Costa Jean-Baptiste

Costa Marie-Jeanne

Année de nomination : 2009      Dossier n° 11696 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Jean-Baptiste Costa
Date de naissance : 14/03/1884
Date de décès : 14/05/1974
Profession : Retraité de la police en 1919, Vigile pour une compagnie maritime
Particularité : Information non disponible

Mme Marie-Jeanne Costa (née Isola)
Date de naissance : 02/12/1891
Date de décès : 30/03/1965
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Allauch
Département : Bouches-du-Rhône
Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 1 mai 2011
Lieu : Mairie d'Allauch (13190)

Personnes sauvées

M. Robert Fresco

Mme Oro Fresco (née Misrahi)

Mme Rachel Misrahi

M. Jean-Robert Mizrahi

Mme Claire Mizrahi (née Zavaro)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Jean Costa Jean Baptiste Costa était inspecteur d’une compagnie de transport maritime dans le port de Marseille. Il habitait avec sa femme Marie-Jeanne et sa fille Marie-Thérèse dans une villa dans le village d’Allauch dans la banlieue de Marseille. Pendant les vacances d’été, Jean Baptiste Costa loua la rez-de-chaussée de sa villa aux familles juives Fresco et Misrahi qui possédaient un magasin de sous-vêtements à Marseille.

Jacques Fresco, né à Istanboul en Turquie était arrivé en France dans les années 1920. Il avait épousé Laure Oro Misrahi, née aussi en Turquie et leur fils Robert était né en 1936. Les parents de Laure Oro Misrahi, Rachel et Haim Misrahi avaient émigré en France d’Istanboul, avec leurs quatre enfants, Laure, Rosette, Emile et Moïse. En 1936, Moïse s’était marié avec Claire Zavaro; leur fils Jean Robert était né en 1939.

Le 23 janvier 1943, durant une grande rafle menée contre les Juifs de Marseille, Jacques Fresco, Haim Misrahi et ses fils, Emile et Moïse, furent arrêtés et déportés. Robert Fresco âgé de sept ans et Jean Robert Misrahi, âgé de quatre ans étaient malades à ce moment-là et les gendarmes permirent à leurs mères de rester avec eux pour les soigner. Les femmes prirent immédiatement les garçons ainsi que la grand-mère Rachel, pour aller se réfugier chez les Costa. Ils furent chaleureusement accueillis et invités à rester aussi longtemps qu’elles le désiraient. Le lendemain des marchandises appartenant à la famille fut livrée pour etre stockée dans la villa des Costas. Peu de temps après, inquiète, Laure décida d’emmener son fils chez des fermiers dans un village de la Drôme. A son retour quatre hommes armés arrivèrent à la villa pour voler la marchandise, pendant que Jean Baptiste Costa travaillait sur le port. Après cet incident, les réfugiés juifs décidèrent de trouver un autre asile mais restèrent toujours reconnaissants aux Costa de leur avoir offert de les héberger et de les nourrir malgré les risques encourus.

Le 19 octobre 2009, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Justes parmi les Nations à Monsieur Jean-Baptiste Costa et à sa femme Marie-Jeanne Costa.

Cérémonie