Lerat Georges

Année de nomination : 2010      Dossier n° 11788 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Georges Lerat
Date de naissance : 29/01/1913
Date de décès : 13/08/2002
Profession : Directeur d'école,secrétaire de mairie
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Hauville
Département : Eure
Région : Haute-Normandie
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 11 septembre 2011
Lieu : Mairie de Hauville (27350)

Personnes sauvées

Mme Monique Korman (née Trétiak)

M. Abraham Noukkhimowski

Mme Anna Noukkhimowski (née Semenson)

M. Bernard Trétiak

Mme Berthe Trétiak

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Georges Lerat Abraham Noukkhimowski émigre en France au début du 20ème siècle. Il s’installe au départ chez Wolf et Golda Trétiak à Paris, puis ne pouvant trouver de travail part à Rouen où il rejoint d’autres émigrés russes commerçants en vêtements.

En 1908, quand sa situation économique s’améliore, Abraham Noukkhimowski fait venir son père et sa femme Sarah en France. Son père décède quelques années après. Sara décède en 1918, quand leur fille Berthe n’a que neuf ans. Abraham Noukkhimowski se remarie avec Anna et le couple ouvre à Rouen un magasin de vêtements qui marche bien. Berthe épouse Bernard Trétiak, le fils de Wolf et Golda en 1931. Leur fille Monique naît en 1938.

Le 9 juin1940, Les Allemands entrent à Rouen. Les forces d’artillerie française entament des bombardements sur les tanks qui avancent et détruisent les ponts. En réponse les forces occupantes mettent le feu et démolissent des quartiers entiers de la ville. En décembre, après les lois anti juives et les vagues d’arrestations de Juifs lors des derniers mois, les Noukkhimowski et les Trétiak décident de quitter la ville. Des clients fidèles, les Postel, acceptent de les emmener et de les cacher dans un bâtiment qu’ils possèdent près de Hauville, à environ trente-cinq kilomètres de Rouen.

Au printemps 1942, Georges Lerat, directeur de l’école avec sa femme Madeleine, se précipita chez les Noukkhimowski et les Trétiak pour les prévenir que la Gestapo s’apprêtait à venir les arrêter le lendemain. Monsieur Lerat avait eu l’information en tant que secrétaire à la mairie et il prévenait les familles juives qu’il y avait des délateurs en ville et qu’ils devaient se sauver immédiatement. Monsieur Lerat organisa une cache dans une ferme à deux kilomètres et emmena Abraham et Wolf dans une charrette remplie de foin. Il leur donna aussi des faux papiers. En juin 1942, Monsieur Lerat s’arrangea pour qu’Anna Noukkhimowski, Berthe Trétiak et sa fillette de quatre ans quittent Hauville et les accompagna sur une charrette tirée par un cheval appartenant à Monsieur Postel. Il trouva un passeur qui leur fit passer la ligne de démarcation à Vierzon dans le Cher. Les familles séjournèrent à Mirande dans le Gers, où ils louèrent un appartement à la famille Auger qui découvrant plus tard la véritable identité de ses locataires n’hésita pas à les garder. Les Noukkhimowski et les Trétiak y restèrent jusqu’à la libération de la région. En novembre 1944, ils retournèrent à Rouen.

Pendant des années après guerre, les Noukkhimowski et les Trétiak sont restés en relation étroite avec leurs sauveurs.

Le 24 février 2010, l’Institut Yad Vashem Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Georges Lerat.

 

Mr et Mme Lerat Georges Lerat