Viès Walda

Viès Eugène

Année de nomination : 2014      Dossier n° 12826 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Walda Viès (née Hart de Keating)
Date de naissance : 26/12/1894
Date de décès : 13/07/1993
Profession : Sans profession, mère au foyer
Particularité : Information non disponible

M. Eugène Viès
Date de naissance : 14/11/1892
Date de décès : 19/07/1958
Profession : Chef du personnel de la gare de Toulon
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Sollies-Pont
Département : Var
Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Matthieu Béja

Mme Florence Béja

M. Albert Béja

Mme Nadia Béja (née Kaoua)

M. René Berco

Mme Renée Berco (née Béja)

Lieux de mémoire

Square Eugène et Walda Viès
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

La famille Béja est composée du père Matthieu, de son épouse Nadia et de leurs deux fils, Albert né en 1925, et Georges, né en 1927. Elle est installée en 1925 dans le village de Solliès-Pont dans le Var. Matthieu Béja exploitait une petite minoterie à Solliès-Pont jusqu’en 1940.

Le 8 septembre 1943, les Allemands envahissent l’ancienne zone occupée par les Italiens. Un officier allemand habite la maison familiale partiellement réquisitionnée. Par prudence, les parents restant sur place, décident de cacher les enfants Albert et Georges à Belgentier, à une dizaine de kilomètres de Solliès, chez Monsieur Déramo, un résistant de la première heure qui sera fusillé plus tard par les Allemands.

Peu de temps après le départ des enfants, prévenus par un employé de la mairie de Solliès d’une prochaine visite de la Gestapo dans le village, les parents Béja quittent d’urgence leur domicile pour se cacher et se réfugier dans la maison de Monsieur et Madame Viès en dehors de Solliès-Pont.

Monsieur Matthieu Viès, né en 1892, exerçait la profession de chef du personnel de la gare de Toulon. Son épouse Walda Viès née en 1894 était sans profession. Ils n’avaient plus d’enfants à la maison, les plus jeunes poursuivaient leur scolarité en pension, les autres, dont la fille aînée Anne-Marie, travaillaient en dehors de Solliès.

Matthieu et son épouse Nadia Béja restent deux jours chez Eugène et Walda Viès, puis partent rejoindre leurs enfants déjà réfugiés à Belgentier. Les quatre membres de la famille Béja se retrouvent réunis dans la ferme de Monsieur Gardiolle, ancien ébéniste. Ils sont protégés et aidés par toute la population de Belgentier, notamment le maire du village Monsieur Etienne Arnaud, reconnu comme Juste parmi les Nations en 2000, Madame Legris, Monsieur et Madame Guidon et leurs enfants Monsieur et Madame Marius Trabaud, qui leur apportent gracieusement ravitaillement et aide morale jusqu’à la Libération.

Au départ de Matthieu et Nadia Béja pour Belgentier et à leur demande, les époux Viès ont alors hébergé, caché et protégé la demi-soeur de Matthieu Béja, Renée Berco et son époux René Berco ainsi que la mère de Renée, Madame Florence Béja. Renée Berco était artiste peintre, son époux, René Berco était prothésiste dentaire. Ces trois personnes, qui venaient de la région parisienne, se sont réfugiées pendant plusieurs mois dans la maison d’Eugène et Walda Viès sans aucune compensation quelle qu’elle soit. Cependant, après une descente de la Gestapo à Solliès, ils jugent plus prudent de quitter ce refuge. Avec l’aide d’Eugène Viès, qui faisait partie de la Résistance du Rail, ils partent se réfugier à Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme où ils restent jusqu’à la Libération.

Le 4 août 2014, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Justes parmi les Nations à Monsieur Eugène Viès et à son épouse Madame Walda Viès.

 

Carte de combattant En 1939 Eugène & Walda Vies