Dienne Jehan

Dienne Marie-Jeanne

Année de nomination : 2005      Dossier n° 10589A -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Jehan Dienne
Date de naissance : 09/03/1906
Date de décès : 10/01/1972
Profession : Patron d'une scierie
Particularité : Résistant

Mme Marie-Jeanne Dienne (née Roubinet)
Date de naissance : 01/04/1907
Date de décès : 02/04/2003
Profession : Employée de banque
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Les Mées
Département : Alpes-de-Haute-Provence
Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 26 septembre 2006
Lieu : Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme - Paris (75004)

Personnes sauvées

M. Jacques Gattegno

Mme Eléonore Gattegno

Mme Huguette Gattegno

Mme Rachel Habib (née Gattegno)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Jehan Yves DIENNE   Marie-Jeanne DIENNE Marie-Jeanne et Jehan Dienne résidaient à Paris avec leur fille Janine. Elle était employée de banque et, sous l’Occcupation, continua à habiter Paris, tandis que Jehan, patron de la «Scierie des pénitents», gérait son entreprise dans un village des Alpes de Jaute-Provence, Les Mées. Leur fille partit vivre chez sa grand-mère, Elisabeth Roubinet, à Saint-Raphaël (Dordogne). Aux Mées, Jéhan fit la connaissance en été 1943 de Jacques Gattegno dans le restaurant où ils prenaient leurs repas. Jacques lui exposa ses difficultés. Lui et sa femme étaient juifs étrangers, originaires de Salonique. En 1941, le couple et leurs deux fillettes, Evelyne, 15 ans, et Huguette, 11 ans, réfugiés en zone sud, avaient été assignés à résidence à Millau (Aveyron), mais placèrent les fillettes en pensionnat. En février 1943, Jacques avait été interné à Gurs et, trois mois plus tard, incorporé dans un camp de travailleurs étrangers situé aux Mées. Il reçut l’autorisation de loger en ville à condition de trouver un emploi et de ne pas s’évader. Il cherchait donc un emploi pour justifier une semi-liberté. Jéhan lui offrit immédiatement un poste de comptable dans son entreprise, emploi qui permit à sa famille de venir se joindre à lui. Les Gattegno vécurent ainsi sans trop de difficultés jusqu’à l’invasion allemande de la zone italienne, date à laquelle leur situation devint très précaire. Jéhan proposa alors de mettre les deux fillettes à l’abri chez sa belle-mère, Elisabeth Roubinet. Il les y convoya lui-même, prenant de gros risques à accompagner deux jeunes juives sans sauf-conduit. Elisabeth qui n’avait pas été prévenue, cachait déjà un jeune juif, M. Bitton. Mais elle accueillit les deux fillettes avec chaleur et les protégea pendant un an, jusqu’à la Libération. En avril 1944, les Allemands encerclèrent le village à la recherche de Juifs. Elle leur tint tête leur affirmant que les deux fillettes étaient bien françaises. De leur côté, les parents regagnèrent Paris où Marie-Jeanne Dienne les hébergea jusqu’à la Libération. Elle travaillait toute la journée et faisait passer la mère pour une amie réfugiée alors que son mari resta séquestré dans l’appartement pendant six mois.

Le 15 mai 2005, Yad Vashem a décerné à Elisabeth Roubinet ainsi qu’à Marie-Jeanne et Jéhan Yves Dienne le titre de Juste parmi les Nations.