Delbos Louis

Delbos Amélie

Année de nomination : 2004      Dossier n° 10215 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Louis Delbos
Date de naissance : 01/01/1902
Date de décès : 18/06/1978
Profession : Garagiste, électricien
Particularité : Information non disponible

Mme Amélie Delbos (née Neyrac)
Date de naissance : 16/10/1895
Date de décès : 05/12/1962
Profession : Couturière
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Pomport
Département : Dordogne
Région : Aquitaine
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 10 avril 2005
Lieu : Mairie de Pomport (Dordogne) ()

Personnes sauvées

M. Roland Lévy

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Louis Delbos était garagiste et Amélie couturière à Pomport (Dordogne). A l’époque de la guerre ils avaient environ quarante ans et n’avaient pas d’enfants lorsqu’ils ont accueilli dans leur foyer le petit Roland Lévy.  Roland était né en janvier 1939 à Strasbourg dans une famille juive alsacienne et peu de temps après, son père rappelé à l’armée fut fait prisonnier. Sa mère, évacuée de Strasbourg, suivit d’abord à Boulogne-sur-mer l’entreprise qui l’employait mais se rendit vite compte des dangers encourus et partit avec son fils pour Terrasson en Dordogne. Elle fut hébergée là avec son fils et sa vieille mère  dans un petit appartement prêté par la famille  Ernest Picard dont la fille se souvient très bien des faits. Ayant compris que le sort réservé aux Juifs étrangers risquait rapidement d’être aussi celui des Juifs français, elle demanda à ses voisins l’adresse d’une famille où elle pourrait cacher son fils. C’est ainsi qu’en janvier 1943 une sage-femme de Terrasson, mademoiselle Carmen Vimard, emmena l’enfant, alors âgé de quatre ans, à Pomport chez les Delbos. Là il passait pour le neveu de la famille mais en réalité tout le village se doutait bien qu’il s’agissait d’un enfant juif car ceux que Roland appelait « tonton » et « tatie » n’avaient pas de neveu! Et le risque était grand car un habitant du village avait été dénoncé et fusillé pour avoir caché des armes. De plus la mère de Roland, au moment de lui confier son fils, avait fait jurer à Louis de ne pas laisser tomber l’enfant vivant aux mains des Allemands. Celui-ci lui avait montré le revolver qui ne le quittait pas en lui promettant le cas échéant de tirer non seulement sur le gosse mais sur sa femme, l’Allemand et lui-même. Les Delbos ont si bien considéré Roland comme étant de leur famille qu’ils ont continué après la guerre à le recevoir très régulièrement, particulièrement quand ses parents étaient en difficulté, et même à l’aider financièrement, si bien que Roland déclara fors de la remise de médaille qu’il ne savait plus très bien s’il était de Strasbourg ou de Pomport, le village où il avait été si bien choyé.

Le 29 février 2004, Yad Vashem a décerné à Louis et Amélie Delbos le titre de Justes des Nations.

 

Le témoignage

Roland LEVY est né en 39 à Strasbourg. Son père est fait prisonnier. Sa mère et lui partent à Boulogne sur mer, où l'entreprise qui l'emploie a une succursale.

Sa mère se rendant compte que la situation est devenue très malsaine, ils partent pour Terrasson en Dordogne.

Craignant pour la vie de son fils, Madame LEVY demande à une sage-femme de Terrasson de lui trouver une famille pour le cacher.

Celle-ci l'emmène à Pomport chez Monsieur et Madame DELBOS, qui n'ont pas d'enfant. Il y vit très heureux jusqu'à la fin de la guerre.