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Chabanais: un nouveau nom pour l’école

jeudi 31 mars 2016

Du 30/03/2016

 

 

 

 

 

Michèle Soult, présidente départementale des Amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation, et Marie-Claude Poinet, maire de Chabanais. Le groupe scolaire va porter le nom de Marianne et Albert Béraud, Justes parmi les Nations Un choix qui a fait débat. La maire a dû s’en expliquer.

C’est le nom Yad Vashem qui a fait tiquer en conseil d’école. Contre le principe de laïcité, ont estimé certains enseignants et certains parents, qui sont montés au créneau, interpellant même l’inspection d’académie. Dimanche, le groupe scolaire de Chabanais portera un nouveau nom, celui de Marianne et Albert Béraud, Justes parmi les Nations. Durant la Seconde Guerre mondiale, le couple angevin, réfugié à Chabanais, a protégé Nelee et Mina, deux petites filles de la région parisienne alors que leurs deux parents juifs avaient trouvé refuge en...

Julie PASQUIER

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MAYENNE- Le Buret : Justes parmi les nations. Ils ont caché et sauvé une famille juive pendant la guerre 39-45 au Buret

jeudi 31 mars 2016

Du 27/03/2016

 

 

 

 

 

Marie-Louise et Auguste ont risqué leur vie pendant la Seconde Guerre mondiale en cachant la famille Jakubowicz. Ils ont reçu le titre des Justes parmi les Nations.

Paris, 16 juillet 1942. Les policiers arrivent au domicile de Cyna Jakubowicz et de ses trois enfants, Romain, 7 ans, Marcel, 5 ans et Rosette, 1 an et demi. Cyna refuse de partir car elle sait que les familles avec un enfant de moins de deux ans ne peuvent être déportées. Mais ce sursis est de courte durée. Cyna Jakubowicz le sait. Les arrestations et les déportations sont de plus en plus fréquentes.
Pour protéger ses enfants, la jeune maman cherche à les envoyer à la campagne. Elle réussit à entrer en contact avec Mme Perrin, secrétaire de mairie à Grez-en-Bouère. Cette dernière demande secrètement à Marie-Louise Cordier de les accueillir.

Marie-Louise élève seule ses cinq enfants au Buret. Son mari, Georges, est prisonnier de guerre. Elle demande l’avis de son père qui lui déconseille. Mais n’écoutant que son cœur, elle accepte en dépit des risques pour elle et ses enfants.

 

 

 

 

Marie Louise Cordier
Marie-Louise Cordier part à Paris le 1er octobre 1942. Le voyage du retour fut long. Le train est souvent arrêté en raison des bombardements. C’est à la nuit tombée qu’ils arrivent à Sablé. Auguste Cribier, conseiller municipal, les attend avec deux carrioles. Vingt kilomètres les séparent du Buret.
Marie-Louise doit désormais nourrir huit bouches. Officiellement, les enfants étaient des réfugiés catholiques polonais. Seule Amélie Bruneau, femme du maire, était au courant de leur véritable identité. Romain, Marcel et Rosette étaient les seuls juifs du village.
Quelque temps plus tard, Cyna Jakubowicz compte rejoindre ses enfants. À la gare de Laval, elle est arrêtée puis emmenée par la milice de la préfecture. Ses papiers sont confisqués. Le préfet, Édouard Bonnefoy, qui faisait parti de la Résistance, téléphone à Auguste Cribier pour qu’il vienne la chercher. Ce dernier fait plus de 50 km avec sa carriole. La famille est au Buret.

