Miliciens et Gestapistes français

Miliciens et gestapistes français à la pointe de la collaboration

 

Les forces de répression dans le Cher et à Saint-Amand

 

À partir de la mi-1943, la police française est de moins en moins active dans la traque des Juifs, au contraire de l'occupant. La chasse aux Juifs et aux résistants est menée principalement par le SD (Sicherheitsdienst, service de sécurité), appelé communément Gestapo. Dans le Cher, celle-ci est établie à Vierzon et à Bourges. Elle compte en son sein des auxiliaires français comme le tortionnaire Pierre-Marie Paoli ou encore Roger Picault. Si elle n'est pas présente à Saint-Amand-Montrond, il lui arrive néanmoins d'y faire des incursions comme lors de la grande rafle de juillet 1944. En dehors d'une brève période au début de l’été 1940, la particularité de Saint-Amand est de n’avoir jamais été occupée par les troupes allemandes, même après l’invasion de la zone libre. À partir de 1943, c'est la Milice locale qui y fait régner l'ordre, celui de Vichy ; elle en outrepasse parfois les consignes, comme en juin et juillet 1944 avec Joseph Lécussan. Par contrecoup, elle y fait aussi régner l'ordre allemand, en jouant en quelque sorte le rôle de la Gestapo.

 

La milice


Des méthodes identiques à celles de la Gestapo

 Formé d’ardents partisans de Pétain, ce corps est constitué depuis janvier 1943 pour traquer  les résistants, les communistes et les juifs. La Milice est dirigée par Joseph  Darnand.

En juin 1944, elle dispose d’une branche armée, la Franc- Garde. Elle commet de nombreux crimes et violences, notamment  en 1944. A partir de 1943, établie à Bourges et à Vierzon, la Milice fait régner l’ordre  allemand et joue le rôle de la Gestapo. 

Elle compte des auxiliaires tels que Roger Picault et le tortionnaire Pierre- Marie Paoli. En juin 1944, avec Joseph Lecussan, elle multiplie les arrestations et les exactions dans l’arrondissement de St Amand et en  juillet, participe au massacre des puits de Guerry.

 

Joseph Lecussan (1895-1946), l'assassin des Droits de l'Homme

 

Joseph Lecussan

Nommé Directeur Régional au Service des Questions Juives à Toulouse en juillet 1941,il devient Directeur de la Milice de la Région Rhône-Alpes en mars 1943. Le 10 janvier 1944, en présence de Paul Touvier, il arrête Victor Basch, co-fondateur de la Ligue de Droits de l’Homme, qu’il assassine lui-même. Il est chargé du maintien de l’ordre dans le Cher et à St Amand où il multiplie les exactions. Arrêté en Allemagne, jugé et condamné à mort, il est fusillé en décembre 1946 à Caluire.

 

Pierre-Marie Paoli (1921-1946)

 

 

En mars 1943, il est recruté comme interprète par la Gestapo de Bourges. Il porte l’uniforme SS. Réputé pour sa violence et sa cruauté, il a à son actif plus de 300 arrestations de juifs et de résistants qui furent, pour la plupart déportés ou exécutés . Il est l’un des auteurs de la rafle des 67 juifs de St Amand qui précède le massacre des puits de Guerry en juillet 1944. Il est aussi responsables de massacres dans les Ardennes en août 1944.Arrêté en Allemagne en mai 1945, jugé à Bourges , puis à Nancy , il est exécuté à Bourges en juin 1946.

En mars 1943, il est recruté comme interprète par la Gestapo de Bourges. Il porte l’uniforme SS. Réputé pour sa violence et sa cruauté, il a à son actif plus de 300 arrestations de juifs et de résistants qui furent, pour la plupart déportés ou exécutés . 

Il est l’un des auteurs de la rafle des 67 juifs de St Amand qui précède le massacre des puits de Guerry en juillet 1944. Il est aussi responsables de massacres dans les Ardennes en août 1944.Arrêté en Allemagne en mai 1945, jugé à Bourges , puis à Nancy , il est exécuté à Bourges en juin 1946.

Siège de la Gestapo à Bourges