Christin Henri

Année de nomination : 2004      Dossier n° 10217 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Henri Christin
Date de naissance : 20/11/1884
Date de décès : 07/05/1971
Profession : Maire
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Coubron
Département : Seine-Saint-Denis
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 4 septembre 2005
Lieu : Coubron (93470)

Personnes sauvées

M. Serge Buium

Mme Adèle Le Bras (née Joseph)

M. Israël Rozenbaum

Mme Ita Rozenbaum

M. Germain Rozenbaum

Lieux de mémoire

Rue Henri Christin
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Henri Christin en 1941 Né à Lyon et élève de l’école des Frères, Henri Christin fit la connaissance de Marc Sangnier fondateur du Sillon, mouvement catholique social dont l’idéal guidera son action sa vie durant. Grièvement blessé à la guerre de 1914-1918 il perdit partiellement la vue et fut décoré de la Croix de Guerre avec  étoiles et palmes, de la Croix de la Légion d’Honneur et de la Médaille Militaire et de plusieurs décorations étrangères. Arrivé à Coubron (Seine Saint Denis) en 1934 et élu maire de la commune, il a participé au moment de la guerre à des chaînes d’évasion et au rapatriement d’aviateurs anglais et américains, ce qui lui vaudra l’honneur d’être nommé membre de la Royal Air Force Escape Society. Il fournit aide et assistance à des prisonniers évadés, des travailleurs du S.T.O. en leur procurant de faux papiers d’identité et des cartes d’alimentation. Aidé pour ce faire par ses employés de mairie, il essayait toutefois de les préserver de tout danger.

Israël Rozenbaum et son épouse Ita, réfugiés à Coubron dès l’application des lois antisémites, avaient laissé à Paris leur fils Germain alors âgé de 13 ans avec sa grand-mère. Ces derniers furent arrêtés et internés à Drancy en décembre 1943. Madame Rozenbaum supplia Henri Christin d’intervenir et celui-ci se présenta aux autorités du camp de Drancy qui lui dirent de s’adresser directement à la Gestapo, ce qu’il fit en dépit des risques encourus. L’officier accepta de placer l’enfant dans l’orphelinat juif de la rue Lamarck dont il put s’échapper pour rejoindre ses parents et le maire leur trouva un logement.

Serge Buium ainsi que toute sa famille ont bénéficié de fausses cartes d’identité fournies par Henri Christin sur recommandation de l’Abbé Briant, ce qui leur a permis de survivre.

Adèle Joseph assure avoir reçu ainsi que sa famille la même aide de la mairie de Coubron commune dans laquelle, selon ses propres paroles, « le port de l’étoile jaune n’était pas permis! »

Le couple Christin a hébergé un certain temps, selon ses proches, une fillette juive, fille de pharmaciens, dont il n’a pas été possible de retrouver la trace. Henri Christin est titulaire de la Médaille de la Résistance.

Le 6 juin 2004 l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à  Henri Christin le titre de Juste parmi les Nations.

 

Henri Christin Remise de la médaille  au fils de Henri Christin par l'Ambassadeur d'Israël en France