Marcq-en-barœul Une plaque en l’honneur de l’abbé Stahl, sauveur d’enfants juifs

Du 14/09/2016

 

 

 

 

la plaque a été dévoilée par des Éclaireuses et Éclaireurs de France Dimanche, sous le porche d’entrée de l’association marcquoise SPReNe (Société de protection et de réinsertion du Nord), une plaque commémorative en mémoire de l’abbé Robert Stalh a été dévoilée.

Cette plaque a été offerte par l’association cultuelle israélite de Lille (présidée par Guy Bensoussan) en remerciement à l’homme qui a caché dans les foyers de son association lors de la rafle de septembre 1942 des enfants juifs. Cette demande émane de plusieurs de ses membres dont la vie a été sauvée par l’action de l’abbé Stahl, notamment Edgar Leser et David Bugajski.

Le président de la SPReNe, Ronan Lagadec, a précisé : «  Cette plaque n’est pas la première. Une plaque en son honneur a déjà été posée dans l’allée des Justes parmi les Nations près de Tel-Aviv au pied d’un arbre que l’abbé planta lui-même en 1967.  »

Contre l’avis de sa hiérarchie

Il y a 74 ans, le pasteur Nick (protestant) et Léo Leser (responsable du comité clandestin local d’aide aux juifs) ne pouvant garder tous les enfants (extraits de la gare de Lille lors de la rafle de septembre 1942 principalement par des cheminots), font appel à l’évêché de la ville mais leur demande est rejetée. Léo Leser va alors solliciter l’abbé Robert Stalh qui dirige la Société de protection des enfants moralement abandonnés (aujourd’hui SPReNe). Celui-ci, contre l’avis de sa hiérarchie, décide d’accueillir 

une vingtaine d’enfants juifs et les deux enfants de Léo Leser (Edgar et Charles-Henri).

Né en 1893, Robert Stahl est avocat au barreau de Lille et devient secrétaire général de la Société de patronage des enfants moralement abandonnés en 1926. Il entre au séminaire et en ressort prêtre en 1933.

« L’abbé Stahl nous a légué une éthique : celle de ne jamais renoncer et de toujours rester fidèle aux valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. »

De nombreuses personnalités ont été conviées à la cérémonie, comme le maire de Marcq, Bernard Gérard. Lors de la cérémonie, l’élu a rappelé que «  peu peuvent s’enorgueillir d’être reconnu Juste parmi les Nations. L’abbé Stahl fut de ceux-là. Il est indissociable de l’histoire de Marcq et de la SPReNe. En dévoilant cette plaque, nous voulons transmettre un message de paix  ».

Le maire, Bernard Gérard, a estimé également que «  l’abbé Stahl nous a légué une éthique : celle de ne jamais renoncer et de toujours rester fidèle aux valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité ; des valeurs encore trop souvent aujourd’hui mises en danger  ».

MARYSE CASTELEYN