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500 lyceens italiens au Camp des Milles

mercredi 27 avril 2016

Du 22/04/2016

 

 

 

 

 

"Ces mercredi 20 et jeudi 21 avril, 500 élèves italiens de la province de Crémone (Italie du Nord) se sont rendus au Site-mémorial du Camp des Milles dans le cadre d’un « Voyage de la mémoire » leur permettant de découvrir sur trois ans des lieux incontournables de l’histoire de l’Europe et de comprendre les événements politiques et historiques qui menèrent jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Les élèves ont été particulièrement sensibles à la dimension citoyenne du parcours de visite qui présente les mécanismes sociétaux et individuels – racismes, antisémitisme, xénophobie, extrémismes – ayant mené, comme le montre l’histoire du lieu, et pouvant encore mener au pire, ainsi que la capacité de chacun à y résister.
Ces deux journées ont été l’occasion pour les élèves de commémorer le souvenir des victimes de cette barbarie lors d’une cérémonie devant le Wagon du Souvenir. Des représentants de l’Etat français et du maire d’Aix-en-Provence, le Consul général d’Italie ainsi que les maires de Crémone et Créma ont ainsi pu assister à la présentation du travail pédagogique des élèves.

Un temps de recueillement avec la lecture des noms des enfants juifs déportés du Camp des Milles et des « Justes parmi les Nations » a permis de se souvenir de l’horreur de l’histoire mais aussi des actes de courage et de résistance d’hommes et de femmes qui ont écouté leur cœur et leur courage.

A l’issue de cette cérémonie, un violon fabriqué dans les ateliers « A. Stradivari » de Crémone a été remis à la Fondation du Camp des Milles rendant ainsi hommage aux victimes du « camp des artistes » et à leur résistance par la création...."

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Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II, prince héritier de Monaco, reçoit le Prix « Friend of Zion » des mains de Shimon Peres, 9e Président d'Israël

mercredi 20 avril 2016

En remettant le prix, M. Peres a déclaré : « Rien n'est plus grand que la cause de l'amitié parmi les êtres humains. »   

Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II, prince héritier de Monaco, s'est vu décerner le Prix « Friend of Zion » vendredi des mains de Shimon Peres, 9e Président d'Israël. Ce prix représente l'un des principaux objectifs du Friends of Zion Heritage Center, qui exploite un musée à Jérusalem et dont l'initiative à l'échelle mondiale consiste à bâtir un pont pour des millions d'amis dans le monde afin de lutter contre l'antisémitisme et les campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS).

Le Prince Albert, qui joue un rôle majeur dans la promotion du renforcement du soutien mondial en faveur d'Israël et du peuple juif, a commenté : « Je parle au nom de la maison Grimaldi lorsque je dis ici à quel point je me sens fier et privilégié d'accepter ce prix en tant que symbole des relations étroites qui existent entre Israël et Monaco. C'est un honneur pour nous de vous avoir en tant qu'invités. »

L'ancien Président Peres a également affirmé qu'il se sentait encore plus reconnaissant pour cette occasion juste avant le « Passover », la fête juive qui commémore la libération de l'esclavage et l'une des fêtes les plus importantes pour le peuple juif à travers le monde : « Les relations entre Israël et l'Europe sont extrêmement importantes pour l'ensemble de la communauté internationale. Nous considérons notre amitié avec Monaco, ainsi qu'avec le reste des États européens, comme une alliance stratégique qui guidera le monde sur une meilleure voie et apportera un avenir plus radieux. »

Le Friends of Zion Museum a ouvert ses portes à Jérusalem en septembre dernier et s'est fixé comme objectif de servir de passerelle, en connectant les personnes du monde entier et en motivant davantage de communautés à s'exprimer en faveur d'Israël.

Le musée contient des expositions et présentations à la pointe de la technologie, parmi lesquelles des présentations en 3D et une innovation audiovisuelle unique développée exclusivement pour le musée.

Le Friends of Zion Museum met l'accent sur le sauvetage des Juifs pendant l'Holocauste et la contribution apportée par les Justes parmi les Nations. Ce musée met en relief le rapport au sionisme et salue le travail de ceux et celles qui sont venus en aide au peuple juif au cours des dernières décennies, du Mandat britannique à l'Holocauste et jusqu'à l'établissement de l'État d'Israël.

