Godrie Lucile

Année de nomination : 2011      Dossier n° 12050 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Lucile Godrie (née Huteau)
Date de naissance : 24/09/1894
Date de décès : 13/06/1992
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Niort
Département : Deux-Sèvres
Région : Poitou-Charentes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 14 octobre 2012
Lieu : Hôtel de Ville de Niort (79000)

Lire le compte-rendu

Personnes sauvées

Mme Renate-Lore Bodenheimer

M. Salomon Bodenheimer

M. Alfred Bodenheimer

M. Robert Bodenheimer

Mme Elvire Bodenheimer (née Weill)

Lieux de mémoire

Espace des "Justes parmi les Nations" à Niort
Plaque en mémoire de Lucile Godrie
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Lucile Godrie La famille Bodenheimer était établie à Kehl en Allemagne depuis de nombreuses années. Sadi, devenu chef de famille à la mort de son père en 1913, a combattu dans l’armée allemande en 1914-1918. Il a épousé une strasbourgeoise Elvire Weill. Dans les années 1920, Sadi est exportateur de briques vers la France et au cours d’une tournée, il est séduit par la région du Poitou.

Dès 1934, Sadi, Elvire et leurs trois enfants Renate, Alfred et Robert s’établissent à Strasbourg et en 1939, réfugié allemand, le père est interné à Mirecourt dans les Vosges, puis transféré à Nantes en mai 1940. Puis, à nouveau réunie, la famille trouve refuge à Niort chez un délégué local de l’Action Française ! Là, un officier allemand – compte-tenu du fait que Sadi est ancien combattant – lui conseille de partir se cacher à Paris où la famille va résider chichement jusqu’en juillet 1942. Renée-Laure, secrétaire, est seule à pouvoir travailler pour nourrir sa famille. Prévenue par son patron de l’imminence de la rafle, la famille y échappe et part se réfugier à nouveau à Niort.

Tout d’abord hébergée chez leur première logeuse, Madame Simmonet, la famille Bodenheimer est enfin accueillie en février 1943 par Lucile Godrie dans une partie de sa maison. Très pauvre, la famille Bodenheimer ne paie qu’une pension symbolique, procurée par le travail de Renée-Laure, employée chez un marchand de vins. Elle se procure aussi de la boisson, qui sert à « payer » la paix relative laissée par les gendarmes.

Robert va au Collège Saint-Joseph, où le sous-directeur l’accepte bien que le sachant juif. Sur l’intervention de Lucile Godrie, il est dispensé d’assister aux messes.

Après la libération de Niort en septembre 1944, Sadi et sa fille repartent à Paris pour chercher travail et logement, tandis qu’Elvire et Robert restent chez les Godrie jusqu’à la fin de l’année 1945. Des liens affectueux ont perduré durant de longues années entre les deux familles.

Le 22 mars 2011, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Lucile Godrie.

 

110 rue de Grange à Niot, la famille Bodenheimer habitait la partie gauche de la maison De gauche à droite, Lucile, Luce, Renée-Laure, Elvire et Sadi Devant le perron de la maison, Renée, Lucile, Sadi, Elvire et jacques Godrie le fils Elvire Bodenheimer et son fils Bobby dans les années 50 à Gagny Luce devant la maison Luce Godrie avec le bébé de Renée dans les années 50 à Gagny Lucile Godrie avec le bébé Renée Lucile Godrie sur une marche du perron du bungalow du docteur Laffitte Lucile Godrie, sa fille Luce, Bobby, Renée Bodenheimer et ses parents Elvire et Sadi à Gagny Renée Bodenheimer et son bébé La famille Bodenheimer invitée au mariage de Luce Bobby retrouve Luce, quelques 50 années plus tard. Parthenay, le lundi 20 juin 2009 Bobby et Luce, devant la maison du 110 rue de Grange. Le lundi 20 juin 2009.