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À Rouen, un hommage rendu au CHU au professeur Georges Lauret

dimanche 26 juin 2016

Du 18/05/2016

 

 

 

Cérémonie. Une plaque a été dévoilée dans le hall de la maternité du CHU en mémoire du professeur Georges Lauret, élevé au rang de Juste.

Isabelle Lesage, directrice générale du CHU-Hôpitaux de Rouen et le professeur Loïc Marpeau, président de la Commission médicale de l’établissement ont dernièrement dévoilé une plaque commémorative dans le hall du pavillon maternité en hommage au professeur Georges Lauret, ancien chef du service obstétrique des hospices de Rouen, grâce à qui, durant la Seconde Guerre mondiale, une mère et ses deux filles eurent la vie sauve.

« Fierté et admiration »

Jamais Georges Lauret n’a raconté son histoire. Ses enfants n’ont découvert son action que lorsque le médecin fut nommé Juste parmi les Nations, en 2004. « Il avait juste dit qu’il avait roulé des médecins allemands ! », raconte son fils, le professeur Philippe Lauret, ancien Doyen de la faculté de médecine et pharmacie, ancien chef de service de dermatologie au CHU-Hôpitaux de Rouen. « Sentiment de fierté et d’admiration pour cet homme qui au péril de sa vie, fit en sorte de soustraire une mère et ses deux filles aux vils desseins de l’occupant en direction des juifs. En janvier 1943, il fut appelé au chevet d’une malade, amenée du commissariat de police accompagnée de ses enfants. Linda Ganon lui confia qu’elle était juive et qu’elle voulait sauver ses deux fillettes, Pauline et Gaby. » Il la rassura et les fit hospitaliser. Il diagnostiqua pour la mère une maladie indécelable et fit admettre les deux fillettes au service des contagieux. Durant quinze mois, le professeur Lauret prit des risques considérables, sous le nez des Allemands et du personnel qui comptait aussi des collaborateurs.

Linda et ses filles quittèrent l’hôpital à la Libération. Le courage et la détermination du médecin les avaient sauvées.

 

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Un Juste, un homme de bien

samedi 25 juin 2016

Du 23/06/2016

 

 

 

 

Une reconnaissance tardive, celle d’un couple qui a, pendant la guerre, caché et sauvé une famille juive, évitant arrestation et déportation. Dans Un Juste, histoire bien sûr authentique, Patrice Guillon et David Cénou reviennent sur le destin des Lévy que vont prendre en charge Fernand et Aurélie, héros sans médaille, qui n’ont pas pu accepter que l’on traite des êtres humains comme du bétail envoyé à l’abattoir. Une histoire de courage au quotidien pour faire acte de mémoire.

Myrian Lévy voudra après la guerre oublier les années passées à se cacher, à craindre à chaque instant d’être arrêtée avec les siens et envoyé dans un camp de la mort. C’est un peu par hasard qu’elle arrive chez les Cénou. Fernand n’est pas pour Pétain et son état français. Avec sa femme Aurélie, il vit comme il peu, forgeron. Son gendre est dans la résistance. Policier il a laissé s’évader deux Français retenus dans son commissariat. Il a été limogé. La jeune Myriam est amoureuse d’Henri qui se moque bien qu’elle soit juive. Henri rencontre la famille de Myriam. Tous doivent porter l’étoile jaune. Il faut qu’ils passent en zone libre près d’Agen pour échapper aux rafles et trouve une maison ou soient abrité, c’est plus sûr, par une famille de confiance.

Une histoire malheureusement trop vécu par des milliers de Français. Il fallait beaucoup de courage, d’honneur, d’acceptation des risques pour sa propre famille en mettant sa vie au service de celles et de ceux qui étaient persécutés aussi bien par les Français qui ont été plus jusqu’au boutistes parfois que les Allemands. Sans oublier la délation de ses voisins parfois. Myriam ne parlera que longtemps après, se démenant pour que le couple Cénou soit reconnu comme Justes parmi les nations. Ce sera à titre posthume mais ils auront droit à ce très beau titre. Avec la description au quotidien de leur vie jusqu’à la Libération, Patrice Guillon et David Cénou, au trait clair et noir et blanc, rendent justice pour le dernier à son aïeul mais surtout à un homme de bien.

