Lance Anne-Marie

Année de nomination : 2013      Dossier n° 12565 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mlle Anne-Marie Lance
Date de naissance : 11/08/1911
Date de décès : 29/05/1977
Profession : Assistance sociale, infirmière
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 5 mai 2014
Lieu : Mairie du 20ème - Paris (75020)

Personnes sauvées

Mme Esther Bechler

Mme Charlotte Choukroun (née Hofman)

Mme Hélène Hofman

M. Jean Hofman

Mme Ryfke Hofman (née Bechler)

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Anne Marie Lance En juillet 1942,  Anne-Marie LANCE avait 21 ans. Elle était assistante sociale au dispensaire de la Croix-St- Simon à Paris, devenu aujourd’hui l’hôpital Saint-Simon. L’établissement était alors dirigé par sa fondatrice Marie de Miribel, une infirmière qui s’était distinguée pour son courage pendant la guerre de quatorze et qui venait de s’engager dans la Résistance.

Au lendemain de la rafle du Vel d’Hiv, deux juives polonaises en détresse  Esther Bechler et sa fille Régine Hofman, viennent frapper à la porte du dispensaire.  Elles habitent depuis leur arrivée en France  en 1935   au 15 de la rue du Clos où, depuis l’arrestation de Bernard (leur mari et gendre) , son internement à Beaune la Rolande et sa déportation à Auschwitz, elles sont restées seules avec trois jeunes enfants : Jean (1936), Charlotte (1938) et Hélène (1940).

La mère et la fille sont désemparées. Grâce à la présence d’esprit d’Esther qui a empêché Régine d’ouvrir la porte aux inquisiteurs,  elles viennent d’échapper aux arrestations massives opérées dans le vingtième arrondissement, par la police de Vichy.  Mais elles savent que ce n’est que partie remise car désormais leur domicile est surveillé.

Anne-Marie pare aussitôt au plus pressé : mettre  les enfants à l’abri. Avec la complicité d’un réseau de sauvetage, elle les fait illico convoyer en province, dans une famille d’accueil . Le temps de faire établir pour leur mère et leur grand-mère des faux papiers, elle leur trouve un refuge provisoire,  square de Gascogne, près de la porte de Montreuil.et leur fait rejoindre   le petit village d’Ayron, dans la Vienne, où les attend le  Docteur Raoul Désormeaux (nommé Juste parmi les Nations en 2013 – dossier 12525) qui  les prend à son service.

Jusqu’à la fin de l’occupation, l’assistante sociale et le médecin resteront en liaison, faisant en sorte de faire circuler les nouvelles des uns au autres et veillant à ce que la pension des enfants soit régulièrement payée.

C’est ainsi qu’à la Libération, toute la famille (y compris Bernard Hofman, délivré par les alliés) réintégrera l’appartement de la rue du Clos, qui, bien que réquisitionné, venait d’être remis à sa disposition  grâce à l’intervention d’Anne Marie .auprès de l’administration .Et c’est là que, symbole de la vie renaissante, viendra au monde en 1946, la petite Yvonne, quatrième enfant de la famille.

Anne-Marie LANCE, entrera en religion en 1949  dans la congrégation des sœurs St Jacques  et jusqu’au décès des époux Hofman qui lui avaient  gardé une profonde reconnaissance, elle leur a rendra visite une fois par an. Elle décédera en 1977 et sera inhumée dans le jardin de ses sœurs de religion,  à  Dammarie les Lys.

Le 2 avril 2013, l’Institut Yad Vashem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Lance Anne-Marie.

Anne Marie lance Anne marie Lance Anne Marie - Le 1° tank entre à Lonwy Anne Marie avec les maquisards à Venasque Sœur Anne-Marie dans sa communauté de Mexico