Villeneuve-sur-Lot. Marie et Bertrand Fabre, Justes parmi les Nations : «tout simplement des êtres généreux»

Du 27/05/2014

 

 

 

 

La plus haute distinction de l'État d'Israël a été remise à «Nanou», la fille de Marie et Bertrand./Photo DDM, F.P. La plus haute distinction de l'État d'Israël a été remise à «Nanou», la fille de Marie et Bertrand./Photo DDM, F.P.

Bertrand et Marie Fabre viennent de recevoir à titre posthume le titre de «Justes parmi les Nations» des mains du consul d'Israël, Barnéa Hassid. Une cérémonie d'autant plus émouvante que l'actualité récente semblait rattraper l'histoire.

La salle des mariages de la mairie était presque trop petite pour accueillir la cérémonie en l'honneur de Bertrand et Marie Fabre (voir notre édition du 14 décembre 2013). Mais avant les discours et la remise de la médaille, les événements de ce week-end en Belgique ont tout d'abord retenu l'attention. Une minute de silence a été observée en l'honneur des victimes «d'un acte de terrorisme ignoble» comme l'a dit Michel Alitensi, délégué du comité français pour Yad Vashem. C'est Patrick Cassany qui s'est chargé de présenter Bertrand et Marie Fabre, «qui donnent tout leur sens aux mots honneur et humilité. L'honneur d'avoir dit non et de sauver des vies. Ils sont de ceux qui placent la vie humaine au-dessus de tout». Le consul général d'Israël Barnéa Hassid, tout comme Michel Alitensi, délégué du comité français pour Yad Vashem, ont ensuite tenu les mêmes discours et hommages appuyés à ce couple de «héros anonymes qui ont fait le choix de la solidarité et qui ont pu, au péril de leurs vies, sauver de la destruction la famille Bachmann. Car en sauvant cette famille, c'est aussi la mémoire de l'humanité qui est sauvée. Il faut qu'il y ait maintenant une mobilisation générale pour combattre la haine». Ce titre est la plus haute distinction honorifique délivrée par l'État d'Israël à des civils, «et le couple est entré à jamais dans l'histoire de l'humanité. Ils en montrent le plus beau visage». La cérémonie de remise de la médaille et du diplôme à Jeanne dite «Nanou», la fille de Marie et Bertrand, en compagnie de Jacques Bachmann qui est l'origine du dépôt du dossier fut empreinte d'une palpable émotion et du poids de l'histoire. Ce que ne manqua pas de souligner Denis Conus, préfet du département, pour qui «ces 2 Justes ont sauvé l'âme française».