Famille Cordier Georges le 26 Mars 1944 Marie Louise Cordier et ses enfants Pour rendre plus réaliste leurs fausses identités, les enfants vont à l’école mais aussi à l’église. Auguste Cribier a réussi à convaincre le curé de l’époque à prendre Romain et Marcel au catéchisme et comme enfants de chœur. Mme Bruneau aide Cyna à trouver du travail dans les fermes voisines et des logements. La famille Jakubowicz vécut dans la commune jusqu’en septembre 1947.
Cyna Jakubowicz a pu vivre en effectuant des petits travaux divers dans le village. La famille retourne ensuite vivre à Paris. « Par leur courage, leur compassion sans faille, Marie-Louise Cordier, Auguste Cribier et Amélie Bruneau ont caché, aidé ses quatre personnes. Ils ont préservé le secret de leurs origines juives pendant deux longues années de guerre permettant à Cyna Jakubowicz et ses enfants d’échapper, s’ils avaient été arrêtés par Vichy, à une mort certaine comme ce fut le cas pour Herz Mordka Jakubowicz, le mari de Cyna », a déclaré Pierre Osowiechi, vice-président du comité français pour Yad Vashem.
La famille Jakubowicz et la famille Cribier sont toujours restées en contact. Sur les 320 000 Juifs qui vivaient en France en 1940, 76 000 dont 11 400 enfants ont été déportés. 2 551 survivants seulement sont revenus… Mais parmi eux, aucun enfant.
« Éternellement reconnaissants »
Une cérémonie officielle a de nouveau réuni ces deux familles mais aussi les descendants de la famille Bruneau. Le représentant de l’ambassade d’Israël a remis aux descendants des familles Cordier et Cribier la médaille, le diplôme et le titre des Justes parmi les nations, la plus haute distinction civile de l’État d’Israël. Rosette et Romain Jakubowicz ont apporté leur témoignage.
C’est avec émotion que nous rendons hommage à Marie-Louise Cordier et Auguste Cribier. Ils furent de belles et bonnes personnes pleines de compassion et d’humanité. Ils nous ont aidés à échapper à Hitler et à Vichy. Amélie Bruneau est le 3e maillon essentiel. Elle nous a permis de vivre normalement avec les autres enfants. Ces trois héros anonymes ont permis à notre maman d’assurer, ce qui lui tenait le plus à cœur, l’avenir de ses enfants. Nous leur serons éternellement reconnaissants.
Le petit-fils d’Auguste Cribier est également intervenu.
Nous sommes très fiers de lui. Il était un homme d’honneur. On a toujours à apprendre du passé. Il ne suffit pas de dire plus jamais ça. L’actualité récente nous démontre que les leçons du passé n’ont pas été retenues. Notre seule arme aujourd’hui est le devoir de mémoire.

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Un couple du Mans reconnu Juste parmi les Nations

samedi 26 mars 2016

Du 21/03/2016

 

 

 

 

« Pierre et Denise Jousse ont eu le courage de s’opposer alors que l’esprit du moment était de ne pas le faire, » a déclaré l’enfant caché

Denise et Pierre Jousse ont reçu la médaille des Justes parmi les nations à titre posthume pour avoir porté secours à Maurice Sajet et sa mère en 1943 en les cachant, rapporte le site Ouest France.

Jeanne, la fille du couple Jousse, a reçu la distinction au nom de ses parents.

Maurice Sajet était présent pour cette cérémonie. Pendant la Seconde guerre mondiale les membres de la famille Sajet sont séparés. Le père est déporté à Auschwitz après avoir été dénoncé. La mère est cachée dans la famille Jousse seule et les deux enfants, Félix et Maurice, sont recueillis chez une autre famille de paysans dans la région du Mans.

Cependant, Maurice qui a alors deux ans tombe gravement malade. La famille Jousse décide alors de l’accueillir afin qu’il puisse résider avec sa mère.

« Pierre et Denise Jousse ont eu le courage de s’opposer alors que l’esprit du moment était de ne pas le faire », a déclaré l’enfant caché, Maurice Sajet lors de la remise de médaille.

Il a également rappelé que la famille Jousse résidait dans une rue non loin de la caserne Mangin ou résidaient les soldats allemands, soulignant l’importance du risque qu’avait pris la famille Jousse.

