Breton Angèle

Année de nomination : 2017      Dossier n° 13404A -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Angèle Breton (née Lesage)
Date de naissance : 25/06/1911
Date de décès : 30/07/1981
Profession : Couturière
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Fougères
Département : Ile-et-Vilaine
Région : Bretagne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Liliane Brulant ( née Mazuras)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Angèle Breton Robert Mazuras est arrivé en France 1928. Il épouse Paulette en 1934. Le couple est domicilié rue des Francs Bourgeois à Paris 4ème. Robert Mazuras et son épouse ont deux enfants, Yvette et Jean. Robert est artisan bijoutier. Au début de la guerre, il s’est engagé dans un régiment de combattants volontaires étrangers, le 22ème RMVE. Il est fait prisonnier dans la somme, à la bataille de Misery le 6 juin 1940 et interné dans un stalag en Autriche.

Enceinte et sans nouvelles de son mari, Paulette Mazuras part en exode avec ses deux enfants âgés de 2 et 5 ans pour Port Sainte Marie dans le Lot et Garonne. Liliane naît en juillet 1940. Fin août, la famille revient à Paris.

A la rafle du Vel d’Hiv, le frère aîné de Paulette est arrêté avec sa femme et son jeune fils Daniel âgé de six ans. Voyant que l’on arrête les enfants, elle décide donc de cacher ses enfants et conseille à toute la famille de faire de même.

Lors de vacances accordées à des épouses de prisonniers et leurs enfants en 1941, elle fait la connaissance d’autres femmes de prisonniers et se lie d’amitié avec deux d’entre elles, Madame Breton et Madame Galligazon. Madame Breton propose de garder Liliane en cas de besoin. Les trois femmes restent en contact après ce séjour.

Paulette Mazuras décide alors de faire baptiser ses enfants. Aidée par Monsieur André Labatut, une connaissance professionnelle de Robert Mazuras et sa compagne Madame Marie-Louise Fonvieille, on trouve des parrains et des marraines. Le parrain de Jean est Monsieur Marcel Pigeon, un voisin et ami. Le parrain d’Yvette est Monsieur Henri Labatut, le frère d’André Labatut. La marraine est Madame Jeanne Pierre, la femme de ménage des Mazuras. Le parrain de Liliane est Monsieur André Labatut, sa marraine Madame Fonvieille. Le baptême se déroule en octobre 1942 à la paroisse Notre Dame des Blancs Manteaux.

En novembre 1942, Robert Mazuras est libéré car père de famille nombreuse. Monsieur André Labatut vient le chercher pour l’emmener chez lui pour que le concierge ne le voie. Il lui procure une chambre rue Darcy à Paris 20ème.

Yvette et Jean Mazuras sont accompagnés par André Labatut qui les emmène chez Madame Lumineau où ils sont hébergés pendant plus de deux ans à La Blaire en Vendée.

Paulette Mazuras s’adresse à Madame Angèle Breton qui habite à Fougères en Bretagne pour prendre Liliane. Celle-ci accepte immédiatement. C’est Madame Galligazon qui emmène Liliane en train, la faisant passer pour sa fille. Liliane reste deux ans chez Madame Breton jusqu’à la Libération de Paris. Madame Breton considère Liliane comme sa fille. Raymond Breton devient son frère. Tout l’entourage garde le secret. Chaque soir, Madame Breton fait dire au revoir sur une photo à sa Maman restée à Paris pour que Liliane ne l’oublie pas. Les parents Mazuras reçoivent régulièrement des photos de leur petite Liliane. En juillet 1943, Robert Mazuras vient voir Liliane et fait la connaissance de Madame Breton et de son fils Raymond.

Lors du débarquement des alliés en Normandie, la famille Breton est évacuée de Fougères qui a été bombardée, vers Sainte Anne. N’ayant plus de nouvelles de Liliane, dès la Libération de Paris, Robert Mazuras part à Fougères en vélo et en stop. Il décide de ramener Liliane à Paris qui quitte sa famille d’adoption.

Après la guerre, Liliane garde des relations très fortes avec Angèle Breton et Raymond sera son témoin lors de son mariage.

 

Le 13 février 2017, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Angèle Breton.