Le temps des rafles en zone occupée

L’année 1941

Affiche du film: La rafle

Les rafles concernent d’abord les juifs étrangers ou apatrides, et, peu à peu  aussi, les juifs français.

14 mai 1941, rafle du « billet vert ».  2.700 hommes juifs étrangers se rendent à une convocation policière.  Arrêtés aussitôt, ils sont internés à Pithiviers et Beaune la Rolande.  Entre le 20 et le 24 août 1941, plus de 4.200 hommes sont raflés et internés à la cité de la Muette à Drancy.  Parmi eux, 1500 juifs français, dont des notables.

Le 12 décembre 1941, 743 hommes presque tous français, des notables essentiellement, sont arrêtés et internés au camp de Compiègne-Royallieu.

Ces rafles alimenteront les six premiers convois partis de France pour Auschwitz entre le 27 mars et le 17 juillet 1942. Décidées par les Allemands, elles ont été menées en grande partie par l’administration et la police françaises.

 

La rafle du Vel d’Hiv – 16 et 17 juillet 1942

 

Elle s'inscrit dans le cadre de la "solution finale de la question juive"

12.884 personnes sont arrêtées, y compris vieillards, femmes et enfants, lors de cette rafle menée par la police française. 

Les célibataires et les couples sans enfants sont conduits à Drancy. Les familles sont parquées au Vel d’Hiv dans des conditions épouvantables, puis conduites dans les camps de Pithiviers et de Beaune la Rolande.

4.000 enfants (âgés de 2 à 16 ans) seront brutalement séparés de leurs parents, déportés à Auschwitz.  Eux-mêmes seront déportés entre le 17 et le 31 août 1942.

Dans le reste de la zone occupée aussi, des rafles visent les Juifs étrangers. Certains d'entre eux franchissent clandestinement la ligne de démarcation pour trouver refuge en zone libre.

La Sarthe a connu plusieurs rafles et de nombreuses arrestations entre 1942 et 1944. 

 

Rafle de la police française Rafle de la police française