Un Juste, La Boîte à Bulles, 18 €


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Gargenville : deux Justes honorés à titre posthume

vendredi 24 juin 2016

Du 19/06/2016

 

 

 

 

Gargenville, ce dimanche. Didier Charpentier (à droite) a reçu la médaille de « Justes parmi les nations » décernée à titre posthume à ses grands-parents Emile et Germaine pour avoir caché deux enfants juifs en 1942-1943. (LP/H.D.)

 Au nom de l’Etat d’Israël je vous remets la médaille des Justes parmi les nations pour avoir sauvé la vie de deux enfants juifs, nous vous sommes à jamais reconnaissants ! » C’est par ces mots que Marc Attali, ministre auprès de l’ambassade d’Israël a décerné à titre posthume la médaille de justes parmi les nations à Emile et Germaine Charpentier, ce dimanche à Gargenville. La décoration a été remise à titre posthume à leur petit-fils en présence d’Henri Konsens et de sa cousine Madeleine, les deux enfants soustraits aux rafles nazies, désormais âgés de 80 ans, et très émus. Les noms d’Emile et Germaine figurent désormais sur la stèle du Jardin des justes de Yad Vashem à Jérusalem. « Une place sera rebaptisée à Gargenville », a assuré Jean Lemaire, le maire (UDI).

S’ils avaient été surpris avec un enfant Juif dans leur maison de Gargenville, en 1942, Emile et Germaine Charpentier auraient été exécutés en compagnie de leur fils unique, Roger. Et 74 ans après, Didier Charpentier, leur petit-fils, ne pourrait pas raconter l’histoire méconnue de ce couple de Gargenvillois qui deviendront officiellement, ce dimanche, « Justes parmi les Nations ». Cette distinction permet d’honorer tous ceux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, en pleine Occupation, ont hébergé des Juifs chez eux au péril de leur vie.

Emile, plombier couvreur, et son épouse Geneviève, femme au foyer, ont accueilli en 1942 le petit Henri Konsens. L’enfant, alors âgé de 5 ans, y est placé grâce à un réseau de juifs communistes parisiens qui étaient en contact avec des communistes locaux. Son père avait été déporté à Auschwitz et sa mère, victime de la rafle du vel d’Hiv. « Il allait à l’école communale, comme tout le monde. Mais après l’école, contrairement, à ses petits camarades, il rentrait directement à la maison », confie Didier Charpentier. Le curé de Gargenville lui apprend les prières catholiques afin de ne pas être distingué des autres enfants. « On se méfiait de tous, se souvient Henri Konsens. C’était un pays occupé où tout le monde se dénonçait. »

Gargenville, vendredi 17 juin et 1943. Henri et sa cousine Madeleine (ci-dessous) ont vécu deux ans chez les Charpentier. « Je suis fier de mon grand-père », confie aujourd’hui leur petit-fils Didier (ci-dessus). (LP/MG et DR.)

La maison du 24, rue de la Division-Leclerc accueillera ensuite la cousine d’Henri, Madeleine. Les enfants y vivront deux ans sous la protection de leurs bienfaiteurs, héros anonymes, avant de retrouver leur destin, errant de ville en ville pour échapper aux rafles : Grenoble, Saint-Etienne… Une fuite qui cesse dès la fin de la guerre. Henri poursuivra alors des études de médecine à Paris. Le couple Charpentier, lui, reprendra sa routine gargenvilloise. « Ils n’ont jamais parlé de ce qu’ils ont fait, explique aujourd’hui leur petit-fils. Quand j’ai appris leur histoire, je suis tombé de l’armoire. Je suis fier de mon grand-père. »

Devenu médecin, Henri vit aujourd’hui en Normandie. 74 ans après avoir dû s’y cacher, il va retrouver Gargenville.

 



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Quatre Cantaliens reconnus « Justes parmi les nations »

mercredi 15 juin 2016

Du 14/06/2016

 

 

 

 

Blanche et Laurent Danguiral, Andrée et Jean-Louis Boissières ont caché des Juifs à Boisset sous l’occupation. Ils reçoivent ce mardi, à Aurillac, le titre de Justes parmi les Nations.

