Errazuriz Maria

Année de nomination : 2005      Dossier n° 10698 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Maria Errazuriz (née Edwards)
Date de naissance : 11/12/1893
Date de décès : 08/06/1972
Profession : Assistance sociale
Particularité : Résistante, Catholique

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 24 novembre 2005
Lieu : Mairie de Verneuil ()

Personnes sauvées

M. Jean Fridman

M. André Fridman

M. Marcel Frydman

Mme Berthe Guenik (née Fridman)

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Maria Errazuriz, chilienne issue d’une famille catholique fervente, habitait à Paris dans les années 30 et y séjourna sous l’Occupation. Assistante sociale de profession, elle travaillait à l’Hôpital Rothchild. Elle prit une part prépondérante aux actions du réseau de sauvetage mis en place au sein de l’hôpital dans le but de soustraire le plus de vies possibles des mains des Allemands, dès 1942. Des pavillons de l’hôpital avaient été clôturés de fils de fer barbelés et transformés en centre de détention d’où les malades une fois guéris étaient renvoyés à Drancy et déportés. Claire Heyman, assistante sociale juive, était l’animatrice de ce réseau d’évasion. Elle était secondée par des médecins et des hommes d’église dont l’Abbé Ménardais*. Ils se chargeaient de fournir des faux papiers et d’envoyer les fugitifs dans des institutions chrétiennes ou auprès de familles d’accueil. Betty Fridman, 8 ans, fut arrêtée avec sa mère et son petit frère Marcel, 4 ans, le 16 juillet 1942 au matin et envoyée au Vel’d’Hiv. Son père avait été arrêté en 1941. Sa mère tomba malade alors que le petit Marcel contracta la gale. Elle eut l’idée de demander à Betty de se coller à son frère qui l’infecta. Tous trois furent ainsi transférés du Vel’d’Hiv à l’Hôpital Rothchild et les enfants hospitalisés au pavillon des contagieux. Ils pouvaient visiter leur mère de temps à autre jusqu’au jour où ils trouvèrent son lit vide. Rétablie, elle avait été transférée à Drancy et ensuite Auschwitz où elle fut mise à mort. «Tante Claire» et «Tante Maria » organisèrent l’évasion des enfants et les envoyèrent au château du Moulinet. Elles s’en chargèrent aussi après la Libération. Deux autres enfants juifs Jean et Marcel Frydman, 4 ans et 1 an, gardent un souvenir inoubliable de Maria. Après la guerre, elle les confia à la famille Elkouby qui les adopta, leurs parents étant morts en déportation. Ils ont gardé un contact permanent avec Maria jusqu’à son retour au Chili en 1960. Elle avait été décorée de la Légion d’Honneur pour sa contribution à la Résistance.     

Le 27 octobre 2005, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Maria Errazuriz le titre de Juste parmi les Nations.