Véron Madeleine

Lafue Jules

Année de nomination : 2007      Dossier n° 10991 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Madeleine Véron (née Lafue)
Date de naissance : 25/10/1917
Profession : Étudiante en Droit
Particularité : Information non disponible

M. Jules Lafue
Date de naissance : 25/11/1887
Date de décès : 15/10/1971
Profession : Haut fonctionnaire à la Perception de Brive, trésorier Payeur Général à Tulle
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Tulle
Département : Corrèze
Région : Limousin
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 30 janvier 2008
Lieu : Mairie du 4ème arr. de Paris (75004)

Lire le compte-rendu

Personnes sauvées

Mme Natacha Huttner

M. Elieser Neuhoff

M. Alex Neuhoff

Mme Sophie Neuhoff

Mme Véra Neuhoff

Mme Caroline Schossberger

M. Marc Schossberger

Lieux de mémoire

Rue Jules Lafue
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Jules lafue en 1940   Madeleine Véron Jules Lafue était inspecteur des impôts à Brive la Gaillarde en Corrèze. Pendant la guerre, Résistant, sa maison servait à cacher des prêtres, des membres de la Résistance et des réfugiés juifs. Aidé par sa femme et surtout par sa fille Madeleine, étudiante en droit, très religieuse, il procurait des faux papiers d’identité aux réfugiés. La famille Lafue sauva ainsi les vies de sept Juifs.

Notamment, Elieser et Sophie Neuhoff et leurs deux enfants. Les Neuhoff avaient fui Leipzig en Allemagne, s’étaient réfugiés en France et en septembre 1940, en descendant vers le sud, s’installèrent à Brive la Gaillarde. Ils se firent rapidement de nombreux amis, dont Madeleine Lafue. Début 1942, après les premières enquêtes faites par les autorités locales concernant leur religion et la raison de leur installation dans la région, les Neuhoff décidèrent de partir pour Barcelone, où habitait leur grand-père. Avec l’aide de son père, Madeleine Lafue obtint des faux papiers d’identité pour la famille, les accompagna jusqu’à la frontière espagnole et leur trouva un passeur.

Deux ans plus tard, les Lafue eurent l’occasion d’aider Natacha Huttner d’origine russe. C’était une journaliste, traductrice, écrivaine connue sous son nom de plume Dominique Arban. Elle trouva refuge chez les Lafue où elle se cachait au troisième étage de leur maison. Madeleine Lafue lui apportait de la nourriture et s’occupait d’elle, y compris en lui procurant des faux papiers pour elle et ses parents qui se cachaient ailleurs. Les trois réfugiés juifs purent ainsi passer en zone libre.

Caroline Schossberger et son bébé Marc furent également cachés chez les Lafue. Ils étaient arrivés en 1944, cherchant un refuge et restèrent dans le grenier pendant deux semaines. Craignant de faire courir un danger à leur autre protégée, Natacha Huttner, Madeleine les emmena chez une amie, Paulette Besse habitant dans le village de Courtonne-la-Meurdrac dans le Calvados. Entre-temps le mari de Caroline Schossberger était caché dans un village de Dordogne chez un cousin des Lafue.

En plus d’aider des réfugiés juifs, Jules Lafue était aussi un négociateur actif avec les autorités allemandes pour réduire le nombre de peines de mort et d’actes de vengeance commis sur les résidents de la région en réponse aux activités anti allemandes.

A la fin de la guerre, Jules Lafue reçut une médaille pour ses actes de bravoure et une rue porta son nom à Tulle.

Le 11 février 2007, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Jules Lafue.