Rudolph Henri

Weber Victor

Rudolph Elisabeth

Année de nomination : 2004      Dossier n° 10253 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Henri Rudolph
Date de naissance : 27/08/1904
Date de décès : 1984
Profession : Couvreur, Ouvrier en bâtiment en retraite
Particularité : Information non disponible

M. Victor Weber
Date de naissance :
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible

Mme Elisabeth Rudolph (née Strunk)
Date de naissance : 25/09/1910
Date de décès : 20/10/1996
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 18 mai 2005
Lieu : Musée Judéo Alsacien de Bouxiwiller 67330 ()

Personnes sauvées

M. Henri Strozevski

M. Pierre Strozevski

Mme Esther Wieviorka

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Henri & Elisabeth Rudolph en 1940 Sous l’Occupation, Elisabeth et Henri Rudolph résidaient à la Cité Dupetit-Thouars (Paris 3ième), un quartier ouvrier à forte population juive à proximité du Carreau du Temple. Le couple avait deux fils de 15 et 14 ans. La famille, originaire de Metz, en avait été expulsée par les Allemands en 1940, et s’était repliée dans la capitale. Henri travaillait comme ouvrier-couvreur. Les familles Strozevski et Wieviorka, d’origine juive, étaient leurs voisins. Le jour de la rafle du Vel’d’Hiv’, les gendarmes frappèrent à la porte des deux familles. Chez les Strozevski, ils ne trouvèrent qu’Hélène, la mère. Elle fut arrêtée, déportée et assassinée dans l’Est. Son mari, Henri, était dans la courette et parvint à se réfugier chez les Rudolph qui lui ouvrirent leur porte. Leur fils, Pierre, 16 ans, était absent à ce moment. Le lendemain, les Rudolph allèrent le chercher et le firent venir chez eux. Esther Wieviorka, 30 ans, restée seule à Paris de toute sa famille, échappa à la rafle. Mais les dangers devenant pressants, le demi-frère de Henri Rudolph, Victor Weber, qui habitait avec le couple, proposa de la cacher également chez eux. Les Rudolph hébergeaient aussi une nièce, née d’un père juif et d’une mère chrétienne, Elisabeth Meyer, 10 ans, que ses parents avaient envoyée habiter chez sa famille non-juive pour la protéger. Avec les six membres de la famille Rudolph et les trois fugitifs, le compte des locataires s’élevait à neuf personnes. Ils offrirent aussi le gîte pendant une période à une quatrième fugitive. Un proche des Rudolph qui était menuisier aménagea des caches dans l’appartement. Dans l’une des pièces, il construisit un faux plafond, sur poutres apparentes, avec au-dessus, juste l’espace nécessaire pour pouvoir se cacher. Henri Strozevski et son fils Pierre dormaient dans cette cache. La pièce des toilettes avait un double-fond, permettant à une personne de s’y tenir debout. Ailleurs, une fosse fut creusée sous un plancher. La police, soupçonnant les Rudolph de cacher des Juifs, fit plusieurs descentes chez eux. Une fois, un policier creva le faux plafond pour en sonder la profondeur et une autre fois, un autre policier marcha au-dessus de la fosse où Henri Strozevski était recroquevillé. Les Rudolph faisaient des prouesses pour nourrir leurs clandestins qu’ils ont gardés jusqu’à la Libération, à titre gracieux.       

Le 29 février 2004, Yad Vashem a décerné à Elisabeth et Henri Rudolph le titre de Juste des Nations.    

 

Les personnes sauvées Vers 1970, Elisabeth RUDOLPH