 



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Pologne: un musée en hommage aux Justes ayant sauvé des Juifs sous l'occupation

samedi 26 mars 2016

Du 18/03/2016

 

 

Markowa (Pologne), le 17 mars 2016. Dépôt de gerbe et hommage sur la tombe de la famille Ulma qui s'est sacrifiée pour venir en aide à des Juifs en les cachant pendant la guerre.

Le premier musée en hommage à des Polonais, en particulier la famille Ulma, ayant porté secours aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale a été inauguré le 17 mars 2016 à Markowa (sud-est) par le président Andrzej Duda. M. Duda a rappelé le «choix dramatique» devant lequel ces personnes avaient été placées. Sous l'occupation nazie, toute aide aux Juifs était passible de la peine de mort.


Le 24 mars 1944, le village de Markowa fut le théâtre de l'exécution de huit personnes: Jozef Ulma, sa femme Wiktoria, enceinte de sept mois, et leurs six enfants. Les huit Juifs qu'ils avaient cachés avaient eux aussi été abattus sur place par les gendarmes allemands, à la suite d'une dénonciation.

«Celui qui propage l'antisémitisme piétine la tombe des Ulma, piétine ce pour quoi ils sont morts: la dignité, l'honnêteté, la justice», a déclaré le président Duda lors de la cérémonie d'inauguration.

Faisant allusion aux crimes dont des Polonais s'étaient rendus coupables à l'égard des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, il a appelé à dire «toute la vérité, parfois affligeante, y compris sur la vilenie, car c'est seulement sur la vérité que l'on peut bâtir un futur meilleur». Le président polonais a remis des décorations aux descendants des familles de Justes polonais.

Il a ensuite planté un arbre dans le «verger de la mémoire» à proximité du musée, en compagnie de l'ambassadrice d'Israël Anna Azari et du descendant de l'un des Juifs survivants de Markowa.  

La maison des Ulma, transformée en musée, a été reconstituée, ses murs peints couleur rouille. Elle abrite maintenant des objets rappelant la répression, une porte avec des traces de balles tirées lors d'une exécution, des photos tachées de sang.


Presque 72 ans après leur exécution par l'occupant allemand, les membres de la famille Ulma qui avaient sauvé huit Juifs, ont été honorés par les autorités polonaises lors de l'inauguration de leur musée à Markowa (sud-est de la Pologne). Vidéo YouTube mise en ligne le 16 mars 2015.


L'institut israélien Yad Vashem a conféré aux Ulma le titre de Justes parmi les nations du monde qu'ils partagent avec plus de 6.600 autres Polonais. De son côté, le Vatican étudie leur béatification.

Le président de l'épiscopat, Mgr Stanislaw Gadecki, et le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich, ont récité des prières sur les tombes des victimes juives, puis sur celle des Ulma.

Dans l'assistance deux hommes et trois femmes étaient particulièrement émus: les descendants d'Abraham Segal, le seul survivant des 21 autres Juifs cachés avec succès à Markowa .

Abraham, 86 ans, ne se sentait pas assez fort pour faire le voyage d'Israël et n'a pas pu se trouver aux côtés de ses petites-filles, Yael, 31 ans, et Achinoan, de six ans sa cadette.

«Nous sommes ici pour le représenter», a dit Yael à l'AFP. «Nous sommes une grande famille. Ma soeur et moi avons quatre frères, et moi-même j'ai quatre enfants. Si mon grand-père n'avait pas été sauvé, aucun de nous ne serait là».

L'idée de créer un tel musée revient à l'historien Mateusz Szpytma, parent des Ulma et premier directeur de l'établissement.

Elle est souvent évoquée comme un pcontrepoint aux révélations sur un massacre de Juifs par leurs voisins polonais survenu en 1941 au village de Jedwabne (nord-est).

