Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France.

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Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France.

Dossier n°

Le 18 juillet prochain se déroulera la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites
de l’Etat français et d’hommage aux Justes de France
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Chaque année des commémorations sur les lieux mêmes des rafles sont organisées pour rappeler la mémoire des 13 152 hommes, femmes et enfants qui ont été parqués avant d’être envoyés dans les camps de la mort. L’occasion d’évoquer la mémoire des 76 000 déportés de France dont 3 943 seulement sont revenus et parmi eux aucun enfant, et honorer ceux qui ont refusé la volonté exterminatrice de l’idéologie nazie : les Justes parmi les Nations.

« Le 16 juillet 1942, La France, patrie de Lumières, patrie des Droits de l’Homme, terre d’accueil, terre d’asile, la France ce jour-là accomplissait l’irréparable.
Manquant à sa parole elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. Nous conservons à l’égard des déportés juifs de France une dette imprescriptible » Jacques Chirac, le 16 juillet 1995 au Vélodrome d’Hiver.

A Paris, Toulouse, Lyon, Tours et Angoulême, aux côtés des descendants de déportés victimes de la barbarie nazie témoigneront des descendants de Justes parmi les Nations pour rappeler les actes héroïques de leurs aïeux.

LES RAFLES EN FRANCE

La collaboration de l’État Français avec l’occupant nazi fut d’emblée active. Dès septembre 1940, les autorités françaises recensent les juifs étrangers en zone occupée. La promulgation du « statut desjuifs » du 3 octobre 1940 aggravé en juin 1941 et la création du Commissariat aux questions juives en mars 1941 faciliteront la traque et la persécution des juifs français et étrangers. Le 14 mai 1941, la rafle dite du « billet vert » permet l’arrestation de 3 710 juifs étrangers ; ils sont internés dans les camps de Pithiviers et Beaune la Rolande. Du 20 au 25 août 1941, 4 232 hommes juifs dont 1 500 français sont arrêtés et internés à Drancy. Le 12 décembre 1941, 743 juifs «notables» sont internés au camp de Compiègne. L’année 1942 voit la mise en œuvre de « la solution finale » en France. Le premier convoi de déportation part de Compiègne pour Auschwitz le 27 mars 1942 avec 1 112 déportés. Le 2 juillet 1942, René Bousquet, secrétaire d’État à la Police signe l’accord Oberg. Il prévoit la déportation de 100 000 juifs pour 1942 et charge la police française de l’arrestation des juifs dans la zone nord et dans la zone sud. Pierre Laval propose aux allemands la déportation des enfants de moins de 16 ans ; elle sera réalisée dans des conditions effroyables. À Paris la rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 conduit à l’arrestation de 13 152 juifs dont 5 919 femmes, 3 118 hommes et 4 115 enfants. Le 26 août 1942, par un accord de collaboration policière, le gouvernement de Pétain accepte de livrer 10 000 juifs de la zone sud. Des rafles conduites par la gendarmerie française sont opérées un peu partout en province, à Bordeaux, Limoges, Lyon, Montpellier, Nancy, Tours, Rouen, Toulouse…

Brochure journée nationale Angoulême

Brochure journée nationale Lyon

Brochure journée nationale Paris

Brochure journée nationale Toulouse

Brochure journée nationale Tours