Saint-Aubin-des-Coudrais - La commune rend hommage à deux Justes parmi les Nations

Du 08/05/2015

 


 


 

Angèle et Gabriel Bâcle, pendant l'occupation nazie lors de la seconde Guerre Mondiale, ont caché une enfant juive. Ils ont reçu le titre posthume de Juste parmi les Nations.

Michèle Legesne, maire de Saint-Aubin-des-Coudrais, Jean-Carles Grelier, président de la communauté de communes et maire de La Ferté-Bernard, et Pierre Pierre Osowiechi, vice-président du Comité français pour Yad Vashem. La commune de Saint-Aubin-des-Coudrais a vécu un intense moment d’émotion. Ce vendredi 8 mai, elle a célébré une plaque commémorative mettant en lumière la bravoure et le courage de Gabriel et Angèle Bâcle, deux habitants de Saint-Aubin-des-Coudrais. Deux habitants pas comme les autres. ” Ils ont accueilli en avril 1941 une enfant juive de trois mois, a raconté Michèle Legesne, maire de la cité, du nom de Thérèse Faszkiewicz”.

Puisqu’un tel acte était interdit sous l’occupation allemande, Gabriel Bâcle, alors ouvrier du bâtiment, accusé d’avoir une personne juive sous son toit, sera convoqué au Mans afin d’être entendu, au bureau de la Kommandantur.

A chaque fois, il niera héberger une personne juive. “Gabriel et Angèle étaient des gens simples, dans le sens noble du terme, poursuit le maire, avec une grandeur d’âme et un coeur immense”. Gabriel et Angèle Bacle furent pour Thérèse une seconde famille jusqu’à leur mort. Elle leur vouait un profond amour filial.

La plaque commémorative en hommage à Gabriel et Angèle Bâcle, Justes parmi les Nations. La plaque commémorative en hommage à Gabriel et Angèle Bâcle, Justes parmi les Nations.

C’est le 31 décembre 1998 que ces deux héros ont reçu, à titre posthume, le titre de Juste parmi les Nations. “L’histoire de ces deux personnes est également la notre, habitants de Saint-Aubin-des-Coudrais. Nous sommes fiers de ce qu’ils ont fait et d’avoir désormais une plaque commémorative. En espérant que vous aurez une pensée émue en voyant cette plaque”.

Pierre Osowiechi, vice-président du Comité français pour Yad Vashem, a mis en lumière “l’action de bravoure exemplaire, au péril de leur vie, de ces non-juifs vertueux qui ont oeuvré avec compassion et justice. Ce sont des héros du quotidien. Des héros ignorés. Cette plaque permet d’entretenir le devoir de mémoire”.

Hugo Deshors