Le musée est le résultat du dur labeur de milliers de partisans d'Israël dans le monde entier, montrant la contribution d'amis d'Israël tels que l'ancien Président des États-Unis Harry Truman, l'ancien Premier ministre britannique Sir Winston Churchill, le Prof. George Bush, qui était un parent de l'ancien Président américain George Bush, Orde Wingate, ainsi que les Justes parmi les Nations, des individus comme Oskar Schindler, Raoul Wallenberg et les membres de la famille ten Boom, qui ont risqué leur vie pour sauver celle de Juifs qui étaient persécutés à travers le monde.

 

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Israéliens et Polonais dansent dans la salle d’audience d’un commandant d’Auschwitz

mercredi 20 avril 2016

Du 18/04/2016

 

 

 

 

Israéliens et Polonais dansent dans la salle d’audience d’un commandant d’Auschwitz

Jonny Daniels danse le Foxtrot avec Alicia Schnepf, secrétaire de la Société polonaise des Justes parmi la Nation, à Varsovie, le 10 avril 2016. (Courtesy: From the Depths)

Environ 30 Polonais qui ont sauvé la vie de Juifs pendant l’Holocauste ont participé à une danse organisée pour eux par des Israéliens à Varsovie, dans le lieu où le commandant du camp d’extermination d’Auschwitz a été jugé.

From the Depths [Depuis les profondeurs], un groupe créé en 2014, a organisé la danse dimanche pour la Société polonaise des Justes parmi les Nations à l’auditorium de l’Union des enseignants polonais, qui, le 11 mars 1947, a vu l’ouverture du procès de Rudolf Höss. Il a été condamné à mort et pendu trois semaines plus tard.

« Nous avons choisi ce lieu en raison de son importance symbolique. L’activité organisée n’était pas une déclaration politique mais fait partie de notre engagement qui vise à essayer de redonner un peu à ces personnes », a déclaré le fondateur britannique israélien de l’organisation, Jonny Daniels.

Environ 6.500 Polonais ont été reconnus comme Justes parmi les nations – le plus grand nombre au monde. Moins de 300 d’entre eux sont encore en vie.

Lors de l’événement, Daniels a dansé au son de musiques des années 1930 avec plusieurs justes, y compris Anna Stupnicka, membre de l’association qui a aidé à cacher trois Juifs dans son appartement et a fait passer de la nourriture en contrebande dans le ghetto de Varsovie, et Alicia Schnepf, secrétaire de la société et mère de Ryszard Schnepf, ambassadeur de Pologne aux États-Unis. Étaient également présent l’entraîneur israélien de football Avram Grant, qui est membre du conseil de l’organisation, des fonctionnaires polonais, ainsi que l’ambassadeur d’Israël en Pologne, Anna Azari.

« Je ne connais pas très bien le Foxtrot, donc j’ai hésité à participer au début, mais mes partenaires de danse m’ont aidé à apprendre », a dit Daniels.

L’événement faisait partie de plusieurs commémorations organisées par From the Depths en Pologne cette semaine, y compris des cérémonies en l’honneur Jan Zabinski, directeur décédé du zoo de Varsovie qui, avec son fils et sa femme, a sauvé des centaines de Juifs. Le général Władysław Anders, un Polonais combattant de la résistance qui a également commandé l’ancien Premier ministre israélien Menahem Begin dans une milice connue sous le nom d’armée Anders – qui a combattu aux côtés des Alliés – était également à l’honneur.

Plus de 10.000 Juifs ont servi dans l’armée Anders. Anders a donné à ses soldats juifs, y compris Begin, l’autorisation de se démobiliser et de se rendre  en Israël avant la création de l’Etat, après la Seconde Guerre mondiale.

La cérémonie honorant Zabinski a été suivie par Sir Eric Pickles, envoyé spécial du gouvernement britannique pour les questions concernant l’après- Holocauste et copresenté par la fille d’Anders, Anna Maria Anders, une sénatrice polonaise et la secrétaire d’Etat du pays, un titre équivalent à celui de vice-ministre.

