Terré Marie

Terré Germaine

Terré Fernande

Terré Jean

Terré Léopold

Année de nomination : 2004      Dossier n° 10339 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marie Terré (née Duprat)
Date de naissance : 01/04/1897
Date de décès : 07/11/1990
Profession : Fermier
Particularité : Information non disponible

Mlle Germaine Terré
Date de naissance : 16/10/1922
Profession : Fermier
Particularité : Information non disponible

Mlle Fernande Terré
Date de naissance : 25/04/1921
Date de décès : 03/07/1993
Profession : Fermier
Particularité : Information non disponible

M. Jean Terré
Date de naissance : 29/03/1924
Date de décès : 15/04/1988
Profession : Apprenti boulanger
Particularité : Information non disponible

M. Léopold Terré
Date de naissance : 04/11/1892
Date de décès : 03/02/1967
Profession : Fermier
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Morlaas
Département : Pyrénées-Atlantiques
Région : Aquitaine
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 3 juin 2007
Lieu : Mairie de Saint Amoux (64160)

Personnes sauvées

M. Pinkas Bochner

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Marie et Léopold Terré étaient agriculteurs à Saint-Armou (Pyrénées-Atlantiques). Germaine et Fernande, leurs deux filles célibataires d’une vingtaine d’années, vivaient avec eux à la ferme alors que leur fils Jean, 25 ans, était ouvrier-boulanger à Riscle dans Gers. Quelques familles de réfugiés juifs étrangers y avaient été assignées à résidence. Ce fut le cas de Pinkas Bochner, 22 ans, né en Allemagne, et réfugié avec sa famille à Anvers après la montée de Hitler au pouvoir. Avec l’invasion allemande, ils s’étaient enfuis vers le sud de la France. A Riscle, Pinkas se lia d’amitié avec Jean Terré. Tous deux célibataires à l’époque, sortaient souvent ensemble. A l’automne 1942, les gendarmes vinrent arrêter Pinkas ainsi que d’autres Juifs étrangers. Interné au camp du Vernet, il se retrouva bientôt dans un wagon à bestiaux en route vers Drancy. Résolu à s’évader, il réussit à réaliser son projet à l’occasion d’un arrêt du convoi à Souillac. Dans sa fuite, il s’adressa aux premiers venus sur son chemin qui l’orientèrent vers la communauté juive du village. Il fut hébergé pendant plusieurs jours et prit contact avec sa sœur restée à Riscle. Elle demanda alors à Jean de l’aider à secourir Pinkas. Jean partit à Lyon chercher des faux papiers pour son ami. Comme ce dernier ne pouvait rester à Riscle où on le connaissait, Jean proposa alors de l’emmener chez ses parents à Saint-Armou. La famille Terré lui offrit une chambre où il resta « terré » pendant deux ans, ne sortant que dans la soirée. Ses hôtes l’ont nourri et ont subvenu à tous ses besoins, tandis que le père de Pinkas leur versait une petite pension. Il passait ses journées à écouter la B.B.C et parfois ses soirées auprès de la cheminée tentant d’engager la conversation avec ses protecteurs. Mais les Terré, des gens simples, étaient plus travailleurs que beaux parleurs. Par pure humanité, ils ont sauvé la vie de Pinkas Bochner.           

Le 9 août 2004, Yad Vashem a décerné à Marie et Léopold Terré ainsi qu’à leurs enfants Jean, Fernande et Germaine le titre de Juste des Nations. 

 

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