Fleuroux Marguerite

Portier Azeline-Louise

Fleuroux Louis

Année de nomination : 2003      Dossier n° 10096 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marguerite Fleuroux (née Portier)
Date de naissance : 04/06/1897
Date de décès : 27/01/2000
Profession : Employée de commerce, mère de 2 enfants
Particularité : Catholique pratiquante

Mme Azeline-Louise Portier (née Rivet)
Date de naissance : 30/12/1866
Date de décès : 07/03/1951
Profession : Retraitée, anciennement domestique
Particularité : Catholique pratiquante

M. Louis Fleuroux
Date de naissance : 02/04/1900
Date de décès : 30/07/1986
Profession : Employé de commerce
Particularité : Catholique pratiquant

Localisation

Localite : Château-Gontier
Département : Mayenne
Région : Pays-de-La-Loire
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 14 février 2004
Lieu : A Willem ()

Personnes sauvées

M. Jacques Barouh

Mme Djoya Barouh

M. Joseph Goren

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Louis & Marguerite FLEUROUX Marguerite et Louis Fleuroux et leurs trois enfants ainsi qu’Azéline Portier, mère de Marguerite, résidaient à Château-Gontier (Mayenne). Le couple était devenu gérant du magasin de Maurice Ben Signor, Juif et grossiste de Paris, après avoir été son employé pendant de longues années. En avril 1944, le beau-frère de Maurice fut arrêté et déporté à Auschwitz où il fut mis à mort. Maurice hébergea alors chez lui à Paris sa sœur et son neveu, Jacques, 13 ans, durant plusieurs jours. Cette cache étant trop dangereuse, il s’adressa aux Fleuroux pour qu’ils les hébergent à Château-Gontier. Ils acceptèrent et offrirent aux fugitifs le gîte et le couvert à titre gracieux jusqu’en mai 1945. Présentés comme membres de leur famille, ils logeaient chez Azéline et passaient la journée chez les Fleuroux. Peu de temps après, Maurice Ben Signor, sa femme et ses deux filles furent arrêtés et déportés à leur tour. Ils furent assassinés dans l’Est à l’exception d’une des filles qui survécut à la déportation. Un fils avait échappé à l’arrestation. Les Fleuroux continuèrent à héberger leurs protégés malgré la disparition de leur tuteur. Des lettres de Drancy écrites par Maurice prouvent que les Fleuroux lui envoyèrent des colis de ravitaillement et reflètent les liens solides qui les unissaient. Cette correspondance signale aussi que les Fleuroux avaient auparavant déjà envoyé des colis à un autre Juif interné à Drancy, Joseph Groen, réfugié de Hollande à Château-Gontier avec sa famille. Les Fleuroux leur avaient proposé une cache sûre mais les Groen avaient refusé l’offre. Ainsi ne purent-ils échapper à leur arrestation. A la Libération, les survivants de la famille Ben Signor récupérèrent leurs biens et cultivèrent leur amitié avec les Fleuroux-Portier. Leurs protégés ont porté témoignage de leur probité et de leur intégrité, jointes à une profonde foi de catholiques pratiquants.          

Le 25 août 2003, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Marguerite et Louis Fleuroux ainsi qu’à Azéline-Louise Portier le titre de Juste parmi les Nations.