Cornon Robert

Année de nomination : 2007      Dossier n° 11045 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Robert Cornon
Date de naissance : 28/01/1916
Date de décès : 29/06/2015
Profession : Représentant de commerce
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 2 juin 2008
Lieu : Mairie du IIIème arrondissement (75003)

Lire le compte-rendu

Personnes sauvées

Mme Berthe Cornon (née Schpilman)

M. Max Schpilman

Mme Sarah Schpilman (née Tcherkasky)

Mme Jacqueline Zerdoun (née Schpilman)

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

CORNON Robert Max et Sarah Schpilman, originaires d'Ukraine, s'installent en France en1908.

Ils auront sept enfants. Deux garçons et cinq filles. Georges, né en 1908, et Maurice en 1912. Eva en 1910, Madeleine en 1916, Berthe en 1921, Jacqueline en 1923, et Micheline en 1929.
Le Père est chapelier. Les Schpilman, domiciliés au 14, rue des Bourdonnais à Paris 1er, se lient d'amitié avec un voisin, Monsieur Robert Cornon, à qui ils doivent leur survie.
Durant l'occupation allemande, les deux fils sont en province, mais Georges sera interné à Gurs, puis déporté à Sobibor en 1943. Son Frère Maurice, arrêté à Nice, sera déporté à Auschwitz la même année, ils ne reviendront pas. La famille est dispersée. Eva, Madeleine et Micheline sont réfugiées à Castres. Seules, Berthe et Jacqueline vivent avec leurs parents. Lors des grandes rafles de juillet 1942, les Schpilman risquent d'être arrêtés. C'est alors que Robert Cornon, sans hésiter, propose d'héberger toute la famille en lui apportant réconfort et aide matérielle, mettant ainsi sa propre vie en péril.
Le soir même, la police vient apposer les scellés sur l'appartement vide, mais cela n'arrête pas Robert Cornon. Prenant un nouveau risque, il brise les scellés afin de récupérer la machine à coudre des Schpilman, précieux outil de travail.
Robert Cornon se dévoue sans relâche. Ses protégés ne peuvent prendre le risque de sortir. Aussi, tout en travaillant lui-même, il va à bicyclette chercher le travail à façon pour le rapporter terminé. Ce qui permet leur subsistance. En outre, il assure leur ravitaillement et leur procure de faux papiers d'identité.
Les Schpilman restent cachés chez lui un certain temps, mais ils sont recherchés par la police allemande. Aussi, Robert Cornon trouve pour eux un refuge à Ivry S/Seine, où ils seront en sécurité jusqu'à a Libération, en aout 1944.
Après la Libération, les Schpilman ont gardé de si bonnes relations avec Robert Cornon que leur fille Berthe l'a épousé en 1945.
Il est certain que sans cet homme admirable, la famille Schpilman n'aurait pas survécu.

 

Le 22 avril 2007, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Robert Cornon.