Lavillonnière Clément

Lavillonnière Clémentine

Année de nomination : 2005      Dossier n° 10638 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Clément Lavillonnière
Date de naissance : 04/12/1902
Date de décès : 17/04/1974
Profession : Ouvrier maréchal-ferrant
Particularité : Information non disponible

Mme Clémentine Lavillonnière (née Bréjaud)
Date de naissance : 22/06/1909
Date de décès : 1984
Profession : Mère de 2 enfants
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Bouesse
Département : Indre
Région : Centre
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

L'histoire

Clément & Clémentine Lavillonière Clémentine et Clément Lavillonnière résidaient à Bouesse (Indre) dans le Berry. Clément était ouvrier maréchal-ferrand. Le couple avait une fille Jeannine, 14 ans, placée à Argenton-sur-Creuse en stage de couturière, et un fils, Marcel, 9 ans. Vivant de revenus très modestes, la famille gardait en pension une fillette de l’Assistance Publique, Mimi. La mère de Clément avait travaillé au service d’une famille juive de Paris, les Hermann, et avait été la nourrice de leurs deux enfants, Simone et Raymond. Des liens anciens liaient les deux familles. Au début de la guerre, Simone décida d’envoyer son fils aîné Gilbert, 6 ans, chez Clément « son frère de lait ». Ensuite, Jacques, 3 ans, son cadet, vint se joindre à lui. Par attachement affectif et moral, les Lavillonnière les accueillirent avec chaleur. Les parents des garçons leur versaient au début une petite pension mais bientôt ils furent arrêtés et déportés avec les Hermann. Ils furent assassinés à Auschwitz. Le couple Lavillonnière continua à assurer la garde des garçons, à titre gracieux, jusqu’à la Libération. Ils furent présentés comme des enfants de la ville placés à la campagne pour profiter d’un meilleur ravitaillement et être à l’abri des bombardements. Nommés d’après le prénom de leur père, Martial, ils allaient à l’école, suivaient le catéchisme et accompagnaient le couple à la messe. D’une nature très douce, Clémentine les couvrait de son affection. Vers la fin de la guerre, une colonne militaire de l’armée allemande en retraite fut annoncée dans le bourg. Les maquisards leur tendirent une embuscade. Clémentine emmena alors les enfants se cacher dans les bois pour les mettre à l’abri des dangers. A la Libération, les enfants furent recueillis par leur oncle et maintinrent des liens durables avec leurs sauveurs.    

Le 18 juillet 2005, Yad Vashem a décerné à Clémentine et Clément Lavillonnière le titre de Juste parmi les Nations.

 

Le témoignage

Au début de la guerre, Martial et Simone Israül ont été envoyé chez le "frère de lait" de leur mère, Clément Lavillonnière, à Bouesse, dans le Berry. En effet, Mme Israül avait été élevée chez la mère de Clément. C'est tout naturellement que la famille Lavillonnière les a recueillis et les a fait passer pour des petits Parisiens, venus là pour échapper aux bombardements de Paris, et être mieux nourris.
Clément et Clémentine Lavillonnière connaissaient les risques encourus : dénonciation, arrestation, voire déportation. Ils ont simplement agi par ncompassion et par fidélité à une famille amie.

 

Clément Clémentine Marcel devant la maison Clément  Clémentine Jacky en culotte courte 1952 Clément en 1960 Clémentine en 1980  Remise de la médaille des Justes à Jeannine Lavillonnière fille des deux Justes M. & Mme lavillionniere avec leur fille Jeannine