Véronique le Jeune

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Markowa - La Pologne crée un musée en hommage aux Polonais ayant porté secours aux Juifs

samedi 26 mars 2016

Du 17/03/2016

 Le premier musée créé pour rendre hommage à des Polonais ayant porté secours aux Juifs pendant la Seconde guerre mondiale a été inauguré jeudi à Markowa (sud-est) par le président Andrzej Duda.

Le président polonais a remis des décorations à leurs descendants, rappelant le choix dramatique devant lequel leurs proches avaient été placés. Sous l'occupation nazie, toute aide aux Juifs était passible de la peine de mort.

M. Duda a ensuite planté un arbre dans le verger de la mémoire à proximité du musée, en compagnie de l'ambassadrice d'Israël Anna Azari et du descendant d'un des Juifs survivants de Markowa.

Le 24 mars 1944, ce village fut le théâtre de l'exécution de huit personnes : Jozef Ulma, sa femme Wiktoria, enceinte de sept mois, et leurs six enfants. Huit Juifs qu'ils avaient cachés avaient eux aussi été abattus sur place par les gendarmes allemands, suite à une dénonciation.

Celui qui propage l'antisémitisme piétine la tombe des Ulma, piétine ce pour quoi ils sont morts : la dignité, l'honnêteté, la justice, a déclaré le président Duda lors de la cérémonie d'inauguration.

Faisant allusion aux crimes dont des Polonais s'étaient rendus coupables à l'égard des Juifs, il a appelé à dire toute la vérité, parfois affligeante, y compris sur la vilenie, car c'est seulement sur la vérité que l'on peut bâtir un futur meilleur.

La maison des Ulma, transformée en musée, a été reconstituée, ses murs peints couleur rouille. Elle abrite maintenant des objets rappelant la répression, une porte avec des traces de balles tirées lors d'une exécution, des photos tachées de sang.

L'institut israélien Yad Vashem a conféré aux Ulma le titre de Justes parmi les nations du monde - qu'ils partagent avec plus de 6.600 autres Polonais -, et le Vatican étudie leur béatification.

Le président de l'épiscopat, Mgr Stanislaw Gadecki, et le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich, ont récité des prières sur les tombes des victimes juives, puis sur celle des Ulma.

Dans l'assistance deux hommes et trois femmes étaient particulièrement émus : les descendants d'Abraham Segal, le seul survivant des 21 autres Juifs cachés avec succès à Markowa.

Abraham, 86 ans, ne se sentait pas assez fort pour faire le voyage depuis Israël, ont expliqué à l'AFP ses petites-filles, Yael, 31 ans, et Achinoan, de six ans sa cadette.

Nous sommes ici pour le représenter, a dit Yael à l'AFP. Nous sommes une grande famille. Ma soeur et moi avons quatre frères, et moi-même j'ai quatre enfants. Si mon grand-père n'avait pas été sauvé, aucun de nous ne serait là.

L'idée de créer un tel musée revient à l'historien Mateusz Szpytma, parent des Ulma et premier directeur de l'établissement.

Elle est souvent évoquée comme un pendant aux révélations sur un massacre de Juifs par leurs voisins polonais survenu en 1941 au village de Jedwabne (nord-est).

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Holocauste: une cachette intacte de Juifs polonais devient lieu de mémoire

samedi 26 mars 2016

Du 17/03/2016

 

 

 

 

 

crédits/photos : AFP Mémorial aux victimes de l'holocauste à Budapest. (Illustration)

Le besoin d'un tel musée s'est fait sentir après les révélations d'un massacre de 1941 au village de Jedwabne

Bon pied, bon oeil à 85 ans passés, Jozef Jarosz se glisse dans la cave au sol boueux et des souvenirs défilent devant ses yeux: ceux des 14 Juifs que sa famille y avait cachés pendant l'occupation nazie de la Pologne.

"C'est un cas unique, cette cachette est restée pratiquement intacte", dit Jonny Daniels, chef de la fondation internationale From The Depths, qui veut faire connaître des lieux historiques de ce genre.

