Sourgens Gabrielle

Année de nomination : 2015      Dossier n° 13008 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Gabrielle Sourgens
Date de naissance : 24/09/1884
Date de décès : 07/01/1971
Profession : Religieuse
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Lévignac
Département : Haute-Garonne
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 17 avril 2016
Lieu : Mairie de Lévignac (31530)

Lire le compte-rendu

Personnes sauvées

M. Benjamin Bilgrai

M. Hans Bilgrai

M. Serge Potok

M. Lucien Prezes

M. Karol Saks

M. Michaël Saks

M. Tibor Saks

M. Henri Wajncwajg

Lieux de mémoire

Plaque en Hommage à Gabrielle Sourgens (Soeur Louise)
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Gabrielle Sourgens Szaja et Lola Potok et leur fils Cylek sont arrivés en France en 1937. Ils ont quitté la Pologne car le père était recherché : il était communiste et écrivait dans des journaux. Cylek est né en mai 1935 à Rybnyk. Sarah naît à Paris en novembre 1937.

En 1939, Szaja Potok s’engage dans la Légion étrangère. Il est fait prisonnier en 1940 à Sedan et est envoyé au stalag en Allemagne. Au bout de quelques mois, il s’évade. Il se réfugie en zone libre à Toulouse. La mère Lola et ses deux enfants Cylek et Sarah franchissent la ligne de démarcation et le rejoignent à Toulouse. Szaja fait partie d’un réseau de résistants. Voulant rejoindre les forces libres en Angleterre, il est arrêté alors qu’il tentait de franchir la frontière espagnole. Il est envoyé à Drancy d’où il est déporté le 23 mars 1943 par le convoi N° 52. Il est assassiné à Sobibor.

En mars 1943, la mère ne pouvant plus s’occuper de son fils, le confie à Monseigneur Saliège, l’Archevêque de Bordeaux, afin qu’il soit placé dans une institution. C’est très certainement pourquoi, Cylek Potok arrive, à l’âge de 8 ans, à l’Orphelinat de Lévignac le 10 mars. Il y reste jusqu’au 1er mai 1944, date à laquelle il est repris par sa famille. A l’Orphelinat, Cylek se fait appeler Serge Potou comme l’attestent les registres de cette institution. Serge va au catéchisme, assiste à la messe. Les Sœurs savent qu’il est Juif. Sœur Louise, qui était sévère, faisait le maximum pour que les enfants puissent manger suffisamment.

Cylek Potok se souvient vaguement d’un autre enfant juif appelé Henri Bernard qui était à l’Orphelinat en même temps que lui. De plus, Cylec Potok raconte qu’ils formaient une bande de cinq enfants juifs à l’Orphelinat, mais il ne se souvient pas de leur nom d’emprunt, à plus forte raison de leur identité véritable.

Cylek Potok est reconnaissant aux Sœurs de l’Orphelinat, en particulier, Sœur Louise, la Directrice qui les ont cachés et leur ont sauvé leur vie.

Le 10 mars 2015, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Gabrielle Sourgens, Sœur Louise en religion.