Monteillet Marie

Année de nomination : 2009      Dossier n° 11715 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mère Marie Monteillet (née Mère Anselme)
Date de naissance : 03/11/1875
Date de décès : 28/03/1965
Profession : Mère supérieure de l'Orphelinat Saint-Yves, Religieuse de la Congrégation Sainte-Marthe
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Romans-sur-Isère
Département : Drôme
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Eléonore Bentitou

Mme Liliane Biou (née Eskenazi)

Mme Jeanne Borgia (née Eskenazi)

Mme Germaine Eskenazi

Mme Jeanette Mizrahi

Mme Guida Tempelman

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

MONTEILLET Marie - Mère Anselme Rosa et David Eskénazi sont arrivés à Marseille venant d’Istanbul en 1923 avec leurs deux petites filles Claire et Rachel. Six autres enfants sont nés à Marseille, Suzanne, Marcelle, Jeanne, Germaine, Liliane et Joseph. En janvier 1943, David et ses filles Rachel and Suzanne furent arrêtés et déportés. Quelques semaines plus tard, Rosa fit appel à l’OSE pour trouver un refuge pour ses autres enfants. L’organisation contacta Marie Monteillet (Mère Anselme en religion), Mère Supérieure de Saint-Ives, un orphelinat de la Congrégation de Sainte Marthe à Romans-sur-Isère dans la Drôme, pour accueillir Jeanne âgée de 15 ans, Germaine âgée de 12 ans et Liliane âgée de 7 ans. Rosa fut à son tour arrêtée et déportée.

En juillet 1943, les trois fillettes Eskénazi arrivèrent à l’orphelinat. Pendant la période où elles furent prises en charge par les sœurs, les fillettes furent enregistrées sous un nom bien français, Erard. D’autres fillettes juives trouvèrent aussi refuge dans l’orphelinat où elles étaient traitées avec respect et affection. Les fillettes participaient aux prières mais les soeurs n’essayèrent pas de les convertir au Christianisme.

Un jour la Milice française fit une descente surprise à l’orphelinat et les enfants furent rassemblés dans une grande salle, forcés de rester debout jusqu’au départ des miliciens. Lors de leur deuxième perquisition, les soeurs furent prévenues à l’avance et les fillettes juives quittèrent l’institution et furent placées dans des familles de la région pendant quelques jours. Les soeurs Eskénazi restèrent à l’orphelinat jusqu’à la Libération, puis furent envoyées dans une maison d’enfants gérée par l’OSE.

Le 30 novembre 2009, l’Institut Yad Vashem Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Marie Monteillet, Mère Anselme en religion.