Philbert Gabriel

Philbert Simonne

Année de nomination : 2006      Dossier n° 10962 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Gabriel Philbert
Date de naissance : 18/03/1903
Date de décès : 02/05/1994
Profession : Cheminot
Particularité : Information non disponible

Mme Simonne Philbert (née Colin)
Date de naissance : 28/02/1909
Date de décès : 12/12/1993
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Nançois-sur-Ornain
Département : Meuse
Région : Lorraine
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 11 novembre 2007
Lieu : Mairie de Nançois sur Ornain (55500)

Personnes sauvées

M. Félix Goldschmidt

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

PHILBERT Gabriel   PHILBERT Simonne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dimanche 21 novembre 1943, deux jeunes enfants de Nançois trouvent un homme assis près du pont, gravement blessé à la jambe. Il s’agit de Félix Goldschmidt, l'un des 19 évadés du train de déportation venant de la gare de Bobigny, près de Drancy, transportant 1200 détenus vers le camp d’extermination d’Auschwitz.


Les deux enfants retournent au village pour appeler de l’aide : Abel Baudot et Gabriel Philbert* le transportent jusque chez les Philbert* sur une brouette.

Félix Goldschmidt avait été arrêté en juillet 1943 à Mézières en Brenne, petite commune de l’Indre, par la Gestapo, pour son activité dans la Résistance – fabrication de faux papiers, de charges explosives, interventions pour faire sortir des détenus de divers camps d’internement et de prison... Emprisonné à Châteauroux, puis à Limoges, interrogé sous la torture plusieurs fois par semaine, condamné à mort, il a été transféré au camp de Drancy en octobre 1943. 
C’est à cette époque qu'une équipe clandestine commence à y creuser un tunnel pour permettre aux détenus de s’évader du camp. 
Dénoncés, la plupart d’entre eux seront embarqués dans le même train et le même wagon que Félix – convoi 62, et la plupart sauteront en même temps que Félix, entre Bar le Duc et la rampe de Lerouville.

Gabriel* et Simone Philbert* cachent Félix dans leur maison à Nançois et prennent soin de lui, malgré les affiches de la Kommandatur menaçant d'exécution immédiate toute personne qui prêterait assistance aux évadés. Les Philbert* font établir une fausse carte d’identité pour Félix, et au bout de 5 semaines – le jour de Noël – ils accompagnent Félix en train jusqu’à Dijon, près de la ligne de démarcation. 
Félix passe en zone libre, arrive à Aix les Bains où sa femme et deux de ses filles le rejoignent. Ensemble ils franchiront la frontière suisse en février 1944.

Simonne avec sa fille adoptive