De Linares Gabrielle

Année de nomination : 2006      Dossier n° 10742 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Gabrielle De Linares
Date de naissance : 25/09/1897
Date de décès : 06/08/1992
Profession : Religieuse
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 1 février 2007
Lieu : Mairie du 6ème arrondissement de Paris (75006)

Personnes sauvées

Mme Catherine De Bechillon (née Lang)

Mme Geneviève Delzant (née Lang)

Lieux de mémoire

Plaque En hommage à Gabrielle De Linares
Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Henri Lang, ingénieur juif habitait à Paris avec sa femme et ses deux filles, Catherine et Geneviève. En décembre 1941, Henri fut arrêté et en 1942 déporté à Auschwitz où il fut assassiné. Après l’arrestation de son mari Jacqueline Lang décida de rester à Paris avec ses filles.

Début juillet 1942, Catherine âgée de dix sept et Geneviève âgée de dix ans furent admises à l’institution “Notre Dame de Sion” à Paris, dont la Mère Marie Francia (Gabrielle de Linarès) était la Mère Supérieure. Elle accepta les filles après avoir entendu parler d’une rafle imminente des Juifs et réussit à obtenir un laisser-passer pour se rendre en zone libre avec Catherine. Elle trouva un hébergement à l’institution “Notre Dame de Sion” à Lyon où Catherine resta jusqu’en octobre 1944.

Geneviève resta à l’institution à Paris pendant l’été et retourna ensuite chez sa mère. Mais en mars 1943, quand les risques de déportation furent plus menaçants, Mère Marie Francia la reprit.

Dans son témoignage ultérieur, Geneviève se souvient qu’elle vivait dans l’institution comme les autres enfants. Elle participait aux offices religieux et personne, à part Mère Marie Francia et deux autres sœurs, ne savait qu’elle était juive. Mère Marie Francia s’occupa bien de Geneviève, et quand le danger survenait, elle cachait la fillette dans un placard secret qu’elle seule et une autre sœur connaissaient.

En avril 1944, Mère Marie Francia envoya Geneviève chez sa famille pendant trois semaines par peur qu’elle soit découverte, puis elle la ramena. La Mère Supérieure donnait la priorité à la sécurité de Geneviève. Elle ne demanda aucune compensation pour ses actions et n’essaya jamais de convertir aucune des filles qu’elle cacha. Geneviève se souvient que Mère Marie Francia disait qu’il y avait toujours une chance que les parents d’un enfant reviennent et qu’elle était ne voulait pas baptiser un enfant sans le consentement de ses parents.

Il a été reconnu que Mère Marie Francia a pris une part active pour cacher des enfants et les aider à passer la ligne de démarcation en utilisant ses relations. Elle leur procurait des faux papiers et leur trouvait différentes cachettes. On pense qu’elle a sauvé près de cinquante enfants juifs durant la guerre.

Le 5 février 2006, l’Institut Yad Vashem Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Gabrielle de Linarès (Mère Marie Francia).