enfants, dont Ketty Kruzbart, 3 ans. Dans la poche de la gamine, juste une adresse, celle d’Alice Legras, à Béthune.

Contactée, elle se rend à Lille et prend en charge Ketty. Exploitant un petit magasin de confection boulevard Poincaré, elle connaît Alter Kurzbart comme fournisseur. Elle recueille l’enfant jusqu’à fin 1945 en la prénommant Annick.

Les Kruzbart ne reviennent pas des camps de la mort. À six ans, Ketty est confiée à l’œuvre de protection des enfants juives. Elle s’installera par la suite en Israël. Des retrouvailles auront lieu en 1998 à Béthune. Ce 9 juin 2016, la benjamine, Apolline Marchant, arrière arrière petite-fille d’Alice Legras, accompagnait toute la famille pour ce vibrant hommage. « C’est une surprise après autant d’années ! C’est une grande journée pour la famille et un beau témoignage pour les générations futures. » Le nom d’Alice Legras figure désormais sur la même plaque que les Delestrez.

ALAIN BRASIER

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