Une Berruyère inscrite au rang des Justes parmi les Nations

Du 20/06/2018

 

 

 

Au côté du maire, Pascal Blanc, Léna Badach était très touchée par cette reconnaissance pour sa grand-mère. © Droits réservés

La liaison douce qui mène de l'avenue du Général-de-Gaulle à la rue Jean-Moulin, entre les quartiers des Gibjoncs et de la Chancellerie, a été inaugurée dimanche matin.

Elle porte désormais, sur proposition du conseiller municipal Lylian Lasnier, le nom de Simone Pasquet, une Berruyère née rue Barbès il y a cent cinq ans et que l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a inscrite en 2012 au rang des Justes parmi les Nations.

Une vie exemplaire

« Il s'agit de la distinction honorifique la plus élevée décernée par l'État d'Israël aux civils qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie », a rappelé le maire, Pascal Blanc, après avoir dévoilé les plaques commémoratives et retracé la vie de cette femme exemplaire pour son humanité.

Léna Badach était très touchée par cette reconnaissance faite à sa grand-mère qu'elle a décrite comme « une femme discrète et humble sur les actions qu'elle a 

réalisées pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Justes sont des êtres de lumière, a-t-elle souligné, ils nous éclairent sur le chemin du courage, de la solidarité et de la dignité ».

Ces valeurs fondamentales sont portées, depuis le décès de Simone Pasquet, en 2013, par l'association Ipse Idem que Léna Badach préside pour faire vivre ce modèle de vie, afin qu'il constitue une source intarissable d'inspiration.

Didier Cerf, le délégué régional de Yad Vashem, a tenu également à rendre hommage à cette belle figure de la Résistance dont le nom est déjà gravé dans les allées des Justes de France à Perpignan, Paris et Jérusalem.