Georges Zilberstein et Marcelle, la fille de Blanche et Laurent Danguiral, sur une moto de maquisard - fonds famille Zilberstein

Le moulin de Luc aujourd’hui. C’est là que la famille Danguiral a hébergé Georges Zilberstein et ses deux enfants - fonds famille Zilberstein

En 1943, Olga Zilberstein rejoint son père, Georges, à Boisset. Elle a 3 ans - fonds famille Zilberstein

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Béthune : ils sont reconnus Justes depuis 1991, une plaque porte enfin leurs noms

mercredi 15 juin 2016

Du 13/06/2016

 

 

 

 

En 1991, autour de Jacques Mellick, les parents sont faits Justes parmi les nations. Fanny a grandi, elle est tout à droite de la photo. Patrick Delestrez, c’est celui qui porte la moustache. Grâce aux anciens combattants, à la Ville de Béthune et au comité Yad-Vashem, un hommage a été rendu jeudi aux familles Delestrez et Legras. Une plaque commémorative a été inaugurée rue des Martyrs. Elle grave dans le marbre les noms des cinq Justes de Béthune. Leurs ancêtres courageux.

Au lendemain de la cérémonie officielle, jeudi au coin de la rue des Martyrs, Patrick Delestrez (1) a décroché son téléphone. Au bout du fil, Fanny. À 87 ans, elle vit près de Bordeaux et n’avait pas la force de faire le voyage. Alors, il lui a raconté l’hommage, la plaque, l’émotion… Fanny, c’est cette petite-fille sauvée par les grands-parents Fortuné et Louise et leurs fils Zénobe et Roger, Justes parmi les nations depuis le 4 septembre 1991. Fanny n’a jamais perdu le contact avec eux.

Les concierges de la mairie

Patrick, avec son neveu Thibault Savary, sont deux des gardiens de la mémoire familiale. « Les Davidowicz, qui étaient béthunois depuis 1936, tenaient le magasin La Femme Chic, sur l’actuelle place du 4-Septembre. Nos aïeux, Fortuné et Louise Delestrez, logeaient en voisins au 4e étage de la mairie, parce qu’ils étaient concierges. »

En 1940, Béthune est occupée par les Allemands. Une visite du Fürher programmée dans le Dunkerquois entraîne l’arrestation préventive des familles juives de la région. Ordre est donné à la police française de passer à l’action le 16 décembre à 13 heures. « Des policiers avertissent le matin la petite dizaine de familles béthunoises. Anna Davidowicz fait revenir, Fanny, 11 ans, et Simon, 10 ans, de l’école. Fanny arrive la première au magasin. Sa maman lui dit : Fanny, on vient nous arrêter ! Es-tu d’accord pour te cacher chez M. Delestrez ? Elle acquiesce de suite, heureuse d’y retrouver son amie et voisine Marie-Louise. »

Les enfants apprennent qu’ils sont Juifs

Simon arrive à son tour, bien décidé à suivre sa sœur. L’heure de la révélation pour deux gosses innocents. « C’est en demandant pourquoi à leur mère, qu’ils apprennent qu’ils sont Juifs. Fortuné quitte le magasin, suivi à distance par Fanny et Simon. Ils rentrent dans la mairie par une porte dérobée et accèdent à l’appartement réservé à la conciergerie. Une courte distance pleine de dangers, la Kommandantur et la police française occupaient les locaux actuels de l’état civil. »

Les parents Davidowicz, accompagnés de leur autre fille Jenny, 14 ans, sont de leur côté hébergés quelque temps à Nœux-les-Mines dans la famille Caine, également reconnue dans la liste des Justes. Jean, 19 ans, l’ainé de la fratrie prend le train pour Paris.

