Première réunion du réseau "Villes et Villages des Justes de France"

De gauche à droite : Jean Raphaël Hirsch, président du Comité français pour Yad Vashem et Thierry Vinçon, maire de Saint Amant Montrond, président du Réseau Villes et Villages des Justes de France.

La Première réunion du Réseau « Villes et Villages des Justes  de France » s’est tenue le 12 septembre 2012 à l’Hôtel de Ville  de Paris, sous le parrainage de Bertrand Delanoë, Maire de Paris, et sous la présidence de Catherine Vieu-Charier, adjointe au Maire de  Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant et de JeanRaphaël Hirsch, Président du Comité Français pour Yad Vashem. Cette réunion, à laquelle ont également participé des représentants  de l’Office National des Anciens Combattants, de l’Ambassade d’Israël, du Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, avait pour but de formaliser la mise en place du réseau « Villes et Villages des Justes de France », avec les 29 communes qui ont accepté à ce jour d’en faire partie. Quarante élus, qui représentaient 27 mairies, avaient répondu à l’appel pour faire part de l’expérience qu’ils ont acquise dans des initiatives pédagogiques, culturelles ou mémorielles sur les Justes de leur commune. Au cours de la réunion, Madame Wauquiez-Motte, Maire du Chambon-sur-Lignon, a accepté d’être Présidente d’Honneur du réseau « Villes et Villages des Justes de France » et Monsieur Thierry Vinçon, maire de Saint Amant Montrond, a accepté d’en être Président.Les échanges entre les participants ont permis de faire ressortir l’importance pour une commune de disposer d’un lieu de mémoire honorant les Justes, et de préciser le rôle du réseau« Villes et Villages des Justes ». Pour les communes, les cérémonies qui se tiennent dans ces lieux, sont une occasion républicaine de rassemblement autour de valeurs positives. La création d’un tel lieu est aussi l’occasion de faire émerger des histoires et des récits jusque-là oubliés, en replaçant ces actes de générosité et de courage dans le contexte historique de la Shoah, de la barbarie nazie et de la France de Vichy. Les Justes ont effectivement défendu l’honneur de notre pays, mais la déportation des Juifs de France n’en est pas pour autant effacée. Grâce au réseau « Villes et Villages des Justes », l’information pourra circuler et les communes qui ne l’ont pas encore fait seront encouragées à créer de tels lieux de mémoire ou à retrouver des histoires jusqu’ici inconnues. A cet effet, Madame WauquiezMotte propose que le réseau commence par créer une plate-forme d’information sur laquelle chaque commune présentera ses initiatives et son histoire en relation avec les Justes. C’est ainsi que des actions menées au plan local ou régional, pourront acquérir une dimension nationale et même internationale.Face à une actualité marquée par la violence et l’extrémisme, la réunion s’est achevée en exprimant l’urgence de rappeler, d’abord dans notre pays, la nécessité de lutter contre l’antisémitisme, le racisme et la xénophobie, et de faire connaître ces valeurs de tolérance et de respect des autres incarnées par les Justes, dont il convient aujourd’hui de nous inspirer.