Alby Antonia

Année de nomination : 2012      Dossier n° 12359A -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Antonia Alby
Date de naissance : 23/01/1897
Date de décès : 28/07/1958
Profession : Directrice de lycée
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Graulhet
Département : Tarn
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Jacqueline Fischer (née Grumbach)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Le 2 septembre 1939, Jules Grumbach, né en 1893 et son épouse Louise née en 1896 étaient en vacances en Normandie avec leurs enfants, Jacqueline née en 1928 et Pierre né en 1934, quand la nouvelle de l’invasion de la Pologne par les Allemands leur parvint. La famille décida de ne pas retourner à Paris, mais de s’installer à Graulhet dans le département du Tarn, où Jules avait un magasin de maroquinerie. Les Grumbach louèrent un appartement et enregistrèrent les enfants à l’école. Pendant cette période, ils devinrent amis avec la famille Schwander qui habitait dans le village de Saint-Hilaire. Edouard et Jeanne Schwander avaient une usine dans la région. Ils avaient cinq enfants nés entre 1923 et 1942.

Les deux familles décidèrent que si les Allemands occupaient un jour la région, les enfants Grumbach iraient vivre chez les Schwander. Quand la menace se fit plus pressante, les Schwander invitèrent toute la famille Grumbach à trouver refuge chez eux. Ils installèrent les Grumbach dans les chambres de leurs filles.

Jacqueline Grumbach fréquentait dans une école religieuse catholique. La directrice de l’école, Antonia Alby, conseilla aux Grumbach de laisser Jacqueline en pension à l’école pour qu’elle puisse continuer ses études. Antonia Alby promit qu’elle ne laisserait personne emmener Jacqueline, sauf si cette personne lui présentait la carte de visite de Jules Grumbach. Jacqueline apprit plus tard qu’Antonia Alby cachait aussi d’autres fillettes juives dans son école.

Un jour, Jules découvrit que la Gestapo faisait une descente dans son magasin à Graulhet. Jules n’avait pas dit à ses employés qu’il se cachait, mais il eut peur que la Gestapo se mette à chercher sa fille. Renée, la fille des Schwander, munie de la carte de visite de Jules Grumbach, fonça à vélo vers le pensionnat et ramena Jacqueline à la maison. Renée était très impliquée dans le sauvetage des Grumbach car elle avait l’âge de Jacqueline et était son amie. Pour éviter d’éveiller tout soupçon, Jeanne Schwander s’approvisionnait comme d’habitude au marché et Renée allait dans les fermes proches pour se procurer la nourriture nécessaire pour nourrir les Grumbach.

Durant les derniers mois de l’occupation, les Grumbach restèrent cloîtrés dans leurs chambres et réussirent à se cacher jusqu’à la Libération. Les enfants Schwander n’ont pas oublié la chaleur qui régnait dans la maison car Jeanne interdisait à quiconque d’ouvrir les fenêtres, ce qui aurait entraîné le risque qu’un passant jette un œil à l’intérieur et découvre la famille qui y était cachée.

Après la guerre les Grumbach et les Schwander restèrent en contact. Pierre Grumbach rendait régulièrement visite à ses sauveurs à Saint-Hilaire.

Le 8 mai 2012, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Edouard Schwander, à son épouse Madame Jeanne Schwander et à Antonia Alby.

 

La maison à Saint-Hilaire 1945, les sauvés Août 1944, les personnes sauvées