À Béthune, le frère et la sœur entament trois longs mois sans sortir de l’appartement. Avec deux frayeurs (lire aussi ci-dessous). L’escalier menant au 4e étage craque et annonce les visiteurs. « À la première perquisition, Louise cache Fanny et son frère sous la table de cuisine. » Pas de fuite possible, l’appartement est en cul-de-sac. « Les Allemands fouillent… mais ne soulèvent pas la nappe cirée et s’installent à la table. Louise leur propose le café ! Fanny dit qu’elle se souvient encore de l’odeur du cuir des bottes… »

Les gosses cachés dans un sac de jute

Une 2e perquisition va suivre la première dans l’appartement de la mairie de Béthune. La famille Delestrez a juste le temps de dissimuler les enfants derrière une lourde armoire, pieds posés sur des caisses à bière retournées… Les Allemands sont à nouveau bredouilles mais la décision est prise de sortir les enfants au plus vite.

C’est Roger (le papa de Patrick), 17 ans, qui trouve la ruse ; il accompagne quotidiennement son père au jardin familial rue de Fouquereuil. Les deux hommes décident de camoufler Fanny et Simon dans des sacs de jute. Ils passent au nez et à la barbe de la Gestapo en plein jour, Simon sur les épaules de Fortuné, Fanny sur celles de Roger ; puis traversent la Grand-Place vers la rue Carnot, lieu de jonction avec des résistants. Les enfants montent à bord d’une camionnette et retrouvent Jean, leur grand frère. Suivront pour la famille Davidowicz de longues années d’errance, mais ils seront tous réunis en 1944.

Zoom : 18 Justes dans le Pas-de-Calais

L’ONAC a offert la plaque de la rue des Martyrs. Elle porte 5 noms mais dans le Pas-de-Calais, 18 Justes sont reconnus à ce jour : 5 à Béthune, 2 à Hersin, 3 à Nœux, 1 à Outreau, 2 à Ostreville, 2 à Saint-Pol et 3 à Loos-en-Gohelle.

(1) Patrick Delestrez est connu comme président du père Noël chante le blues.

Alice Legras, Juste parmi les Nations depuis août 1999

La famille lilloise d’Alter Kurzbart, prise dans la grande rafle du 11 septembre 1942, est déportée de la gare de Fives vers Auschwitz. Des cheminots sauvent in extremis quelques enfants, dont Ketty Kruzbart, 3 ans. Dans la poche de la gamine, juste une adresse, celle d’Alice Legras, à Béthune.

Contactée, elle se rend à Lille et prend en charge Ketty. Exploitant un petit magasin de confection boulevard Poincaré, elle connaît Alter Kurzbart comme fournisseur. Elle recueille l’enfant jusqu’à fin 1945 en la prénommant Annick.

Les Kruzbart ne reviennent pas des camps de la mort. À six ans, Ketty est confiée à l’œuvre de protection des enfants juives. Elle s’installera par la suite en Israël. Des retrouvailles auront lieu en 1998 à Béthune. Ce 9 juin 2016, la benjamine, Apolline Marchant, arrière arrière petite-fille d’Alice Legras, accompagnait toute la famille pour ce vibrant hommage. « C’est une surprise après autant d’années ! C’est une grande journée pour la famille et un beau témoignage pour les générations futures. » Le nom d’Alice Legras figure désormais sur la même plaque que les Delestrez.

ALAIN BRASIER

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Justes parmi les Nations : Paul et Régine Girard honorés à Chinon

mercredi 15 juin 2016

Du 09/06/2016

 

 

 

 

 


 

Henri Muflasz (chemise noire) et Janine Souvant Girard (veste blanche) © Radio France - Marie-Ange Lescure Paul et Régine Girard ont reçu ce jeudi la médaille de Justes parmi les Nations pour avoir gardé et protégé trois petits garçons juifs âgés de 10, 11 et 13 ans en 1943. Ils les ont accueillis chez eux pendant trois ans.

Henri et Janine étaient installés au premier rang de cette cérémonie ce jeudi dans la salle Olivier Debré de la Mairie de Chinon pour recevoir la médaille de Justes parmi les Nations. Lui a 85 ans et elle 63 ans. Ils se sont rencontrés il y a seulement deux ans mais depuis 70 ans leurs vies sont intimement liées.

