Vire - À Jérusalem, un hommage rendu à la Viroise Madeleine Herbert

Du 17/05/2016

 

 

 

 

La fille de Madeleine Herbert, Monique-Marie Rivoallan, avec la photo de sa mère, nommée Juste en 2011. -
Le maire de Vire était en Israël la semaine dernière pour rendre hommage à Madeleine Herbert-Lacroix.

Recueilli comme son propre fils

Plusieurs maires des villes et villages des Justes étaient du voyage. Les Justes désignent les personnes qui ont mis leur vie en danger pour sauver des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

À Vire, Madeleine Herbert a sauvé le jeune Jacques Goldnadel, alors qu’elle était vendeuse de prêt-à-porter dans la boutique « Au chic de Paris », rue Chaussée. Alors que le père de Jacques était dans un sanatorium à Dreux, sa mère, Rivka, tenait encore la boutique.

Un soir de printemps 1942, les gendarmes de Vire et la Gestapo demandent le lieu de résidence du père de famille. Mais Rivka Goldnadel refuse. Elle est arrêtée par les autorités allemandes le lendemain, avant d’être déportée vers Auschwitz où elle mourra à l’âge de 35 ans.

Quant au petit Jacques, Rivka Goldnadel l’avait confié à Madeleine Herbert la veille de son arrestation. Il restera deux ans à Mortrée, dans l’Orne, recueilli chez la sœur de Madeleine. Après des dénonciations, Madeleine Herbert a décidé d’emmener Jacques en zone libre, en 1944, « le faisant passer pour son fils ». Aujourd’hui, il vit en Israël.

Le maire de Vire à Jérusalem la semaine dernière devant un monument du mémorial de Yad Vashem avec (à droite) la fille de Jacques Goldnadel, Sabine Soussan.

Une plaque à Vire

 

À Jérusalem, une cérémonie était organisée au jardin de Yad Vashem où Marc Andreu Sabater et la fille de Jacques Goldnadel ont apposé un œillet blanc devant le nom de Madeleine Herbert, qui figure sur un monument. « Ma mère me parlait toujours de Jacques », note aujourd’hui sa fille Monique-Marie Rivoallan.