Exclusion et persécution des Juifs

Etoile juive Dès l’automne  1940, l’Etat français, de sa propre initiative, adopte une politique d’exclusion des juifs de la société française.  Le statut des juifs d’octobre 1940, renforcé en juin 1941, se traduit par la spoliation des biens et des entreprises, des dénaturalisations, des interdictions d’activités professionnelles, l’internement dans des camps des juifs étrangers de la zone libre. Plus de 200 ordonnances, lois et décrets antijuifs sont promulgués entre 1940 et 1942.

 

Note Manuscrite sur l'internement des Juifs En zone occupée, la situation des juifs est  aggravée par le recensement obligatoire d’octobre 1940, qui facilitera les arrestations et les rafles, le port de l’étoile jaune pour les juifs de plus de 6 ans (début 1942), l’interdiction d’accès à la plupart des lieux publics (parcs, lieux sportifs et culturels…), la ségrégation dans les transports.

 

Les rafles commencent à Paris dès mai 1941. Elles concernent d’abord les juifs étrangers ou apatrides et peu à peu aussi les juifs français :

Parc à jeux interdits aux enfants juifs 14 mai 1941 – Rafle du "billet vert" – 2700 hommes juifs étrangers se rendent à une convocation policière. Arrêtés aussitôt, ils sont internés dans les camps de Beaune la Rolande et de Pithiviers.

Entre le 20 et le 24 août 1941, plus de 4200 hommes sont raflés et internés  à la cité de la Muette à Drancy. Parmi eux, 1500 juifs français dont des notables.

Le 12 décembre1941, 743 hommes, tous français, des notables essentiellement, sont arrêtés et internés à Compiègne-Royallieu.

Ces rafles alimenteront les six premiers convois déportation pour Auschwitz  partis de France entre le 27 mars et le 17 juillet 1942.

Rafle

 

 

 

 

 

Ordonnées par les allemands, ces rafles ont été menées en grande partie par l’administration et la police françaises

  Drancy

La rafle du Vel d’Hiv-16-17 juillet1942 :

Elle est menée par la police française. 12884 juifs, hommes, femmes enfants sont arrêtés ( les accords Oberg-Bousquet du 2 juillet 1942 en prévoyaient 22000). Les célibataires et les couples sans enfants sont conduits à Drancy. Les familles sont parquées au Vel d’Hiv dans des conditions épouvantables, puis conduites dans les camps de Beaune la Rolande et de Pithiviers.

4000 enfants, âgés de 2 à 16 ans seront brutalement séparés de leurs parents déportés avant eux ; ils resteront seuls, livrés à eux-mêmes  jusqu’à leur déportation entre 17 et le 31 août 1942. Leur sort va  émouvoir l’opinion.

Rapport concernant Mme Akriche   Collaboration Pierre Laval avec un officier allemand