Achart Lucien

Achart Marie

Année de nomination : 2007      Dossier n° 11102 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Lucien Achart
Date de naissance : 08/11/1874
Date de décès : 02/10/1958
Profession : Maréchal-ferrant
Particularité : Information non disponible

Mme Marie Achart (née Cugnard)
Date de naissance : 17/01/1879
Date de décès : 16/01/1961
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Lalobbe
Département : Ardennes
Région : Champagne-Ardenne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 6 juillet 2008
Lieu : Mairie de Givet (08600)

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Personnes sauvées

Mme Suzanne Achart (née Basch)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Georges et Lucienne Dereims, fille de Lucien et Marie Achart, vivent à Remaucourt, dans les Ardennes.

Ils se lient d’amitié avec les Einhorn, des Juifs réfugiés dans la région, à Remaucourt.

La nièce des Einhorn, Suzanne Basch, vit à Paris. Sa mère est morte d’une méningite et son père comme son frère ont été pris dans des rafles. Se retrouvant seule, à l’âge de 18 ans, Suzanne contacte son oncle et sa tante, les Einhorn. Georges et Lucienne Dereims accueillent la jeune fille jusqu’en janvier 1944.

De grandes rafles ont alors lieu dans les Ardennes et Lucienne Dereims, par précaution, préfère envoyer la jeune fille chez ses parents, Lucien et Marie Achart, qui habitent Lalobbe.

Quelques années plus tard, Suzanne épousera le fils des Achart, Lucien.

Les familles Dereims et Achart ont caché d’autres familles juives pendant la guerre parmi lesquelles la famille Rona et Pal et bien sûr les Einhorn en les cachant dans leur ferme à Remaucourt, avant de leur trouver une filière pour rentrer à Paris.

Lucienne Dereims témoigne en 1999, interviewée par Pierre Coulon, écrivain ardennais : "Ils avaient pas trop à manger, moi j’avais une grosse ferme, je leur donnais des œufs, une soupe au lait" puis "ils ont demandé pour qu’on les cache , on les a cachés... On était hardis ! On pouvait partir en Allemagne aussi, vous savez.: j’avais trois gamines. Quand on repense à tout ça ! Suzanne, je l’ai conduite chez mon père. Il disait : c’est ma petite-fille de Vouziers."

Lucien et Marie Achart ainsi que Georges et Lucienne Dereims, ont été honorés à titre posthume de la médaille des Justes des Nations le 6 juillet 2008 à la mairie de Givet (08600).

 

Souvenir