"En plus, nous avons ici un sauveur et une survivante", se réjouit-il.

La survivante est Hanna Grygiel-Huryn, une vieille dame pétillante qui reçoit les journalistes de l'AFP chez elle, dans la ville de Nowy Sacz.

Elle avait quatre ans quand elle est sortie de la cachette dans un hameau du village de Niwki, niché sur le flanc d'une colline boisée des Carpates.

Elle ne se souvient plus de son séjour dans ce souterrain d'environ cinq mètres sur deux et demi.

Mais elle se rappelle avoir déchiré une photo qu'on a prise d'elle peu de temps après.

"J'étais un monstre. Je louchais affreusement, parce que j'avais cherché à voir avec un oeil un rayon de soleil passant par une fente. J'avais les jambes rachitiques, j'avais du ventre, j'étais bossue"...

A la cave, il lui était interdit de pleurer pour ne pas alerter un visiteur de passage. "Quand je pleurais, on étouffait mes cris. Alors, j'ai appris à m'étouffer moi-même en mettant une main sur la bouche".

"Comme des taupes"    

"Nous vivions comme des taupes", soupire Anna.

La vie et la mort s'y côtoyaient. Un bébé, Abraham Rygielhaupt, conçu à l'époque, est né peu après la libération.

Mais son père et un autre homme, partis voir un débiteur, ne sont jamais revenus, probablement tués par ceux qui leur devaient de l'argent.

 

Jozef Jarosz à l'entrée de la cave où lui et sa famille ont caché 14 Juifs pendant l'Holocauste et la seconde guerre mondiale à Stankowa en Pologne, le 16 mars 2016 Photo WOJTEK RADWANSKI. AFP

Tout le groupe a frôlé l'extermination quand un adolescent du voisinage, Piotr, a entendu Anna pleurer et, accusant les Jarosz de cacher des Juifs, a dit avoir l'intention de les dénoncer. Les Jarosz sont alors allés expliquer la situation à sa mère qui, raconte Jozef, "a pris une fourche et prévenu Piotr que s'il le faisait, elle le tuerait d'un coup de cette fourche". Il s'est tu...    

Sur une photo prise deux ans après la fin de la guerre, à six ans, Anna sourit déjà radieusement. Plus tard elle va se marier, aura une fille - qui vit aujourd'hui à Tel Aviv.

Ce qu'a fait le père de Jozef, Franciszek, qui a décidé de cacher des Juifs qu'il connaissait pour avoir fait du commerce avec eux, d'abord pour quelques jours, puis finalement jusqu'à la défaite de l'Allemagne, est pour elle un "acte d'héroïsme, d'amour du prochain".

La Pologne était le seul pays occupé par l'Allemagne nazie où le fait de cacher un Juif était  puni de mort. 

Au début des années 90, les parents de Jozef, lui-même et une de ses soeurs, ont reçu le titre israélien de Justes parmi les nations du monde. 

Hologrammes

La fondation From The Depths compte acquérir le terrain abritant la cachette, la protéger par un bâtiment léger et y créer un lieu d'accueil pour les visiteurs.

Elle a aussi l'intention d'enregistrer en 3D de longues interviews avec Anna et Jozef. Un programme informatique sophistiqué permettra aux futurs visiteurs de "s'entretenir" avec leurs hologrammes, de leur poser des questions et recevoir des réponses. 

Le coût total de ce projet serait de 800.000 euros.

Jeudi, un musée dédié aux Polonais ayant porté secours aux Juifs doit être inaugurée à Markowa, dans le sud-est du pays.

Le besoin d'un tel musée s'est fait sentir après les révélations d'un massacre de 1941 au village de Jedwabne, dans le nord-est, où des juifs avaient été brûlés vifs dans une grange par leurs voisins polonais.

Jozef ne compte pas se rendre à l'inauguration: c'est fatiguant. Et il n'a pas été invité. 


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