« Mon père a toujours fait l’éloge de ses frères d’armes juifs et était immensément fier d’avoir pu jouer un rôle dans le sauvetage d’un nombre si important d’entre eux et de les avoir amenés vers leur terre promise, Israël ; y compris un jeune soldat, Michesław Begi », se souvient-elle, utilisant le prénom polonais du leader israélien.

 

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LUZINAY - Trois « Justes parmi les Nations » honorés

samedi 9 avril 2016

Du 03/04/2016

 

 

Photo Le DL/Michel THOMAS

 

 

Durant la guerre 1939-1945, Gabriel Boulud, Anne-Marie et Jean-Joseph Raclet ont sauvé la vie de deux enfants juifs, Nadine et Jean Dreyfuss. Ce dimanche matin à Luzinay, la médaille de « Justes parmi les Nations » a été remise à leurs descendants lors d’une émouvante cérémonie qui a permis de mettre en lumière ces « êtres ordinaires qui ont accompli des actes extraordinaires ».

Clémence LENA 

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Des Villes et des Justes

mercredi 6 avril 2016

27, 28 et 29  mai 2016  à Moissac, Rencontre, Débats et Conférences, Cérémonie de remise de médaille.

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Georges Lauret, un Juste renait sous la plume de Sébastien Bailly

jeudi 31 mars 2016

Du 29/03/2016

 

 

 

 

Le journaliste Sébastien Bailly vient de publier Les Miraculées, retraçant le destin peu commun du docteur Georges Lauret, Juste parmi les Nations et héros oublié. Réparation est faite.

La discrétion est le propre même des Justes parmi les Nations. Et ce n'est pas peu dire quand on parle du docteur Georges Lauret. Son histoire, jusqu'ici peu connue, vient d'être couchée sur papier dans un très beau livre de Sébastien Bailly, intitulé Les Miraculées.

Un héros discret

Le journaliste et auteur raconte, en 80 pages, l'histoire extraordinaire de cet homme, le seul Juste de Rouen, né en 1904 et mort en 1996. Pendant quinze mois, de 1943 à 1944, Georges Lauret cacha une mère et ses deux filles, juives, au sein du service obstétrique de l'hospice de Rouen, au mépris des risques nombreux, bravant la méfiance des médecins allemands chargés de surveiller le personnel français et même celle de quelques confrères malintentionnés.

Le médecin, chef de service, inventa une maladie indécelable à Linda, la jeune mère de famille, recommandant qu'elle reste alitée. Les deux petites, Pauline et Gaby, âgées de 8 et 7 ans, furent placées dans un service pour enfants avec la complicité des religieuses infirmières. Jusqu'à la Libération, le médecin réussit à les garder dans l'enceinte de l'hôpital, sauvant les trois femmes d'une mort certaine.

La ville de Rouen connut en effet deux rafles, la première en 1942 à destination des hommes, la seconde un peu plus tard pour les femmes et les enfants. Le mari de Linda Ganon, commerçant dans la ville normande, fut arrêté lors de la première rafle, conduit à Drancy puis déporté à Auschwitz. Comme lui, 66% de la population juive de Rouen périt dans les camps nazis.

 

Un hommage juste

 

Jamais, Georges Lauret n'a raconté son histoire, ni pendant, ni après la guerre. Ses enfants n'ont découvert les faits que lorsque le médecin fut nommé Juste parmi les Nations, en avril 2004.

Sans fioriture, Sébastien Bailly retrace le courage extraordinaire de cet homme et redonne à ce juste la place qui lui est due. L'auteur a travaillé pendant deux ans pour resituer les faits dans une ville et une période, tourmentées et peu narrées, et pour recueillir les témoignages, entre autres de Gaby, le plus jeune des miraculées et du fils du docteur Lauret.

Les Miraculées ne laisse pas indifférent, surtout en cette période, la nôtre, tout aussi tourmentée. Un récit bouleversant, hommage à un héros, pour ne jamais oublier !

Les Miraculées, de Sébastien Bailly, éditions des Falaises, 80 p., 9 €.

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