Vergnet Joseph

Plegades Julie

Plegades Louis

Année de nomination : 2004      Dossier n° 10221 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Joseph Vergnet
Date de naissance : 23/09/1893
Date de décès : 07/11/1978
Profession : Fonctionnaire, Vérificateur des contributions directes, Inspecteur des impôts indirects
Particularité : Information non disponible

Mme Julie Plegades (née Nicouleau)
Date de naissance : 19/02/1896
Date de décès : 14/03/1959
Profession : Agricultrice
Particularité : Information non disponible

M. Louis Plegades
Date de naissance : 08/06/1884
Date de décès : 21/07/1957
Profession : Agriculteur
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Lacaune
Département : Tarn
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 19 mai 2005
Lieu : Mairie de Laval Roqueceziere ()

Personnes sauvées

Mme Fanny Boleslawski (née Lichtensztejn)

Mme Berthe Burko (née Falcman)

Mme Rayzla Falcman

Mme Hélène Lichtensztejn

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Joseph Vergnet Julie et Louis Plegades, agriculteurs à Peyronnenc commune de Saint Sernin sur Rance  (Aveyron), avaient cinq enfants. Louis avait combattu durant trois ans pendant la Guerre de 1914-1918 et avait été prisonnier des Allemands. Il « ne pouvait assister impassible à cette nouvelle et terrible injustice qu’était la guerre 1939-1945 ». Pour le couple « cacher, protéger, nourrir ses victimes était un devoir sacré et une manière de participer au retour de la liberté », a témoigné leur fille Augusta, 10 ans à l’époque. Leur fils René, 23 ans, réfractaire du STO, s’engagea dans les FFI. En juin 1944, les Plegades ont accueilli 4 fugitives juives : Mme Falcman et sa fille Berthe ainsi que Mme Lichtensztein et sa fille Fanny. Elles étaient arrivées de Lacaune (Tarn), accompagnées en voiture par Joseph Vergnet qui, indigné par les rafles précédentes d’août 1942 et de février 1943 où 118 victimes avaient été déportées dans l’Est, venait les mettre à l’abri dans la Louis & Julie Plegades ferme isolée de ses cousins, les Plegades. Contrôleur des impôts habitant à Lacaune, il y avait rencontré les deux femmes, assignées à résidence, après l’arrestation et la déportation de leurs maris respectifs. Elles y subsistèrent de travaux de couture et d’agriculture. Quand les rumeurs d’une nouvelle rafle commencèrent à circuler à Lacaune en juin 1944, Joseph prit les deux femmes sous sa protection. Elles avaient bénéficié auparavant de l’aide d’Henri Andekerk*, des Devau* et de Louise Fourgassié* de Lacaune. La propriété des Plegades servait de refuge à d’autres personnes recherchées qui formaient une « grande famille » nourrie des produits de la ferme. Les quatre femmes furent logées dans une grange qui communiquait avec la maison centrale par une ouverture dissimulée derrière une armoire. Elles n’en sortaient que la nuit et dans la journée faisaient des travaux de couture. Les Plegades les cachèrent durant les derniers mois critiques précédant la Libération et assurèrent leur survie avec courage et générosité.

Le 29 février 2004, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Julie et Louis Plegades ainsi quà Joseph Vergnet le titre de Juste parmi les Nations. 

 

Liliane FIRSZT