Boyer Jean

Boyer Louise

Année de nomination : 2013      Dossier n° 12721A -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Jean Boyer
Date de naissance : 1888
Date de décès : 1958
Profession : Professeur d'allemand à l'université
Particularité : Information non disponible

Mme Louise Boyer
Date de naissance : 1895
Date de décès : 1969
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Toulouse
Département : Haute-Garonne
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 16 janvier 2015
Lieu : Capitole de Toulouse (31000)

Personnes sauvées

Mme Annie Smetana (née Thieberger)

Lieux de mémoire

Allée et stèle des Justes à Toulouse
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Richard Thieberger, d’origine autrichienne, né en 1913, arrive à Paris en 1934 avec son épouse Jenny, dans le cadre d’un échange franco-autrichien. Il a obtenu un poste d’assistant de langue allemande à Reims. En 1938, le couple obtient la nationalité française. De 1936 à 1939, Richard est chargé de cours à l’Université de Caen. Leur première fille, Annie Eveline, naît en 1939. En septembre, Richard est mobilisé. Sa femme et sa fille fuient Caen et la famille se retrouve à Poitiers. Richard est démobilisé en août 1940. En janvier 1941, Richard est chargé de cours à l’Université de Toulouse.

La famille habite au premier étage d’un immeuble de Toulouse où logent des personnes d’origine étrangère, des réfugiés espagnols, dont la famille Diaz. En 1944, une seconde fille, Jacqueline, naît chez les Thieberger, qui ont des faux papiers au nom de Ribéral. Le Docteur Diaz, son épouse et ses trois jeunes enfants occupent le rez-de-chaussée de l’immeuble. Dès 1941, il rentre dans la Résistance.

Le 3 mars 1944, la Gestapo fait irruption dans l’immeuble, frappe à la porte des Diaz en demandant après les Thieberger. Le Docteur feint l’incompréhension. La Gestapo se renseigne auprès de la concierge et revient mais, entre-temps, Monsieur Diaz est monté au premier étage pour dire à Madame Thieberger de se réfugier dans une mansarde au cinquième étage. Richard est absent. Lorsque la Gestapo parvient à l’appartement des Thieberger en pointant un fusil dans le dos du Docteur Diaz, il  est vide. Puis Jenny confie la petite Jacqueline à Madame Diaz, qui est revenue chez elle, Annie à la famille Boyer et part prévenir son mari. Le même jour, les Boyer prennent contact avec l’Archevêque de Toulouse, Monseigneur Saliège et les membres de la famille Thieberger sont répartis dans différents endroits sûrs.

A la Libération, de retour à Toulouse, Richard Thieberger reprend l’enseignement et fonde l’Université du soir. Les familles Thieberger et Diaz ont gardé des liens affectifs très forts.

 

Le 29 décembre 2013, l’Institut Yad Vashem Jérusalem a décerné le titre de Justes parmi les Nations à Monsieur Jean Boyer et à son épouse Madame Louise Boyer.

 

A gauche Louise Boyer et Jean Boyer printemps 1942 à Boulogne sur Gesse