À Rouen, un hommage rendu au CHU au professeur Georges Lauret

Du 18/05/2016

 

 

 

Cérémonie. Une plaque a été dévoilée dans le hall de la maternité du CHU en mémoire du professeur Georges Lauret, élevé au rang de Juste.

Isabelle Lesage, directrice générale du CHU-Hôpitaux de Rouen et le professeur Loïc Marpeau, président de la Commission médicale de l’établissement ont dernièrement dévoilé une plaque commémorative dans le hall du pavillon maternité en hommage au professeur Georges Lauret, ancien chef du service obstétrique des hospices de Rouen, grâce à qui, durant la Seconde Guerre mondiale, une mère et ses deux filles eurent la vie sauve.

« Fierté et admiration »

Jamais Georges Lauret n’a raconté son histoire. Ses enfants n’ont découvert son action que lorsque le médecin fut nommé Juste parmi les Nations, en 2004. « Il avait juste dit qu’il avait roulé des médecins allemands ! », raconte son fils, le professeur Philippe Lauret, ancien Doyen de la faculté de médecine et pharmacie, ancien chef de service de dermatologie au CHU-Hôpitaux de Rouen. « Sentiment de fierté et d’admiration pour cet homme qui au péril de sa vie, fit en sorte de soustraire une mère et ses deux filles aux vils desseins de l’occupant en direction des juifs. En janvier 1943, il fut appelé au chevet d’une malade, amenée du commissariat de police accompagnée de ses enfants. Linda Ganon lui confia qu’elle était juive et qu’elle voulait sauver ses deux fillettes, Pauline et Gaby. » Il la rassura et les fit hospitaliser. Il diagnostiqua pour la mère une maladie indécelable et fit admettre les deux fillettes au service des contagieux. Durant quinze mois, le professeur Lauret prit des risques considérables, sous le nez des Allemands et du personnel qui comptait aussi des collaborateurs.

Linda et ses filles quittèrent l’hôpital à la Libération. Le courage et la détermination du médecin les avaient sauvées.