1943 : Henri, Simon et leur cousin Paul arrivent à Chinon

Au début de l’année 1943, un ami de la famille Muflasz conseille de cacher les enfants chez un couple d’amis. L'épouse de l'ami de la famille est originaire de Chinon, elle accompagne les enfants chez Paul et Régine Girard.  Paul Girard travaille à l’EDF à Chinon. Régine est femme au foyer. Les Girard vont pendant 3 années présenter les enfants comme de vagues parents.  Les 3 enfants juifs sont aussitôt inscrits à l'école publique en face de la maison et pendant ces trois années, ils vont mener une vie presque ordinaire chez Paul et Régine Girard.

Les parents de Henri et Simon et leur petite soeur de 2 ans à l'époque ont été déportées et sont morts à Auschwitz.  A la fin de la guerre, le cousin Max Perl retrouve sa mère. Henri et Simon seront eux hébergés par l'OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants).

Le 27 mai 2014, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem décerne le titre de "Justes parmi les Nations" à Paul et Régine Girard

Ce jeudi, en mairie de Chinon, l'un des vice-présidents du Comité français pour Yad Vahsem avait fait le déplacement pour remettre à Janine Souvant, la fille de Paul et Régine Girard, la médaille des Justes parmi les Nations qui honore les hommes et les femmes qui ont sauvé pendant la guerre des Juifs au mépris de leur propre vie et de leur liberté.

L'émotion était forte pour cette cérémonie à laquelle participaient les deux familles toutes générations confondues.

Le peuple juif n'oubliera ni les bourreaux ni leurs collaborateurs. Il se souviendra à jamais de ces justes, véritable lumière des Nations" - François Guguenheim Vice-Président du Comité français pour Yad Vashem.

Des êtres ordinaires qui ont accompli des choses extraordinaires dira-t-il également avant de remettre la médaille à Janine pour honorer ses parents.

François Guguenheim Vice-Président du Comité frnaçais pour Yad Vashem.

C'est bien pour se souvenir et transmettre l'histoire aux jeunes générations que le Mémorial de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem honore de leur vivant ou à titre posthume des personnes ordinaires qui ont réalisé des actions extraordinaires. Des actions dont ils n'ont pour la plupart laissé aucune trace ni même fait le récit à leur propre famille

Janine Souvant Girard, la fille de Régine et de Paul Girard est née bien après la guerre et elle n'a connu l'histoire que grâce à une voisine de ses parents.

Janine n'a jamais entendu ses parents raconter l'histoire de ces 3 enfants

Henri Muflasz, son frère et son cousin sont revenus plusieurs fois à Chinon rencontrer Paul et Régine Girard.

Les 3 enfants se sont réfugiés à Chinon grâce à une amie de leur famille

Et malgré les circonstances, la guerre, l'absence des parents et la présence de l'occupant allemand, ces années passées à Chinon ont été de vraies années d'enfance pour Henri, Simon et leur cousin

 Les 3 enfants ont été présentés à tout le monde comme de "vagues parents"

Janine n'a découvert que beaucoup plus tard l'histoire des trois garçons juifs réfugiés chez ses parents. Elle est née bien après la guerre et c'est grâce   à une voisine qu'elle a trouvé l'adresse d'Henri et a décidé de lui écrire. Les deux familles se sont retrouvées d'abord à Paris

Janine était entourée de son fils et de ses petites filles

Chinon fait désormais partie de "l'ADN" des deux familles, liées par l'humanité et le courage de Paul et Régine Girard. Le fils d'Henri l'accompagnait pour cette cérémonie d'hommage

 Le fils d'Henri est retourné avec son père sur les lieux où il avait vécu

 Pour le fils de Janine, c'est comme un mystère dévoilé sur l'héroïsme de ses grand-parents

 C'est aussi une façon de passer le flambeau aux générations futures

 Et les plus jeunes générations des deux familles étaient présentes

 Julie 16 ans la petite fille de Janine Souvant Girard

Henri est venu seul pour cette cérémonie d'hommage, son frère Simon malade n'avait pas pu se déplacer et son cousin Max est décédé il y a quelques années comme Paul et Régine Girard, désormais Justes parmi les Nations gravés dans la pierre de Yad Vashem à Jérusalem.

Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine

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