Patris Omer

Patris Elise

Année de nomination : 2004      Dossier n° 10254 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Omer Patris
Date de naissance : 08/10/1909
Date de décès : 05/09/1984
Profession : Négociant en éponge
Particularité : Information non disponible

Mme Elise Patris
Date de naissance : 09/03/1921
Date de décès : 23/07/1979
Profession : Sans profession, mère de 3 enfants
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Marseille
Département : Bouches-du-Rhône
Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 3 décembre 2004
Lieu : Marseille Mairie du 11 et 12 arrd ()

Personnes sauvées

M. Christian Mossé

M. Réjane Mossé

M. Lilian Mossé

Mme Francine Mossé

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Omer & Elise Patris Omer et Elise Patris habitaient Marseille avec leurs trois enfants. Omer dirigeait un commerce d’importation d’éponges en provenance de Grèce d’où il était originaire. Son père Nicolas Patris était le chantre de l’église grecque-orthodoxe de Marseille. En 1940, Omer embaucha Christian Mossé comme voyageur de commerce pour la distribution de ses produits dans le sud de la France. Christian avait auparavant exercé le même métier à Paris pour son entreprise familiale de fabrication de peinture à l’eau. Les Mossé, Juifs français de vieille souche repliés à Marseille, se lièrent d’amitié avec les Patris. Durant l’hiver 1942-1943, ils mirent à la disposition des Mossé une maison qui leur appartenait près de Carpentras où les fugitifs vécurent sous une fausse identité, établie par Hélène Robert, une résistante travaillant à la Préfecture de Marseille. En mars 1943, Francine Mossé, mère, fut arrêtée avec 8 membres de sa famille. En août 1943, Christian subit le même sort. Tous deux furent déportés et périrent à Auschwitz. Leur fille Réjane fut alors recueillie par Hélène Robert. Le 21 août 1943, leur fils Lilian, 11 ans, qui avait rejoint sa grand-mère, aveugle, remarqua, au retour de leur promenade, des policiers en faction devant la porte de leur immeuble. Ils se refugièrent aussitôt auprès de Nicolas Patris qui les cacha à l’église orthodoxe et ensuite dans un appartement inoccupé, ravitaillés quotiennement par les Patris. Ensuite, la grand-mère rentra vivre chez elle alors que Lilian trouva asile chez Omer et Elise à titre gracieux. Ils le présentèrent comme leur neveu, le scolarisèrent et lui firent fréquenter l’église où il servit la messe en qualité d’enfant de chœur. Ils ménagèrent une cache dans un placard à charbon sur leur balcon en cas de danger. En mars 1944, Lilian partit rejoindre ses oncles dans les Basses-Alpes, les Patris lui ayant sauvé la vie face au danger d’arrestation.  Il a témoigné : « Je n’aurai jamais de mots assez forts pour rendre hommage à la bravoure qu’ils ont déployée ».     

Le 29 février 2004, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Elise et Omer Patris le titre de Juste parmi les Nations.