Chaufournais Odette

Chaufournais Vincent

Année de nomination : 2004      Dossier n° 10344 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Odette Chaufournais (née Diard)
Date de naissance : 15/10/1912
Date de décès : 02/12/1998
Profession : Mère au foyer
Particularité : Information non disponible

M. Vincent Chaufournais
Date de naissance : 22/01/1903
Date de décès : 04/06/1980
Profession : Ouvrier d'usine
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Villerable
Département : Loir-et-Cher
Région : Centre
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 28 septembre 2005
Lieu : Mairie de Vendôme ()

Personnes sauvées

M. Michel Windland

M. Simon Windland

Lieux de mémoire

Square Odette et Vincent Chaufournais
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Odette & Vincent CHAUFOURNAIS en 1944 Odette et Vincent Chaufournais, ouvriers agricoles, résidaient avec leurs deux enfants de 9 et 11 ans (en 1942), dans un petit hameau comptant neuf habitations à Villerable (Loir-et-Cher). Odette avait une amie vendomoise, Mme Philippeau, en relation avec une organisation juive chargée de placer des enfants à la campagne qui lui demanda si elle acceptait d’en recevoir deux. Les deux femmes se rendirent alors à Paris pour chercher les petits Windland, à la fin de l’été 1942. Le père des enfants, Juif polonais, avait été arrêté en 1941 et déporté à Auschwitz. Le 16 juillet 1942, jour de la rafle du Vel’d’Hiv’, Mme Windland et ses deux fils, Michel et Simon de 14 et 8 ans furent arrêtés à leur tour et internés. Par miracle, ils furent libérés et étaient rentrés chez eux quand Odette et son amie se présentèrent. Elles furent choquées de les voir porter l’étoile jaune qu’elles enlevèrent. Les Chaufournais vivaient humblement et les enfants n’avaient pas de carte de ravitaillement. Mais pour Odette, « à la campagne, on se débrouillait, on élevait des volailles, des lapins, on avait des légumes ». Simon fut scolarisé et Michel embauché chez un fermier voisin, M. Asselin. Ils allèrent à la messe pour faire comme tout le monde. Simon a témoigné qu’Odette «…jolie femme, vive et gaie, adorant chanter, s’est occupée de moi comme si j’étais un de ses enfants ». Les voisins qui se connaissaient tous n’ont rien divulgué. Pourtant les risques pris par les Chaufournais étaient grands puisque leur ferme subit des perquisitions. Les Allemands vinrent aussi y rechercher leur neveu, réfractaire du STO. A sa place, ils trouvèrent Michel caché dans la cave qui eut la présence d’esprit de dire: « Je me cache car M. Chaufournais me défend de boire du vin ». Le frère d’Odette était aussi un grand résistant. Le patriotisme des Chaufournais s’exprima par le sauvetage des deux enfants juifs dont les parents disparurent dans les camps.       

Le 9 août 2004, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Odette et Vincent Chaufournais le titre de Juste parmi les Nations. 

 

Remise du diplôme à Françoise Gallois Chaufournais le 28/09/2005 à Vendôme Novembre 1949, Michel Windland