Lombron dans la Sarthe occupée : Une terre d’accueil et ses atouts

Avant-guerre, la Sarthe est un territoire surtout  rural, parsemé de petites fermes.

Son chef-lieu, Le Mans, a connu un important essor industriel. Facilement accessible par train depuis Paris, c’est un nœud de communication. Des lignes de tramway rayonnent de la ville, l’une d’elles va jusqu’à Mamers et passe près de Lombron.

Dès le XIXe Siècle, la Sarthe est un département de placement d’enfants pour l’Assistance Publique et cette tradition  facilitera  l’accueil clandestin d’enfants juifs. Au début du conflit, la Sarthe reçoit des populations évacuées de Paris.

Carte de la Sarthe en 1939

Lombron, située à l’est du département, compte alors un peu plus de mille habitants. C'est l’une des quinze communes du canton de Montfort-le-Gesnois, arrondissement de Mamers.

Plusieurs centaines de juifs ont pu y être cachés, notamment dans les cantons d'Ecommoy, ou du Tuffé, ainsi les Jakubowicz, des juifs polonais venus de Mulhouse, s'installent à Tuffé fin décembre 1939 ou les Rosak, déplacés du Finistère.

Nombre de maires de villages s'efforcent de les protéger, ainsi Monsieur Sorrot, maire d'Ecomoy, refuse en 1943 de livrer à la milice la liste des juifs présents dans sa commune. Pourtant beaucoup d'entre eux sont arrêtés et déportés.

 

Lombron Lombron Lombron

Présence d’une communauté juive dans la Sarthe


A la fin des années 1930,il existe une communauté juive d’environ 80 membres. La plupart vivent au Mans.

Entre mi-octobre 1940 et mi-avril 1941, on recense 350 juifs français et étrangers, en majorité réfugiés. Près de 60 vivent dans l’arrondissement de Mamers, les deux tiers au Mans.

Ces réfugiés viennent principalement de Paris, voire de la zone côtière que les Allemands déclarent zone interdite en 1941 pour y aménager le mur de l'Atlantique.

 

Aide aux évacués de l’agglomération brestoise à Lombron, 28 janvier 1941 Accueil des réfugiés des côtes, 10 mai 1941