Aubrespin Marie-Louise

Année de nomination : 2014      Dossier n° 12719 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marie-Louise Aubrespin (née Dedieu)
Date de naissance : 31/01/1912
Date de décès : 16/08/2009
Profession : Femme au foyer
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Paul-sur-Save
Département : Haute-Garonne
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 18 janvier 2015
Lieu : Saint-Gaudens (31800)

Personnes sauvées

M. Raymond Rozenfarb

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Marie-Louise Aubrespin habitait le village de Saint Paul sur Save en Haute Garonne. Son mari était prisonnier de guerre en Allemagne depuis 1940. Le couple n’avait pas d’enfant.

La famille Rozenfarb habite Nancy. Le père est fait prisonnier de guerre en Allemagne. Madame Rozenfarb se réfugie à Toulouse avec son jeune fils Raymond âgé de trois ans. C’est une connaissance de Toulouse qui sert d’intermédiaire et pour assurer la sécurité de l’enfant Madame Rozenfarb le confie à Marie-Louise Aubrespin.

Raymond se souvient d’avoir été bien traité, choyé et aimé par Marie-Louise. Il se souvient de nombreuses visites qu’il a faites avec Marie-Louise chez sa mère qui habitait une ferme en dehors du village. Dans la maison de Marie-Louise, il y avait un poulailler et des lapins et Raymond aidait à les nourrir.

Un jour alors qu’il était malade, Marie-Louise Aubrespin avait fait venir un médecin à son chevet. Celui-ci dit à Marie-louise qu’elle risquait gros en cachant chez elle un enfant juif. Celle-ci lui avait simplement répondu : « je sais ». Cette anecdote ainsi que de nombreuses informations ont été données par la nièce de Marie-Louise Aubrespin, Marie-José Decamps que Raymond Rozenfarb a rencontré dans les années 1970.

A la libération de Toulouse, La mère de Raymond qui avait échappé aux rafles est venue à Saint Paul sur Save récupérer son fils. Son père libéré, la famille est repartie vivre à Nancy. Quand les parents divorcent, Raymond reste vivre avec son père, tandis que sa mère retourne à Toulouse.

En 1970, Raymond devenu depuis Reuben Ronen membre du kibboutz Horchim, vient à Paris avec sa femme et ses trois enfants en mission pour le mouvement « Hashomer Hatzahir » (le jeune gardien). Il en profite pour reprendre contact avec Marie-Louise Aubrespin, qui est à l’époque veuve. Raymond reste en contact avec elle jusqu’à son décès en 2000.

Le 29 janvier 2014, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Marie-Louise Aubrespin.

 

 

Raymond Rozenfarb avec sa mère en 1945 Raymond Rozenfarb avec Marie-Louise Aubrespin Raymond Rozenfarb en 1940